Jean-Louis, paysan célibataire
Chapitre 1
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Jean-Louis, paysan célibataire — Chapitre 1

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Jean-Louis, paysan célibataire

Chapitre 1

Jean-Louis, paysan célibataire
Ce soir comme chaque soir, Jean-Louis est à table. Il vient de regarder la météo et s'apprête à regarder les informations sur sa vieille télé cathodique.
Après avoir soigné ses animaux et fermé tous les bâtiments, il est rentré dans la maison et a préparé un souper consistant. Soupe aux légumes, pommes de terre au lard et fromage. Il vient de ranger sa vaisselle après l'avoir lavée.
Avant de s'installer dans son vieux fauteuil, il jette un œil dehors, ça fait déjà une heure qu'il neige à gros flocons. Il n'a pas dégelé de la journée, la neige va tenir un bon moment. Ça l'inquiète, il ne pourra pas sortir ses vaches, demain elles vont beugler sans discontinuer dans l'étable.
Il observe la neige, au moins dix centimètres déjà. Un bourdonnement et un faisceau lumineux trouent la nuit. Une voiture passe tout doucement sur la route qu'il distingue à peine, à trente mètres de la maison. Jean-Louis s'alarme, cette voiture s'est égarée, c'est sûr. La route mène à une autre ferme, et elle bifurque à l'équerre cinquante mètres plus loin. Il marmonne entre ses dents.
— Elle va se planter dans le virage, elle ne roule pas vite, mais la route n'est presque plus visible, quand le conducteur va s'en rendre compte, elle sera déjà dans le fossé.
Il reste observer la voiture. Encore quelques secondes et sa prévision se réalise.
Jean-Louis est un vieux garçon, enfin vieux, pas tant que ça, trente-trois ans ses cheveux châtainfoncé commencent à s'éclaircir sur son crâne. Il est trapu un mètre soixante-dix-sept pour quatre-vingt-sept kilos. Depuis qu'il a perdu ses parents il y a deux ans, il mange un peu n'importe quoi, il se remplit quand il a faim. Il compense sa solitude par un travail acharné, ne comptant pas ses heures. D'ailleurs comme dans toutes les fermes, il n'y a pas d'heure, il y a le travail à faire, on s'arrête quand tout est fait et voilà tout. Il maugrée.
— Non d'un chien, qu'est-ce qu'elle est venue faire là, elle n'a pas vu le panneau au village ou quoi ? Il ne me reste qu'à aller la sortir de là avec le tracteur.
Ni une, ni deux le voilà qui enfile sa grosse canadienne, son chapeau-feutre et ses bottes. Il sort et va au hangar, ouvre la grande porte coulissante, attrape la chaîne de remorquage, celle qui sert à désembourber les machines dans les champs, met le tracteur en route et se dirige vers la voiture.
Arrivé sur les lieux, c'est à peine si la conductrice, car c'est une femme au volant, se remet de sa surprise, elle n'a pas bougé, toujours derrière son volant. Jean-Louis toque à la vitre, elle la baisse.
— Bonsoir ? Comment allez-vous, vous ne vous êtes pas fait mal ?
— Non ça va, je n'ai rien, enfin je crois, mais ma voiture doit être abîmée.
— Je vais vous sortir de là.
— Je ne comprends pas, il n'y a plus de route ?
— Si, mais elle tourne à l'équerre vers la droite, vous avez fait un tout droit. Cette route mène à une ferme. Vous n'avez pas pris la bonne direction au village.
— Je n'ai rien vu avec tout ce qui tombe.
— J'accroche la voiture et quand elle sera sortie de là vous allez me suivre jusque chez moi si elle marche encore, sinon je vous remorque. Le choc n'a pas été bien grand, les airbags ne se sont pas déclenchés.
Jean-Louis accroche sa chaîne au tracteur et à la voiture, une petite manœuvre plus tard la voiture est de nouveau sur la route. Il revient à la portière et demande.
— Voyez voir si elle démarre.
La femme au volant lance le moteur, le grincement sous le capot est de mauvais augure. Jean-Louis va sur l'avant de la voiture, la calandre est enfoncée.
