00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
Couverture de La méthode quoi ?, par Véjipé
Couverture de La méthode quoi ?, par Véjipé
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

La méthode quoi ? — Chapitre 5

10 minutes
5k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteur

Véjipé
Histoires publiées
59
Abonnés
140
J'aime cumulés
7.7k

La méthode quoi ?

Chapitre 5

En regardant l'homme et la femme partir, Elsa poussa un profond soupir de soulagement. Bon sang que ce rendez-vous parents-prof avait été difficile.
Elle se dirigea d'un pas léger vers la salle des profs. Elle se souvint avec un petit sourire en coin d'à quel point elle avait pu être effrayée par la seule idée de rejoindre cette classe, par le passé. La situation était particulièrement tendue avec trois de ses collègues, ce qui, dans une petite école avec seulement cinq enseignants, faisait quand même beaucoup. C'en avait été à un point où le directeur avait dû intervenir et les forcer à rencontrer une psychologue pour régler leurs différends.
C'était ainsi qu'Elsa et ses collègues avaient fait la rencontre de Julie et, après quelques séances et la méthode Delalande-Thomas, ils avaient fini par réellement se rabibocher. Les jalousies, les mesquineries, le froid, tout cela avait disparu. Le directeur de l'école s'était réjoui de l'évolution favorable qu'avaient rencontrée leurs relations.
S'il savait.
Nous étions un mardi. Tous les mardis, le directeur quittait l'école dès la fin des cours, pour des obligations professionnelles. Ce qui laissaient aux quatre enseignants la pleine et entière disposition des locaux, et notamment de la salle des profs, où ils se rencontraient désormais pour des réunions bien à eux.
En ouvrant la porte, Elsa ne fut absolument pas surprise du spectacle. Sa collègue Patricia était assise sur un petit pouf. Elle avait le pantalon et la culotte aux chevilles. Et elle se masturbait en regardant leur collègue, Philippe, qui suçait le dernier, Charles.
Elsa s'assit à côté de Patricia, et poussa un profond soupir de lassitude.
— Si tu pouvais me lécher la chatte s'il te plait, je t'en serais reconnaissante.
La belle quinquagénaire glissa sa main sous la jupe d'Elsa jusqu'au sexe qu'elle trouva, sans surprise, sans sous-vêtement, et qu'elle se mit à caresser.
— Ils étaient si terribles que ça, les parents du petit Timéo ?
— Pire encore. Je comprends que leur gamin soit dérangé.
Patricia se laissa glisser au sol, et ouvrit les jambes de sa jolie collègue.
— Je vais bien m'occuper de toi ma chérie, ne t'inquiète pas.
Elle tint parole et commença à lécher Elsa. Cette dernière échangea un sourire complice avec Charles.
— On a reçu un message de Julie, lui dit ce dernier. Tu l'as vu ?
— Non. Je regarde ça.
Elsa prit son téléphone et lut. « C'est ok pour la séance spéciale dont je vous ai parlée. Voici l'adresse… ».
— Ah ! Ça, c'est une bonne nouvelle.
Si les Langlois étaient une franche réussite de la méthode Delalande-Thomas, ayant énormément progressé en seulement trois séances, les Nicolas étaient un demi-échec et une frustration, pour ne pas dire une déception, pour Julie. Les tensions au sein de la famille n'avaient que très peu diminué. S'ils reconnaissaient volontiers les vertus de la méthode, et notamment le fait qu'ils se sentaient libérés quand ils parlaient, nus, dans le bureau de la psychologue, ils ne parvenaient pas à aller bien loin chez eux.
Il faut dire que, contrairement à ce qu'ils disaient à Julie, ils ne s'organisaient qu'un moment dans la semaine où ils se déshabillaient tous et vivaient une vie à peu près normale à la maison. En outre, cette séance était, pour chacun d'eux, à la limite du supplice.
Le plus ironique était qu'ils avaient tous le même problème avec ces séances de nu, et plus ou moins tous la même méthode.
Stéphanie et Baptiste, étaient très gênés de ressentir du désir en étant en présence des autres, tout aussi nus qu'eux. Alors, à l'approche de la séance hebdomadaire, le couple faisait l'amour, de manière intense, fougueuse. Ainsi, ayant déjà joui avant de se réunir en famille et de se déshabiller, ils avaient moins d'envie et donc, de gêne. Cette stratégie ne leur déplaisait ni à l'un ni à l'autre, étant une occasion pour eux de faire l'amour, ce qui était devenu plus rare avec les années.
