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✦ Lilianax3 Moi, Éloïse, en train de tomber amoureuse? XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lesbiennes Orientation principale dans ce chapitre

Moi, Éloïse, en train de tomber amoureuse? — Chapitre 7 · Entre deux battements

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Lilianax3
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Moi, Éloïse, en train de tomber amoureuse?

Chapitre 7 · Entre deux battements

**Dring dring.** 
J'éteins rapidement mon réveil avant de me tourner dans mon lit. Je n'ai même pas envie de me lever aujourd'hui. J'ai passé la nuit à me faire une tonne de scénarios sur ma relation avec Olivia, à penser à elle, à l'imaginer là, nue, auprès de moi. Je manque de me rendormir avant de me réveiller précipitamment. Pas question d'arriver en retard au travail. 
Je me lève enfin, prends une douche rapide et avale quelques madeleines avec un café. J'enfile un tee-shirt crème simple et un pantalon de travail. Je glisse dans mon sac à dos quelques affaires et mon déjeuner, puis je sors, allumant une cigarette en direction de la clinique. 
—Lilian : Bonjour, Éloïse ! La forme aujourd'hui ? 
—Éloïse : Bonjour, Lilian. Oui, et toi ? 
—Lilian : Super bien ! On vient d'apprendre qu'Adélaïde est enceinte, alors j'ai pas mal de projets en tête en ce moment. 
—Éloïse : Je suis ravie pour vous. Vous allez être de supers parents, j'en suis sûre. 
Lilian, le réceptionniste, est un vrai rayon de soleil. Son sourire et sa bonne humeur mettent toujours les clients un peu plus à l'aise, même dans les moments difficiles. 
Je dépose mes affaires dans les vestiaires et enfile ma blouse de travail. La matinée sera chargée : j'assiste Jérôme sur plusieurs opérations. Le voir à l'œuvre, donner tout son cœur et son savoir-faire pour sauver et soigner ces animaux, me fait réaliser à quel point j'admire ce métier. Peut-être qu'Olivia avait raison : peut-être que je devrais vraiment envisager de devenir vétérinaire, et pas juste rester assistante… Mais reprendre des études à mon âge ? Trente ans passés, ce serait compliqué. 
La fin de semaine arrive, et nous recevons enfin les résultats pour Mistigri. Jérôme me propose de téléphoner à Olivia pour lui annoncer les nouvelles. 
Je compose son numéro. Après quelques tonalités, sa voix chaleureuse résonne au bout du fil. 
—Olivia : Allô ? Éloïse ? 
—Éloïse : Oui, c'est moi. Je t'appelle pour te donner des nouvelles de Mistigri. Tu as un moment ? 
—Olivia : Bien sûr, je t'écoute.
Sa voix trahit une pointe d'inquiétude. 
—Éloïse : Alors, les résultats de l'IRM et des analyses sont arrivés ce matin. Et... bonne nouvelle : rien de grave n'a été détecté. 
—Olivia : "Soulagée"
Oh, vraiment ? Mais… et sa crise d'épilepsie ? 
—Éloïse : D'après les résultats, il ne s'agirait pas d'une épilepsie chronique. C'était probablement une crise isolée due à un stress ou un déséquilibre ponctuel. Je te conseille simplement de surveiller son comportement dans les semaines à venir, mais tout semble aller bien. 
—Olivia : "Émerveillée"
 C'est un énorme soulagement, Éloïse. Merci… merci tellement. Et pour ses problèmes alimentaires ? 
—Éloïse : Là aussi, on a des bonnes nouvelles. Les tests ont montré qu'il n'a pas d'intolérance alimentaire ou de souci digestif grave. C'est plus lié à une anxiété qu'à un problème physique. Avec un changement de routine alimentaire et quelques ajustements, il devrait retrouver son appétit normal. 
—Olivia : "Riant doucement, soulagée"
Il faut croire qu'il est aussi sensible que moi, ce petit Mistigri. 
—Éloïse : "Avec un sourire dans ma voix"
Ça ne me surprend pas. Mais sérieusement, tout ce que tu peux faire, c'est lui offrir un environnement apaisant. Je peux te donner quelques conseils pour l'aider à se détendre si tu veux. 
—Olivia : J'adorerais. On pourrait se voir pour en discuter ? 
—Éloïse : Oui, bien sûr. Et si tu veux, je peux passer chez toi pour vérifier comment il se porte. 
—Olivia : Ce serait parfait. Merci encore, Éloïse. Mistigri et moi avons beaucoup de chance de t'avoir. 
—Éloïse : "Amusée"
Je suis là pour ça. Et puis, je dois avouer que je suis plutôt attachée à lui... et à sa propriétaire. 
—Olivia : "Avec un sourire audible dans sa voix"
C'est réciproque. 
La conversation se termine sur un échange chaleureux, je souris doucement en raccrochant.
Je gare ma voiture devant la maison d'Olivia, tenant dans une main une petite trousse vétérinaire et dans l'autre un sac rempli de quelques friandises adaptées aux chats. Olivia m'attend déjà devant la porte, souriante, avec Mistigri dans ses bras.
