00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
✦ Coquine-Aur Brave New World XSTORY
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Brave New World — Chapitre 1 · Dawn of a new day

31 minutes
3.2k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteur

Photo de profil de Coquine-Aur
Coquine-Aur
Histoires publiées
31
Abonnés
93
J'aime cumulés
4.1k

Brave New World

Chapitre 1 · Dawn of a new day

Sophie se releva, épongea son front avec son poignet et regarda le soleil qui brillait de mille feux. Elle remit en place son chapeau, indispensable pour protéger sa peau fragile. Elle détendit ses mains rudoyées par les travaux. Elle souffla un instant, prit un peu d'eau dans sa gourde et se remit à l'ouvrage, biner cette parcelle avant la fin de la journée. Elle avait encore du travail, et elle espérait bien en terminer le tout proprement, on ne pouvait pas se permettre de perdre ni du temps, ni quoi que ce soit, tout était précieux. Méthodiquement, elle usait de son outil, de gestes précis, qu'elle connaissait depuis longtemps malgré son jeune âge. La sueur coulait sur sa peau, ses bras étaient endoloris, son dos lui faisait un peu mal, mais, elle était déterminée à faire du bon travail.
—Sophie, tu viens, c'est l'heure de l'école, l'apostropha une voix derrière elle.
Elle ne répondit pas, elle ne pensait qu'à ce qu'elle faisait et cette importune visite comprendrait bien qu'elle n'a pas le temps pour l'apprentissage. Elle continua à biner, déterminée, appliquée, efficace.
—Sophie, répéta la voix féminine derrière elle, c'est l'heure de l'école et maître Clément ne goûte que modérément les absences.
—Pas le temps, souffla-t-elle laconique, je dois finir.
—C'est pas parce que tu seras bientôt une femme que tu peux échapper à l'école, insista la gêneuse.
—Tant pis, je dois finir ça avant ce soir, maintenant, va-t'en à ta précieuse école.
Les pas derrière elle s'éloignèrent, laissant la jeune Sophie à ses travaux, à sa précieuse parcelle de terre qu'elle binait avec soin, elle voulait faire pousser les meilleurs légumes, des tomates, des haricots, des poivrons, des pommes de terre, de quoi nourrir beaucoup de monde, et elle s'en réjouissait d'avance. L'heure avançait, et elle avait fini par en venir à bout. Le soleil déclinait enfin, et elle s'autorisa à boire de nouveau. Elle rangea sa binette, sa fourche, et s'en alla vers les clapiers à lapins, ces gentilles boules de poils, elle les aimait bien, elle en caressa un, et regretta d'avance qu'on eût à le tuer plus tard pour le manger. Elle fit un tour vers l'enclos des chèvres et des moutons qui paissaient dans la chaleur déclinante de cette journée bien trop chaude. Elle les caressa, eux et leur laine qui fournissait des vêtements à tous, et les chèvres qui donnaient du lait pour des bons fromages.
Elle passa devant l'enclos de la trentaine de chevaux, puis s'en alla flâner près de l'enclos des vaches, le trésor de leur communauté, une vingtaine de bêtes, et déjà cinq veaux qui s'annonçaient pour les semaines à venir. Elle les contempla, assise sur la barrière quand un raclement de gorge se fit entendre derrière elle.
—Je suppose que tu as une bonne raison pour t'échapper de l'école, jeune fille.
Une voix grave, posée, elle l'avait reconnu sans avoir à se retourner, Clément, l'instituteur, elle devait étudier, et elle n'avait pas répondu à l'appel, une fois encore. Aucune excuse à chercher, Clément était pire que son père, un grincheux qui ne supportait pas l'à-peu-près et les excuses foireuses.
—J'avais ma parcelle à biner, tout simplement, répondit-elle sans se retourner, les yeux figés dans ceux des vaches.
–Tu pourrais au moins me regarder quand tu me parles, Sophie, c'est très impoli de faire ça.
De mauvaise grâce, elle se tourna vers Clément qui la dépassait d'une bonne tête. Il était comme toujours, simplement vêtu, sa tunique de lin blanc, pantalon en jeans, chaussures de peau avec semelles en bois, ni plus, ni moins qu'un autre membre de la communauté. On lui devait le respect, il faisait partie des rares qui avaient connu le Grand Effondrement, il avait quinze ans quand ça s'est déroulé. Il nous a tous vus naître, nous a tous enseignés ce que nous savons. Il a plus de cinquante ans, et il est encore fabuleusement beau. Les épaules larges, les yeux marron profonds, des mains puissantes, immensément grand, il fait la jalousie de celles qui voudraient partager sa couche. Il sait tout faire, écrire, réparer toutes sortes d'objets, il sait l'histoire, maçon, professeur, chasseur, explorateur, il sait s'occuper des bêtes, il sait faire pousser des plantes, et, en plus de nous donner tout ce dont nous avons besoin, il nous a protégés.