Bastien, le fils, âgé de vingt ans, avait exactement le même problème. Lui aussi ressentait du désir qui le mettait mal à l'aise. Surtout en regardant sa mère qui, même si elle n'était ni spécialement belle, ni spécialement bien faite, faisait naître en lui des idées impures. À sa décharge, Bastien avait perdu son pucelage avec une femme de l'âge de sa mère, la mère d'un ami. Il en avait tiré une expérience et un plaisir qu'il n'avait jamais retrouvés par la suite.
Quand le moment de nudisme familial arrivait, il s'enfermait dans les toilettes et se branlait, parfois jusqu'à jouir deux fois, pour être sûr d'arriver parfaitement vidé et serein.
Les seules à trouver un semblant de complicité dans la démarche étaient les filles du couple, Pauline, vingt-deux ans, et Justine, bientôt dix-neuf. Elles aussi ressentaient des désirs qui les dérangeaient et elles aussi se masturbaient pour chasser les tensions. Cela étant, les deux sœurs partageaient la même chambre, la plus grande de la maison, et n'étaient séparées que par un très grand rideau qui leur garantissait un minimum d'intimité.
Un jour, Pauline avait surpris sa sœur et, en discutant, elles avaient compris qu'elles faisaient la même chose. Dès lors, elles avaient continué, chacune sur son lit. Si elles ne se voyaient pas, elles s'entendaient. Et de savoir ce qui se passait de l'autre côté du rideau décuplait à chaque fois leur plaisir et donc, leur bien-être.
Le téléphone de Stéphanie sonna alors que la famille dînait dans le plus simple appareil.
— C'est un message de Julie, dit-elle. « C'est ok pour la séance spéciale dont je vous ai parlée. Voici l'adresse… ».
— Je ne suis pas sûr de vouloir y aller, se plaignit Baptiste.
— Mais enfin papa, s'étonna Pauline. Tu es le premier à dire que les séances avec Julie sont une excellente chose pour nous. On ne sait jamais. Avec cette séance, on pourrait beaucoup plus avancer.
— Ou reculer, la corrigea Bastien. Elle a dit elle-même que c'était expérimental.
— La plus grosse erreur à faire, c'est d'arrêter un traitement avant la fin, expliqua sa pharmacienne de mère. Donc on ira à cette séance. Fin de la discussion.
Stéphanie n'était pas du tout aussi sûre d'elle qu'elle voulait le faire croire. Néanmoins, elle obtint l'approbation de tout le monde.
Elsa déposa un bisou sur le front de sa fille. Puis elle sortit de la chambre et redescendit rejoindre son mari.
— Tu penses rentrer à quelle heure ?
Elsa avait raconté à son mari qu'ils partaient dîner avec ses collègues ce qui, dans l'absolu, n'était pas un mensonge complet. C'était d'ailleurs ce que chacun avait dit à sa moitié. Ils avaient poussé la stratégie au point qu'un ami de Patricia, qui était vraiment à un dîner avec trois autres personnes, devait lui envoyer une photo de l'addition, qui serait ensuite transmise à l'ensemble du groupe. Ils pourraient ainsi apporter une fausse preuve de leur dîner.
— Je ne sais pas encore, répondit Elsa. Je ne sais même pas exactement où on va.
Le portable de la jeune femme vibra. Philippe et Patricia étaient devant chez elle et l'attendaient.
— Allez. Je file. Occupe-toi bien de la petite.
Elsa embrassa son mari et rejoignit ses collègues. Le trio roula jusqu'à chez Charles, et enfin jusqu'à leur destination.
— Mazette, lâcha Philippe en apercevant la maison. Je ne savais pas qu'il y avait ce genre de baraque dans le coin.
— C'est là qu'on voit qu'on vit en cambrousse, plaisanta Charles.
Les quatre professeurs descendirent. Ils sonnèrent au portail, et une voix les invita à entrer.
Les Nicolas étaient arrivés dix bonnes minutes plus tôt. Ils n'osaient pas quitter leur véhicule. Ils ne voulaient pas être les premiers. Enfin, « ils », c'était surtout Baptiste.
— On attend de voir l'autre groupe.
— Et s'ils étaient en avance et qu'on attend pour rien ?
— Dans ce cas on attend encore cinq-dix minutes.
— Regardez. Je pense que c'est l'autre groupe.
— Ils sont quatre.
— Oui. Et ?
— Heu…
— Bon bah on y va ?
