Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les découvertes de Manon — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Les découvertes de Manon
Chapitre 1
Jeudi 8 septembre
Je viens d'emménager. À deux pas de la fac. Génial, ce petit studio. Génial : clair, calme, propre, fonctionnel. Et, en plus, cerise sur le gâteau, à six heures, tous les matins, le type qui occupe l'appartement juste en contrebas, de l'autre côté de la rue, traverse sa salle de séjour à poil. Deux fois. Une, pour aller à la douche. Et l'autre, pour en revenir.
Et moi donc, à six heures, tous les matins, je suis au spectacle. Armée de mes puissantes jumelles, je l'observe. Je le détaille. J'en profite. Tant que je peux. Quand c'est possible. Parce que, le plus souvent, il passe à toute allure. De profil. Frustrant. Très. Mais il arrive aussi qu'il s'arrête en cours de route. Pour remettre les coussins en place sur le canapé. Pour ramasser les cannettes de bière qu'il a vidées la veille au soir avec des copains. Pour… Bref, pour plein de choses. Et là, dans ces cas-là, je l'ai. De face. De dos. Debout. Accroupi. Agenouillé. Je l'ai. Il est beau mec en plus. La trentaine svelte. Bien proportionné. De belles petites fesses bien fermes. Et puis, ce qui ne gâte rien, un mec, quand ça se réveille, ça bande. Ça bande toujours… Et pas qu'un peu !
J'adore… J'adore les voir à poil les types. Tous. S'il ne tenait qu'à moi on ferait une loi qui les obligerait à rester tout nus partout. Ceux qui ont… allez, disons… entre vingt et quarante ans. On pourrait les examiner tout notre saoul comme ça, nous, les filles. Comparer. Et tout et tout. Parce qu'on peut bien dire ce qu'on veut, il y en a pas deux qui soient complètement pareilles. C'est ça qu'en fait tout l'intérêt finalement. Quoique, dans un sens, si on les avait comme ça, sans arrêt, à portée, ça finirait sûrement par perdre de son charme. Trop banal. Trop facile. Il y aurait plus la surprise. Ou le plaisir, comme là, avec lui en face, de le voir sans qu'il sache. De le voler. Ou celui d'essayer de deviner comment ils sont faits. Comment elles sont faites. Celles des profs à la fac. Des copains. Des gens dans la rue. Dans le métro. De tout le monde.
C'est le genre de truc dont t'as quand même intérêt à pas trop te vanter. À pas parler du tout, oui, plutôt. Ou alors à des gens dont t'es vraiment très très sûre. Dont tu sais qu'ils vont pas te juger. Parce que pour quoi tu passerais ? Une vicieuse. Une perverse. La grosse cochonne de base. Une nana ! Mater les mecs ? Mais c'est dégueulasse ! Et alors ? Ils le font pas, eux, peut-être ? Dès qu'ils nous aperçoivent quelque chose, tu les as à nous baver derrière, la langue pendante. Et nous, on aurait pas le droit ?
Mercredi 21 septembre
J'y suis devenue complètement accro, moi, à ce type en face. En quinze jours je n'ai pas manqué un seul de nos matins Pas un ! Mais pour ça il m'a fallu prendre mes distances avec Lucas. Pas question de l'avoir là par les pieds au réveil, celui-là. Il aurait forcément voulu savoir pourquoi je me levais, ce que je fabriquais. Il m'aurait épiée – je le connais –, il aurait fini par découvrir le pot-aux-roses et ça lui serait passé très largement au-dessus de la tête, tout ça. Parce qu'il est gentil, Lucas, mais il a des idées très arrêtées sur tout. Et une nana qui mate les mecs, ça se fait pas, ça, voyons ! Ben, tiens ! Non. C'est sur la fin avec Lucas de toute façon. On n'a pas grand-chose en commun tous les deux. Pour pas dire rien du tout. Et même… je me demande ce que j'ai bien pu lui trouver. On se fait de ces films des fois.
Ce qu'il y a de sûr en tout cas, c'est que si, un jour, je dois me remettre avec un mec, faudra qu'il ait l'esprit sacrément ouvert et qu'il m'accepte comme je suis. Qu'il y trouve rien à redire à tout ça parce que vu les proportions que c'est en train de prendre… C'est de pire en pire. Ça occupe carrément tout le terrain, oui. Je pense qu'à ça. Je fais que ça. Reluquer… Reluquer… Et encore reluquer… Quand c'est pas Barnabé en face – à défaut de savoir comment il s'appelle, je l'ai surnommé Barnabé, comme ça, au hasard – ou les types, un peu partout, sur qui je laisse traîner les yeux, histoire d'essayer de me rendre compte, c'est Internet. Une mine, Internet. Une véritable mine. Comme ça comme pour le reste.