— La voiture est abîmée le radiateur doit toucher le ventilateur. Il faudra réparer. Je vous remorque jusque chez moi. Je vais accrocher votre voiture par l'avant.
En un rien de temps l'ensemble fait route vers la ferme. Rentré sous le hangar, Jean-Louis décroche la voiture et la pousse à côté du tracteur.
— Allez, venez avec moi, on va se mettre au chaud.
La femme sort de sa voiture, et Jean-Louis découvre une jeune dame brune au teint mat petite et fluette, pas de seins marqués, mais de jolies fesses bien dodues, elle n'est pas équipée pour le temps qu'il fait. Une jupe droite unie beige et un pull du type irlandais écru et pas de veste. Elle est chaussée d'escarpins. Une paire de lunettes à la monture noire et aux verres épais lui mange le visage.
— Je m'appelle Jean-Louis, venez avec moi.
— Moi c'est Angelina, j’ai réservé pour une semaine, pas loin d'ici. Je crois que ma semaine de vacances est compromise.
— Il vous faudra les services d'un garagiste. Je vais appeler celui du village demain matin. Vu l'heure vous n'avez pas dîné, je suppose.
— Non je comptais manger une fois arrivé, j'ai ce qu'il faut dans la voiture, mais la neige m'a retardée et maintenant je suis bloquée chez vous.
— Allez Angelina, ne vous tracassez pas, vous êtes à l'abri et la voiture ça se répare. Je vous réchauffe un peu de soupe et ensuite je peux vous proposer des pommes de terre au lard, il m'en reste ou alors du fromage.
— Une soupe et un petit morceau de fromage me suffiront c'est gentil de me secourir comme ça, ça me touche.
Durant son repas Angelina raconte son travail de comptable dans un atelier de couture et sa vie de célibataire. Elle reconnaît que physiquement elle n'est pas très gâtée par la nature, sa forte myopie lui gâche la vie. Elle n'est pas vraiment timide, mais taciturne. Ses amies lui disent « on ne sait pas à quoi tu penses ». Le repas terminé, Jean-Louis se tourne vers son hôte.
— Je n'y ai pas réfléchi, mais il y a un problème. Pour moi, il est l'heure d'aller au lit et je n'en ai qu'un, on va être obligé de le partager. Je vous propose d'y aller en premier et quand vous serez couchée, je viendrai à mon tour me mettre au lit. Je vais vous sortir une de mes chemises de nuit. Venez je vous conduis à la salle de bain. C'est un peu rustique, vous allez voir, mais ça me suffit. J'espère que ça ne vous rebutera pas.
— Vous me dépannez, vous m'hébergez, j'aurais mauvaise grâce de faire la mijaurée. Partager le même lit par contre me gêne, je n'ai pas l'habitude de le faire, j'ai toujours eu mon lit, seule.
— Malheureusement je n'ai pas d'autre solution, sachez que je ne suis pas un satyre maléfique. Je saurai vous respecter, n'ayez crainte.
— Finalement je n'ai pas le choix.
— Alors venez, voilà la salle de bain, pour la chemise de nuit, je n'ai pas autre chose à vous proposer, elle sera un peu grande, c'est tout.
Angelina entre dans la salle de bain tandis que Jean-Louis va à l'armoire de sa chambre sortir le vêtement.
— Tenez, et le linge de toilette est dans ce placard, n'hésitez pas à vous servir. J'attends que vous soyez au lit pour venir à mon tour.
Environ dix minutes plus tard, l'appel arrive. Jean-Louis vient à son tour se préparer pour la nuit et rejoint Angelina dans le lit. Elle est droite comme un piquet, couchée tout au bord. Il se couche à son tour.
Bien évidemment, la proximité pour ces deux êtres qui ne se connaissaient pas deux heures plus tôt les empêche de trouver le sommeil. Et ce d'autant plus que tournée vers l'armoire et son miroir elle a distingué l'érection monumentale sous la chemise de son bienfaiteur. Le dilemme s'est imposé, jaillir du lit en criant au scandale ou ne pas réagir. Il y a aussi le petit sentiment de satisfaction, il bande pour elle, c'est indéniable et flatteur. Aussi ne réagit-elle pas. Va-t-il tenter quelque chose ?
Jusqu'à présent Angelina, n'a pas connu grand-chose de l'amour. Elle y a cru un temps, seulement les trois petits mois où elle est sortie avec un gars qui lui a conté fleurette le temps de la mettre au lit et de la déniaiser, avant de disparaître de sa vie. Deux autres fois elle a cédé aux avances de garçons, elle y avait cru, c'était un leurre. Depuis elle s'est plongée dans le travail et ne fait plus cas des hommes qui lui font des avances.
La situation actuelle est inédite, elle est avec un gars en érection dans le même lit et craint autant qu'elle le souhaite qu'il se passe quelque chose. Les aventures précédentes lui ont laissé, sexuellement parlant, des souvenirs plaisants. Mais il semble que ce Jean-Louis soit du genre respectueux, à part tourner dans le lit pour chercher le sommeil il évite soigneusement de la toucher.
Angelina se décide et se retourne face à son hôte. Dans la pénombre elle le voit de face la tête enfoncée dans l'oreiller et les yeux ouverts.
— Je n'arrive pas à dormir, chuchote-t-elle.
— Moi non plus, je n'ai pas l'habitude d'avoir quelqu'un dans mon lit.
— Vous n'avez jamais eu de femme dans votre lit ?
— Si, j'ai eu des petites histoires qui n'ont jamais abouti, vivre avec un paysan suppose une vie à part, les journées à rallonges, le bruit des tracteurs, les odeurs de fumier, tout ça a rebuté.
— Moi c'est ma myopie qui me bride mes grosses lunettes font fuir, je n'ai pas vraiment connu l'amour, celui avec un grand A.
— En tout cas je peux vous dire que sans vos lunettes je vous trouve très belle, vous avez un visage agréable à regarder. Vous n'avez pas essayé les lentilles ?
— J'ai du mal à les supporter, je ne sais pas pourquoi.
— Vous ne cherchez pas à vous cacher derrière vos lunettes ? C'est un bon moyen de dissuasion, vous rendre moins visible en somme.
— Je n'ai pas l'impression, j'ai toujours porté des lunettes.
— En tout cas, en entrant dans la chambre, je vous ai vue tout emmitouflée sous la couette, seul votre visage émergeait, j'ai été frappé par sa beauté.
— Au point d'avoir une réaction physique. Je l'ai remarqué, j'avais les yeux entrouverts et je vous ai vu dans la glace.
— Ça vous étonne ? La première fois depuis si longtemps qu'une fille va dormir dans mon lit, c'était plus fort que moi, désolé de vous avoir alarmée.
— Je n'ai pas eu peur, une telle réaction à mon égard, c'est flatteur.
— Angelina, je vais te tutoyer, c'est vrai, tu me fais de l'effet, si tu te sens flattée, peut-être aimerais-tu une flatterie plus physique. On ne se connaît pas vraiment, ne crois pas que je veuille profiter de toi, je sais seulement que j'aurai du mal à dormir cette nuit avec toi si proche de moi.
— Je craignais que tu me sautes dessus, c'est le contraire qui se produit, tu me dis franchement ta pensée et tu me laisses le choix, j'avoue que ça me tente.
— Oh ! Angelina, comme je suis heureux, ta réponse me comble, tu m'offres un baiser ?
Sans plus attendre, elle tend ses lèvres et c'est avec gourmandise qu'elle reçoit un bisou tendre. Elles sont loin de son esprit, la neige et sa voiture abîmée, c'est un frisson qui lui court le long du dos et qui lui percute ses deux pôles, son cerveau qui passe en mode abandon et son sexe, en mode réceptif.
Au contact des lèvres de Jean-Louis, le désir la touche en plein cœur, quand leurs langues font connaissance un autre combat commence, un duel qui exacerbe leurs envies.
Les mains entrent en jeu, celles de Jean-Louis, passent des cheveux à la nuque, descendent dans le dos jusqu'aux fesses, saisissent le bas des deux chemises et les remontent. Leurs jambes se croisent, l'une vient s'appuyer sur l'intimité d'Angelina quand l'autre vient taquiner les bourses. La verge elle, vient affirmer sa vigueur entre les ventres dénudés. Le désir est flagrant, l'un comme l'autre on l'envie d'aller au bout, de donner et de prendre.
Angelina est déjà dans son trip, son sexe se gonfle et s'humidifie, elle en a parfaitement conscience, elle est prête à recevoir en elle l'organe mâle qui lui titille le ventre. Sa longue période d'abstinence va enfin se terminer. Elle tient à bras-le-corps son partenaire et n'a pas l'intention de le lâcher avant d'avoir eu satisfaction.
Jean-Louis a les mains sur les fesses de son amante, depuis le temps qu'il espérait une relation, son besoin est immédiat, il ne veut pas attendre une minute de plus, sa frustration est prégnante, depuis le temps qu'il voit son cheptel copuler sans retenue. Il passe une main entre les globes fessiers et caresse du doigt la vulve, quand il touche le clitoris déjà bien lubrifié et turgescent, un grognement lui dit que celle qu'il a contre lui n'attend que ça. Elle se cambre au-devant de la caresse, un espace se crée entre eux, elle y glisse la main, saisit le vit et le dirige vers son intimité. La cambrure s'inverse, le gland se perd entre les lèvres avides. Du bout du doigt, il pousse son sexe en elle.
D'un mouvement des jambes et des reins, il vient au-dessus d'elle. Son sexe plonge doucement. Elle relève les jambes, et le voilà planté jusqu'à la garde, ses bourses, posées sur son anus à elle. Il fait une pause et lui murmure à l'oreille.
— Oh ma douce, depuis le temps que je rêvais d'une femme dans mon lit. Mon souhait se réalise enfin.
— Je peux dire la même chose, j'ai eu il y a longtemps, le droit de goûter aux amuses-bouches, cette fois j'ai très envie d'un festin complet. Accordons-nous le festival de nos rêves.
Cramponnés l'un à l'autre, ils s'abandonnent à ce que leurs sens leur dictent, doucement d'abord puis de plus en plus vite. Les coups de boutoir sont désordonnés, forts ou rapides. Angelina a croisé les jambes dans le dos de son baiseur, elle a la bouche ouverte cherchant un souffle hypothétique, elle dodeline de la tête toute à son plaisir, elle n'a déjà plus conscience de son corps, seul ce qui se passe dans son sexe existe dans l'instant. À chaque poussée au fond de son vagin, la tension monte d'un cran, elle vibre, elle attend l'instant crucial, cet instant qui finit en un océan de jouissance.
Jean-Louis s'active, il varie le rythme, la force et la vivacité de ses mouvements, son envie de jouir il la réfrène tant qu'il peut. Le vagin peu à peu se resserre ou est-ce son sexe qui grossit, peu importe, il se sent de plus en plus à l'étroit dans le fourreau qu'il occupe avec délice.
C'est inéluctable, vient le moment fatidique, au fond de son ventre, il sait que la cataracte se prépare à jaillir. Le torrent tumultueux se déchaîne, et fuse en pulsions rageuses.
La verge plantée jusqu'à sa racine tressaute, jusqu'à ce que la dernière goutte soit évacuée, pas d'économie possible.
Angelina est tendue à l'extrême lorsqu'elle perçoit le premier jet arroser le col de son utérus. Son sexe se contracte sur le vit qui pulse, elle feule longuement son plaisir et soudain tout son corps se relâche, jambes retombent, ses bras s'étalent sur le lit, sa tête dodeline en tout sens, elle nage dans un univers irréel, elle flotte en apesanteur. Au bout d'un temps, elle revient doucement à la réalité, son sexe est encore resserré sur la verge qui se recroqueville doucement. Son amant, le corps tétanisé, se libère de la tension accumulée, une douce euphorie envahit son esprit. La satisfaction du mâle qui vient de remplir son office.
Les deux amants se séparent, leurs corps alanguis après l'effort. Ils s'enlacent, s'embrassent, heureux du bonheur qu'ils se sont accordé.
— Bonne nuit, ma douce.
— Bonne nuit mon vigoureux étalon.
Angelina, dans une dernière réflexion se dit : j’ai en moi une armée de ses gènes qui se démènent. L'épuisement la gagne après toutes ces émotions, elle ne se rend pas compte quand elle s'endort.
Six heures du matin, Jean-Louis se réveille comme toujours sans qu'il ne soit besoin de réveil. Au moment où il met les pieds au sol, la mémoire et sa soirée tumultueuse lui reviennent à la vue de la femme qui dort dans son lit. Son cœur palpite un instant au souvenir de la nuit passée. Vite fait il ramasse ses vêtements et file dans la salle de bain. Une toilette rapide comme chaque matin, il s'habille et dans la cuisine il fait couler un café. Il va à la porte, et l'ouvre, allume l'éclairage extérieur. La neige est tombée une bonne partie de la nuit, une bonne vingtaine de centimètres. Il se murmure entre les dents :
— Avec tout ce qui est tombé, mon invitée n'est pas près de partir. Tout à l'heure je vais appeler le garagiste. Lui non plus ne pourra pas venir jusqu'ici sans doute. Allez au boulot, neige ou pas, il faut soigner les bêtes.
Il se dépêche de boire son café brûlant, enfile sa canadienne, son chapeau ses bottes et fille à l'étable traire ses vaches. Durant plus d'une heure, il soigne ses bêtes, puis nettoie minutieusement le matériel de traite, ensuite il leur donne une ration de fourrage. Il est huit heures passé quand il revient dans la maison pour son petit-déjeuner. Dans une ferme l'activité est physique et le travail intense, il s'octroie deux grandes tartines beurrées avec son grand bol de café gardé au chaud dans la cafetière thermos. Aujourd'hui son programme de travail est chamboulé, au lieu du travail des champs il va faire l'entretien du matériel sous le hangar. Il a presque fini son repas quand la porte de la chambre s'ouvre sur Angelina emmitouflée dans une couverture et sans ses lunettes.
— Bonjour Angelina, as-tu bien dormi ?
— Mon Dieu oui, il y a longtemps que je n'ai pas si bien dormi, nos folies d'hier soir y sont sûrement pour quelque chose.
— Ho, folies c'est un bien grand mot, il n'y a eu qu'une relation entre deux êtres en mal d'affection. Si tu parles de folies, c'est que tu as apprécié, je suppose.
— Je dirais même que ça a été libérateur. J'étais coincée dans mes idées de fille moche, ne sachant pas séduire, tu m'as dit que tu m'as trouvée belle, ce compliment m'a touchée au fond du cœur.
— Et je le redis, tu es encore plus belle ce matin au saut du lit, tu es reposée, fraîche, épanouie.
— Jean-Louis arrête avec les superlatifs.
— Aujourd'hui est un jour à marquer d'une pierre blanche, mes sentiments pour toi sont aussi purs que toute la neige qu'il y a dehors.
— Il a beaucoup neigé ?
— Environ vingt centimètres. Tu n'es pas près de partir d'ici, je me demande même si le mécanicien pourra venir chercher ta voiture.
Arrivée près de la table, elle se penche et embrasse le front de son amant. Il relève la tête et lui tend les lèvres.
— Il ne fait pas très chaud chez toi, j'ai pris la couverture sur moi.
— Je ne chauffe presque pas, je ne suis pas beaucoup ici, je suis toujours dehors.
— Ma valise est restée dans ma voiture, tu veux bien aller me la chercher ?
— Je range mon bol et donne-moi tes clefs, je vais y aller de suite.
Cinq minutes plus tard, il revint la valise à la main.
— Tiens tu vas pouvoir t'habiller, je vais la poser sur le lit, veux-tu déjeuner avant ?
— Non je te suis, je vais me trouver des vêtements chauds.
Dans la chambre, Jean-Louis pose la valise sur une chaise et se tourne nez à nez face à Angelina. Leurs regards se croisent. Les cils papillonnent il la prend par les bras puis la ceinture à la taille, elle se colle contre lui, une onde de concupiscence les envahit. Elle laisse la couverture tomber à terre, lui passe les bras autour de son cou et lui tend les lèvres. Ensuite c'est avec une frénésie qu'ils se dénudent. Elle se laisse tomber sur le lit cuisses ouvertes, sexe gonflé exposé a la vue.
Le maître des lieux s'agenouille devant ce tableau digne de Courbet, il y plonge la tête, langue tendue en avant. Ses narines palpitent sous les effluves féminins, exacerbant son désir, mais avant il veut déguster cet abricot qui lui est offert. Il écoute son instinct, et les réactions de sa douce amie. Sa langue fouille entre les lèvres, allant de l'entrée de la caverne au petit piton dressé qu'elle suce, taquine, et masturbe. Angelina s'agite, lui pose les mains sur la tête, ses onomatopées deviennent des cris.
— Encore Jean-Louis, je vais jouir, Ah... Ah...
Elle a les jambes posées dans son dos à lui, et de ses mains, elle lui écrase la tête sur son sexe.
Enfin repue elle se calme, relâche son étreinte.
— Je veux ton sexe en moi, je te veux en moi, viens.
Son amant vient au-dessus d'elle, elle saisit la verge tendue et la positionne face à son antre. Jean-Louis n'a qu'à investir le sexe offert. Son vit s'enfonce doucement, ses burnes se posent sur l'anus. Il fait une pose avant de commencer à s'activer. Lentement il commence à limer. Attentif, il observe son amoureuse, réagir à son action, sur son visage il voit les grimaces de la jouissance qui monte. Il est heureux quand les vocalises commencent à envahir la chambre. Angelina se démène sous lui, craignant d'être désarçonné, il se plante pubis contre pubis et la laisse s'activer.
Maintenant les cris sont continus, c'est un son de gorge profond, d'un coup elle s'accroche et l'attire contre elle, ceinturant sa taille de ses pieds et le piégeant en elle, seuls ses reins sont actifs elle se masturbe sur le vit qui la possède. Jean-Louis l'avertit.
— Angelina je viens !
— Donne-moi tout, remplis-moi de ton jus, inonde-moi.
Dès la première pulsion, c'est le paroxysme. Angelina se met à trembler, son corps est secoué, un long cri rauque s'échappe de sa bouche et ses muscles se relâchent. Elle s'effondre sur le lit.
Jean-Louis expulse en plusieurs jets sa semence. Les derniers coups de piston glougloutent dans les fluides des amants. Il se laisse aller sur le côté ceinturant sa partenaire avec une tendresse infinie. Sa vie de célibataire lui revient en mémoire, une énorme bouffée de bonheur éclate. Un sourire naît sur ses lèvres. Il pense avoir trouvé la femme de sa vie.
Quelques minutes passent avant qu'il songe à bouger, enfin il se lève, encore abasourdi par ce qui lui arrive. Hier quand la neige s'est mise à tomber, il était loin de s'imaginer tout ça. Sa vie vient d'être chamboulée au point d'oublier le travail qui l'attend sur l'exploitation. Tout en se rhabillant, il contemple son nouvel amour qui récupère les yeux fermés. Étalée sur le lit la vue de sa nudité impudique le grise de nouveau, mais il doit aller travailler. Une ride sur le front, un souci émerge dans son esprit. Elle s'est endormie. Il la recouvre avant de quitter la chambre.
— Il faut que je lui en parle, je n'ai même pas pris mes précautions, elle n'a pas évoqué quoi que ce soit. Il est vrai que ça nous est tombé dessus aussi vite que la foudre.
Dans la cuisine il lui prépare un petit-déjeuner copieux. Pose auprès un bouquet sec récupéré sur le buffet et prenant un bloc note, lui écrit un petit mot.