Comme les enseignants avant eux, les Nicolas étaient sortis de voiture, et étaient venus sonner.
Les Langlais accueillirent leurs invités avec chaleur et gentillesse. Retrouvant là leurs habitudes de bourges, comme disait Laurène, ils se comportèrent en hôte de marque.
Julie aussi fut très heureuse de voir les Nicolas arriver. Elle avait fortement douté qu'ils viennent et elle espérait ne pas avoir l'air surprise ni soulagée.
La jolie psychologue présenta tout d'abord les Langlais. C'était logique. Cette séance n'aurait pas pu avoir lieu sans eux. Ils avaient, en plus, participé financièrement à l'organisation, elle n'aurait pas pu investir pour tout le monde. Elle leur en était sincèrement reconnaissante.
Puis elle présenta les professeurs, et enfin la famille Nicolas.
— Avant que l'on commence, j'ai un aveu à vous faire. Le docteur Delalande-Thomas, c'est un nom de plume. En réalité, c'est moi.
— Bien joué Lolo, cria William.
Étonnée, Julie regarda Laurène.
— Il y a des moments, tu citais mot pour mot le bouquin. Je me suis doutée que tu avais sûrement fait plus que le lire.
Julie sourit. Laurène n'avait même pas fait attention au fait qu'elle venait de tutoyer la psy, ce qu'elle n'avait jamais fait avant. Julie, elle, s'en était rendu compte et avait surtout remarqué la spontanéité dans ce tutoiement. Elle en était très contente. Il n'y avait désormais plus de barrière entre elles, que de la liberté.
— Vous avez tous, à votre rythme, fait beaucoup de progrès grâce à ma méthode, ce qui est à la fois une fierté professionnelle, et une fierté humaine. Pour cette séance, j'ai voulu essayer une plus grande échelle qu'un simple groupe. Je voudrais expérimenter et voir ce que cela peut donner avec plusieurs groupes qui interagissent. Donc, mon idée, et je remercie encore les Langlais d'avoir permis de la réaliser, c'est que ce soir, nous passions une soirée normale, un apéro dînatoire normal, si ce n'est qu'on sera tous nus, moi incluse évidemment.
Les Langlais distribuèrent des petits sacs en papier à leurs invités, afin qu'ils puissent y déposer leurs affaires.
— Vous pouvez aller où vous voulez dans le rez-de-chaussée, expliqua Michelle. Si vous voulez profiter de la piscine, au sous-sol, c'est possible, mais il faudra forcément être avec l'un de nous pour qu'on puisse gérer.
— Vous avez une piscine ? C'est trop cool, s'extasia Justine.
Chacun se déshabilla mais, comme Julie l'avait imaginé, il y eut un peu plus de gêne que d'habitude. Les personnes ici présentes avaient fini par sans mal se déshabiller devant les autres membres de leur famille et devant elle, mais c'était autre chose devant ces inconnus. Elle, à l'inverse, était parfaitement à l'aise. Elle avait vu toutes ces personnes nues et avait été nue en leur présence plusieurs fois et, ce qu'elle ne leur avait pas dit, c'est qu'elle était naturiste depuis l'enfance. Elle n'avait donc aucun problème.
Et puis, malgré cette gêne, chacun se prêta au jeu. Même Stéphanie et Baptiste.
Satisfaite, Julie se dirigea vers les petits fours.
Elle avait faim, et la soirée ne faisait que commencer.
À SUIVRE
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier
Chapitre suivant
Chapitre 6
13 minutes
4.2k
190
0
Chapitre suivant

Commentaires ()

Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à en laisser un !

Histoires similaires

✦ arnodu49 Relations de famille XSTORY
Relations de famille
Chapitre 1
Par arnodu49
322
6
24.4k
Hétéro
✦ Yojik Le projet artistique XSTORY
Le projet artistique
Chapitre 39
Par Yojik
51
0
4.4k
Hétéro
✦ Yojik Le projet artistique XSTORY
Le projet artistique
Chapitre 47
Par Yojik
62
2
2.2k
Hétéro
✦ Yojik Le projet artistique XSTORY
Le projet artistique
Chapitre 71
Par Yojik
120
4
1.9k
Hétéro
✦ Yojik Le projet artistique XSTORY
Le projet artistique
Chapitre 13
Par Yojik
130
4
4.8k
Hétéro
✦ Yojik Le projet artistique XSTORY
Le projet artistique
Chapitre 27
Par Yojik
85
1
2.8k
Hétéro
✦ Yojik Le projet artistique XSTORY
Le projet artistique
Chapitre 43
Par Yojik
63
0
2.4k
Hétéro
✦ Yojik Le projet artistique XSTORY
Le projet artistique
Chapitre 42
Par Yojik
66
1
2.4k
Hétéro

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio