Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Fantasme sur la ligne D — Chapitre 2 · Chapitre 2 : encore
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Fantasme sur la ligne D
Chapitre 2 · Chapitre 2 : encore
Le soleil déclinait doucement sur Lyon, teintant les façades ocres d'une lumière ambrée. Quinze jours s'étaient écoulés depuis cette éphémère rencontre dans le métro, quinze jours durant lesquels Antoine avait tenté de chasser de son esprit l'image de ce jeune homme au regard vert et au corps de statue. Pourtant, ce jeudi après-midi, alors qu'il franchissait les tourniquets de la station Vieux Lyon, quelque chose en lui tressaillit - comme une intuition, un pressentiment.
La station était étrangement calme pour une fin de journée. L'écho des pas résonnait sur les carrelages lustrés, mêlé au lointain grondement des rames. Antoine ajusta machinalement sa sacoche en cuir sur son épaule, sentant le poids familier de ses livres contre sa hanche. Ses doigts effleurèrent distraitement le tissu de sa chemise en lin bleu pâle, légèrement froissée par les heures d'enseignement.
C'est alors qu'il le vit.
Max.
Il était là, adossé contre un pilier, absorbé par son téléphone. Le temps sembla s'arrêter. Le jeune homme portait un simple t-shirt blanc qui épousait chaque muscle de son torse, révélant des épaules larges et des bras puissants où les veines dessinaient des reliefs sous la peau hâlée. Ses cheveux noirs, légèrement en bataille, retombaient sur son front d'une manière décontractée qui contrastait avec sa carrure impressionnante.
Antoine sentit son pouls s'accélérer. Il s'immobilisa, incapable de détourner le regard. Max releva soudain la tête, et leurs yeux se rencontrèrent. Ce bref instant suffit à faire vaciller Antoine - ces prunelles vertes, profondes comme une forêt en été, semblaient le traverser, voir au-delà des apparences.
Un grondement sourd annonça l'arrivée du métro. Les portes s'ouvrirent dans un souffle d'air chaud. Antoine monta, poussé par une force qui dépassait sa volonté.
La rame s'ébranla, et soudain, le monde bascula.
Les bruits métalliques s'estompèrent, remplacés par le doux cliquetis des couverts et le murmure des conversations. Antoine cligna des yeux - ils étaient maintenant assis à la terrasse d'un café du Vieux Lyon, deux tasses de café fumant entre eux. La lumière dorée du couchant jouait dans les reflets cuivrés de la chevelure de Max.
— Tu es toujours aussi silencieux, fit Max en souriant, ses lèvres pleines ourlées de cette moue légèrement moqueuse qui faisait battre le cœur d'Antoine.
— Je... je ne savais pas si je devais t'aborder, avoua Antoine, sentant la chaleur lui monter aux joues.
— Je... je ne savais pas si je devais t'aborder, avoua Antoine, sentant la chaleur lui monter aux joues.
Max éclata de rire, un son chaud et grave qui fit vibrer l'air entre eux. "Pourtant, tu n'as pas arrêté de me regarder dans le métro." Sa main, large et veinée, se posa sur celle d'Antoine avec une assurance tranquille. "Alors, professeur de littérature, raconte-moi ta vie."
La conversation s'engagea, fluide, naturelle. Antoine découvrit que derrière cette carrure d'athlète se cachait un esprit vif, curieux. Max parlait de rugby avec passion, de ses études en STAPS, de ses rêves de devenir kiné. À chaque mouvement, son t-shirt moulant révélait un peu plus sa musculature - les pectoraux fermes qui se dessinaient sous le coton, les biceps qui se gonflaient lorsqu'il levait son verre.
Le café laissa place à un vin rouge corsé. La nuit était tombée, enveloppant la ville d'une douce pénombre. Les doigts de Max, étonnamment délicats pour un sportif, traçaient des cercles sur le poignet d'Antoine, envoyant des frissons le long de sa colonne vertébrale.
— On continue ailleurs ? proposa Max, sa voix un peu rauque.
Ils se retrouvèrent sur les berges de la Saône, loin des regards. L'eau clapotait doucement contre les pierres, rythmant leurs pas lents. Max s'arrêta soudain, tournant vers Antoine un regard intense.
— Tu sais pourquoi je t'ai souri dans le métro ? murmura-t-il en se rapprochant. "Parce que je t'ai vu rêver. Et j'ai voulu savoir à quoi tu pensais."
Antoine sentit son souffle se bloquer dans sa poitrine. Max était maintenant si près qu'il pouvait sentir son parfum - un mélange de savon frais et de cette odeur masculine, légèrement salée, qui lui était propre. Ses mains se posèrent sur les hanches d'Antoine, fermes et chaudes à travers le tissu de sa chemise.
Le premier baiser fut une révélation. Les lèvres de Max, plus douces qu'Antoine ne l'avait imaginé, s'appliquèrent contre les siennes avec une assurance qui le fit chavirer. Une main puissante remonta dans ses cheveux, l'attirant plus près encore, tandis que l'autre explorait son dos à travers le tissu fin.
Emporté par l'élan, Antoine osa glisser ses mains sous le t-shirt de Max. La peau était brûlante, lisse comme du velours sur des muscles d'acier. Ses doigts tracèrent le relief parfait des abdominaux, chaque sillon bien défini, avant de remonter vers la poitrine large où les tétons durcis se dressaient sous son toucher.
Max grogna d'approbation, approfondissant le baiser. Sa langue rencontra celle d'Antoine avec une fougue contenue qui fit trembler ce dernier. Leurs corps se pressaient l'un contre l'autre maintenant, et Antoine pouvait sentir toute la puissance contenue dans ce torse athlétique - les pectoraux fermes qui s'écrasaient contre lui, les cuisses musclées qui enserraient les siennes.
— Tu es exactement comme dans mes rêves, souffla Antoine entre deux baisers.
Max rit doucement, ses dents blanches brillant dans la pénombre. "Alors montre-moi ce que tu as imaginé."
***
Un choc brutal. Une secousse.
Antoine ouvrit les yeux en sursaut. Il était toujours dans le métro, cramponné à une barre de maintien. La voix robotisée annonçait la prochaine station.
Et Max... Max se tenait devant lui, son téléphone à la main.
— Tiens, dit-il simplement, tendant l'appareil à Antoine. "Tu as fait tomber ça."
Antoine, encore engourdi par son fantasme, mit quelques secondes à réaliser. Son téléphone. Il l'avait laissé échapper sans s'en apercevoir.
— Merci, bredouilla-t-il en le récupérant, sentant la chaleur lui monter au visage.
Leurs doigts se frôlèrent brièvement, et ce simple contact envoya une décharge électrique le long du bras d'Antoine. Il leva les yeux, croisant le regard de Max - ces yeux verts qui semblaient maintenant le connaître intimement.
Il y avait dans ce regard une lueur particulière, une connaissance secrète. Un sourire presque imperceptible joua sur les lèvres de Max, comme s'il avait su, comme s'il avait tout deviné.
Et cette pensée l'emplit d'une joie qu'il n'avait pas ressentie depuis longtemps.
Et cette pensée l'emplit d'une joie qu'il n'avait pas ressentie depuis longtemps.
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