— Angelina, ma douce, tu es arrivée dans ma vie avec la neige, tu es rentrée dans mon cœur, je t'en remercie, je vais au travail, s'il te manque quelque chose, appelle-moi, voici mon numéro. Je vais rentrer vers dix heures pour demander au garagiste de passer voir ta voiture.
Ensuite il enfile ses vêtements de travail, ses bottes et se rend sous le hangar.
La neige qui couvrait la voiture a fondu, l'avant est enfoncé surtout sur le côté gauche. Ensuite il va à l'étable voir si les vaches ne manquent de rien. Puis il se lance dans l'entretien du matériel, il est déjà temps de préparer les machines pour les travaux de printemps.
Vers dix heures il rentre à la maison, il trouve Angelina dans sa chemise de nuit, un gros pull passé par-dessus, assise à table en train de déjeuner. À sa vue il a une réaction immédiate, il est de nouveau à l'étroit dans son boxer. Il va vers elle et lui pose un bisou sur le front.
— Bon appétit ma douce, tu ne m'as pas appelé ?
— J'ai vu que tu comptais rentrer vers dix heures, je n'allais pas te déranger dans ton travail.
— Je vais appeler le mécanicien, mais il est probable qu'il ne pourra pas venir chercher ta voiture, il y a trop de neige.
— Je vais appeler ma location pour les prévenir. Je vais être obligée de rester chez toi.
— Ce qui n'est pas du tout pour me déplaire. J'espère seulement que tu auras de la patience et que tu pourras me supporter. Le célibataire que je suis a pris un tas de mauvaises habitudes. Bon je retourne travailler. Tâche de t'occuper, mets la télé en route, faits comme chez toi. Moi il fait que je surveille une vache qui va mette bas.
— Ah, quand tu en parles, j'ai pris des risques en ce sens sans y penser, je préfère te le dire.
— Ce n'est que ce matin que ça m'a traversé l'esprit. Je m'étonne, tu n'es pas inquiète pour autant.
— J'envisageais d'en faire un toute seule, comme je n'avais pas de partenaire, de toute façon.
— Si le cœur t'en dit il y a de la place ici pour toi, à toi de voir.
— Je vais me trouver des vêtements chauds et je t'accompagne, mais je ne voudrais pas te déranger, j'aimerais seulement me faire une idée du travail à la ferme. Ça me changera de la comptabilité.
— Alors là, je vais tout faire pour te convaincre, dans une ferme tu ne me croiras pas nous avons des tonnes de papiers à remplir, si tu restes tu auras de quoi t'occuper.
— Tu m'en parles comme si j'étais déjà installée ici.
— En tout cas tu y es pour plusieurs jours, tu auras le temps de voir et d'y réfléchir.
Les deux amants ont passé la journée ensemble, le temps partagé entre activités intenses et bisous tout doux.
Le soir venu, quand ils se sont couchés, la bête à deux dos s'est démenée dans le lit, les cris ont fusé et le sommier a craqué. Ils avaient tellement de retard d'affection à rattraper qu'ils n'ont réfréné aucune envie.
Comme a dit Jules César. « aléa, jacta est »
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Leamartin
19 août 2024 à 14:20
Belle histoire, vivement la suite
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Photo de profil de Ced67220
Ced67220
11 août 2024 à 10:36
Top génial
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Mid Ocean
8 août 2024 à 09:31
J'ai beaucoup aimé, c'es frais, naturel, l'amour vrai sans fioritures. La vie à l'état pur.
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Utilisateur supprimé
7 août 2024 à 09:50
Simplement merveilleux, vivement la suite.
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yug0lit0
6 août 2024 à 23:41
ça va finir devant monsieur le maire ça
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Photo de profil de Jean-Pierre67
Jean-Pierre67
6 août 2024 à 22:20
C'est bien vrai !!!

Mais un peu long ............................;o))
Modifié 6 août 2024 à 22:25
Soyez respectueux
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Seblolo314763
6 août 2024 à 21:56
Bonjour superbe histoire d amour bien écrit, qui sera magnifique avec une belle suite croustillante.
Soyez respectueux
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