—Sophie, c'est très bien de te donner pour ta parcelle et pour la communauté, mais l'éducation, c'est important, il n'y a rien qui ne puisse attendre une journée, voire quelques heures. Sophie, tu sais bien ce que l'école signifie, ne t'ai-je donc pas appris ça ?
Sophie ne répondit rien, elle se savait en tort, mais elle voulait bien faire, apporter à la communauté de quoi vivre, des légumes dont tous se nourriraient cet été, qu'elle prendrait plaisir à mettre en bocaux pour cet hiver.
—File te laver, rends-toi présentable et rejoins-moi dans vingt minutes à l'entrée de l'école, je vais te faire une séance de rattrapage. Tu te sens capable de ne pas me faire faux bond cette fois-ci ?
Un timide « oui » franchit les lèvres de la jolie rousse, laquelle regardait ses chaussures.
—Très bien, ne fais pas cette tête, j'espère que tu comprendras combien c'est important d'étudier. Et puis, je ne suis pas un monstre, tout de même, si ?
Un tout aussi faible  « non » brisa le silence.
—Allez, file, lui intima Clément, la main sur l'épaule.
Elle courut aussi vite qu'elle le pouvait avec ses chaussures, elle qui préférait être pieds nus dans l'herbe. Elle se rua sous la douche, jetant ses frusques trempées de sueur dans le panier de linge à laver. Dans sa chambre qu'elle partageait avec d'autres jeunes de son âge, elle avait réuni des objets hétéroclites, et ses maigres affaires ne remplissaient pas un coffre. Elle en sortit sa serviette, son savon, et une robe de rechange pour se diriger vers les douches de son étage.
Sous l'eau chaude, elle se délassa, retira le masque de fatigue se sa journée, sentit ses cheveux renaître au contact du savon, sa peau aussi. Elle y resterait bien des heures, sous cette eau tiède et revigorante, mais l'eau, comme tout le reste était comptée. A regrets, elle s'essuya, contempla un instant son corps de jeune fille qui s'épanouissait, notamment ces seins qu'elle jugeait bien trop gros et peu pratiques pour la vie de tous les jours. Elle devait les tenir avec des bandes de tissu, même s'ils se tenaient très bien, un peu moins n'aurait pas été du luxe.
Elle enfila sa robe sans rien en-dessous, pieds nus, et elle se dirigea vers la place centrale, vers l'école, un vieux bâtiment blanc avec une pendule à son sommet, dans lequel on n'irait jamais au-delà du premier étage. Dans la pièce du rez-de-chaussée, richement décorée de cartes, de dessins, d'images, avec des tables, des chaises, un tableau sur lequel Clément écrivait, Sophie prit sa place. Clément, calme, sourire aux lèvres s'assit sur son bureau.
—Sophie, sais-tu pourquoi nous étudions ? Commença-t-il.
—Parce qu'il le faut, répondit-elle avec un brin de défi.
—Parce que c'est ce qui nous différencie des barbares, des pillards, l'éducation, la civilisation. Les animaux vivent en harmonie avec la nature, nous le devons aussi, mais nous sommes doués de raison, doués d'intelligence, et nous ne nous contentons pas de tuer et d'être tués, comme les animaux de la nature, comme les renards qui viennent nous prendre quelques poules de temps en temps, ou comme les meutes de chiens sauvages, nous avons le devoir de maintenir la civilisation. Nous avons le devoir d'être un groupe, de prendre soin les uns des autres, et de garder ce qui fait de nous des hommes et des femmes. Nous avons le devoir de rire, d'aimer, de cultiver notre esprit, de peindre, de dessiner, de jouer de la musique, de raconter des histoires, de nous occuper de choses futiles. C'est ce qui nous différencie des animaux et des pillards. Tu comprends ?
—Mais, cultiver la terre, c'est aussi important, sans ça, nous allons mourir de faim.
—Je comprends ton envie de bien faire, Sophie, tu es telle ta grand-mère que j'ai bien connu, tu es douce et espiègle. Mais n'oublie pas que tu n'es pas juste une machine, tu te souviens ce qu'est une machine, n'est-ce pas ?
—Oui, tu nous en as beaucoup parlé, avant le Grand Effondrement, les machines régnaient sur le monde, les hommes servaient les machines, vous vous serviez de machines pour fabriquer des machines, pour vous déplacer, pour manger, pour tout.
—C'est à peu près ça, une machine, surtout, c'est programmé pour ne faire qu'une seule chose quoi qu'il arrive, ça ne réfléchit pas. Toi, tu n'es pas une machine, tu as un cœur pour ressentir des émotions, et un cerveau pour réfléchir. Bien sûr, notre survie est précaire, une mauvaise récolte et nous vivrons plus difficilement, mais quoi qu'il arrive, nous devons rester des hommes, une civilisation, si petite soit-elle. Tu me comprends ?
—Pas trop, répondit-elle gênée.
