Le collègue froid me fait fondre
Chapitre 1 · Le baiser de minuit au bureau
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Inspiré du réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Le collègue froid me fait fondre — Chapitre 1 · Le baiser de minuit au bureau

10 minutes
2.6k
Écriture avec assistance partielle d'une IA — Cette information est librement déclarée par l'auteur, elle n'a pas été vérifiée.

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Matthew_237
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La lente montée du désir est magistralement dosée — chaque détail compte : le genou qui frôle sous la table, les doigts qui tremblent, le regard qui dure une seconde de trop. Le personnage d'Antoine est particulièrement réussi : sa froideur tient tout le chapitre en suspense sans jamais sembler artificielle. L'écriture sait exactement quand accélérer et quand retenir.

Le collègue froid me fait fondre

Chapitre 1 · Le baiser de minuit au bureau

La cafétéria de l’entreprise bourdonnait d’un bruit blanc familier – le cliquetis des claviers, le murmure des conversations à voix basse, l’odeur âcre du café trop cuit. Julien y flottait avec l’aisance d’un poisson dans son bocal. Il connaissait tout le monde, saluait chacun d’un sourire ou d’une blague rapide, et sa table était toujours entourée de collègues qui riaient à ses histoires.
À l’autre bout de la salle, dans l’angle le plus éloigné de la baie vitrée, une silhouette solitaire était penchée sur un ordinateur portable. Antoine. Arrivé trois mois plus tôt, il n’avait prononcé que quelques mots en tout et pour tout. Un bonjour sec, un merci mécanique, et puis plus rien. Les rumeurs allaient bon train. On disait qu’il avait quitté son ancien poste dans des circonstances troubles. D’autres affirmaient qu’il était tout simplement insupportable. Les femmes, elles, se contentaient de le regarder à la dérobée. Grand, les épaules larges, une mâchoire qui semblait taillée dans du marbre, des yeux gris comme un ciel d’orage. Beau à couper le souffle. Mais quand l’une d’elles s’approchait, il répondait par monosyllabes, le regard fixé sur son écran, et elles finissaient par battre en retraite, vexées.
Julien, lui, n’avait jamais vraiment essayé. Il avait lancé un « Salut, ça va ? » en passant, le premier jour. Antoine avait hoché la tête sans lever les yeux. Fin de la conversation. Pourtant, quelque chose chez cet homme l’intriguait. Pas seulement sa beauté – Julien n’était pas du genre à se laisser impressionner par un physique – mais cette carapace. Cette manière de se tenir à distance, comme s’il se protégeait d’une menace invisible.
La journée s’étirait, lourde de chaleur estivale. La climatisation peinait. Julien avait retroussé les manches de sa chemise, et il riait avec Sarah de la comptabilité quand son regard dériva vers l’angle de la baie vitrée. Antoine n’avait pas bougé. Pas un tic, pas un étirement. Seulement ses doigts qui couraient sur le clavier, réguliers, presque hypnotiques.
— Tu le fixes encore, souffla Sarah, un sourire en coin.
— Je ne le fixe pas. Je constate.
— Tu constates qu’il est canon.
Julien haussa les épaules, mais un sourire trahit son amusement. Il ne répondit pas. Pourtant, plus tard, quand il se leva pour se resservir un café, il s’arrêta à mi-chemin. Antoine avait levé les yeux. Juste une seconde. Leurs regards se croisèrent, et Julien sentit quelque chose se nouer dans sa poitrine. Pas de l’attirance. Pas encore. Quelque chose de plus trouble. Une curiosité presque animale.
Les semaines passèrent. Antoine restait une énigme. Il arrivait à huit heures pile, repartait à dix-sept heures trente, sans un mot de plus que nécessaire. Il ne venait jamais aux cinq à sept du vendredi, où l’équipe s’entassait dans un bar du coin pour boire des bières et refaire le monde. Julien, lui, était l’âme de ces soirées. On l’invitait partout, on l’aimait, on le cherchait.
Un jeudi soir, alors qu’il rangeait ses affaires, Julien remarqua qu’Antoine était encore là. La salle était vide. Les néons bourdonnaient. Antoine rangeait ses propres affaires, lentement, comme s’il attendait que tout le monde parte. Julien s’approcha.
— Tu ne viens jamais au cinq à sept, dit-il, sans agressivité.
Antoine leva les yeux. Son regard était neutre, presque froid. Mais Julien crut y déceler une lueur. Quelque chose de fugace.
— Je ne bois pas, répondit Antoine.
— On peut venir sans boire.
Un silence. Antoine glissa son ordinateur dans sa sacoche, puis se redressa. Il était plus grand que Julien. Beaucoup plus grand.
