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Moi, Éloïse, en train de tomber amoureuse? — Chapitre 6 · Sous le couché du soleil
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Moi, Éloïse, en train de tomber amoureuse?
Chapitre 6 · Sous le couché du soleil
Je me réveille avec les idées confuses ce matin. La nuit a été plus que mouvementée. Je n'ai pas arrêté de penser à Olivia, à ces derniers jours passés avec elle. Cela fait une semaine que je l'ai rencontrée, et pourtant, j'ai déjà de forts sentiments à son égard. C'est comme si je la connaissais depuis toujours. Est-ce ça, une âme sœur ?
Quoi qu'il en soit, c'est trop tôt. J'ai besoin de plus de temps avant de me lancer dans une relation amoureuse. J'ai envie de continuer à apprendre à la connaître, à passer du temps avec elle. Je ne me suis pas sentie aussi vivante depuis trop longtemps.
Je prends une douche rapide avant d'enfiler ma tenue de travail. Après avoir avalé quelques tartines avec un café noir, je prends mes affaires et sors. Dans la fraîcheur matinale, j'allume une cigarette. La fumée monte doucement dans l'air, un rituel apaisant qui calme mes nerfs avant d'affronter cette nouvelle semaine de boulot.
Arrivée devant la clinique, je salue Jérôme d'un signe de tête et me mets au travail avec lui. Curieusement, la journée est plutôt calme pour un lundi. Toute la journée, je me surprends à regarder l'horloge. Une seule pensée m'obsède : ce soir, je vais la revoir.
17 heures sonnent enfin. Mon cœur s'emballe à l'idée de la voir arriver, et je sors prendre une dernière pause cigarette pour calmer mes nerfs. Pourtant, la nicotine semble impuissante face au tumulte de mes émotions. Je repense à ce moment d'hier, à ce baiser qui n'a pas eu lieu... mais qui aurait tout changé.
17h30. La cloche d'entrée tinte, et mon cœur rate un battement. Je me dirige vers l'accueil et tombe nez à nez avec Olivia, Mistigri dans son conteneur.
— Bonjour, Olivia. Je vous laisse me suivre dans cette salle, dis-je avec un sourire professionnel.
— Pas de soucis.
Nous entrons dans la salle, et elle pose le conteneur sur la table. Je ferme la porte derrière nous.
— Ça m'a fait drôle quand tu m'as vouvoyée, dit-elle en me regardant. Je comprends qu'ici, tu dois rester pro. Mais là, on est seules toutes les deux, alors on peut se tutoyer, hein ?
— Bien sûr. Mais devant mes collègues, ce sera « vous ». Sinon... tu es très belle aujourd'hui.
À peine ai-je prononcé ces mots que je sens mes joues rougir. Elle esquisse un sourire, et son regard pétille.
— Je me suis faite belle pour ma vétérinaire préférée, en même temps. Et elle en vaut vraiment la peine.
— Très bien, très bien... Bon, ce n'est pas tout, mais j'ai du travail, moi. Je vais faire une piqûre à Mistigri. Ça va l'endormir en dix minutes, puis je le poserai dans cette machine pour lui faire une IRM. Tu devrais avoir des nouvelles d'ici à la fin de la semaine.
— Pas de soucis, docteur.
Je m'applique à faire mon travail, mais je sens son regard posé sur moi. Quand je relève les yeux, je croise les siens. Ils brillent d'une tendresse que je ne sais pas comment gérer. Je détourne les yeux rapidement, un sourire flottant malgré moi sur mes lèvres.
— Voilà, c'est fait. Il se réveillera dans une heure. Tu peux rentrer avec lui sans souci.
— C'est super, merci beaucoup, Éloïse.
— Je t'en prie. Euh... dis... mercredi, je termine à 15 heures. Ça te dirait de sortir quelque part toutes les deux ? Entre amies.
Elle arque un sourcil, surprise, puis son sourire s'agrandit.
— C'est toi qui me proposes un rencard ? Je dois avouer que je ne m'y attendais pas. Mais je suis enchantée par l'idée. Tu sais déjà ce qu'on va faire ?
— Heu... pas vraiment. Je n'ai pas trop l'habitude des sorties entre amies...
— Ne t'en fais pas, je vais organiser la meilleure des sorties pour nous. Passe une bonne soirée, doc. On se revoit bientôt.
Elle s'approche de moi et, avant que je ne comprenne ce qui se passe, elle me prend dans ses bras. Son parfum, une subtile odeur de vanille et de musc, m'enveloppe. Je reste figée un instant, troublée. Lorsqu'elle se détache, son sourire est toujours là, chaleureux, et je sens mes joues s'enflammer.
— Excusez-moi, Éloïse ? Je ne voulais pas vous interrompre, dit Jérôme en apparaissant à la porte.
Je m'éclaircis la gorge, les joues en feu.
— Jérôme ! Nous avons presque terminé. Je raccompagne la cliente, et je viens vous aider tout de suite.
Après avoir lavé mes mains, je retourne travailler. Jérôme m'observe d'un air malicieux.
— Je t'aime bien, Éloïse, mais dis-moi... tu ne te taperais pas aussi nos clientes ?
— Quoi ? Non ! Bien sûr que non ! Ça ne m'est jamais arrivé.
— Je veux dire, si ça arrivait, ce ne serait pas grave, hein. Tu es une femme libre. Mais il ne faudrait pas que ça impacte la clinique.
— Ce n'est pas ça, Jérôme. Cette femme... ce n'est pas une aventure d'un soir ou un plan cul. C'est... différent.
— Je vois. Depuis quand elle est cliente chez nous ?
— Depuis la semaine dernière. Tu m'avais envoyé chez elle après que son chat a fait une crise d'épilepsie.
— Une semaine seulement ? Et c'est déjà du sérieux ? Toi, Éloïse ? Depuis presque dix ans qu'on bosse ensemble, je ne m'attendais pas à ça.
— Je t'arrête, Jérôme. Je ne suis pas prête pour une relation. On est juste amies.
— Mouais, amies. Allez, au boulot.
La journée se termine, et je rentre chez moi épuisée. Je prépare une soupe que j'avale rapidement avant d'aller me coucher. Mais même après m'être glissée sous les draps, son image reste gravée dans mon esprit. Cette femme occupe toutes mes pensées.
Le mardi fut une journée de travail banale mais intense. Après avoir enchaîné consultations et paperasse, je finis par passer faire quelques courses avant de rentrer chez moi. Une routine, certes, mais tout cela semblait plus léger depuis que je savais qu'Olivia et moi avions rendez-vous demain.
Le mercredi, ma journée débute sur les chapeaux de roue : deux grosses opérations prévues et une montagne de ménage à gérer. Le temps file, et lorsque les 15h approchent, je prends une douche rapide dans les vestiaires avant de me changer. Une fois prête, je sors de la clinique et me dirige vers le parking.
Je l'aperçois immédiatement : appuyée contre sa voiture, ses cheveux ondulent doucement dans la brise et son teint éclatant capte la lumière. Elle est magnifique.
— Bonjour Olivia.
— Bonjour. Comment va la meilleure des docteures aujourd'hui ?
— Très bien. Et toi, comment va la meilleure amie des plantes et des animaux ?
— Je vais bien. Encore mieux depuis que tu es là.
Je rougis malgré moi en croisant son regard.
— Alors, on va où ce soir ?
— C'est une surprise. Tu me fais assez confiance pour porter ce bandeau sur les yeux ?
Je ris doucement, mi-intriguée, mi-taquine.
— J'espère que ce n'est pas un fantasme BDSM, hein ?
— Haha, non, bien sûr que non !
Nous éclatons de rire en chœur. Elle s'approche doucement et je hoche la tête pour lui donner mon accord. Elle
l'attache délicatement autour de mes yeux. L'odeur enivrante de musc et de vanille qu'elle dégage m'enveloppe. Ses doigts, doux et précis, effleurent ma peau, et je sens mon cœur s'emballer.
l'attache délicatement autour de mes yeux. L'odeur enivrante de musc et de vanille qu'elle dégage m'enveloppe. Ses doigts, doux et précis, effleurent ma peau, et je sens mon cœur s'emballer.
Elle attrape ma main et m'aide à trouver la portière passager de sa voiture avant de me guider à l'intérieur.
— Ne t'en fais pas, il y en a pour huit minutes de trajet.
— Je te fais confiance, Olivia.
La voiture démarre, et je me laisse porter par le moment. À l'aveugle, mes pensées vagabondent. Où pouvait-elle bien m'emmener ? Mon excitation grandit à chaque virage. Elle a ce don particulier de me faire ressentir une vivacité que je pensais oubliée.
Enfin, la voiture s'arrête. Olivia coupe le moteur et serre le frein à main.
— On est arrivées, annonce-t-elle avec douceur.
Elle descend de la voiture et vient ouvrir ma portière. Je sens sa main se poser dans la mienne avec fermeté mais délicatesse. Sans un mot, elle me guide à travers un chemin légèrement irrégulier.
— Tu es prête, ma belle ? demande-t-elle.
— Fais péter !
Elle retire lentement le bandeau. Je cligne des yeux, légèrement éblouie par la lumière dorée du soleil déclinant. Je capte un instant son regard, brillant et plein de malice, avant de détourner les yeux pour observer les alentours.
— Attends... c'est une colline ?
— Oui, c'est la Colline de la Lumière. En haut, il y a un panorama magnifique, surtout à cette heure-ci. Le coucher de soleil ici est magique. On doit marcher un peu, mais ne t'inquiète pas, j'ai prévu de l'eau. Tu es partante ?
— Carrément ! Et en chemin, on pourra continuer à apprendre à se connaître.
— C'est exactement le but.
Nous commençons à grimper la coline en suivant les pancartes du sentier. Les rayons de soleil nous éblouis à travers les arbres et les rochers.
— Alors, cette fameuse "Colline de la Lumière", c'est un endroit où tu viens souvent ? demandais-je, les yeux pétillants d'intérêt.
— Pas aussi souvent que je le voudrais, répond Olivia en ajustant son sac sur son épaule.
Mais quand je ressens le besoin de prendre l'air et de réfléchir, c'est l'un de mes lieux préférés. Il y a quelque chose de réconfortant dans la nature, tu ne trouves pas ?
Mais quand je ressens le besoin de prendre l'air et de réfléchir, c'est l'un de mes lieux préférés. Il y a quelque chose de réconfortant dans la nature, tu ne trouves pas ?
— Si, totalement. Même si, pour être honnête, je suis plus du genre à me déconnecter en faisant la fête. Pas vraiment la même ambiance, ajoutais-je avec un petit rire.
— La fête, hein ? Ça te correspond bien, je crois, lance Olivia, espiègle. Mais ça doit être épuisant à la longue, non ?
— Parfois, oui. Disons que ça m'aide à... combler certains vides, avouais-je, un peu plus sérieuse. J'imagine que c'est un mécanisme comme un autre. Et toi, pas du tout adepte des soirées ?
— Pas vraiment. Je suis plutôt casanière. J'aime bien être chez moi, avec mes plantes et mes animaux. Et honnêtement, la foule, ça m'angoisse un peu, confesse Olivia en passant une main dans ses cheveux.
— Ça ne m'étonne pas, dis-je en souriant. Tu dégages une énergie apaisante, presque... rassurante.
Olivia hausse un sourcil, amusée.
— Rassurante ? Ce n'est pas vraiment le premier adjectif qu'on utilise pour me décrire. Mais merci, je crois.
— C'est sincère, répondis-je. Et puis, ton métier, ça colle bien à cette impression. T'es psychologue, c'est ça ?
— Oui, exactement. Et toi, avec les animaux, c'est un peu pareil, non ? Tu dois en voir de toutes les couleurs à la clinique.
— Oh, tu n'imagines même pas, ris-je. Entre les maîtres paniqués, les interventions d'urgence et les journées sans fin... Mais j'aime ça. J'ai toujours eu un truc avec les animaux. Ils ne jugent pas, eux.
Olivia acquiesce en silence, avant de poser une nouvelle question.
— Tu parlais de combler un vide tout à l'heure. Tu veux dire quoi par là ?
J'hésite un instant, regardant le chemin devant moi.
— Disons que... j'ai eu ma dose de déceptions, côté relations. Alors je préfère ne pas trop m'attacher. Ça fait moins mal. Tu sais, ma "carapace".
Olivia me regarde avec attention, sans me presser.
— Et pourtant, tu t'es attachée à moi, me fait remarquer Olivia doucement.
— Tu n'es pas comme les autres, murmurais-je.
Olivia se tait un instant, visiblement touchée.
— Merci, Éloïse. C'est... réciproque, tu sais.
Nous continuons de marcher en silence quelques instants, le bruit de nos pas sur le sentier emplissant l'air. Finalement, Olivia brise la tension.
— Et toi, tu disais que je te rassure, mais qu'est-ce qui te fait peur, toi ?
J'éclate de rire.
— Je suis une dure à cuire, Olivia. Rien ne me fait peur.
— Même pas l'idée de te laisser aller ?
Je m'arrête un instant, surprise par la question.
— Touché, murmurais-je avec un sourire.
Nous atteignons enfin le sommet. Devant nous, le soleil commence à descendre, teintant le ciel de nuances de rose et d'orange. Je pousse un léger sifflement.
— Wow. D'accord, ça valait la peine de porter ce bandeau, dis-je en observant le panorama.
— Je savais que tu aimerais, répond Olivia, satisfaite.
Elle sort une couverture de son sac et la déploie sur l'herbe.
— Allez, installe-toi. J'ai aussi prévu des petits trucs à grignoter.
Je m'assoit à côté d'elle, un sourire sincère sur les lèvres.
— Olivia... merci. Ça faisait longtemps que je ne m'étais pas sentie aussi bien.
— Moi aussi, Éloïse. Moi aussi.
