Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Télétravail — Chapitre 4
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Télétravail
Chapitre 4
Cette journée m’a exténuée, sitôt rentrée à la maison qui est encore vide, je fonce sous la douche. L’eau chaude qui ruisselle sur mon corps commence à faire redescendre la tension sexuelle qui m’habite depuis hier matin. Je me savonne histoire de retrouver une virginité factice. Je repense à tout ce qui m’est arrivé. Tout se mélange Léa, Steph, mon show devant mon PC, j’ai joui plus de fois en quarante-huit heures que dans le mois dernier. Enfin je me décide à couper l’eau. Sortant de la douche, je contemple mon corps intégralement imberbe pour la première fois de ma vie. Je souris à cette vision inhabituelle. Je me plais.
Je me couvre d’une sortie de bain, noue une serviette autour de mes cheveux afin de commencer à les sécher. J’enfile une paire de mules et je vais à la cuisine me servir un verre de vin blanc moelleux et je vais m’écrouler sur le canapé. J’allume la télé sur la première chaîne que je trouve. Après une ou deux gorgées de vin, je me sens partir.
Xxx
Il fait nuit noire lorsque je rouvre les yeux. Je suis allongée sur le canapé, une couverture douillette me couvre. La télévision est éteinte, tout est calme dans la maison. La tête me tourne un peu, le sommeil revient et je sombre de nouveau.
La seconde partie de ma nuit est plus agitée, mes rêves se font plus érotiques, mélange de visions, de caresses de mon mari, de regrets de n’être et aller plus loin avec Léa.
Mon réveil est difficile, comme un lendemain de cuite. La serviette a fui ma chevelure, et je suis tout ébouriffée. Les persiennes entrouvertes offrent au salon une lumière tamisée. On devine une belle journée qui commence.
Sur la table basse, un plateau rempli de mignardises a remplacé le verre de vin blanc que j’avais abandonné la veille. Je ne sais pas s'il a un sixième sens, mais lorsque je commence à me redresser, Steph arrive avec un café fumant. Il le pose sur le plateau et se penche sur moi pour déposer un baiser amoureux sur mes lèvres.
Je suis affamée et je me jette sur ce petit-déjeuner inespéré. Steph s’assoit à mes côtés et me laisse manger en silence, puis lorsque je calme enfin ma gloutonnerie, il engage la conversation.
— Alors Justine, ta journée d’hier a dû être difficile, lorsque je suis rentré avec le petit, tu dormais comme un loir sur le canapé, je t’ai couverte et avec les enfants on t’a laissée dormir.
— Tu sais, je suis allée chez Léa afin de me refaire une beauté (avec ma chevelure hirsute ce n’est pas évident) elle m’a fait goûter aux plaisirs du hammam et ça m’a tuée.
— Tu sais, je suis allée chez Léa afin de me refaire une beauté (avec ma chevelure hirsute ce n’est pas évident) elle m’a fait goûter aux plaisirs du hammam et ça m’a tuée.
Son regard plein de tendresse me transperce. Je me lève et me mets face à lui. Je défais le nœud de ma sortie de bain qui a résisté à ma nuit agitée et lui fais découvrir le résultat du travail de ma chère esthéticienne. Comme dans un dessin animé de Tex Avery, ses yeux deviennent tout rond et je l’imagine, la langue se déroulant hors de sa bouche.
La situation est à la fois comique et érotique, c’est bien la première fois que je dévoile mon corps sans scrupules devant mon homme, il me regarde comme un étudiant découvrant pour la première fois celui d’une femme. Il est obnubilé par mon sexe lisse lui qui ne l’a connu qu’au naturel.
J’attends un petit moment et me recouvre, je regagne ma place à ses côtés, le baiser dont il me gratifie est le plus fougueux et une main baladeuse se dépêche d’aller vérifier l’exaltante vision.
Les doigts de Steph commencent à triturer mes lèvres, une caresse puissante à l’image du désir engendré par l’exhibition inattendue que je lui offerte.
Nous filons dans la chambre afin de ne pas nous faire surprendre par nos garçons. Dès la porte claquée, mon homme se déshabille et s’allonge sur le lit. Son sexe est dressé, je suis restée debout et je fais doucement glisser le long de mon corps ma sortie de bain, essayant d’être aussi sexy qu’une stripteaseuse professionnelle.
Il me regarde, je marche doucement tournant sur moi-même afin de lui offrir une vue complète. Encore une première. Je me plais à lui donner un spectacle qui semble le ravir. J’avance comme une chatte vers le lit et je me couche à ses côtés.
Contrairement à mes anciennes habitudes, je ne tire pas les draps sur nous. Allongée sur le dos, je m’offre sans retenue. Il reprend les caresses qu’il avait abandonnées sur le canapé. Ses mains s’agitent sur mon corps. Quel délice, il me pénètre d’un doigt et vient titiller ma cloison vaginale. Je soupire de plaisir. Son regard reste concentré sur mon sexe, il sent mon désir monter, mon vagin se contracte enserrant son index spéléologue.
Je le remercie du regard et je descends entre ses cuisses, je me dois de le soulager, ma bouche accueille son sexe dur que je titille du bout de la langue. Il me masse les épaules tout en guidant le rythme de mes va-et-vient buccaux. Je le savoure, et il commence à me faire savoir que mon travail porte ses fruits. De petits jets viennent emplir ma glotte, ce doux nectar vient concrétiser un début de matinée parfait.
Contrairement à mes jouissances précédentes, je me sens en pleine forme. J’embrasse goulûment Steph et je file sous la douche, quelques minutes plus tard, enfin je me coiffe me rendant enfin présentable. Je me regarde une dernière fois nue dans la glace, je me trouve belle, et les regards que Léa et Steph ont portés sur moi au cours des dernières heures n’y sont pas pour rien.
J’enfile une robe longue d’été sage, mais sans rien dessous. Je me rends à la cuisine et prépare le petit-déjeuner pour mes enfants le cœur léger, Steph me rejoint et vient m’aider. Nous sommes complices comme aux premiers jours.
Le jour se poursuit comme si de rien n'était. Un peu de devoirs, une récitation, un repas sympa et Steph propose une balade digestive à tout le monde. Les enfants déclinent l’invitation prétextant l’un un devoir à finir, l’autre une soudaine fatigue, je suis la seule à accepter.
Je prends une paire de baskets et nous partons à pied sur un sentier qui s’enfonce dans les vignes qui jouxtent notre maison. Nous avançons et bientôt nous sommes loin de tout. Le soleil de cette fin de journée me réchauffe, nous entamons une conversation :
— Alors Justine, tu es prête pour ton nouveau poste ?
— Pas du tout, je ne sais pas ce que va me demander mon patron, tu sais, il est assez porté sur la chose, et je ne sais pas comment réagir s'il me fait des avances.
— Oui, tu m’as déjà parlé de lui. Tu as envie d’aller plus loin pour ta carrière ?
— Pas du tout, je ne sais pas ce que va me demander mon patron, tu sais, il est assez porté sur la chose, et je ne sais pas comment réagir s'il me fait des avances.
— Oui, tu m’as déjà parlé de lui. Tu as envie d’aller plus loin pour ta carrière ?
Ses paroles résonnent en moi, il veut me faire comprendre quoi ?
— Tu es prête à coucher avec lui ?
Là, la question est directe. Je respire franchement et je mets un temps infini à lui répondre.
— Qu’est ce que tu me dis mon chéri ? Tu veux que je couche avec lui ?
— Je ne te demande pas de coucher avec lui, mais si cela arrive, sache que je ne t’en voudrais pas. J’ai bien vu toute l‘application que tu as mise pour préparer ton nouveau travail, l’épilation, tu portes une robe alors que la dernière fois que tu en as porté une, c’était pour un mariage. Peux-tu me promettre une seule chose Justine ?
— Heu... ... Oui quoi ?
— Quoiqu’il arrive, tu me raconteras tout ?
— Je ne te demande pas de coucher avec lui, mais si cela arrive, sache que je ne t’en voudrais pas. J’ai bien vu toute l‘application que tu as mise pour préparer ton nouveau travail, l’épilation, tu portes une robe alors que la dernière fois que tu en as porté une, c’était pour un mariage. Peux-tu me promettre une seule chose Justine ?
— Heu... ... Oui quoi ?
— Quoiqu’il arrive, tu me raconteras tout ?
Je suis soufflée par cette proposition, pour moi, la vie de couple ne s’entend que par une un engagement de fidélité stricte. Mais j’ai déjà mis un coup de canif dans cette croyance, pas plus tard qu’hier avec Léa. Je le regarde les yeux humides. Je me lance:
— Tu sais Steph, hier, avec Léa, enfin comment dire ?
— Dis-moi (il me regarde comme s’il est déjà au courant de mes Révélations)
— Disons que cela a été plus loin qu’une simple épilation !
— Dis-moi (il me regarde comme s’il est déjà au courant de mes Révélations)
— Disons que cela a été plus loin qu’une simple épilation !
Je me mets à nue, lui racontant tout le plaisir que j’ai pris sous ses caresses. Il m’écoute avec une attention que je ne lui connaissais pas. Lors de mon récit, il passe sa main le long de mon dos très tendrement. Son attitude douce et compréhensive m’apaise. Il reprend la parole :
— Merci Justine, merci de ton honnêteté, c’est tout ce que je te demande, je sais que tu ne pourras pas résister à ton boss, peux-tu me promettre de tout me dire et je te rends ta liberté que tu n’auras jamais dû perdre. Je t’aime Justine et je te veux combler, si ça doit passer par des moments intenses sans moi, cela ne me dérange pas.
Je suis estomaquée par ces confidences, mon cerveau tourne à cent à l’heure. Ne savant pas quoi lui répondre, je m’approche de lui enroulant mes bras autour de son cou et je mêle ma langue à la sienne. Je ne sais pas où tout cela va me mener, mais je sais que nous venons de franchir un point de non-retour.
Notre étreinte dure un temps infini, nos cerveaux bouillonnent et petit à petit, la tension sexuelle laisse place à un sentiment de duplicité. Nos corps se séparent et nous entamons le chemin du retour sans un mot, main dans la main.
Sitôt rentrés, nous reprenons nos activités normales, moi dans la cuisine, lui s’occupant du reste de la maison. J’entends le bourdonnement de l’aspirateur, j’ai de la chance d’avoir un homme qui m’aide et aussi compréhensif.
Comme tous les dimanches soir, j’ai préparé un brunch que j’installe sur la table basse du salon, Steph a sorti une bonne bouteille de vin blanc et nous picorons tranquillement ce repas familial en toute décontraction.
Un à un, les enfants regagnent leur chambre et nous nous retrouvons tous les deux devant la télé avec Steph. Je suis épuisée et je lui dépose un baiser avant de regagner le lit conjugal.
Dans notre chambre, il s’est appliqué sur le ménage, les draps sont changés, la poussière a disparu et sur ma chaise ce que je perçois comme ma tenue du lendemain est prête. Je me déshabille et enfile la nuisette qui m’attend sur mon oreiller.
Je me glisse sous les draps et m’endors directement.
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