En attendant, en douce que Barnabé il y a quand même un truc que je me demande. Il a pas de volets aux fenêtres. Il a pas de rideaux non plus. Pourquoi ? Est-ce tout simplement parce que c'est un mec et que tout ce qui concerne la décoration et l'ameublement, il en a rien à battre ? Qu'il se fiche pas mal qu'on puisse le voir à poil ? Qu'il y pense même pas ? Ou bien, au contraire, est-ce que c'est délibéré ? Pour qu'on le voie ? Ou même pour que JE le voie ? Ça a l'air de rien comme ça, mais pour moi c'est important. Très. Ce n'est pas du tout la même chose. Parce que, dans le premier cas, c'est lui qui mène le jeu. Mais dans le second, c'est MOI.
Mercredi 21 septembre
J'y suis devenue complètement accro, moi, à ce type en face. En quinze jours je n'ai pas manqué un seul de nos matins Pas un ! Mais pour ça il m'a fallu prendre mes distances avec Lucas. Pas question de l'avoir là par les pieds au réveil, celui-là. Il aurait forcément voulu savoir pourquoi je me levais, ce que je fabriquais. Il m'aurait épiée – je le connais –, il aurait fini par découvrir le pot-aux-roses et ça lui serait passé très largement au-dessus de la tête, tout ça. Parce qu'il est gentil, Lucas, mais il a des idées très arrêtées sur tout. Et une nana qui mate les mecs, ça se fait pas, ça, voyons ! Ben, tiens ! Non. C'est sur la fin avec Lucas de toute façon. On n'a pas grand-chose en commun tous les deux. Pour pas dire rien du tout. Et même… je me demande ce que j'ai bien pu lui trouver. On se fait de ces films des fois.
Ce qu'il y a de sûr en tout cas, c'est que si, un jour, je dois me remettre avec un mec, faudra qu'il ait l'esprit sacrément ouvert et qu'il m'accepte comme je suis. Qu'il y trouve rien à redire à tout ça parce que vu les proportions que c'est en train de prendre… C'est de pire en pire. Ça occupe carrément tout le terrain, oui. Je pense qu'à ça. Je fais que ça. Reluquer… Reluquer… Et encore reluquer… Quand c'est pas Barnabé en face – à défaut de savoir comment il s'appelle, je l'ai surnommé Barnabé, comme ça, au hasard – ou les types, un peu partout, sur qui je laisse traîner les yeux, histoire d'essayer de me rendre compte, c'est Internet. Une mine, Internet. Une véritable mine. Comme ça comme pour le reste.
En attendant, en douce que Barnabé il y a quand même un truc que je me demande. Il a pas de volets aux fenêtres. Il a pas de rideaux non plus. Pourquoi ? Est-ce tout simplement parce que c'est un mec et que tout ce qui concerne la décoration et l'ameublement, il en a rien à battre ? Qu'il se fiche pas mal qu'on puisse le voir à poil ? Qu'il y pense même pas ? Ou bien, au contraire, est-ce que c'est délibéré ? Pour qu'on le voie ? Ou même pour que JE le voie ? Ça a l'air de rien comme ça, mais pour moi c'est important. Très. Ce n'est pas du tout la même chose. Parce que, dans le premier cas, c'est lui qui mène le jeu. Mais dans le second, c'est MOI.
