Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
"Toute nue" — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
"Toute nue"
Chapitre 1
‒ T'es nouveau, hein?
Je l'étais, oui. Complètement perdu dans les couloirs de cette fac qui me paraissait immense.
‒ Moi aussi. Et sans copines. Le droit, ça les passionnait pas. Elles ont toutes choisi autre chose.
C'était aussi mon cas. Mes camarades s'étaient éparpillés qui en fac de médecine, qui en école d'ingénieur, qui à l'étranger pour y poursuivre des études de langue.
‒ Moi, c'est Lydia. Et toi?
‒ Enzo.
Je l'étais, oui. Complètement perdu dans les couloirs de cette fac qui me paraissait immense.
‒ Moi aussi. Et sans copines. Le droit, ça les passionnait pas. Elles ont toutes choisi autre chose.
C'était aussi mon cas. Mes camarades s'étaient éparpillés qui en fac de médecine, qui en école d'ingénieur, qui à l'étranger pour y poursuivre des études de langue.
‒ Moi, c'est Lydia. Et toi?
‒ Enzo.
Et on s'est mis en quête de notre amphi. On s'y est installés côte à côte. Et c'est ensemble que, peu à peu, on a pris nos marques dans cet univers si nouveau pour nous. En cours. Au resto U. À la bibliothèque. À la cafétéria. On est vite devenus inséparables. Les autres nous croyaient en couple. Ce n'était absolument pas le cas. J'y avais, bien entendu, songé. Elle était ravissante, avait un charme fou, une personnalité attachante, mais… elle avait un petit ami, un dénommé Richard, auquel elle disait beaucoup tenir. Et je m'étais abstenu. Je ne voulais pas compromettre ce qui était en train de devenir une incomparable amitié.
Une amitié qui s'est enracinée et épanouie au fil du temps. Au fil des quatre années qui ont suivi. On s'entraidait pour les cours, on révisait ensemble, on avait de longues conversations à bâtons rompus et, de temps à autre, une sortie ou un restaurant en compagnie de Richard.
Une amitié qui s'est enracinée et épanouie au fil du temps. Au fil des quatre années qui ont suivi. On s'entraidait pour les cours, on révisait ensemble, on avait de longues conversations à bâtons rompus et, de temps à autre, une sortie ou un restaurant en compagnie de Richard.
Et puis, un beau soir d'avril, il y a eu CE mail… Il nous arrivait souvent de nous en adresser, dans le cadre de nos études, pour nous donner la référence d'un ouvrage ou la transcription d'un cours auquel l'un de nous deux n'avait pas pu assister. Je l'ai donc tranquillement ouvert. Et… je suis tombé des nues.
« Cher voyeur,
Voilà des semaines et des semaines que vous me rendez assidûment visite sur le site « Toute nue », que vous laissez des commentaires extrêmement louangeurs sur chacune des photos que j'y mets en ligne, et que vous me communiquez obstinément, à chaque passage, votre adresse mail en me suppliant de me montrer à vous à visage découvert. Votre persévérance va être enfin récompensée. Vous trouverez, en pièces jointes, une photo de moi qui devrait vous combler. C'est l'une de celles qui vous avaient tout particulièrement séduit. Le visage non flouté, cette fois. J'espère que vous apprécierez. Vous me direz. Bonne soirée.
Élise 92. »
Je l'ai lu. Relu. Je n'en croyais pas mes yeux. Lydie. Si sage. Si réservée. Si pudique, oui, pudique. Et elle s'offrait nue à des centaines, voire des milliers, de regards masculins. J'étais abasourdi.
« Cher voyeur,
Voilà des semaines et des semaines que vous me rendez assidûment visite sur le site « Toute nue », que vous laissez des commentaires extrêmement louangeurs sur chacune des photos que j'y mets en ligne, et que vous me communiquez obstinément, à chaque passage, votre adresse mail en me suppliant de me montrer à vous à visage découvert. Votre persévérance va être enfin récompensée. Vous trouverez, en pièces jointes, une photo de moi qui devrait vous combler. C'est l'une de celles qui vous avaient tout particulièrement séduit. Le visage non flouté, cette fois. J'espère que vous apprécierez. Vous me direz. Bonne soirée.
Élise 92. »
Je l'ai lu. Relu. Je n'en croyais pas mes yeux. Lydie. Si sage. Si réservée. Si pudique, oui, pudique. Et elle s'offrait nue à des centaines, voire des milliers, de regards masculins. J'étais abasourdi.
Il m'est presque aussitôt tombé un second mail.
« Enzo,
Je t'ai envoyé, par erreur, un courrier qui ne t'était pas destiné. Si tu ne l'as pas encore lu, je t'en supplie, détruis-le sans l'ouvrir. C'est important pour moi. Très. Et si tu l'as lu, oublie-le, je t'en conjure. Fais comme si tu n'avais jamais rien reçu. Promets! Je compte sur toi.
Lydia. »
« Enzo,
Je t'ai envoyé, par erreur, un courrier qui ne t'était pas destiné. Si tu ne l'as pas encore lu, je t'en supplie, détruis-le sans l'ouvrir. C'est important pour moi. Très. Et si tu l'as lu, oublie-le, je t'en conjure. Fais comme si tu n'avais jamais rien reçu. Promets! Je compte sur toi.
Lydia. »
J'avais une folle envie d'ouvrir la pièce jointe du premier mail. J'ai résisté. Dix minutes. Pour me donner bonne conscience. Tout en sachant que je finirais par le faire. Que je finirais de toute façon forcément par le faire. Un quart d'heure. Vingt minutes. Et puis j'ai cliqué. Elle était nue. Entièrement nue. Sur son lit. Les jambes légèrement entrouvertes, les mains sous la tête, elle souriait à l'objectif. Les pourtours de sa fente étaient rasés, mais, au-dessus, elle avait conservé la toison. Brune. Fournie. Ses seins étaient amples avec de larges aréoles foncées. Je l'ai longuement savourée. J'ai fermé. J'ai rouvert. Et je me suis donné du plaisir, mes yeux dans les siens. J'ai recommencé. Et je me suis endormi épuisé.
C'est pendant le cours de droit constitutionnel que, le lendemain, n'y tenant plus, elle m'a posé la question.
‒ Tu l'avais ouvert, mon mail?
J'ai fait signe que oui. Oui.
‒ Tu le diras pas, hein? À personne. Et surtout… pas un mot à Richard. Il doit pas savoir. Parce qu'il comprendrait pas. Ça le détruirait. Et ça nous détruirait. Ce serait fini, lui et moi. Tu diras rien, hein? Tu promets?
J'ai promis.
Elle m'a pressé la main.
‒ Merci. Bon, mais allez! On n'en parle plus. Tu oublies. Il y a rien eu. Il y a jamais rien eu.
‒ Tu l'avais ouvert, mon mail?
J'ai fait signe que oui. Oui.
‒ Tu le diras pas, hein? À personne. Et surtout… pas un mot à Richard. Il doit pas savoir. Parce qu'il comprendrait pas. Ça le détruirait. Et ça nous détruirait. Ce serait fini, lui et moi. Tu diras rien, hein? Tu promets?
J'ai promis.
Elle m'a pressé la main.
‒ Merci. Bon, mais allez! On n'en parle plus. Tu oublies. Il y a rien eu. Il y a jamais rien eu.
Il n'y avait rien eu, mais il y avait quand même eu. Et il y avait de plus en plus. Parce qu'elle était là, à mes côtés, et que j'y pensais. Je n'arrêtais pas de penser à cette photo. Je l'avais vue nue. Elle! Et j'ai passé la journée à m'isoler, aussi souvent que possible, pour la contempler, encore et encore, sur mon portable, dans le plus simple appareil. Et pour me donner du plaisir. Avant de revenir m'asseoir à ses côtés, comme si de rien n'était.
Je l'ai fait. Le soir même. Aussitôt que j'ai été rentré. Je me suis précipité sur le site « Toute nue », le cœur battant. Trouver son pseudo, Élise 92, ce fut un jeu d'enfant. Il y avait huit photos d'elle, toutes le visage flouté. Trois de ses seins. Deux de ses fesses, bien cambrées. Et une, une seule, de son petit fendu d'amour, en gros plan, délicatement entrebâillé. Il y avait aussi, bien sûr, celle du mail, celle que j'avais vue non floutée. Et une dernière qui m'a abasourdi. Parce que celle-là, c'était moi qui l'avais prise, à sa demande, sur le campus, au tout début de l'année précédente. Elle y portait une sage petite robe à fleurs. Et, elle avait, comme sur toutes les autres, flouté son visage.
Il y avait une légende. « Coucou, mes petits trésors! Vous voyez quoi de spécial sur cette photo? Rien? Vous voyez pas? Vraiment? Ben non, forcément, vous pouvez pas. C'est que j'ai pas de culotte. J'en mets jamais quand il fait beau. On se sent tellement mieux. Et puis, quand je suis en cours, l'idée que je suis toute nue là-dessous et que personne ne s'en doute, ça a quelque chose de particulièrement savoureux. J'adore… »
Oui. Eh bien, moi, maintenant, je savais. Et ça allait tout changer. Beaucoup de choses en tout cas. Parce que, quand je serais sur les bancs de l'amphi, flanc contre flanc, avec elle… Va t'empêcher de bander comme un âne, toi, dans des conditions pareilles.
Il y avait une légende. « Coucou, mes petits trésors! Vous voyez quoi de spécial sur cette photo? Rien? Vous voyez pas? Vraiment? Ben non, forcément, vous pouvez pas. C'est que j'ai pas de culotte. J'en mets jamais quand il fait beau. On se sent tellement mieux. Et puis, quand je suis en cours, l'idée que je suis toute nue là-dessous et que personne ne s'en doute, ça a quelque chose de particulièrement savoureux. J'adore… »
Oui. Eh bien, moi, maintenant, je savais. Et ça allait tout changer. Beaucoup de choses en tout cas. Parce que, quand je serais sur les bancs de l'amphi, flanc contre flanc, avec elle… Va t'empêcher de bander comme un âne, toi, dans des conditions pareilles.
Ses photos avaient totalisé près de vingt-deux mille vues et avaient suscité de nombreux commentaires. Elle répondait à certains d'entre eux, ravie des réactions qu'elle suscitait. Je la découvrais sous un jour complètement différent. Elle se lâchait et ne laissait rien ignorer à ses admirateurs du plaisir qu'elle éprouvait à se dénuder devant eux et à se laisser désirer. Elle se faisait même très explicite. « Quel bonheur de songer à toutes vos queues qui gonflent pour moi. Qui se dressent. Qui pointent orgueilleusement vers ma petite chatte. Soulagez-vous, mes chéris! Bandez! Giclez! C'est que du bonheur. Pour vous comme pour moi. »
Il y avait Lydia. Étudiante consciencieuse. Jeune fille sage. Dont j'avais énormément de mal à m'imaginer, en cours, qu'elle était parfois nue sous sa robe et que, le soir, rentrée chez elle, elle devenait Élise. Élise l'exhibitionniste. Élise l'allumeuse.
Avec l'une, j'étais le bon camarade qui, comme elle l'avait souhaité, faisait mine d'ignorer ce qu'il avait découvert.
Et, avec l'autre, j'étais le mâle en rut qui passait toutes ses soirées et une bonne partie de ses nuits avec elle. Qui s'épuisait de plaisir en la contemplant dans toute sa vérité.
Avec l'une, j'étais le bon camarade qui, comme elle l'avait souhaité, faisait mine d'ignorer ce qu'il avait découvert.
Et, avec l'autre, j'étais le mâle en rut qui passait toutes ses soirées et une bonne partie de ses nuits avec elle. Qui s'épuisait de plaisir en la contemplant dans toute sa vérité.
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Commentaires ()
Merci pour cette belle histoire.
Ça m'est arrivé un jour d'envoyer un SMS à un ami en croyant l'envoyer à l'homme avec qui je venais de passer la nuit. Heureusement que j'étais restée sobre dans le message.
Merci pour cette belle histoire.
La qualité de l'écriture ne gâche rien. C'est soigné, rythmé.
Merci.
Mais ce n'est absolument pas le propos ici. Ce ne le sera pas non plus le propos au cours des chapitres suivants.
Je m’installe pour la suite.