—Tu sais, la civilisation, celle d'avant le Grand Effondrement a accompli de grandes choses, elle a fait de très nombreuses erreurs aussi, elle a dilapidé le capital de la Terre, elle a pollué, vidé les océans, détruit des écosystèmes qu'aujourd'hui, ici, à notre petite échelle, nous tentons de faire revivre. La civilisation, c'est ce qui fait que ce n'est pas la loi du plus fort qui l'emporte, c'est pourquoi nous n'avons pas de chef, pas de leader incontesté, la civilisation, c'est faire en sorte que nous ne soyons pas que des animaux en quête de nourriture, c'est aussi s'occuper des autres, c'est protéger les plus faibles, c'est cultiver son esprit, tu comprends ?
—Un peu, je crois.
—Qu'as-tu compris ?
—Que nous devons nous entraider, ne pas chercher à dominer les autres, et lire des livres.
—Mouais, tu as encore beaucoup à apprendre, mais je vois que tu y mets du tien. Il n'y a pas que des livres, il y a aussi dessiner, sculpter, écrire des histoires, jouer du théâtre, inventer des machines, qu'importe. Faire du sport aussi, est important, cultiver son corps et son esprit. Sinon, nous ne sommes pas plus évolués que nos vaches, nos chevaux ou nos chiens. Demain, poursuit-il, tu viendras en classe, pendant les heures chaudes, c'est mieux que t'abîmer la peau et les mains en plein soleil. On fera quoi si tu tombes d'insolation ?
Sophie ne regarda pas, yeux baissés, mine contrite.
—Sophie, tu n'as pas à t'excuser de tout, nous restons libres malgré tout, ce que je voudrais que tu comprennes, c'est que l'instruction est une chance, aller à l'école est une chance, et je n'insisterais pas autant si je ne savais pas que c'est important.
—Oui, tu as raison, comme toujours.
—J'ai raison parce que je tiens ça de mon père, parce que j'ai cinquante-cinq ans, que j'ai vécu, et surtout, j'ai appris de mes erreurs, des erreurs des autres. Quand je ne serai plus là, il t'appartiendra, toi et tous tes copains, de perpétuer la civilisation. De toi, des jeunes de ton âge, il faut que naisse une nouvelle humanité qui ait retenu les erreurs du passé.
Il ponctua sa phrase d'une caresse sur l'épaule, puis invita la jeune femme à le suivre pour aller prendre le repas. En effet, la cloche avait sonné, le soleil déclinait, la table avait été dressée dans le grand réfectoire, menu du jour, du pain, de la ratatouille de légumes et des pâtes. Tous étaient là, ou presque, il restait toujours des sentinelles sur le qui-vive, à l'extérieur du camp, prêts à sonner l'alarme en cas de mauvaise rencontre. Clément entra en compagnie de Sophie, Elise, vint à la rencontre de son partenaire et l'embrassa tendrement sur la bouche. Elise, était le médecin de la communauté, médecin des hommes et des animaux, elle soignait avec les plantes, elle massait, elle était un peu plus âgée que Clément. En plus de ça, elle était d'une beauté à couper le souffle, blonde tirant sur le roux en cascade sur les épaules, avec quelques cheveux gris, avec de profonds yeux bleus, et ligne fine, élégante, élancée, avec une belle poitrine qui se tenait toute seule, des hanches et des fesses épanouies par ses deux grossesses mais toujours divinement dessinées, Sophie ressentait de la jalousie à voir cette belle femme aux bras de Clément. Elle aimerait être aussi intelligente et élégante que son ainée, mais, elle ne se rendait pas compte qu'elle aussi attirait les regards. Les yeux de Bastien, le fils de Noah, l'armurier, forgeron, mécanicien de la communauté se posaient souvent avec envie sur la belle rousse, mais trop timide, il n'osait rien entreprendre.
Clément souhaita un bon appétit à tout le monde, et tous s'assirent, pour déguster le repas de ce soir, succulent, épicé à souhait. L'eau se passait de quart en quart, les conversations allaient bon train, Sophie se retrouva entre Bastien qui restait silencieux à admirer les lignes fines de celle qu'il désirait en secret et Violette, son amie qu'elle avait envoyée paître plus tôt dans la journée.
—Alors, Clément t'a grondée ? Demanda malicieuse Violette qui avait un an de moins que Sophie.
—Un peu, répondit-elle laconique.
—Ne fais pas cette tête, dans un mois, à la fête de l'été, tu pourras fêter tes dix-huit ans, et tu pourras aller à l'extérieur, peut-être même participer à une expédition, ou conduire le tracteur pour les moissons de blé.
—J'ai hâte si tu savais, hâte de découvrir le monde, d'aller plus loin que tous ici.
—Allez, mange, on va aller se coucher après, on pourra même lire une histoire d'avant. Clément m'a prêté un super livre, une histoire d'amour d'il y a des siècles, Roméo et Juliette, c'est super bien, on va la jouer au théâtre pour la fête de l'été, j'espère que je serai choisie pour être Juliette, minauda-t-elle.
—Et qui sera Roméo ? Demanda Sophie.
—Je ne sais pas, mais j'aimerais que ça soit Yanis, il est si beau !
—Mmmh, pas mon style, marmonna Sophie.