— Pourquoi tu me parles ? demanda-t-il.
La question était directe, presque brutale. Julien soutint son regard.
— Parce que tu m’intrigues.
Antoine ne sourit pas. Il inclina légèrement la tête, comme s’il pesait la réponse. Puis il passa devant Julien, sans un mot, et quitta la salle. Le bruit de ses pas résonna longtemps dans le couloir vide.
Julien resta immobile. Son cœur battait un peu plus vite qu’il ne l’aurait voulu. Il n’était pas vexé. Au contraire. Cette froideur avait quelque chose de magnétique. Comme un défi.
Le lendemain, Julien arriva plus tôt que d’habitude. À sept heures quarante-cinq, la salle était déserte. Presque. Antoine était déjà là, devant son écran. Julien s’installa à la table voisine, sans un mot. Il ouvrit son ordinateur, commença à travailler. Les minutes s’écoulèrent dans un silence épais. Puis, sans lever les yeux, Antoine parla.
— Tu es en avance.
— Je pourrais dire la même chose de toi.
Un nouveau silence. Mais cette fois, il n’était pas hostile. Il était chargé. Julien sentait la présence d’Antoine à quelques centimètres de lui. Il sentait l’odeur de son après-rasage, un parfum boisé, discret. Il sentait la chaleur qui émanait de son corps.
— Pourquoi tu ne parles à personne ? demanda Julien, à voix basse.
Antoine ne répondit pas tout de suite. Il termina de taper une phrase, puis ses doigts s’immobilisèrent sur le clavier.
— Parce que les gens parlent trop. Et qu’ils disent rarement la vérité.
— Et moi, je dis la vérité ?
Antoine tourna la tête. Son regard gris croisa celui de Julien. Et pour la première fois, Julien vit quelque chose se fissurer dans cette armure.
— Je ne sais pas encore.
Les jours suivants, une routine s’installa. Julien arrivait tôt. Antoine était déjà là. Ils ne se parlaient pas beaucoup, mais ils se regardaient. Souvent. Trop souvent pour que ce soit anodin. Julien commença à remarquer des détails. La manière dont Antoine passait sa main dans ses cheveux quand il réfléchissait. La courbe de son cou. La façon dont ses lèvres se pinçaient quand il était contrarié.
Un mardi après-midi, une réunion se prolongea. Ils étaient assis côte à côte. Le genou d’Antoine frôla celui de Julien. Ni l’un ni l’autre ne bougea. La chaleur de ce contact infime se propagea dans tout le corps de Julien. Il sentit sa respiration s’accélérer. Il croisa les jambes pour masquer son trouble.
Antoine, lui, restait impassible. Mais sous la table, sa main était posée sur sa cuisse. Et ses doigts tremblaient légèrement.
Le vendredi suivant, Julien reçut un message sur sa messagerie interne. Une seule ligne.
« Reste après le départ des autres. »
Pas de signature. Mais il savait.
À dix-sept heures trente, la salle se vida. Julien rangea ses affaires lentement. Son cœur battait la chamade. Antoine était debout, près de la baie vitrée, les mains dans les poches. La lumière du soir découpait sa silhouette. Il était magnifique. Et soudain, Julien eut peur. Pas de lui. De ce qu’il ressentait.
— Tu voulais me voir ? demanda-t-il, la voix mal assurée.
Antoine se retourna. Il s’approcha. Lentement. Chaque pas résonnait sur le sol carrelé. Il s’arrêta à quelques centimètres de Julien. Assez près pour que Julien sente son souffle.
— Je t’observe depuis ton premier jour, dit Antoine.
Sa voix était basse, rauque. Julien déglutit.
— Je croyais que tu m’ignorais.
— Je faisais semblant.
Un silence. Le regard d’Antoine descendit sur les lèvres de Julien. Puis remonta.
— Pourquoi ? souffla Julien.
— Parce que je ne sais pas comment m’y prendre avec toi. Tu es… différent.
Julien sentit une chaleur monter le long de sa colonne vertébrale. Il aurait pu reculer. Il ne le fit pas.
— Différent comment ?
Antoine ne répondit pas avec des mots. Il leva la main, lentement, et posa ses doigts sur la joue de Julien. La peau était fraîche. Le contact électrique. Julien ferma les yeux une seconde. Quand il les rouvrit, le visage d’Antoine était tout près. Ses yeux gris brillaient d’une intensité qui coupa le souffle à Julien.
— Je peux ? demanda Antoine.
Ce n’était pas une question rhétorique. C’était une demande. Un respect. Julien hocha la tête, incapable de parler.
Antoine se pencha. Ses lèvres effleurèrent celles de Julien. D’abord une pression légère. Puis plus ferme. Julien sentit la main d’Antoine glisser dans ses cheveux, le tirer doucement en arrière. Un gémissement lui échappa. Antoine l’avala.
Le baiser s’approfondit. Les langues se mêlèrent. Julien agrippa la chemise d’Antoine, ses doigts se crispant sur le tissu. Antoine le poussa contre la table. Le bord du bureau s’enfonça dans le bas de son dos. Il s’en fichait. Tout ce qui comptait, c’était cette bouche, cette langue, cette chaleur.
Antoine rompit le baiser. Il haletait. Son front contre celui de Julien.
— Tu es sûr ? demanda-t-il.
Julien attrapa sa nuque et l’attira de nouveau. Leurs lèvres se heurtèrent. Plus sauvagement cette fois. Antoine souleva Julien par la taille et le posa sur la table. Les jambes de Julien s’enroulèrent autour de lui. Il sentit l’érection d’Antoine contre son entrejambe. Un frisson le parcourut.
— Attends, souffla Antoine.
Il recula d’un pas. Ses mains tremblaient. Il défit sa ceinture. Julien le regarda faire, le souffle court. Antoine sortit son sexe. Il était épais, tendu, la peau lisse et chaude. Julien sentit sa propre excitation monter d’un cran. Il déboutonna son pantalon à son tour. Sa propre érection jaillit, déjà humide.
Antoine s’approcha. Il cracha dans sa paume, puis enveloppa les deux sexes dans sa main. La pression était ferme, précise. Julien gémit. Il agrippa les épaules d’Antoine. Leurs fronts se touchaient. Leurs souffles se mêlaient.
— Regarde-moi, dit Antoine.
Julien obéit. Les yeux gris le fixaient, intenses, sans une once de froideur. Seulement du désir. Un désir brut, à nu.
La main d’Antoine accéléra. Le frottement était délicieux. Julien sentit la chaleur monter dans ses reins. Il mordit sa lèvre pour ne pas crier.
— Non, souffla Antoine. Laisse-toi aller.
Il pressa plus fort. Julien lâcha un gémissement long, brisé. Ses hanches roulèrent contre la main d’Antoine. La tension montait, inexorable. Il sentait chaque veine du sexe d’Antoine contre le sien. Chaque mouvement les rapprochait un peu plus du bord.
— Antoine… je vais…
— Moi aussi.
Leurs bouches se scellèrent. La langue d’Antoine envahit celle de Julien au moment où l’orgasme les submergea. Julien sentit le sperme chaud gicler sur son ventre, sur sa chemise. Antoine jouit en même temps, un râle profond dans la gorge. Leurs corps se contractèrent, se tendirent, puis se relâchèrent lentement.
Ils restèrent là, haletants, le front contre le front. Le silence de la salle n’était plus hostile. Il était tendre.
Antoine recula le premier. Il baissa les yeux sur le désordre qu’ils avaient créé. Un sourire – le premier que Julien voyait sur son visage – étira ses lèvres.
— On devrait nettoyer.
Julien rit, un rire nerveux.
— On devrait.
Antoine sortit un mouchoir de sa poche et essuya doucement le ventre de Julien. Ses gestes étaient précis, attentionnés. Puis il releva la tête.
— Ce n’était pas un coup d’un soir, dit-il.
Ce n’était pas une question.
— Non, répondit Julien.
Antoine se pencha, déposa un baiser léger sur sa bouche.
— Alors on recommence lundi ?
Julien sourit.
— Lundi. Et mardi. Et mercredi…
Antoine rit. Un rire grave, chaud. Il finit de se rhabiller, puis aida Julien à descendre de la table. Ils rangèrent leurs affaires en silence. Avant de sortir, Antoine s’arrêta dans l’embrasure de la porte.
— Julien ?
— Oui ?
— Je t’attends demain. À sept heures quarante-cinq.
Il disparut dans le couloir. Julien resta seul, le cœur battant, le goût d’Antoine encore sur ses lèvres. Il regarda la baie vitrée, la ville qui s’allumait. Et il sourit.
Il avait hâte.
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Chapitre 2 · La glace se brise
Au bureau, le lundi matin ne ressemble plus à grand-chose. Antoine est de retour derrière son écran, le dos droit, le regard nulle part — du moins, nulle part vers Julien. Deux mètres de distance, une journée entière de silence, et une question qui brûle : était-ce une erreur ? Entre le café de la machine et les collègues qui bavardent, Julien guette le moindre signe de cet homme qui porte le froid si bien — et qu'il n'arrive pas à oublier.
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Commentaires ()

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OLIVIER MANGIN-LEMAIRE
20 octobre 2026 à 08:23
Très belle histoire. Le romantisme est parfait. J'attends la suite
Photo de profil de lelivredejeremie
lelivredejeremie
19 octobre 2026 à 20:20
Ben, ça démarre plutôt vite mais pourquoi pas, Antoine est diablement séduisant 😍 Il y a des occasions où on peut ignorer 'le no zob in job' 😜
Photo de profil de Stephane269
Stephane269
19 octobre 2026 à 15:39
J'adore le moment où Julien et Antoine baissent leurs vêtements pour se retrouver nus bite à bite. Révélant à chacun leur nudité virile pour la première fois .... J'adore ce moment!
Fabio83
19 octobre 2026 à 14:23
Mystérieux et sensuel j'aime bien

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