Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
2 femmes — Chapitre 3 · LEGENDE urbaine
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
2 femmes
Chapitre 3 · LEGENDE urbaine
Et c’est reparti. Je vous entends d’ici râler
— C’est pas clair.
— On ne comprend pas.
— Le récit est brouillon.
— On ne comprend pas.
— Le récit est brouillon.
Mais bon sang (je dis bon sang car je ne veux pas faire appel au divin ici, il a autre chose à faire en ce moment que de se laisser distraire par mes élucubrations). Mais bon sang, comment voulez-vous que ce qui sort de ma plume soit clair lorsque mon esprit est aussi embrumé. Et puis peu importe le con, pourvu qu’on ait les fesses. L’effet studio, c’est pour les photos. Mais ici, je vais laisser mon appareil. Virginie elle même se contentera du plus simple.
Alors voilà, je pose le décor. Que l’on peut situer en deux lieux distincts. Les producteurs n’ont rechigné sur aucun effort, ils m’ont permis deux décors naturels, façon superproduction Hollywood, mais par écrit.
Le premier, le parking de l'entrepôt d’une grande enseigne de grandes surfaces. Je vous avais prévenu, c’est la folie des grandeurs. Sans Alice sapritch, mais avec Virginie. Elle y est cadre en gestion des stocks.
Le deuxième pourrait être l’Entrepot. Mais là, ce serait le nom de la boite de nuit. Elle y est artiste, “ho, comme ils disent”. Ce n’est pas l’Entrepot le nom de la boîte. Enfin, pas encore. Si vous le découvrez en cours de lecture, c’est que j’ai changé d’avis en cours d’écriture.
Virginie, c’est mon héroïne. Lesbienne, un peu exhib, assez docile, alter égo de Sandrine qui n’apparaitra pas ici. Elle travaille donc dans la grande distribution et arrondit ses fins de mois par quelques extraits. Lesquels ? Ben, c’est un peu l’objet de l’histoire.
Et le narrateur, on s’en fout. Je le vire, il ne reviendra pas. Maintenant, soyez attentifs, ca ne va pas être plus clair, mais vous êtes prévenus. Soyez fiers du statut, même DSK a été prévenu.
Alors voilà, je pose le décor. Que l’on peut situer en deux lieux distincts. Les producteurs n’ont rechigné sur aucun effort, ils m’ont permis deux décors naturels, façon superproduction Hollywood, mais par écrit.
Le premier, le parking de l'entrepôt d’une grande enseigne de grandes surfaces. Je vous avais prévenu, c’est la folie des grandeurs. Sans Alice sapritch, mais avec Virginie. Elle y est cadre en gestion des stocks.
Le deuxième pourrait être l’Entrepot. Mais là, ce serait le nom de la boite de nuit. Elle y est artiste, “ho, comme ils disent”. Ce n’est pas l’Entrepot le nom de la boîte. Enfin, pas encore. Si vous le découvrez en cours de lecture, c’est que j’ai changé d’avis en cours d’écriture.
Virginie, c’est mon héroïne. Lesbienne, un peu exhib, assez docile, alter égo de Sandrine qui n’apparaitra pas ici. Elle travaille donc dans la grande distribution et arrondit ses fins de mois par quelques extraits. Lesquels ? Ben, c’est un peu l’objet de l’histoire.
Et le narrateur, on s’en fout. Je le vire, il ne reviendra pas. Maintenant, soyez attentifs, ca ne va pas être plus clair, mais vous êtes prévenus. Soyez fiers du statut, même DSK a été prévenu.
Les légendes peuvent être urbaines comme les rats sont tantôt des villes, tantôt des champs. La légende concernait une belle des champs, amatrice d'espaces naturels et de belles pelouses.
Son appétit pour la pelouse n’est pas légendaire. C’est souvent le vendredi qu’elle se fait lever sur le parking. Ses goûts sont hétéroclites, voitures de sport, voiture de pauvres, voiture de luxe. Pour les conductrices, tout y passe, jeunes bombasses, vieilles peaux flétries. C’est souvent celles-là en voiture de sport. A part celà, nous en savons peu sur sa vie, alors nous fantasmons.
La boîte est rurale, en campagne picarde, bien qu'à quelques minutes de la région parisienne. Les entrepôts sont à mi-chemin entre les deux. Ce qui ne présente aucun intérêt ici. L'auteur doit espérer se faire rémunérer à la ligne un jour.
Alexandre Dumas usait de dialogues pour multiplier les lignes du comte de Monte-Cristo. C'est rarement Cristo qui se fait monter dans mes histoires, même si beaucoup de font démonter. Sans violence, rassurez-vous, mais tenez éloignés les enfants tout de même. Les entrepôts, c’est là où nous bossons tous les deux. Nous sommes plus de deux à bosser, mais à quoi bon vous présenter les autres ?
Virginie, c'est ma responsable des stocks. Moi, je suis magasinier. Une fille sympa, une cheftaine appréciée de ses troupes. Une bombasse. Tous les mecs fantasment. Je suis un mec.
Son appétit pour la pelouse n’est pas légendaire. C’est souvent le vendredi qu’elle se fait lever sur le parking. Ses goûts sont hétéroclites, voitures de sport, voiture de pauvres, voiture de luxe. Pour les conductrices, tout y passe, jeunes bombasses, vieilles peaux flétries. C’est souvent celles-là en voiture de sport. A part celà, nous en savons peu sur sa vie, alors nous fantasmons.
La boîte est rurale, en campagne picarde, bien qu'à quelques minutes de la région parisienne. Les entrepôts sont à mi-chemin entre les deux. Ce qui ne présente aucun intérêt ici. L'auteur doit espérer se faire rémunérer à la ligne un jour.
Alexandre Dumas usait de dialogues pour multiplier les lignes du comte de Monte-Cristo. C'est rarement Cristo qui se fait monter dans mes histoires, même si beaucoup de font démonter. Sans violence, rassurez-vous, mais tenez éloignés les enfants tout de même. Les entrepôts, c’est là où nous bossons tous les deux. Nous sommes plus de deux à bosser, mais à quoi bon vous présenter les autres ?
Virginie, c'est ma responsable des stocks. Moi, je suis magasinier. Une fille sympa, une cheftaine appréciée de ses troupes. Une bombasse. Tous les mecs fantasment. Je suis un mec.
La légende urbaine a la peau dure et lui attribue la peau nue. Il serait facile de lui tordre le coup. A la rumeur, l'intéressée n'a rien fait pour mériter un torticolis. Aller la voir, lui poser la question et n'en parlons plus.
C'est peut être ce que je veux éviter, mettre fin à l'histoire. Un peu comme si la bête du Gévaudan n'était qu'un loup, Jack l'éventreur un simple détraqué, Virginie, une simple cadre. Et puis quitte à aller la voir, autant aller la voir vraiment, sous toutes les coutures et sans couture. Je n'aime pas les boîtes, trop de bruit, trop d'alcool chez les autres, pas assez chez moi.
Pendant longtemps, je me suis pointé vers trois heures, après un petit somme. A cette heure-là, il n'y a qu'à ramasser les désabusées, celles qui visaient l'étalon du début de nuit qui s'est transformé en poche à bière au fil des heures. Ou à vodka, à whisky ou à tout ce qui saoule. Pour pêcher la morue, rien ne vaut les coups de chaluts du petit matin.
Deux podiums en hauteur, une passerelle pour éviter la traversée de la salle. Un est idéalement placé pour être vu depuis le bar, incitation à la consommation pour les matteurs amateurs. Les girls à matter s’offrent en scène, filles de l’air au-dessus des têtes qu'elles font tourner. L’autre est un peu isolé. Je ne sais pas comment on accède à ces promontoires. Les filles se succèdent régulièrement, se trémoussent et disparaissent. Certaines reviennent sur la piste.
Le lourd arrive. Les habitués sont là pour ça, le DJ chauffe la salle. Pas d'annonce particulière, juste une musique plus fort, plus rythmée, la batterie de Khata Mia assure l’intro, la voix de Martin Engler prend la suite. La chaleur monte encore, la salle entre en trans. Une énorme fumée apparaît, puis une explosion, Le scenario semble huilé, son corps aussi. Les têtes sont en l’air, regard au-dessus du bar.
Désolé, je suis vieille France, je ne mets pas d’accent à scenario, même si le correcteur automatique m’y incite.
Elle apparaît à mesure que la fumée se dissipe. Mini short, mini haut, mini veste. Maxi nibards en liberté. Pour la danse, on est loin de Patrick Dupont, pour le corps, c'est Jamie Lee Curtis. Les plus vieux apprécieront, les autres se renseigneront.
L'éclairage ne montre rien de son visage, je ne saurais pas même dire si elle est brune, blonde ou rousse. Chauve, elle n'est pas, on distingue la silhouette de sa chevelure, de son corps. Vues d’en bas, ses jambes sont longues, le short est court. Les fesses en débordent. De temps à autre, elle se baisse, toujours de dos. Le short épouse ses formes, elle remonte en se retournant vers nous, pauvres spectateurs.
Face à nous, elle ouvre la veste, la remonte, l’enlève à demi. Les spots se concentrent sur son torse, les bras levés remontent le top, dévoilent en partie les seins. Juste le bas, jamais la pointe. Et nous, on attend comme des cons l'accident, la sortie de route, l'échappée du téton. Le show s'achève trop vite, elle nous échappe, ses talons, son short et son haut, la veste a la main.
Derrière, quelques filles se succèdent. Se trémoussent J'en aurais fini là si la rumeur n’annonçait pas une suite. Je ne me suis pas tapé la route juste pour voir une donzelle se trémousser sur un podium. En plus, je reste infoutu de savoir si c'est elle. Physiquement, ce n'est pas déconnant de l'imaginer avec de telles guiboles, avec ce cul. Et ces nibards.
Quelques-unes des suivantes valent un coup d'œil distrait. Je reprends un verre, quelque chose de léger. Le temps est un peu long. Pour vous aussi ? Ça vient, elle arrive.
Mono Inc doit être le générique qui lui est réservé. Pas plus d'annonce que la première fois, juste le rythme qui réchauffe l'ambiance comme dans un haut fourneau, chauffe les spectateurs sans spectacle.
La musique est forte, la fumée s'estompe. La passerelle réapparaît. Un casque de boxe mange le visage, la lumière est sur l'essentiel. Un crop top, un short en jean. Sous le short, on ne sait pas, sous le top, il n'y a rien. Elle porte aussi des gants de boxe, se lance dans un shadow face à un adversaire imaginaire. Le corps à corps virtuel échauffe les esprits, elle bat l’air et la mesure. Elle est plus crédible en Marvin Hagler qu’en Rudolf Noureev. Moi même, je dois avouer avoir dû vérifier l’orthographe du sovietique.
Le short tombe. Sacrée performance avec ces gants. Le short tombe, pas les seins. La ficelle disparaît entre les fesses, de face, un petit triangle devant l’essentiel. Elle poursuit son face à rien. Des coins du podium, deux assistantes s’avancent, elle leur fait face, dos à la salle. Toutes deux se saisissent d’un pan du top, le lui passe au-dessus de la tête. Plus de casquette, plus de top. L’une s’agenouille face à la danseuse bretteuse, ses mains remontent le long des jambes, descendent le string. A poil, elle danse doucement, toujours de dos. La fumée réapparaît, elle disparaît. Je n’ai toujours pas vu son visage, mon imagination me persuadé avoir assisté au show de Virginie. Deux heures dans cette boîte, je suis toujours incapable de dire si la légende est urbaine ou réelle. Si elle passe ses weekends en show érotiques langoureux, si…
Je me précipite dehors. L'entrée des artistes semble indépendante. Une heure d’attente n’y fait rien, jamais elle n’apparait.
C'est peut être ce que je veux éviter, mettre fin à l'histoire. Un peu comme si la bête du Gévaudan n'était qu'un loup, Jack l'éventreur un simple détraqué, Virginie, une simple cadre. Et puis quitte à aller la voir, autant aller la voir vraiment, sous toutes les coutures et sans couture. Je n'aime pas les boîtes, trop de bruit, trop d'alcool chez les autres, pas assez chez moi.
Pendant longtemps, je me suis pointé vers trois heures, après un petit somme. A cette heure-là, il n'y a qu'à ramasser les désabusées, celles qui visaient l'étalon du début de nuit qui s'est transformé en poche à bière au fil des heures. Ou à vodka, à whisky ou à tout ce qui saoule. Pour pêcher la morue, rien ne vaut les coups de chaluts du petit matin.
Deux podiums en hauteur, une passerelle pour éviter la traversée de la salle. Un est idéalement placé pour être vu depuis le bar, incitation à la consommation pour les matteurs amateurs. Les girls à matter s’offrent en scène, filles de l’air au-dessus des têtes qu'elles font tourner. L’autre est un peu isolé. Je ne sais pas comment on accède à ces promontoires. Les filles se succèdent régulièrement, se trémoussent et disparaissent. Certaines reviennent sur la piste.
Le lourd arrive. Les habitués sont là pour ça, le DJ chauffe la salle. Pas d'annonce particulière, juste une musique plus fort, plus rythmée, la batterie de Khata Mia assure l’intro, la voix de Martin Engler prend la suite. La chaleur monte encore, la salle entre en trans. Une énorme fumée apparaît, puis une explosion, Le scenario semble huilé, son corps aussi. Les têtes sont en l’air, regard au-dessus du bar.
Désolé, je suis vieille France, je ne mets pas d’accent à scenario, même si le correcteur automatique m’y incite.
Elle apparaît à mesure que la fumée se dissipe. Mini short, mini haut, mini veste. Maxi nibards en liberté. Pour la danse, on est loin de Patrick Dupont, pour le corps, c'est Jamie Lee Curtis. Les plus vieux apprécieront, les autres se renseigneront.
L'éclairage ne montre rien de son visage, je ne saurais pas même dire si elle est brune, blonde ou rousse. Chauve, elle n'est pas, on distingue la silhouette de sa chevelure, de son corps. Vues d’en bas, ses jambes sont longues, le short est court. Les fesses en débordent. De temps à autre, elle se baisse, toujours de dos. Le short épouse ses formes, elle remonte en se retournant vers nous, pauvres spectateurs.
Face à nous, elle ouvre la veste, la remonte, l’enlève à demi. Les spots se concentrent sur son torse, les bras levés remontent le top, dévoilent en partie les seins. Juste le bas, jamais la pointe. Et nous, on attend comme des cons l'accident, la sortie de route, l'échappée du téton. Le show s'achève trop vite, elle nous échappe, ses talons, son short et son haut, la veste a la main.
Derrière, quelques filles se succèdent. Se trémoussent J'en aurais fini là si la rumeur n’annonçait pas une suite. Je ne me suis pas tapé la route juste pour voir une donzelle se trémousser sur un podium. En plus, je reste infoutu de savoir si c'est elle. Physiquement, ce n'est pas déconnant de l'imaginer avec de telles guiboles, avec ce cul. Et ces nibards.
Quelques-unes des suivantes valent un coup d'œil distrait. Je reprends un verre, quelque chose de léger. Le temps est un peu long. Pour vous aussi ? Ça vient, elle arrive.
Mono Inc doit être le générique qui lui est réservé. Pas plus d'annonce que la première fois, juste le rythme qui réchauffe l'ambiance comme dans un haut fourneau, chauffe les spectateurs sans spectacle.
La musique est forte, la fumée s'estompe. La passerelle réapparaît. Un casque de boxe mange le visage, la lumière est sur l'essentiel. Un crop top, un short en jean. Sous le short, on ne sait pas, sous le top, il n'y a rien. Elle porte aussi des gants de boxe, se lance dans un shadow face à un adversaire imaginaire. Le corps à corps virtuel échauffe les esprits, elle bat l’air et la mesure. Elle est plus crédible en Marvin Hagler qu’en Rudolf Noureev. Moi même, je dois avouer avoir dû vérifier l’orthographe du sovietique.
Le short tombe. Sacrée performance avec ces gants. Le short tombe, pas les seins. La ficelle disparaît entre les fesses, de face, un petit triangle devant l’essentiel. Elle poursuit son face à rien. Des coins du podium, deux assistantes s’avancent, elle leur fait face, dos à la salle. Toutes deux se saisissent d’un pan du top, le lui passe au-dessus de la tête. Plus de casquette, plus de top. L’une s’agenouille face à la danseuse bretteuse, ses mains remontent le long des jambes, descendent le string. A poil, elle danse doucement, toujours de dos. La fumée réapparaît, elle disparaît. Je n’ai toujours pas vu son visage, mon imagination me persuadé avoir assisté au show de Virginie. Deux heures dans cette boîte, je suis toujours incapable de dire si la légende est urbaine ou réelle. Si elle passe ses weekends en show érotiques langoureux, si…
Je me précipite dehors. L'entrée des artistes semble indépendante. Une heure d’attente n’y fait rien, jamais elle n’apparait.
Le.mystere reste entier. Je suis dirigée par un fantasme.
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Commentaires ()
Rien, nada, nothing, ništa
Tout mais pas l'indifférence,
tout mais pas cette encre qui coule...