—Pfff, ce que t'es rabat-joie, il n'y a aucun garçon ni aucune fille qui t'intéresse de toute façon.
—Je suis trop jeune pour penser à ça, il faut bien penser à nourrir tout le monde, à s'occuper des bêtes, et moi, ce que j'aimerais, c'est faire partie des patrouilleurs, je suis la meilleure au tir, je voudrais tant en être. Trouver un homme ou une femme, on verra plus tard.
Le mois de mai passa, celui de juin s'annonça chaud encore, pour le plus grand plaisir de Sophie qui voyait ses tomates pousser et grandir, ses poivrons s'épanouir, ses cornichons aussi, les oignons attendraient l'automne. Les vaches avaient donné naissance à cinq veaux, trois femelles, deux mâles qui gambadaient sous les yeux admiratifs des enfants. Deux juments avaient elles aussi mis bas deux beaux poulains, les poules gambadaient et se repaissaient des restes, tout comme les lapins. Les premiers blés, les premières céréales étaient mûres pour la moisson, et Sophie regarda avec envie ses trois camarades qui allaient à l'extérieur, derrière le grillage pour ramener des tonnes de blé, d'orge, de tournesol, d'avoine, et tout ce que nous avions planté.
Les imposantes machines étaient conduites par Sonia et David et Alexia, trois tracteurs qui hoquetaient, emplissaient l'atmosphère de fumées âcres, reliquats des machines d'avant le Grand Effondrement, c'étaient elles qui avaient la priorité absolue du carburant que la communauté produisait, un ersatz d'alcool qui donnait bien peu de rendement, mais suffisant pour ce qu'il fallait en faire. Noah et Bastien, les mécaniciens veillaient sur les monstres mécaniques que les autres regardaient traverser le mur d'enceinte, puis le fossé de défense, se frayer un passage entre les vieilles carcasses de voitures posées comme moyen de défense, et s'en aller au Nord pour aller moissonner les champs.
Sophie les regarda passer avec jalousie, disparaitre à l'horizon, et s'en retourna vers les préparatifs de la journée de l'été le soir même. On décora le réfectoire avec des rubans de couleur, des fleurs, des dessins faits par tous. Sophie fit encore une fois du zèle, non pas pour la décoration, mais pour la cuisine, elle y présenta ses plus belles tomates, ses poivrons pour faire une bonne sauce pour les poulets qui seraient mangés ce soir. La règle de la communauté est que l'on ne mangeait qu'une fois par mois de la viande, ou on profitait de la mort d'une bête, sinon, on ne consommait que des légumes ou des céréales. Sophie se démenait en cuisine avec son amie Ludivine qui l'aidait, une belle brune aux longs cheveux qui lui couraient jusqu'aux fesses qu'elle ramenait en queue de cheval. Dans le chaudron, elles remuaient la sauce délicatement parfumée sûres de combler tout le monde. Origan, thym, basilic, poivre, elles goûtèrent du bout des lèvres ce qui allait servir d'accompagnement aux poulets qui grillaient sur le feu, veillés avec amour par Bastien qui fêtait lui aussi sa majorité. Il nappait ses poulets d'huile d'olive, pour qu'ils fussent tous rôtis à souhait. Les jeunes adultes se sont mis d'accord, ont mis tous leurs efforts ensemble pour confectionner un dessert à la hauteur de l'évènement, une surprise qu'ils réservent aux autres.
Vingt heures, les moissonneurs revinrent, les remorques pleines de grains, le blé était mûr, et le meunier allait pouvoir faire son œuvre, de la farine pour le pain, un peu de graines pour le bétail, le solde pour les planter l'an prochain. Dans une semaine, annoncèrent-ils, ça serait au tour de l'avoine, et juste après, l'orge. Déjà, quatre tonnes de blé allaient permettre de passer un bon hiver. La récolte fut vite remisée dans les entrepôts et les festivités commencèrent. Sophie s'accorda un peu de temps sous la douche, pour se faire belle, elle osa raser les jambes, les aisselles, et son intimité, c'était jour de fête après tout. Elle apprécia la douceur de sa peau, le côté lisse de son corps, elle jaugea ses courbes, la fermeté de ses cuisses, de son ventre, ses seins épanouis. Elle ne se trouvait ni belle ni moche, dans la moyenne. Pourtant, elle suscitait des envies sensuelles chez bien des hommes et des femmes, mais ne le voyait pas. Comme tous ses camarades avait revêtu sa plus belle robe, couleur crème, avec des nœuds dans ses cheveux, et une fleur, une pensée violette pour finir sa coiffure.
