Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Nos rêves fous — Chapitre 1 · Prémices amoureuses
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Nos rêves fous
Chapitre 1 · Prémices amoureuses
Je viens de me réveiller. Mon bras est en travers de la poitrine de Pierre, ma jambe gauche repliée sur sa cuisse. Par les interstices des volets, la lumière blafarde de l'aube commence à baigner la chambre. Mon doudou dort gentiment. Je suis des yeux le visage aux traits relâchés de mon homme qui est sûrement dans un beau rêve. Ma main reste sur la moquette qui couvre sa poitrine et d'un index joueur, j'enroule quelques boucles de poils autour de mes phalanges. A quarante-six ans il reste beau mec. Ses tempes montrent les premiers signes d'un blanchissement plutôt mâle. Je ne l'ai pas entendu venir se coucher hier soir.
Je réalise dans cette sortie de sommeil que nous sommes dimanche et que finalement je n'ai pas à courir ce matin. Pas besoin de me lever et je fais la moue en songeant que je vais avoir du mal à me rendormir. En rêvassant à cela, je tire par mégarde trop fort sur la bouclette que mon doigt vient de former. Pierre pousse une sorte de grognement et je me raidis. Zut ! Pourquoi le faire revenir de son rêve puisque lui non plus ne travaille pas aujourd'hui ? Je défais donc lentement l'écheveau que frise mon index et repose bien à plat la patte qui a failli le déranger.
Je me prélasse dans la pénombre de la chambre n'osant plus faire un mouvement. Lui est sûrement loin de tout ce qui trotte dans ma tête en cet instant. Et je souris aux anges de voir le raidissement que je n'avais pas remarqué, de son sexe qui est littéralement collé sur son ventre. Mon Dieu… ça doit sacrément être sympa pour qu'il bande de cette manière avant même de se réveiller. Encore que c'est bien sûr une imbécilité, ce que je me dis là. Chez les hommes, les érections au petit matin sont courantes.
Je le sais pour en avoir si souvent profité de cette queue bien raide… qui du coup me fait loucher. À quoi peut-il bien penser ? Ou à qui ? Parce qu'après tout, ce n'est peut-être pas moi qui le mets dans un pareil état. Drôle de question avant même le lever, à l'aube d'un petit dimanche matin. Voir son sexe que je connais par cœur, mais dont je ne me lasse pas, raide comme un piquet me donne d'un coup quelques picotements le long de la colonne vertébrale. Démangeaisons qui vont en s'amplifiant et qui inondent mon corps sans que je parvienne à juguler cette envie qui m'envahit.
Inconsciemment, ma main quitte son pelage pour venir se poser, sur le haut de sa cuisse, juste sous le service trois-pièces qui me nargue. Et mon index de nouveau fait de petits cercles sur la peau, jusqu'à frôler les bourses qui dorment là. Pierre n'a aucune réaction malgré cette caresse qui me donne la chair de poule. Enfin ma paume prend délicatement le sac en entier et je referme la main pour y maintenir les deux œufs bien au chaud. Cette fois, il grogne. L'impression très nette qu'il aime la patte qui lui tient les couilles sans violence, et mes yeux s'attardent sur son visage.
Un léger tressaillement des paupières me donne à penser qu'il est désormais éveillé et attentif à ne pas me faire fuir. Il n'en est pourtant pas question. Alors je prends les devants parce que je ne tiens absolument pas à le forcer.
— Tu dors encore mon doudou ?
Aucune réponse de sa part. Et ma main se crispe un peu plus sur la prise qu'elle ne parvient pas à desserrer.
— Tu n'as pas envie de me faire l'amour, Pierre ?
— Mmm !
— Ah ! Je me doutais bien que tu faisais semblant… il y a un moment déjà que tu es éveillé…
— Ben ma chérie, tu m'as sûrement arraché une bonne poignée de poils tout à l'heure… alors difficile de dormir dans ces conditions… mais ne te prive pas… puisque tu as si bien commencé la matinée.
— Mmm !
— Ah ! Je me doutais bien que tu faisais semblant… il y a un moment déjà que tu es éveillé…
— Ben ma chérie, tu m'as sûrement arraché une bonne poignée de poils tout à l'heure… alors difficile de dormir dans ces conditions… mais ne te prive pas… puisque tu as si bien commencé la matinée.
Son visage se tourne sans que le reste de son corps ne bronche et il me colle les lèvres sur le front. Un bisou sibyllin qui me met le feu. Ma patte qui cramponne encore ses burnes remonte avec son aval, vers la hampe tendue. Je l'effleure d'abord, du bout des doigts, monte et descends à plusieurs reprises, mais sans trop me presser. Et je soulève mon torse de façon à mieux regarder la bite qui bande de plus belle.
— À qui songeais-tu pour être dans un tel état ? Dis-moi… Pierre… avec qui tu étais ?
— Oh… tu sais les rêves… ça va, ça vient…
— Dis-le-moi tout de même.
— Pourquoi veux-tu le savoir ? Après tout un rêve, c'est très personnel.
— S'il te plait… raconte-moi ce qui t'a mis dans un pareil état…
— Pas sûr que tu apprécierais… pour de bon ce que tu as interrompu en m'épilant sauvagement.
— Comme tu y vas… j'ai juste fait une frisette là et… s'il te plait… je veux savoir. Après tout, on partage tout, alors pourquoi pas tes rêves… ou les miens le cas échéant…
— Tant pis pour toi, tu l'auras voulu…
—…
— Oh… tu sais les rêves… ça va, ça vient…
— Dis-le-moi tout de même.
— Pourquoi veux-tu le savoir ? Après tout un rêve, c'est très personnel.
— S'il te plait… raconte-moi ce qui t'a mis dans un pareil état…
— Pas sûr que tu apprécierais… pour de bon ce que tu as interrompu en m'épilant sauvagement.
— Comme tu y vas… j'ai juste fait une frisette là et… s'il te plait… je veux savoir. Après tout, on partage tout, alors pourquoi pas tes rêves… ou les miens le cas échéant…
— Tant pis pour toi, tu l'auras voulu…
—…
Et j'écoute tout en jouant avec la quille de mon mari sa version plutôt hard du rêve qui l'a autant émoustillé.
— Nous étions tous les deux dans un endroit que je ne connais pas… toi tu étais assise près de moi.
— Ah ?
— Oui… le moment est indéfinissable, mais tu étais en jupe assez courte et tu t'amusais à faire passer une de tes jambes sur l'autre, comme si tu voulais allumer un type qui se tenait là. Ne me demande pas qui il était ni pourquoi il se tenait assis près de nous.
— Et tu me laissais faire ça ? Tu veux dire que dans ton songe je posais ma cuisse sur l'autre lascivement pour montrer ?
— C'était plus subtil que cela ma chérie… disons que tu suggérais plus que tu me laissais voir. Mais les yeux du bonhomme étaient rivés sur tes deux cannes.
— Ça te mettait vraiment en joie ? Au point de te faire bander ?
— Ben oui… assurément. Le pire c'est que j'étais ton complice dans cette histoire. Nous avions toi et moi nos yeux plantés les uns dans les autres. Le type lui ne servait que d'exutoire à nos fredaines…
— C'est fou… en fait tu rêvais que j'étais une pute ?
— Non ! Pas tout à fait. Nous étions là pour explorer une facette d'un plaisir différent. Je ne peux pas t'expliquer cela, mais… oui c'est ça, nous voulions tous les deux jouir d'une manière inhabituelle.
— Et il t'arrive souvent de songer à des trucs de ce style ? Tu penses à ça depuis longtemps ?
— Pourquoi ? Ça t'intéresse à ce point de savoir ça ? On a tous des fantasmes non ?
— Les tiens sont gratinés dis donc !
— Souviens-toi que c'est toi qui as tenu absolument à ce que je t'en fasse part… alors, ne viens pas me reprocher ce que je viens de te narrer…
— Bien sûr, bien sûr. Finalement dans mon doudou, il y a un cochon qui sommeille, si je comprends bien.
— Oh là ! Je ne suis pas coupable, et encore moins responsable de ce que mon esprit distille. Tu sais Agnès, c'est sans doute une erreur de t'en avoir fait part.
— Pourquoi tu dis ça ? Et si j'en juge par ce machin-là… tu n'as pas honte de ce rêve !
— Bon sang… ce n'est qu'un songe et je ne me sens pas honteux ou confus d'avoir une érection. Ce n'est pas la première fois que je me réveille en bandant… d'abord tu n'as pas l'air de t'en plaindre du résultat du brassage de mon cerveau !
— Hein ?
— Tu joues bien avec l'objet du délit, si tenté soit-on de croire qu'il y ait une faute…
— Ouais… et je compte bien en faire bon usage… après tout, tu me le prêtes…
— Oh ! Volontiers, même… sers-toi… c'est open-bar !
— Ah ?
— Oui… le moment est indéfinissable, mais tu étais en jupe assez courte et tu t'amusais à faire passer une de tes jambes sur l'autre, comme si tu voulais allumer un type qui se tenait là. Ne me demande pas qui il était ni pourquoi il se tenait assis près de nous.
— Et tu me laissais faire ça ? Tu veux dire que dans ton songe je posais ma cuisse sur l'autre lascivement pour montrer ?
— C'était plus subtil que cela ma chérie… disons que tu suggérais plus que tu me laissais voir. Mais les yeux du bonhomme étaient rivés sur tes deux cannes.
— Ça te mettait vraiment en joie ? Au point de te faire bander ?
— Ben oui… assurément. Le pire c'est que j'étais ton complice dans cette histoire. Nous avions toi et moi nos yeux plantés les uns dans les autres. Le type lui ne servait que d'exutoire à nos fredaines…
— C'est fou… en fait tu rêvais que j'étais une pute ?
— Non ! Pas tout à fait. Nous étions là pour explorer une facette d'un plaisir différent. Je ne peux pas t'expliquer cela, mais… oui c'est ça, nous voulions tous les deux jouir d'une manière inhabituelle.
— Et il t'arrive souvent de songer à des trucs de ce style ? Tu penses à ça depuis longtemps ?
— Pourquoi ? Ça t'intéresse à ce point de savoir ça ? On a tous des fantasmes non ?
— Les tiens sont gratinés dis donc !
— Souviens-toi que c'est toi qui as tenu absolument à ce que je t'en fasse part… alors, ne viens pas me reprocher ce que je viens de te narrer…
— Bien sûr, bien sûr. Finalement dans mon doudou, il y a un cochon qui sommeille, si je comprends bien.
— Oh là ! Je ne suis pas coupable, et encore moins responsable de ce que mon esprit distille. Tu sais Agnès, c'est sans doute une erreur de t'en avoir fait part.
— Pourquoi tu dis ça ? Et si j'en juge par ce machin-là… tu n'as pas honte de ce rêve !
— Bon sang… ce n'est qu'un songe et je ne me sens pas honteux ou confus d'avoir une érection. Ce n'est pas la première fois que je me réveille en bandant… d'abord tu n'as pas l'air de t'en plaindre du résultat du brassage de mon cerveau !
— Hein ?
— Tu joues bien avec l'objet du délit, si tenté soit-on de croire qu'il y ait une faute…
— Ouais… et je compte bien en faire bon usage… après tout, tu me le prêtes…
— Oh ! Volontiers, même… sers-toi… c'est open-bar !
Il me câline les cheveux alors que ma joue posée sur son ventre glisse vers ce qui se tient droit comme un « I » dans mes doigts fermés. Je suis moite d'avoir écouté ses élucubrations. Le contact de ma langue avec le prépuce le fait se cabrer. J'insiste sans emboucher le clairon, à simplement le frôler de la pointe de ma baveuse. J'ai beau ne pas vouloir penser à son « histoire », il m'en reste une certaine envie qui couve au fond de moi. Puis sous l'effet apaisant ou encourageant de ses grosses paluches qui m'invitent à aller plus loin, je me perds dans une pipe qui le fait gémir.
Lui, au bout de longues minutes où j'astique son manche, ne tient plus en place. Il se contorsionne de telle manière qu'il parvient à fourrer son museau entre mes deux cuisses aussi. Et je dois dire que j'apprécie ce souffle chaud qui court sur ma chatte. Il sait comment donner sa langue au matou sans se presser non plus. Nous sommes désormais sur le flanc tous les deux, avec nos trognes qui s'activent sur ce qui est toujours prêt à nous offrir e meilleur de nous, en passant par l'autre. Là, j'avoue qu'il m'est très difficile de continuer à avoir des pensées cohérentes.
Je savoure sa minette et lui ma fellation. À tel point que je bave mon envie dans sa bouche tandis qu'il me crache son amour dans le bec. Mais pas question d'en rester là. Un premier « jet » avant de continuer cette fois dans une position plus traditionnelle, couchée sous lui, les jambes largement ouvertes. Mon doudou sait me faire prendre des postures que beaucoup jugeraient obscènes. Dans ces moments si charnels, le bonheur est bien au-dessus de ces considérations et que ce soit en levrette, ou dans toutes les postures qu'il veut, je me laisse aller à jouir avec un plaisir bruyant. Pierre non plus ne retient pas ses plaintes et ses coups de reins.
Essoufflés, repus de ce bonheur d'une grasse matinée « améliorée », nous finissons comme nous l'avons commencé, avachis l'un sur l'autre. Mais nous sommes maintenant totalement éveillés et conscients. Dehors, le soleil parait inonder la campagne. Ma frimousse est sur sa poitrine, au niveau du creux de son épaule et il me fait des petits bisous sonores qui me font sursauter. Ma patte est de retour sur son torse velu et ma foi, je crois que je suis bien. Dans ma tête et dans mon corps également tout est en place. Restent tout de même les images créées par les propos plutôt coquins de mon Pierre…
— oOo —
Nous avons fini par replonger. Un second round aussi avant de nous lever pour soulager nos vessies, pour satisfaire aussi nos estomacs et remettre en route les machines secouées par des ébats qui nous plaisent toujours autant. Je ne m'en lasse pas et il est évident que chaque fois que je donne, lui prend. Un juste retour des choses, un équilibre parfait pour notre couple vieux de vingt années. Lesquelles n'ont jamais démenti cet amour qui nous lie Pierre et moi ! Un dimanche ordinaire dirons-nous, pour gens heureux qui plus est. Le soleil du matin s'est mué en fin d'après-midi en une petite pluie orageuse.
La soirée s'annonce sous le signe d'un film dominical vu et revu. Quelle importance puisque nous sommes lui sur le canapé, et moi sur un des deux fauteuils qui lui font face ! Je regarde mon doudou attentif aux gesticulations d'un « gendarme » bien connu. C'est vrai que ses tempes se sont argentées et que ça lui donne un air d'homme mûr plaisant. Lui ne semble pas se douter de mes observations à la dérobée. Puis ses mots lors de la narration de son rêve me hantent toujours un peu. Comme je ne suis pas encore en petite tenue de nuit, je souris à l'idée… d'essayer des mouvements de gambettes.
Il n'en faut guère plus pour que je lève le pied droit pour faire monter ma guibolle sur la gauche. Ample geste qui entrouvre largement ma jupe et je sens l'air du salon, pas plus frais que cela qui envahit mon entrecuisse. Je reste ainsi quelques minutes et le haut de ma cuisse du côté de Pierre est dénudé par la posture qui a fait remonter ma jupe. Tout en souplesse, je ramène cette canne au niveau de sa sœur. Pour mieux remettre la gauche cette fois sur sa jumelle. Résultat identique puisque le déplacement est sensiblement du même acabit.
Ça me fait un effet très spécial. J'en souris toute seule, comme seules les folles savent le faire de leurs âneries. Et sans m'en rendre compte, un soupçon d'envie me monte le rouge aux joues. En levant le menton dans la direction de Pierre, je tombe en arrêt sur ses pupilles qui me fixent avec une lueur brillante en leur centre. Il a donc suivi mes manœuvres idiotes, mes essais pour savoir. Il s'aperçoit que je sais qu'il a vu et ses lèvres esquissent une risette.
— Tu es… belle au possible. Bon Dieu comme tu es désirable.
— Hein ? Je… suis désolée… c'était seulement une sorte de jeu.
— Oui ? Mais ne t'excuse de rien. J'aime te voir un peu chienne et ne peux que déplorer être le seul à admirer ce spectacle.
— Quoi ? Parce que tu es en train de me dire que ça te ferait encore plus d'effet si un ou des autres me suivaient des yeux ? C'est un brin pervers non, Pierre ?
— Tu sais Agnès, tout est dans la nuance, le degré. Là tu as su suggérer plus que faire voir et ça… je t'assure que c'est démoniaque pour un mâle. Je suis si fier de toi, ma femme…
— Que c'est compliqué l'esprit des hommes…
— Pourquoi compliqué ? Je ne comprends pas. En sexualité il n'y a rien de sale ou de moche, tant que c'est voulu, désiré par les deux partis…
— Ça te ferait vraiment quelque chose de me voir m'exhiber comme ça ? Comme une salope en fait, même si c'est à ta demande ?
— Je sais ! C'est bien tordu comme idée… mais je pense que les trois quarts des mecs ont un jour une pensée comme celle-là dans la caboche.
— Tu crois vraiment ce que tu me dis là ?
— Oui… et je suis peut-être en deçà de la réalité pour le pourcentage…
—… ? Je ne serai jamais capable de faire ça…
— Tu l'as fait pourtant si naturellement en songeant que je ne te voyais pas… tout n'est qu'affaire de circonstances, de moment sûrement. Dis-moi la vérité… tu n'as vraiment rien ressenti en accomplissant ce que tu juges comme un geste obscène ?
—… je n'ai pas envie d'aller plus loin dans ce débat mon cœur…
— Je respecte… chacun ses idées et ses fantasmes… un jour, tu oseras, qui sait, me faire part d'un des tiens. Je suis toujours prêt à t'écouter mon amour. Agnès… tu sais…
— Quoi Pierre ?
— Tu es la femme de ma vie et pas un seul jour, pas une seule fois je n'ai regretté ce choix. Je t'aime…
— Hein ? Je… suis désolée… c'était seulement une sorte de jeu.
— Oui ? Mais ne t'excuse de rien. J'aime te voir un peu chienne et ne peux que déplorer être le seul à admirer ce spectacle.
— Quoi ? Parce que tu es en train de me dire que ça te ferait encore plus d'effet si un ou des autres me suivaient des yeux ? C'est un brin pervers non, Pierre ?
— Tu sais Agnès, tout est dans la nuance, le degré. Là tu as su suggérer plus que faire voir et ça… je t'assure que c'est démoniaque pour un mâle. Je suis si fier de toi, ma femme…
— Que c'est compliqué l'esprit des hommes…
— Pourquoi compliqué ? Je ne comprends pas. En sexualité il n'y a rien de sale ou de moche, tant que c'est voulu, désiré par les deux partis…
— Ça te ferait vraiment quelque chose de me voir m'exhiber comme ça ? Comme une salope en fait, même si c'est à ta demande ?
— Je sais ! C'est bien tordu comme idée… mais je pense que les trois quarts des mecs ont un jour une pensée comme celle-là dans la caboche.
— Tu crois vraiment ce que tu me dis là ?
— Oui… et je suis peut-être en deçà de la réalité pour le pourcentage…
—… ? Je ne serai jamais capable de faire ça…
— Tu l'as fait pourtant si naturellement en songeant que je ne te voyais pas… tout n'est qu'affaire de circonstances, de moment sûrement. Dis-moi la vérité… tu n'as vraiment rien ressenti en accomplissant ce que tu juges comme un geste obscène ?
—… je n'ai pas envie d'aller plus loin dans ce débat mon cœur…
— Je respecte… chacun ses idées et ses fantasmes… un jour, tu oseras, qui sait, me faire part d'un des tiens. Je suis toujours prêt à t'écouter mon amour. Agnès… tu sais…
— Quoi Pierre ?
— Tu es la femme de ma vie et pas un seul jour, pas une seule fois je n'ai regretté ce choix. Je t'aime…
Je baisse les yeux, touchée par cette déclaration inattendue. Je dois presque faire un effort pour éviter la larmichette qui subrepticement vient voiler mes quinquets. L'a-t-il senti, ou deviné ? Toujours est-il qu'il se lève et se met à genoux devant mon siège. Ses bras musclés entourent mes épaules. C'est tellement bon l'amour de cet homme… Je loge ma tête contre son torse et son parfum me remonte dans les narines. Bon sang… il me sécurise et me rend folle de bonheur ce nounours bienveillant. Je souhaite à toutes les femmes du monde d'en dénicher un tout aussi sensible. Mon visage se tourne vers le sien.
Les mots sont inutiles. Nos deux bouches qui se rejoignent ont beau se réunir souvent, elles nous apportent toujours autant d'émotions. La pelle que nous nous roulons me fait frissonner. Est-ce pareil pour mon doudou ? Je ne lui demande rien, mais je souscris volontiers à ce baiser des plus langoureux. Les suivants sont du reste les prémices à un jeu plus intime. Ses lèvres parcourent des sentiers mille et une fois empruntés, sans jamais que ce ne soit identique. Je chavire dans les bras de mon mari avec une aisance d'autant plus simple qu'il vient de me réitérer son amour.
Évidemment, sur le tapis qui couvre le sol, après l'écartement précipité de la table de salon, nous rejouons la scène de « la bête à deux dos ». Là, Pierre donne la pleine mesure de son savoir et j'apprécie ces allées et venues qui me portent aux nues. Il me parle tout bas, me murmure des mots que mon esprit ne capte pas tant je suis ailleurs. Secouée, limée, baisée de maintes manières, il arrive un moment où les sens ont le dessus sur la chair. Le lâcher-prise est surprenant. Tout mon être se tétanise dans une sorte de boule de jouissance. Par vagues successives, des spasmes incontrôlables me font hurler telle une louve en rut.
Ça dure une bonne partie de la soirée et le générique de fin du film est depuis longtemps fini que nous terminons enfin notre chevauchée luxurieuse. Mon ventre est trempé de la semence de mon homme et lui a le visage luisant de mes sécrétions. Heureux ! C'est le mot qui convient pour nommer notre état d'esprit alors que nous nous donnons la main pour nous relever après notre orgasme dément. C'est l'instant de la douche, pour laver nos corps des traces d'un acte d'amour que nous renouvellerons le plus vite possible… c'est certain !
— oOo —
Le printemps tant attendu tarde à arriver. Nous vivons nos heures quotidiennes, partagées entre boulot et maison. La vie coule sur nous comme l'eau des rivières glisse vers la mer et Pierre ne me parle plus de son « idée farfelue ». Il n'en a pas besoin parce que finalement, le ver est dans le fruit. Il m'arrive au bureau de me relever de mon ordinateur où je dessine les plans des travaux que je dois effectuer pour des particuliers. Et souvent survient l'image dans ma tête, de mes jambes qui se croisent comme pour me hanter. Rien d'incisif, de permanent, juste une fraction de seconde où j'entends Pierre qui me jure son amour pour moi, alors que ma cuisse sous ses yeux lui assèche la bouche.
Dans ma rêverie, je me sens d'un coup dérangée par la sonnerie de la porte de mon bureau. Ma cliente est à l'heure à notre rendez-vous et je dois réagir pour sortir de ma torpeur. Je fonce vers l'entrée pour la recevoir et elle est là.
— Bonjour Annabelle ! Tu vas bien ?
— Agnès… oui, ça va ! Un peu fatiguée par ce printemps qui ne veut pas montrer le bout de son nez…
— Entre… je viens justement de terminer ton projet… je te fais voir ça et nous l'affinons selon tes désirs et envies ?
— Oui… j'ai hâte de voir comment tu vas rendre mon intérieur différent. Et ton Pierre, comment va-t-il ?
— Bien… enfin, il ne se plaint jamais de rien… tu connais mon doudou…
— Oui… un de ces soirs, pourquoi ne viendriez-vous pas diner à la maison… Yann serait heureux de discuter avec ton homme.
— Pourquoi pas… la session des Assises vient de se terminer et la suivante c'est dans trois mois. Il est un peu plus libre. Je lui en parle et on voit ça ? Mais parlons boulot… regarde…
— Agnès… oui, ça va ! Un peu fatiguée par ce printemps qui ne veut pas montrer le bout de son nez…
— Entre… je viens justement de terminer ton projet… je te fais voir ça et nous l'affinons selon tes désirs et envies ?
— Oui… j'ai hâte de voir comment tu vas rendre mon intérieur différent. Et ton Pierre, comment va-t-il ?
— Bien… enfin, il ne se plaint jamais de rien… tu connais mon doudou…
— Oui… un de ces soirs, pourquoi ne viendriez-vous pas diner à la maison… Yann serait heureux de discuter avec ton homme.
— Pourquoi pas… la session des Assises vient de se terminer et la suivante c'est dans trois mois. Il est un peu plus libre. Je lui en parle et on voit ça ? Mais parlons boulot… regarde…
Elle s'assoit près de moi et je fais défiler une à une les pièces avec les plans de sa remise en état de son intérieur. Une image avant et une après… pour qu'Annabelle se rende bien compte du changement radical qui va s'opérer chez elle. Elle est très enthousiaste et à part un ou deux meubles qu'elle tient à changer de place, ce que je lui propose lui convient.
— Alors Annabelle, si nous sommes d'accord, je te fais un devis chiffré. Ça va encore me prendre un jour ou deux et ensuite le début des travaux… disons au plus tard pour la fin du mois ?
— Parfait… je te fais une avance si tu veux !
— On verra ça lorsque j'aurai calculé tes travaux… mais nous serons largement dans ton budget… sans souci.
— Tu es la meilleure… Agnès… sans blague.
— Parfait… je te fais une avance si tu veux !
— On verra ça lorsque j'aurai calculé tes travaux… mais nous serons largement dans ton budget… sans souci.
— Tu es la meilleure… Agnès… sans blague.
Je lui souris et elle se penche vers moi. À tel point que j'ai son décolleté sous le nez. Elle et moi nous sommes nées ici dans cette ville. Nous nous connaissons depuis bien avant nos mariages respectifs. Annabelle aussi semble heureuse dans son ménage avec un brave homme. Yann est de dix ans son ainé. Apparemment ces deux-là s'entendent comme larrons en foire et nous sommes amies et nos hommes s'apprécient. Son invitation est forcément l'assurance d'un moment convivial et ce n'est pas pour me déplaire. La petite brunette qui me balade deux obus mouvant sous les yeux est une jolie femme.
Il y a sûrement un bouton de trop de dégrafé à son chemisier. Est-ce intentionnel ou non ? En tout cas, je ne vais pas lui demander. Et elle est heureuse après avoir vu mon travail. Ce qui est de bon augure pour mes finances après tout. Finalement elle jubile et se repousse sur son siège. Elle aussi porte une jupe qui dénude une partie assez grande de deux cuisses gainées de nylon. Je peux donc presque juger sur pied de l'effet que ça peut faire de « suggérer » comme dit Pierre. De plus… elle n'a aucune raison de se méfier, pas plus que je n'en ai de la mater. Mais c'est vrai que ce genre de chose est instinctive parce que spontanée.
Nous discutons de tout, de rien et sur sa chaise, elle fait sans que j'y trouve à redire, un chassé-croisé de ses deux longues cannettes. De ma place, simplement parce qu'elle est trop éloignée du bureau, ça me coupe le souffle. En faisant le mouvement de croiser les jambes, et bien… je sais que ce ne sont pas des collants qu'elle porte, mais bien des bas et surtout, j'ai deviné sa culotte au fond du corridor qu'elle a ouvert pour positionner sa patte sur l'autre… un sous-vêtement blanc, si je ne m'abuse. L'idée de mon doudou est là qui rejaillit tout bêtement, dans mon esprit.
Bon sang ! Il a raison ! C'est avec une chair de poule inouïe que je revis la scène. Mais Annabelle ne soupçonne pas un seul instant que j'ai chouffé. Elle pérore avec emphase et je l'écoute sûrement d'une oreille distraite. Bon ! Je n'ai rien d'une lesbienne qui s'ignore, c'est vrai, pas plus que je n'ai de tendances bisexuelles. Mais j'avoue que je ressens un drôle de truc de savoir et de me dire que peut-être plus de gens que je ne le pense peuvent être aux aguets de ce petit plaisir. Qui sait si certains n'ont pas déjà, soit vu, soit imaginé… ce qui se cache sous mes jupes ? C'est cette pensée qui me fait de l'effet, je veux le croire.
— C'est d'accord Agnès ? Tu m'appelles dès que vous avez un créneau pour diner à la maison ?
— Oui, oui pas de problème. Mais je dois faire avec l'agenda de Pierre ! Là je suis incapable de te dire quand il sera disponible…
— Je comprends… mais nous serions tellement contents de vous recevoir… et puis tu pourras apporter ton devis. Autant joindre l'utile à l'agréable, non ?
— Oui… c'est un bon argument… bon… ben, j'ai encore du pain sur la planche… embrasse ton Yann pour Pierre et moi et je te promets, je t'appelle rapidement.
— Ça me va Agnès… la bise à ton homme de la part du mien et de moi ! Allez ! Travaille bien… comme toujours.
— Oui… merci… salut Annabelle.
— Ciao, Agnès.
— Oui, oui pas de problème. Mais je dois faire avec l'agenda de Pierre ! Là je suis incapable de te dire quand il sera disponible…
— Je comprends… mais nous serions tellement contents de vous recevoir… et puis tu pourras apporter ton devis. Autant joindre l'utile à l'agréable, non ?
— Oui… c'est un bon argument… bon… ben, j'ai encore du pain sur la planche… embrasse ton Yann pour Pierre et moi et je te promets, je t'appelle rapidement.
— Ça me va Agnès… la bise à ton homme de la part du mien et de moi ! Allez ! Travaille bien… comme toujours.
— Oui… merci… salut Annabelle.
— Ciao, Agnès.
Une bise et la voilà qui file vers la sortie. Ce n'est pas tout ça, mais j'ai vraiment de quoi m'occuper jusqu'à dix-huit heures, avec le chiffrage de ses travaux. De retour à la maison, commence pour moi une seconde journée. Préparer le repas, prendre une douche, attendre Pierre. Et à son retour, je lui fais part de la demande de dinette d'Annabelle. Bien sûr, il est d'accord et pendant qu'il regarde les infos télévisées, je téléphone depuis la cuisine à ma cliente pour lui donner notre réponse.
— Allo ! Bonsoir Annabelle… comme promis je te rappelle pour ta proposition de diner. Pierre est libre tous les soirs de la semaine… alors vendredi soir… si tu veux !
— Vendredi soir… ?
— Oui ! Histoire de marquer le coup de la fin de semaine, puis ton devis sera prêt… mais si ça te dérange… on peut remettre ça à une autrefois.
— Non… non ça ne me dérange pas… nous avons déjà un invité, mais après tout…
— Nous ne voulons pas nous imposer si vous avez quelque chose de prévu.
— Ne t'inquiète pas… et puis plus on est de fous et moins il y a de riz, non ? C'est entendu pour le dernier soir avant le week-end, pas de problème. Bise à vous deux.
— Merci ! Pierre et moi vous embrassons aussi ! À vendredi Annabelle !
— Vendredi soir… ?
— Oui ! Histoire de marquer le coup de la fin de semaine, puis ton devis sera prêt… mais si ça te dérange… on peut remettre ça à une autrefois.
— Non… non ça ne me dérange pas… nous avons déjà un invité, mais après tout…
— Nous ne voulons pas nous imposer si vous avez quelque chose de prévu.
— Ne t'inquiète pas… et puis plus on est de fous et moins il y a de riz, non ? C'est entendu pour le dernier soir avant le week-end, pas de problème. Bise à vous deux.
— Merci ! Pierre et moi vous embrassons aussi ! À vendredi Annabelle !
Voilà. Donc rendez-vous est pris pour ce vendredi soir… bien que j'ai senti dans sa voix une sorte d'hésitation. Vite réprimée, mais elle me reste dans la tête, comme si Annabelle avait dû réfléchir avant de se jeter à l'eau. Je me rassure en songeant qu'après tout, elle sait ce qu'elle fait et puis c'est sûrement l'occasion aussi de faire connaissance avec une ou un de leurs amis. Parce que je suppose que s'ils invitent quelqu'un c'est une personne bien. Et je rejoins mon doudou qui n'est pas loin de s'endormir devant le journal de Delahousse.
— C'est d'accord pour vendredi soir mon cœur… pour nous rendre chez Yann et Annabelle.
— Ah ! Si ça te convient, ça me va forcément. Tu viens t'assoir là ?
— Oui… Annabelle et Yann auront un invité… apparemment c'était déjà prévu.
— Ça ne me dérange pas plus que cela non plus… ils invitent qui ils veulent et puis Yann est un type bien…
— Ah ! Si ça te convient, ça me va forcément. Tu viens t'assoir là ?
— Oui… Annabelle et Yann auront un invité… apparemment c'était déjà prévu.
— Ça ne me dérange pas plus que cela non plus… ils invitent qui ils veulent et puis Yann est un type bien…
Pas un mot de plus, Pierre a tout dit. Il reprend sa somnolence interrompue par mon arrivée et je m'installe dans mon fauteuil, comme chaque fois que nous sommes au salon. La série policière que nous suivons, celle dont demain il ne se souviendra que par fragments, prend fin, alors nous allons nous coucher. C'est moi qui me frotte à sa peau pour rechercher un zeste d'une intimité habituelle. Et fatalement, ce que femme veut monsieur lui donne. Pas de longs préliminaires, pas de chichis. Juste assez de caresses pour que lui bande et que de mon côté je sois suffisamment « humide » pour calmer mon envie. Une soirée douce, mais si ordinaire !
— xxXxx —
À suivre…
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