Vendredi 14 octobre
Je suis tombée sur un site, là ! Et par hasard en plus. Complètement par hasard. Le principe, c'est que les nanas y mettent en ligne, avec leur accord, des photos de leurs mecs. Habillés et en pied. Elles y restent une semaine. Le temps que les autres filles votent pour celui qu'elles ont envie de voir à poil. On n'a le droit qu'à une voix. Et, à l'arrivée, les trois premiers se désapent. Allez, hop ! Tout ils enlèvent. Tu les as de dos. De face. De profil. Sous tous les angles. Tu te régales. Comment tu te prends au jeu ! Parce qu'au départ il y en a des dizaines et des dizaines. T'as que l'embarras du choix. Des fois ça coule tout de suite de source celui que tu veux. T'as plus qu'à cliquer. Mais d'autres fois c'est trois ou quatre que tu voudrais garder. T'arrives pas à te décider. Alors tu le fais qu'au tout dernier moment. Avec tout plein de regrets. C'est trop frustrant de les éliminer les autres. Après… Ben t'as plus qu'à attendre. Tu sais jamais quand ils vont tomber les résultats. Ça peut être le lendemain. Ou trois jours après. N'importe quand. C'est fait exprès. Je suis sûre que c'est fait exprès. Pour te mettre la pression. Mais quand ça y est, qu'ils apparaissent sur l'écran, surtout s'il y a le tien dedans, alors là ! Non, mais alors là ! T'en peux plus. Tu découvres. T'examines. Tu détailles. Tu savoures. T'y passes un temps ! Et c'est pas tout. Parce qu'il y a la cerise sur le gâteau. Et la cerise sur le gâteau, c'est qu'on revote pour les départager les trois finalistes et que le gagnant, cette fois, c'est carrément à une vidéo de lui qu'on a droit. Une vidéo où elle le fait couler sa nana. À moins qu'il se le fasse tout seul. Et c'est trop, ça ! C'est vraiment trop.
Lundi 31 octobre
Il y a quand même des fois faut reconnaître que j'ai sacrément de la chance. Parce que bon… Exceptionnellement pas de cours cet après-midi. Je rentre chez moi. Et là, par acquit de conscience, je jette un coup d'œil, par la fenêtre, sur l'appartement d'en face. Bien m'en a pris. Parce qu'il était pas tout seul, mon petit Barnabé. Eh non ! Il y avait une nana. À quatre pattes sur la moquette, la tête enfouie dans les coussins du canapé. Une nana qu'il prenait par-derrière. Et pour y mettre tout son cœur il y mettait tout son cœur. Là-dessus mes jumelles étaient formelles. Fallait pas lui en promettre. Ah, non alors ! Je l'ai regardé finir. Retomber à côté d'elle. Laisser pendre amoureusement un bras entre ses fesses. Ils sont restés comme ça une bonne dizaine de minutes. Sans bouger. Et puis, l'autre, sur le canapé, elle s'est redressée. Elle s'est retournée. Elle ? T'as qu'à y croire ! Elle avait le service trois pièces complet entre les jambes, oui ! Non, mais comment je me suis fait avoir. Faut dire aussi que de dos… Surtout qu'elle est très féminine sa silhouette. Il y a vraiment de quoi s'y tromper. N'empêche que si j'avais su… Eh ben quoi ? Ç'aurait pas été pareil. Savoir que c'était un mec qu'il était en train de… J'en aurais bien plus profité. Différemment. Oui, oh, mais il y aura d'autres occasions. J'espère en tout cas. Que c'était pas juste un coup comme ça. Qu'il va revenir. Ou même s'installer. Oui, pourquoi pas ? J'imagine… Deux mecs. Pour moi toute seule. Comme ça. Juste en face. Et qui se font des mamours en plus ! Le rêve.
J'ai parlé d'eux à Angèle. Angèle, c'est une nana dont j'ai fait la connaissance sur le site, là-bas. Troisième, il est arrivé son type, l'autre fois. On a toutes pu profiter de lui tout nu du coup. Un beau mec. Tout en muscles. Avec des petites fesses bien fermes. Quant à sa suspension… j'adore quand elles sont bien consistantes comme ça, les boules. Bien lourdes. Que tu te dis qu'elles doivent être bien pleines. Que ça te donne envie de les prendre dans la main et de les faire rouler. Non, qu'il l'ait pas gagnée la finale, c'est complètement incompréhensible. Surtout que les deux autres, franchement, ils lui arrivaient pas à la cheville. C'était truqué, si ça tombe. En tout cas d'un frustrant ! Je me suis pas gênée pour le dire sur le forum. Et, dans la foulée, on s'est mises à discuter toutes les deux en MP, Angèle et moi. Avant de finir par échanger nos adresses mail. Et j'ai pas perdu au change. Ah, non alors ! Parce qu'elle m'en a envoyé tout un tas des vidéos. Une quinzaine. Pour moi toute seule. Rien que des vidéos où il se le fait. Et où il vient à une allure !
– Mais ça, il y a une raison.
– Ah, oui, c'est quoi ?
– Je te dirai. Je te dirai et tu verras. Quand on se connaîtra mieux.