La dizaine de jeunes qui entraient dans l'âge adulte pénétrèrent dans le réfectoire sous les applaudissements de l'auditoire. Les cent personnes, ou presque qui formaient la communauté étaient là; il y avait toujours quelques sentinelles, dans les postes avancés, qui guettaient les alentours, il y avait bien un an qu'on avait pas eu à subir d'attaques de pillards, mais on n'était jamais trop prudents. En attendant, les majeurs du jour passèrent sous une haie d'honneur formée par tous, y compris les jeunes. On chanta, on les applaudit, et le repas fut servi. Alors que les jeunes prirent place, on se leva pour accueillir le patriarche, le fondateur de cette communauté, quatre-vingts ans, à peu près, le dos légèrement voûté par le poids des drames qu'il avait vécu, s'appuyant sur une canne, il scruta l'assemblée avec ses yeux verts, avant de s'asseoir.
—Allez, les jeunes, dit-il de sa voix timide, prenez place et amusez-vous, vous n'avez pas tous les jours dix-huit ans. Profitez de cette soirée.
Sophie qui n'avait pas vu Mathieu depuis des mois demanda à Clément son fils de s'asseoir près de l'ancien, ce que ce dernier apprécia bien volontiers. Clément céda sa place près de son vieux père, et Alice, sa fille, vint se placer de l'autre côté. Blonde aux yeux verts, les seins encore très hauts, douce, gracieuse, elle est médecin elle aussi, comme sa belle-fille, elle soigne tout le monde, et sa douceur est appréciée de tous. Mathieu jaugea sa nouvelle voisine de ses yeux fatigués, et sourit, dessinant de nouvelles rides sur son visage usé par les ans.
—Mon père, je suis heureux de vous voir, lui dit calmement Sophie.
—Allons, Sophie, je ne suis pas ton père, et ne me vouvoie pas, à moins que tu ne veuilles me rendre plus vieux que je ne le suis.
Sophie sourit à la saillie de l'aïeul, elle avait mille questions à lui poser, elle avait envie de tout savoir de cet homme qui avait vu le monde avant le Grand Effondrement, il avait voyagé partout, disait-on, il avait formé cet endroit, et il y avait tant d'histoires à son sujet, notamment cette fois où il avait défendu cet endroit presque seul contre tous, son épouse avait été tuée par les pillards, et il l'avait vengée en les détruisant tous, tout seul. Sophie se sentait intimidée par ce vieil homme, ce puits de science, pourtant, elle avait tant à lui demander, il lui faudrait oser.
—J'ai connu ta grand-mère, tu sais, commença Mathieu, tu portes son prénom d'ailleurs, une femme adorable, généreuse, et tu as les mêmes yeux bleus qu'elle. J'ai connu ta mère Camyllia, alors qu'elle avait à peine quelques années, 7 ans, je dois avoir des photos d'elle avec Clément qui avait 3 ans environ, c'était un temps que vous ne connaîtrez plus jamais, mais c'étaient des jours heureux.
—J'ai à peine connu ma mère, répondit-elle d'une triste voix, elle est morte quand j'étais toute petite.
—Je ne le sais que trop bien, se désola Mathieu, ta maman avait un sacré caractère, mais elle était courageuse, forte, elle s'est battue comme une lionne avant que des pillards ne la fasse tomber. J'y étais, et je n'ai pas su la sauver, comme tant d'autres, se lamenta-t-il.
—Papa, pense à ce jour qui doit être joyeux, lui glissa sa fille Alice, ne bassine pas Sophie de vieux souvenirs tristes.
—Tu as raison ma fille, comme toujours, Sophie, reprit-il, que veux-tu faire maintenant que tu es adulte ?
—Je voudrais aller à l'extérieur, voir le monde comme tu l'as vu.
—Tu veux nous quitter ? Quitter cet endroit pour de bon ?
—Non, bien sûr, mais j'aimerais voir la Loire, la mer, voir la ville, faire partie des explorateurs.
—Je comprends, le monde est vaste et beau, mais, tu sais, depuis le Grand Effondrement et les guerres qui ont suivi, le monde n'est plus aussi beau. Les villes sont des ruines, les plus beaux édifices ont été réduits par les hommes, par les bombes, par toutes les erreurs qui sont passées. En attendant ce jour, peut-être voudrais-tu faire un tour dehors, jusqu'au fleuve ?
—Je ne demande que ça !
—C'est bien, porte-toi volontaire auprès de l'équipe de Baptiste, il sera ravi de te prendre avec lui.
— C'est vrai ? Merci Mathieu ! Tu es génial ! S'enthousiasma la belle rousse.
—Garde cette belle énergie. Apprends, et surtout transmets tout ce que tu sais aux plus jeunes. Quand je ne serai plus là…
—Tu es encore là, le coupa Alice, et nous avons besoin de toi, de ta mémoire, tu es le…
—Oui, je sais, termina Mathieu, le dernier survivant, le doyen, comme c'est moche comme terme. Je préfère regarder le futur, et la jeune Sophie, elle est notre avenir, comme tous ses petits camarades. D'ailleurs, Sophie, continua-t-il, tu as un amoureux ou une amoureuse ?
—Euh, non, rougit la jeune femme. Je ne m'intéresse pas encore à ce genre de choses, j'aurais bien le temps plus tard.
—Si c'est ton choix et tes envies, alors, suis-les. Tu as suivi le cours d'éducation à la sexualité avec Alice ?
—Oui, oui, répondit gênée la jeune femme.
—Alors, tu as ce qu'il faut pour faire ce que tu veux de ton corps, profite et fais ce que tu veux.
Les plats arrivèrent, arrosés de la sauce aux poivrons et tomates de Sophie et Ludivine qui ravit les papilles de tout le monde et leur attirèrent bien des félicitations dont celles du patriarche. Les poulets, une dizaine qui avaient été sacrifiés eurent eux aussi leur dose de récompense, et Sophie se prit à offrir un franc sourire à Bastien qui en rougit de tout son être. Les lumières se turent le décor fut installé et Violette fit son entrée dans une belle robe verte. Elle déclama son texte et Yanis, son Roméo joua lui aussi.
La pièce se déroula sous les applaudissements du public qui apprécia non seulement le jeu des acteurs, et Violette avec son corps de rêve crevait l'image. Yanis, avec sa peau halée lui rendait la réplique avec brio, les costumes étaient soignés, l'éclairage bien géré, et chacun des comédiens, des Capulet aux Montaigu, mettaient tout leur cœur à ce que l'histoire vive. Lors de la scène du baiser final, où les deux amants décidèrent de vivre leur amour par-delà la mort, le public applaudit à tout rompre. On se leva, même Mathieu, pour saluer les comédiens qui rougirent devant tant d'éloges. Les acteurs revinrent tous en scène et dans un geste intemporel, s'inclinèrent pour saluer le public.
Les lumières revinrent, les comédiens rompirent pour rejoindre l'assemblée. Baisers, embrassades, ils récoltèrent leur dû, et l'on sentait bien qu'entre Roméo et Juliette, il y eut plus qu'un coup de foudre théâtral. On fit venir le dessert, chose rare, un gâteau, un vrai, avec les premières fraises des plantations. Une vraie tarte aux fraises. Les plats passèrent de mains en mains, et Mathieu, quand il vit la part dans son assiette se mit à pleurer. Alice le consola, et Sophie hésita, puis mit une main sur l'épaule du patriarche, Sophie ne comprenait pas trop pourquoi il pleurait. Tous se figèrent devant l'attitude du vieil homme qui pleurait toutes ses larmes. Alice étreignit son père, elle fut rejointe par son frère qui regarda Sophie d'un air d'apaisement.
—La tarte aux fraises est un souvenir, un lointain souvenir qui ravive aussi bien de belles choses que des mauvaises, glissa-t-il à la jeune rousse.
—Pardon, pardon à tous, c'est une superbe surprise que vous avez faite, bravo à ceux qui l'ont fait, c'est merveilleux de revoir ça ici. Je suis fier de vous tous, fier de ce que vous avez réussi à bâtir. Mangez, je vous en prie.
Tout le monde applaudit, comme ça, sans raisons, juste pour le plaisir d'être ensemble. On se permit même d'utiliser un peu de l'électricité pour faire marcher le tourne-disque et mettre de la musique. Les airs firent se lever quelques-uns pour aller danser. Les couples se formèrent, garçons, filles, tout le monde dansait avec tout le monde. Les corps se mêlèrent, certains s'embrassèrent, entre femmes, entre hommes, des trios, des quatuors se formèrent.
Sophie, elle était restée avec Alice près du patriarche. Elle avait posé sa main sur le bras de l'ancien, et lui souriait. Il était vieux, plus vieux qu'elle n'avait jamais vu, ici, la moyenne d'âge tournait autour des vingt ans.
—Dis, Mathieu, pourquoi tu as pleuré, ce sont des mauvais souvenirs qui reviennent ?
—Au contraire, lui répondit-il, il faut que je te raconte, tu sais, j'ai eu une épouse, ça se faisait dans l'ancien temps, avant le Grand Effondrement. Je suis bête, tu le sais, bien entendu, reprit-il, Aurélie, ma chérie, l'élue de mon cœur faisait les gâteaux comme personne, elle était très douée. Le premier gâteau qu'elle m'a fait était une tarte aux fraises, et chaque année, au retour des fraises, elle mettait un point d'honneur à faire la meilleure des tartes, nous nous en régalions tous. Je n'avais pas mangé de tarte depuis plus de trente ans et le Grand Effondrement. Ce que vous avez fait, tout ça est un ravissement, et les souvenirs que ce simple bout de tarte ravive sont très forts, c'est tout. Merci, merci pour ce bonheur, ce dernier bonheur que vous m'avez offert avant de partir.
—Ne dis pas de bêtises Papa, tu vas très bien, concentre-toi sur ce qui te fait plaisir, écrire des histoires, tes mémoires, les premiers livres écrits depuis… lui répondit Alice. Tu es notre écrivain et notre mémoire.
Elle donna à son père un baiser affectueux sur le front et l'enlaça.
—Mathieu, tu veux bien me raconter ta vie, avant, et même, comment vous avez bâti cet endroit ?
—Demain, ma jolie, demain, là, je suis épuisé, veiller aussi tard, ce n'est plus de mon âge, je vais rejoindre ma chambre. Merci encore, Sophie, la remercia-t-il.
Mathieu prit sa canne, peina à se mettre sur ses jambes, et, au bras de sa fille, il rejoignit ses pénates. Sophie resta un instant à regarder les couples danser et s'enlacer avant de s'échapper, elle n'avait pas envie de danser, la musique lui semblait trop mièvre, pas assez puissante, elle rêvait d'autre chose. Elle quitta la pièce pour se plonger dans la nuit. Au détour d'un chemin, elle entendit des gémissements, des cris étouffés. La curiosité fut plus forte que sa fatigue, elle se dirigea vers la source de ces brames inhabituels. Elle vit, éclairés par la Lune deux corps enlacés, Roméo et Juliette, sur l'herbe, dans la chaleur de la nuit, nus. Ils s'embrassent, se mélangent, Sophie reste interdite, pieds nus sur la pelouse, parmi les étoiles et la Lune qui luit pour eux.
Ils riaient, se caressaient, les mots doux étaient entrecoupés de coups de langue, de mots doux, de gémissements et de « encore » à peine chuchotés. Sophie les regardait, et, même si les choses du sexe que lui avait montré Alice l'avait laissée de marbre, là, tout était différent. Violette grimpa sur son homme, prit un instant, et se laissa tomber sur le beau Yanis en un feulement. Ils faisaient l'amour, le plus simplement du monde Violette exhibait ses seins arrogants, pointant vers le ciel, tout en dansant sur son cavalier. Chez Sophie, cette scène déclenchait des envies inédites. Elle sentait son ventre se charger d'une chaleur sourde, de picotements, et d'une humidité qu'elle découvrait pour la première fois. Ses seins se tendaient à voir son amie chanter son plaisir sous les assauts virils de son partenaire.
Sophie en était interdite, et ne sentit qu'au dernier moment une présence près d'elle. Elle sursauta quand Bastien vint au contact, ses mains larges sur sa peau diaphane frissonnante. Les bras couverts de caresses du jeune mécanicien, la belle rousse se laissait aller, ses sens se mélangèrent, triturés, elle ne savait pas où elle allait, dans un inconnu aux mille couleurs. Bastien sentit les mains de l'élue de son cœur se mêler aux siennes avant qu'il ne lui murmurât des mots à l'oreille.
—Sophie, ma belle Sophie, veux-tu rester avec moi, veux-tu que je te caresse et t'embrasse ?
Un « oui » trainant sur la dernière voyelle, à peine soufflé vint lui répondre et leurs bouches se trouvèrent dans la pâleur de la nuit. A côté d'eux, inconscients de l'idylle naissante, Roméo et Juliette poursuivaient leur épopée dans la luxure, l'un possédant le corps de l'autre. Sophie découvrait le bonheur de la sensualité. Elle perdit les pédales lorsque Bastien trouva son cou et qu'il écarta ses cheveux pour la picorer. Les milliers de baisers étaient chacune une piqûre autant qu'un souffle. Bastien mettait toute son âme pour la combler de bienfaits. Sophie, les yeux mi-clos, braqués à la fois sur les sensations nouvelles qu'expérimentait son corps et sur le duo qui voguait vers le plaisir au clair de Lune.
Elle avait envie de se laisser aller, de profiter de ce moment de pure félicité, son ventre irradiait, ses veines se remplissaient d'hormones par pelletés, elle éprouvait un besoin, celui du stupre, de la luxure ; aussi, elle ne fit rien lorsque les mains de Bastien vinrent à la rencontre se ses seins gonflés d'envie. Ils étaient parcourus d'une douce chaleur, les pointes dressées, et les mains de Bastien les flattaient à travers la robe en lin. Sophie s'abandonnait comme elle n'avait jamais pensé le faire. Chaque caresse était un pas de plus en Terra Incognita. Les comédiens en pleine scène de luxure arrivaient à la fin de leur deuxième représentation de la soirée, Violette haletait, miaulait, sa voix se mêlait aux halètements de son partenaire. Le plaisir montait chez les amants, la libération approchait, la belle brune se crispa sur le torse du beau métis. Les muscles tendus, la peau luisante de sueur, ils savouraient leur plaisir. Essoufflés, ils s'embrassèrent pour savourer ce moment de belle félicité.
Sophie n'en avait pas perdu une miette, elle voyait son amie affalée, hors d'haleine lovée contre le torse du beau mâle. Elle se sentit presque partir lorsque Bastien pinça ses seins à travers sa robe. Le jeune mécanicien quitta son étreinte pour venir face à elle, et l'étreignit avant de joindre ses lèvres à celles de la belle rousse. Leur premier baiser à tous les deux, un torrent de sensualité les recouvrit. Sophie sentait tout l'amour que Bastien avait pour lui. Elle se sentait grisée, dépassée par ces sentiments si forts, ces émotions si puissantes. Les bouches dansaient, se mélangeaient, les langues se découvraient, Sophie se sentait partir loin, si loin, son corps ne lui appartenait plus.
Ils se séparèrent pour se fixer dans les yeux, comme perdus l'un et l'autre. Sophie réalisa qu'elle venait d'embrasser Bastien, et ne savait quoi en penser ; lui n'avait d'yeux que pour sa belle, et en voulait encore. Le corps de la jeune femme brûlait de désir, de sentiments contrastés, son corps parla pour elle, et elle enlaça son partenaire, pour un lent câlin. Elle apprécia son corps épanoui, les épaules élargies par le travail des champs, de mécanicien, de forgeron, elle sentait son dos musclé, et son souffle profond. Elle ne pouvait que sentir aussi cette bosse qui butait contre son ventre, vibrante, tumescente, laquelle lui faisait autant envie que peur. Lui savourait son parfum de fleurs, sa peau douce, ses cheveux dans lequel il se perdait, son corps tonique, et ses lèvres qu'il ne voudrait jamais quitter. Il n'osait pas la toucher d'avantage, pourtant, il en rêvait, de ses jolies fesses, de ses seins éclos, de ses hanches qui appelaient ses mains, mais il voulait surtout la respecter. La bienveillance, le consentement, combien de fois Alice leur avait-elle répété tout ça lors des cours d'éducation sexuelle.
Leur étreinte durait, sans qu'aucun d'eux n'eût l'envie de se séparer. Ils en étaient presque à s'endormir, mais les flots d'hormones dans leurs veines les en empêcher.
—Je vais sans doute dormir maintenant, murmura Sophie, merci beaucoup pour ce moment, c'était magnifique, mais je ne me sens pas prête à aller plus loin. Quand je serai prête, je veux bien explorer avec toi.
—J'en serais plus que ravi, lui répond-il un peu déçu, le pantalon tendu à l'extrême.
Sophie leva la tête et alla poser sur les lèvres du jeune homme un petit baiser qui lui fut rendu tout de suite. Elle le fixa une dernière fois, puis tourna les talons pour rejoindre sa chambre le cœur battant. Elle sursauta au détour d'un couloir lorsqu'elle vit Violette qui l'attendait dans la pâleur de la Lune qui passait à travers la fenêtre.
—Alors, tu as aimé le spectacle lança-t-elle ?
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier
Chapitre suivant
Chapitre 2 · Out of the world
43 minutes
2.1k
33
3
Chapitre suivant

Commentaires ()

Passer les 2 commentaires
Photo de profil de Docsevere
Docsevere
20 mai 2024 à 12:19
Une dystopie prometteuse. On attend la suite.
Le début plante bien le cadre, on voit que tu as beaucoup d'imagination et que tu as bien pensé l'histoire.

Le début est long avant la première scène de sexe, gentiment érotique, presque romantique. Pas le trip de la majorité des lecteurs d'Xstory, à mon avis. D'où cette histoire est sans doute peu en adéquation avec le public d'ici.

Sinon, un conseil : aère un peu le texte (il sera plus agréable à lire), et fais attention à la concordance des temps.

Mais continue
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Iznogood
Iznogood
6 mai 2024 à 15:25
Tiens… une référence à Huxley.
On s’attend à une dystopie érotique alors.
^^’

Quelques soirées plus tard...
j'avais été interrompu et je finis la lecture de ce premier chapitre avec plaisir.
Très peu de fautes d'inattention et un style soigné qui me rappelle d'anciennes lectures d'auteurs français de SF comme Francis Carsac. (oui, c'est un compliment).
Ce brin d'espoir teinté de nostalgie est fort bien rendu, c'est visuel, évocateur, descriptif sans lourdeur.
Je suis charmé par cette histoire.
Merci. :)
Modifié 11 mai 2024 à 01:54
Soyez respectueux
Répondre

Histoires similaires

✦ Durandal71 "Guerre et paix - ou le pardon par amour" XSTORY
"Guerre et paix - ou le pardon par amour"
Chapitre unique
Par Durandal71
43
18
2.6k
Hétéro
✦ Durandal71 Le nouveau monde XSTORY
Le nouveau monde
Chapitre 2
Par Durandal71
172
4
11.9k
Hétéro
✦ Lerêveur95 Un séjour en Allemagne XSTORY
Un séjour en Allemagne
Chapitre 2
Par Lerêveur95
166
2
8.8k
Hétéro
✦ AlexisPC Les lavandes de Provence XSTORY
Les lavandes de Provence
Chapitre 4
Par AlexisPC
211
6
5k
Hétéro
✦ Oceanic815 La Prof d'Espagnol XSTORY
La Prof d'Espagnol
Chapitre 2
Par Oceanic815
126
0
8.4k
Hétéro
✦ bobby29 Le secret de Judith XSTORY
Le secret de Judith
Chapitre 4
Par bobby29
88
2
8.4k
Hétéro
✦ Infinity_rose Une permission en province natale (fantasy) XSTORY
Une permission en province natale (fantasy)
Chapitre unique
Par Infinity_rose
101
0
3.6k
Hétéro

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio