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✦ Exorium Les découvertes de Manon XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Les découvertes de Manon — Chapitre 2

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Exorium
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Les découvertes de Manon

Chapitre 2

Lundi 7 novembre
Ça n'a pas traîné. Angèle a passé le week-end avec moi. À épier les deux Barnabé, là, en face.
– Mais c'est qu'ils sont choux comme tout en plus !
 Et à commenter. Elle arrêtait pas de commenter.
– Ils vont bien ensemble, moi, j'trouve ! Ils vont vraiment bien ensemble. Si, c'est vrai, hein ! Ah, ça y est ! Ils bandent. C'est trop comment ils se caressent. Ils sont vraiment amoureux, on dirait. Tu crois qu'ils vont se prendre dans la bouche ? Ils le font d'habitude ? Oui ? Quelquefois ? Ah, ça y est. Ça y est. Et tous les deux ensemble en plus. Alors ça, c'est un truc, j'adore. J'adore vraiment. Dommage qu'on n'entende pas. Parce que je suis sûre qu'ils gémissent. Et pas qu'un peu !Tu sais ce qu'il faudrait ? C'est qu'on fasse leur connaissance. Il y aurait moyen, je suis sûre. Et puis après… Oh, alors là après… T'imagines ? Assister à ça de tout près. Avoir carrément le nez dessus. Faut qu'on y arrive. Faut absolument qu'on y arrive. Oh, l'autre ! Regarde ! Non, mais regarde comment il lui offre ses fesses. Comment il les ondule. Il crève d'envie de l'avoir. Il l'a. Ça y est ! Il l'a ! Comment il aime ! Comment ils aiment ! Comment j'aime, putain ! Comment j'aime ! J'en peux plus, moi ! J'en peux plus.
Elle a ouvert son pantalon, glissé une main dans sa culotte. Moi aussi.
Elle est restée dormir
– Comme ça, demain matin, à la première heure, on pourra remettre ça.
– Et ton mec ? Il va rien dire que tu rentres pas ?
– Mon mari ? C'est mon mari. Manquerait plus que ça qu'il dise quelque chose. Non, mais alors là je voudrais bien voir ça.
– Tu devais me raconter à son sujet.
– Quoi donc ?
– Comment ça se fait qu'il vient si vite sur les vidéos.
– Ah, oui… Oui. Alors disons qu'un jour il m'a trompée. Deux mois qu'on était mariés. T'imagines comment j'ai pu prendre ça. J'ai voulu le quitter. Il m'a suppliée. Juré ses grands dieux qu'il recommencerait pas. J'ai fini par passer l'éponge. Sauf qu'à peine j'ai eu tourné le dos il a remis ça. Fallait se rendre à l'évidence : c'était plus fort que lui. Et jamais ça lui passerait. Alors à part divorcer. La mort dans l'âme. Parce que je tenais à lui. Qu'on avait fait plein de projets ensemble. Et que pour le reste on s'entendait super bien. Mais bon… il y avait pas d'autre solution. C'était pas l'avis de mon amie Sandrine. Ah, si qu'il y en avait une autre de solution ! Si ! Je connaissais pas les cages de chasteté ? Non. C'était quoi, ça ? Elle m'a expliqué. C'était un truc dans quoi on la lui enfermait au mec. Et on gardait la clef. Il pouvait plus aller avec personne. Ni se branler. Pas même bander. Et elle m'a fait voir sur Internet. J'ai fait ni une ni deux. Je m'en suis procuré une. Que j'ai posée, un soir, près de son assiette. Ainsi que le dossier de divorce que j'avais constitué avec l'avocat. Et je lui ai laissé le choix. Ça a été la cage. Non sans arrière-pensées : à l'évidence il escomptait bien que je me lasserais rapidement. Qu'il réussirait à m'apitoyer. Et que cet accessoire serait rapidement remisé au fin fond d'un placard. Ce qui n'a pas été le cas. Ça va faire deux ans qu'il le porte.
– Et ça marche ?
– Un peu que ça marche. Il peut bien retourner le problème dans tous les sens. Il est prisonnier. Et il dépend, pour son plaisir, entièrement de moi. Et de personne d'autre. Même pas de lui-même. C'est moi qui décide. Qui lui donne le droit. Ou pas. Du coup comment il est prévenant à mon égard. Attentif à moi. Amoureux. Bien plus amoureux qu'avant. Comment il prend soin de ne pas me mécontenter. S'il veut que je le laisse se soulager…
– C'est souvent ?
– Ça dépend. Mais pas tellement, non. En moyenne une fois par semaine. Moins – un mois, voire deux ou trois – si j'ai quelque chose à lui reprocher.
– Je comprends mieux. Je comprends mieux que ça vienne si vite. Mais avec toi… il y a jamais droit ?
– Si ! Bien sûr que si ! Exceptionnellement. Mais faut qu'il l'ait vraiment mérité. Tu verrais alors cette reconnaissance dans ses yeux. Rien que pour ça…
Au réveil on est revenues là-dessus. Il y avait trop de questions qui se bousculaient dans ma tête. Plein. Et puis d'abord s'il y avait droit qu'exceptionnellement avec elle alors ça voulait dire…
– Que moi aussi j'y ai droit que tous les tournants de lune ? T'as qu'à y croire. J'ai mon arsenal. Petits canards et compagnie.
– Il le sait ?
– Évidemment qu'il le sait. Et même… c'est souvent que ça m'arrive de m'en servir devant lui.
– Sans lui enlever son machin ?
– Je lui laisse. Bien sûr que je lui laisse.
– Le pauvre !
– Oui, ben ça il n'a qu'à s'en prendre qu'à lui-même. Il sait parfaitement ce qu'il doit faire pour me mériter. Non. Globalement il est pas à plaindre, tu sais. D'ailleurs il le dit lui-même. Il se sent beaucoup plus serein, beaucoup plus épanoui maintenant. Mieux dans sa peau. Ce qui est logique : il n'a plus à se battre en permanence contre toutes sortes de tentations. À culpabiliser quand il y a cédé. Moi, de mon côté, je n'ai plus à me ronger les sangs à longueur de temps en me demandant ce qu'il peut bien être en train de fabriquer. S'il ne lui a pas pris l'envie de sauter la petite stagiaire qui vient d'arriver. Ou la vendeuse de la parfumerie d'en face. Il a pas le choix : il faut qu'il reste sage. Même les pensées libidineuses, il a tout intérêt à les éviter, s'il veut pas que ça le rappelle douloureusement à l'ordre en bas. Toutes les femmes qui ont encagé leur mari te le diront : leur couple s'en est on ne peut mieux trouvé.
– Tu en connais ?
– On est une douzaine à se retrouver de temps à autre. On discute. On échange nos avis. Nos expériences.
– Tu les as rencontrées comment ?
– En discutant sur le forum.
– Et elles les amènent les types ?
– Quelquefois, oui. Il y en a deux ou trois. Mais je te ferai signe, si tu veux, la prochaine fois. Tu verras comment ça se passe.
Mardi 15 novembre
– Je compte sur toi, hein ! Tu t'en occupes. Tu te débrouilles pour faire leur connaissance aux deux autres, là, en face.
Elle en avait de bonnes, Angèle. Si elle croyait que c'était facile. Elle voulait que je fasse comment ? Que j'aille frapper chez eux, la bouche en cœur ? « Bonjour. C'est pour un sondage. Vous en pensez quoi des mecs qui s'envoient en l'air entre eux ? » Ou bien alors : « Excusez-moi, mais ça fait des semaines et des semaines que je vous reluque la queue de là-haut, en face, et je me suis dit que ce serait sympa de venir voir ça de plus près… » Elle a ri. De bon cœur.
– J'imagine leur tronche. Non, mais le plus simple. T'en prends un discrètement en filature. Ça finira bien par te mener quelque part. Et il y aura plus qu'à aviser.
Barnabé2, lui, ne quitte pratiquement jamais l'appart. Alors ce fut Barnabé1. Dont j'ai, le premier jour, piteusement perdu la trace dans le métro… Je ne me suis pas avouée battue pour autant. J'ai remis ça le lendemain. Et cette fois ! Il est serveur dans un bar, du côté de la fac de médecine. J'ai tourné un petit quart d'heure dans le quartier et puis je suis entrée y boire un café. C'est lui qui m'a servie. Comment ça me faisait drôle de le regarder aller et venir entre les tables, passer de l'autre côté du comptoir, discuter à droite, discuter à gauche. Et dire que je savais comment il était foutu là-dessous ! Que je le voyais à poil tous les matins. Que je le regardais s'agiter, de temps à autre, entre les fesses de Barnabé2. Et qu'il était à cent mille lieues de se douter de quoi que ce soit. Je savourais. C'était carrément jouissif, oui. Bon, mais et maintenant ? Son avis à Angèle, c'était que le danger maintenant, c'était de vouloir aller trop vite. De brûler les étapes.