Il y a pas eu moyen d'en savoir plus. Je me demande vraiment ce que ça peut être. J'ai beau tourner et retourner ça dans tous les sens. Oh, mais je vais savoir. Parce que comment ça l'a émoustillée que je lui raconte pour Barnabé1 et Barnabé2.
– C'est mon truc, ça, deux mecs ensemble. Tu peux pas savoir comment c'est mon truc.
Elle va vouloir voir. Forcément. On va regarder ensemble. Côte à côte. Très complices toutes les deux. Et ce serait bien le diable qu'elle finisse pas par lâcher le morceau. À condition qu'ils remettent ça en face. Évidemment. Oh, mais ils vont remettre ça. Ils peuvent pas me laisser tomber. Ils ont pas le droit.
Vendredi 4 novembre
– Mais ça, il y a une raison.
– Ah, oui, c'est quoi ?
– Je te dirai. Je te dirai et tu verras. Quand on se connaîtra mieux.
Il y a pas eu moyen d'en savoir plus. Je me demande vraiment ce que ça peut être. J'ai beau tourner et retourner ça dans tous les sens. Oh, mais je vais savoir. Parce que comment ça l'a émoustillée que je lui raconte pour Barnabé1 et Barnabé2.
– C'est mon truc, ça, deux mecs ensemble. Tu peux pas savoir comment c'est mon truc.
Elle va vouloir voir. Forcément. On va regarder ensemble. Côte à côte. Très complices toutes les deux. Et ce serait bien le diable qu'elle finisse pas par lâcher le morceau. À condition qu'ils remettent ça en face. Évidemment. Oh, mais ils vont remettre ça. Ils peuvent pas me laisser tomber. Ils ont pas le droit.
Vendredi 4 novembre
Eh ben voilà ! Le voilà installé mon petit Barnabé2. Il a profité du week-end de la Toussaint pour apporter ses affaires. Oh, pas grand-chose :trois cartons et un sac de voyage. Mais bon, il est là. C'est l'essentiel. Il travaille sûrement pas :il quitte quasiment jamais l'appart. Il passe son temps à s'y balader. À poil. Il s'habille jamais. Il va, il vient, il s'arrête, il repart, il revient… Comme ça… Oh, mais je me plains pas, hein ! Non, non, non, non, non. Le seul truc, c'est que du coup je rate quasiment tous les cours. Je rattraperai. On n'est qu'au tout début de l'année. Je rattraperai. Je vais quand même pas me priver d'un truc pareil, attends ! Surtout que, quand il a bien tourné et viré, il finit toujours, à un moment ou à un autre, par aller s'affaler sur le canapé. Devant la télé. Je sais pas ce qu'il regarde – enfin, si ! j'me doute –mais ça lui fait sacrément de l'effet, on peut pas dire. J'aime trop ça la façon dont il s'y prend. À s'amener tout au bord. À laisser retomber. À repartir. À recommencer comme ça des tas de fois. Six. Sept. Jusqu'à deux ou trois heures ça peut durer avant qu'il se finisse. Je me demande ce que ça leur fait d'ailleurs aux mecs quand ils se retardent comme ça. Si c'est meilleur. Si plus ils se font attendre, meilleur c'est. Il y a des fois j'aimerais trop ça sentir ce qu'ils sentent. Seulement ça ! Le truc que j'aimerais bien savoir aussi, c'est s'il lui raconte qu'il se l'est fait à Barnabé1, quand il rentre. Ou pas. En tout cas ça les empêche pas. Tous les soirs. Et toujours sur le canapé. J'appréhendais un peu. Parce que s'ils s'étaient réfugiés dans la chambre… Mais non ! Il y a la télé au salon. Toujours après avoir regardé leurs films en se caressant, ils le font. Et toujours dans le même sens : Barnabé1 sur Barnabé2. Jamais l'inverse. Elle en revient pas Angèle.
– Tous les soirs ? Vraiment tous les soirs ? Faut que je vienne voir ça. Faut absolument que je vienne voir ça.
– Oui, ben ça, c'est quand tu veux.
– Tous les soirs ? Vraiment tous les soirs ? Faut que je vienne voir ça. Faut absolument que je vienne voir ça.
– Oui, ben ça, c'est quand tu veux.
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Commentaires ()
Ça rend le personnage très vivant.
Merci pour ce partage
Il va se passer beaucoup de choses. Et pas seulement entre la copine et son mec.
La suite est programmée pour le 27 juin
Beau style " parlé".