Nous passons la soirée à grignoter des bonbons véganes, à siroter de la limonade et à contempler ce magnifique coucher de soleil. Une heure s'écoule comme un clin d'œil, le temps glisse entre mes doigts quand je suis avec elle. Mais en jetant un coup d'œil à mon téléphone, je réalise que l'heure tourne. Je me racle doucement la gorge pour lui signaler qu'il est peut-être temps de redescendre.
— On devrait y aller, dis-je avec un sourire un peu gêné.
On bosse toutes les deux demain, et on a besoin de repos.
On bosse toutes les deux demain, et on a besoin de repos.
— Oui, tu as raison, acquiesce Olivia, ses yeux toujours rivés sur le paysage.
Nous ramassons nos affaires et descendons tranquillement vers sa voiture. Le trajet de retour est ponctué d'un silence confortable, les mots semblant inutiles après une soirée aussi belle. Une fois arrivées devant mon immeuble, elle coupe le moteur et se tourne vers moi.
Je me penche doucement vers elle et dépose un baiser sur sa joue.
— Merci pour cette magnifique soirée, ma belle.
Elle sourit, un éclat tendre dans les yeux.
— Je t'en prie, Éloïse. Merci à toi pour ce moment magique.
Je récupère mon sac, sors de la voiture, et monte jusqu'à mon appartement. À peine entrée, je laisse tomber mes affaires sur le canapé et me dirige directement vers la salle de bain. Sous le jet d'eau chaude, je repasse en boucle chaque détail de la soirée, chaque sourire, chaque regard. Mon estomac est noué, mais pas par la faim. C'est de l'amour, non ?
Sortie de la douche, je me sèche rapidement et me glisse dans une tenue confortable. Pourtant, au lieu de m'installer devant la télévision comme d'habitude, je prends une décision importante.
Je me connecte à ce site où je trouvais autrefois des aventures d'un soir. Cela faisait plusieurs jours que je n'y avais pas mis les pieds, et une avalanche de notifications m'accueille. Des dizaines de messages, mais aucun qui m'intéresse. Mon regard s'attarde sur un en particulier : Lily, cette femme mariée que j'ai rencontrée la semaine dernière, qui m'avait vendu une histoire à dormir debout sur son divorce. Elle essaie encore de me convaincre, de se trouver des excuses, mais je n'en ai plus rien à faire.
D'un clic, je supprime mon profil. Une fois pour toutes. Une étrange sensation de légèreté m'envahit.
En rangeant mon ordinateur dans le tiroir de mon bureau, mon regard tombe sur un objet familier. Un sourire effleure mes lèvres. Ce soir, je ressens un besoin irrépressible de me libérer autrement, de calmer cette tension qui brûle en moi. Je saisis mon vibromasseur, une fidèle compagnie dans mes moments de solitude.
Je me déshabille complètement, appréciant la sensation de la fraîcheur contre ma peau encore chaude de la douche. Je m'assois sur mon lit, allume mon jouet, et laisse sa vibration effleurer doucement mes cuisses avant de l'amener à son but. Une chaleur monte en moi, intense et familière, mais ce soir, elle est teintée d'un désir particulier.
Je ferme les yeux, et son visage envahit mes pensées. Olivia. Sa douceur, son parfum, sa voix résonnent dans ma tête.
Je gémis son prénom sans même m'en rendre compte, le plaisir me submergeant en vagues successives. Mon corps tremble sous l'intensité de l'orgasme, chaque fibre de mon être vibrant de cette libération. Je reste immobile quelques instants, reprenant lentement mon souffle.
Je pose mon jouet sur le sol, décidant de le nettoyer demain, et me glisse sous les draps, encore étourdie. Tandis que le sommeil m'emporte, un dernier murmure traverse mes lèvres :
— Olivia... qu'est-ce que tu me fais ?
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Commentaires ()
C'est dingue les émotions diverses ainsi que l'intensité que vous donnez aux sensations, notamment lors des rendez vous entre deux personnes à priori...copines, amies.
Une fois que l'on commence à vous lire, impossible de s'arrêter. En tout cas, et peut-être que c'est ma sensibilité qui parle pour moi, c'est ce que je ressens.
Il y a de l'électricité dans l'air, quand Olivia et Éloïse se retrouvent. Et plus on avance dans l'histoire, à mon sens, ça fait moins de doutes. Ces deux là... C'est un joli embryon qui est en train de naître.
Et quand on comprend le côté nature et casanier d'Olivia... La 'carapace' d'Éloïse et pourtant son besoin évident de trouver enfin son âme sœur, elles semblent être faîtes pour s'être rencontrées.
À vous de nous l'écrire.
La suite au prochain chapitre...
Rendez vous pris !