– Le mieux… Tu fais la cliente normale. Un bon moment. T'y vas tous les jours Qu'il s'habitue à toi. Et puis, un beau matin, tu te débrouilles pour tomber dessus devant la porte de son immeuble. « Qu'est-ce que vous faites là ? » « Ben, et vous ? » « C'est pas vrai qu'on habite le même quartier ! » Etc. Et ce sera dans la poche. Ou quasiment.
Vendredi 18 novembre
Je discute avec de plus en plus de filles sur le site. Il y en a, parmi elles, deux ou trois qui mettent des photos de leurs mecs en ligne, mais la plupart se contentent de voter. De voter et de regarder. Surtout de regarder d'ailleurs. Pas de faux-fuyants avec elles. On est toutes là pour la même raison. Inutile de tourner autour du pot et de se raconter des histoires. On peut jouer franc jeu. Ce qui change agréablement des nanas que je suis amenée à côtoyer au quotidien. En fac ou ailleurs. Que c'est tout hypocrisie et compagnie avec elles. Sur ce sujet-là comme sur beaucoup d'autres d'ailleurs. Bref…
Il y a d'abord Anne. Qui a soixante ans. Largement dépassés même. J'aime trop l'entendre raconter comment c'était à son époque. Vu d'aujourd'hui ça paraît complètement fou. Parce que la nudité, c'était un truc absolument tabou. En tout cas chez elle. Même entre filles. Même entre sœurs. Pas question de prendre une douche ensemble. Ou de se changer, à la piscine, les unes devant les autres. C'était mal. C'était sale. Elle avait quand même vu des copines à poil, à l'occasion. Des copines qui en faisaient pas tout un plat de tout ça, mais qu'elle n'aurait consenti à imiter pour rien au monde. Des garçons par contre, niet. Jamais. C'était territoire inconnu. Elle savait pas comment c'était fait. Tout juste arrivait-elle à s'en faire une vague idée en examinant à la loupe, des heures durant, les reproductions de tableaux ou de statues qu'elle allait dénicher dans le petit Larousse. Il y avait pas Internet alors… Quant à aller s'acheter des revues en kiosque, mais elle en serait morte de honte ! Si elle était sortie avec un garçon, elle aurait bien évidemment pu satisfaire sa curiosité, mais on l'avait tellement mise, à maintes et maintes reprises, en garde contre les risques encourus – pas de véritable contraception non plus, dans ces années-là – que c'était une perspective qui la terrorisait et que l'accueil qu'elle réservait à ceux qui l'approchaient ne leur donnait guère envie d'insister.
La première fois qu'elle en a enfin vu un, elle avait dix-huit ans. C'était au bord de la mer. Dans les dunes. Il dormait à poil le type, sur le dos. Du sommeil du juste. Et il devait faire de beaux rêves parce qu'il bandait. Il débandait. Il rebandait. Ça n'arrêtait pas. Elle s'est approchée. Plus près. Encore plus près. Et elle a regardé, à l'arrêt, figée, fascinée, stupéfaite, pendant une bonne dizaine de minutes. Plus rien d'autre ne comptait. Plus rien d'autre n'existait. L'idée qu'il puisse se réveiller et la surprendre dans sa contemplation ne l'a même pas effleurée. Ce sont des voix, en contrebas, qui l'ont finalement mise en fuite. Elle a passé une nuit blanche. À revoir la scène. À s'en délecter. Et, le lendemain, elle est retournée errer dans les dunes. Dans l'espoir que… Espoir déçu. Mais quelque chose avait pris corps. Quelque chose qui allait s'étendre et proliférer. Ne plus lui laisser aucun répit. Une obsession était née. Voir, voir et encore voir. EN voir. Elle a déployé, pour assouvir sa passion, des trésors d'ingéniosité. Elle en déploie encore. Plus que jamais. Elle me dira. Elle m'a promis.
Lydie, elle, c'est de petites bites qu'elle est friande.
– C'est trop attendrissant, attends ! Plus c'est petit et plus…
– Oui, mais…
– Non, mais je parle pas quand c'est pour les avoir dedans. Parce que là, évidemment… Mais pour les regarder. Comment ça me fait trop craquer.
Et elle en a une de ces collections ! Elle m'en a envoyé, en pièces jointes .T'hallucines complètement. Parce qu'il y en a, t'as du mal à croire que ça existe vraiment. Il a quasiment rien, le type, mais ce qui s'appelle rien. Même quand il bande. On dirait un gros clito en fait. Mais d'où elle sortait tout ça ?
– D'Internet. À part trois ou quatre. Que c'en est que j'ai vues en vrai. Parce que forcément les copines, quand elles tombent sur des curiosités comme ça, elles ont rien de plus pressé que de venir te raconter. Déjà qu'en temps ordinaire elles gardent pas leur langue dans leur poche. Mais alors là ! T'as droit à tous les détails. En long, en large et en travers. Il te reste plus qu'à aller constater de visu.
 – C'est-à-dire ? Tu couches avec ?
– Ah, ben ça ! C'est sûr que tu peux pas t'amener la bouche en cœur : « Bonjour. J'ai entendu parler de votre petit matériel et j'aimerais y jeter un coup d'œil. » Évidemment qu'il faut que t'y passes. Si tu veux voir, faut que t'y passes. T'as pas d'autre solution. T'en es quitte pour rien sentir et te retenir d'éclater de rire. À moins qu'il ait appris à se servir de ses doigts et de sa langue, le type. Auquel cas, t'y trouves quand même ton compte.
Elle m'en fera rencontrer un. Charlie il s'appelle.
– Et avec Charlie… Mais je te dis rien. Tu verras par toi-même.
Il y a aussi Cynthia. Cynthia, la première fois, ça a été parce que son type de l'époque devait partir trois mois. À cause de son boulot. « Comment ça va être long ! Trois mois ! Non, mais tu te rends compte ? Trois mois sans toi. Trois mois sans ta queue. Qu'est-ce que je vais devenir, moi ? Jamais je tiendrai le coup. Jamais. À moins que… Tu sais ce qu'on pourrait faire ? C'est te la mouler. Je t'aurais tout le temps avec moi comme ça. Et tu serais sûr que je vais pas voir ailleurs. » Lui, il disait pas non. Même que c'était une idée qui lui plaisait pas mal. Seulement, concrètement, elle comptait s'y prendre comment ? Oh, mais alors ça, rien de plus simple. On en trouvait partout des kits de moulage de bite. Jusque sur Amazon. Alors ! Alors deux jours plus tard c'était fait.
– Et je l'ai eue à disposition. Quand je voulais. Comme je voulais. Et toujours bien dure. En parfait état pour me satisfaire. Le rêve !
Ils ont fini par se séparer.
– Mais je l'ai gardée. Tu penses bien que je l'ai gardée. Et qu'à l'occasion…
Elle en a eu d'autres des types après lui. Forcément. Et chaque fois…
– Non, parce que comment j'y avais pris goût. Et c'est pas bien difficile de les convaincre les mecs là-dessus. Ils sont tellement fiers de ce qui leur ballotte entre les jambes. Un seul refus j'ai essuyé. Et encore si j'avais vraiment insisté…
Du coup, c'est huit de ses ex qu'elle a comme ça en réserve. Qu'elle peut utiliser à sa guise, quand bon lui semble, sans avoir à laver leur linge ou à supporter leurs sautes d'humeur.
– C'est pas génial ?
– Et tu t'y perds pas ?
– Oh, non, non. J'ai bonne mémoire. Pour ça en tout cas. Et puis, de toute façon, je les ai numérotées. Dans l'ordre. Comme ça…
Elle aussi, elle me montrera. Décidément… Décidément je regrette pas d'avoir découvert ce site. Ah, non alors !
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GakaMadria
8 juillet 2024 à 18:07
Génial!

Bon comme je me force toujours à développer je vais faire un pavé. Mais ''genial'' fut ma première idée.

C'est vraiment très très original, et toutes ces petites anecdotes, si ''réelles'' dans la façon de les tourner, dans la façon dont tu les fais penser, elles qui témoignent, et bah ça attise la curiosité.

Tout peut être inventé, on est sur internet... mais peut importe ça fait vriller l'imagination. Ça titille l'excitation. On adore ! Une autre, encore !
Soyez respectueux
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