—Olivia : Salut ! Merci d'être venue. Entre, fais comme chez toi. 
—Éloïse : Salut ! Comment va Mistigri aujourd'hui ? 
—Olivia : Beaucoup mieux, je trouve. Il a mangé un peu ce matin, et il semble plus calme. 
J'hoche la tête avec un sourire, suivant Olivia dans le salon. L'appartement est baigné d'une lumière douce, des plantes suspendues apportant une ambiance chaleureuse. Mistigri saute des bras d'Olivia pour s'installer sur un coussin moelleux près de la fenêtre.
—Éloïse : Il a l'air détendu. C'est bon signe. 
—Olivia : Oui, c'est déjà un énorme progrès. Tu veux boire quelque chose avant qu'on commence ? 
—Éloïse : Un verre d'eau, ce sera parfait, merci. 
Olivia disparaît dans la cuisine, me laissant observer la pièce. Une étagère débordant de livres, des photos encadrées, et ce parfum familier de jasmin qui flotte dans l'air. Olivia revient bientôt avec deux verres d'eau et s'installe à côté de moi sur le canapé. 
—Éloïse : Alors, voici ce que je te propose pour Mistigri : garde une routine simple, avec des repas à heures fixes et un endroit calme où il peut se réfugier. Et si jamais tu remarques des signes d'anxiété, tu peux essayer un diffuseur de phéromones. 
—Olivia : "Avec intérêt"
Un diffuseur ? Comme une sorte de calmant naturel ? 
—Éloïse : Exactement. Ça imite les phéromones qu'un chat dégage pour se rassurer. C'est très efficace dans certains cas. 
—Olivia : Tu es une véritable encyclopédie vivante. 
Je ris doucement, légèrement gênée par le compliment. Mistigri se lève de son coussin et s'approche de mes jambes, frottant sa tête contre mes mollets.
—Éloïse : "En caressant le chat"
Et toi, mon grand, tu sembles déjà beaucoup mieux. 
—Olivia : "Avec un sourire tendre"
Il t'adore. 
Je relève mes yeux vers Olivia, croisant mon regard. Un instant de silence s'installe, lourd de cette complicité naissante. Olivia se penche pour poser sa main sur mon avant-bras, doucement.
—Olivia : Merci, vraiment. Pas juste pour Mistigri, mais pour tout. Ça fait longtemps que je n'ai pas eu quelqu'un sur qui compter. 
—Éloïse : "Légèrement troublée, mais touchée"
C'est normal. Je suis là si tu as besoin de quoi que ce soit. 
Olivia retire doucement sa main, mais avant de se relever, elle effleure ma joue, comme un geste innocent, presque instinctif. Je reste immobile, mon cœur battant un peu plus vite.
—Olivia : "Avec un sourire doux"
Tu veux rester pour dîner ? 
—Éloïse : "Avec un sourire sincère"
Merci pour l'invitation, mais je vais devoir refuser pour ce soir. J'ai un peu de travail à terminer. 
—Olivia : "Légèrement déçue"
Je vois… 
—Éloïse : "Après un instant de réflexion"
Mais samedi, si tu es libre, on pourrait se voir. 
—Olivia : "Son visage s'illumine"
Bien sûr, samedi, c'est parfait. 
Je me lève avec ma trousse, prête à partir. Olivia me raccompagne jusqu'à la porte. Avant que je ne franchisse le seuil, Olivia effleure doucement mon bras, un geste aussi bref qu'intense. 
—Olivia : "Doucement"
Bonne soirée, Éloïse. 
Éloïse : "Avec un sourire qui trahit une certaine émotion"
Bonne soirée, Olivia. 
Je descend les marches, un léger frisson me parcourant encore au souvenir du contact.
Je rentre chez moi, mon esprit encore absorbé par cette soirée. Olivia a quelque chose qui m'apaise et m'éblouit à la fois. J'ai passé la soirée à rêver d'elle, comme si ma vie prenait un tournant différent, plus lumineux. 
Les semaines suivantes, nous nous sommes revues à plusieurs reprises. Olivia m'a emmenée découvrir un parc de senteurs, et je l'ai invitée à voir un film de super-héros au cinéma. Nous avons passé deux week-ends ensemble, entre balades, découvertes et conversations profondes. 
Chaque moment avec elle m'illumine. Elle est devenue mon rayon de soleil, la chaleur qui réchauffe mes jours. Pourtant, une partie de moi est troublée. J'ai l'impression d'avoir laissé une ancienne version de moi derrière, comme si ma vie d'avant me manquait un peu. 
Mais est-ce vraiment un problème ? Peut-être que c'est juste ma vie sexuelle, inactive depuis un moment, qui me travaille. Ou peut-être autre chose, un doute plus profond. Je l'ignore, mais j'aimerais bien cesser d'y penser et simplement profiter d'Olivia, de cette connexion si spéciale. 
Un soir, nous avions prévu de nous retrouver dans un bar. Je voulais lui faire découvrir un peu de mon univers, cet endroit où je me sens libre. Mais, quelques heures plus tôt, Olivia m'a annoncé qu'elle était malade et ne pourrait pas venir. Je me suis retrouvée seule, désorientée. Rester enfermée chez moi un vendredi soir n'était pas une option. Alors, un peu par défi et beaucoup par besoin de me changer les idées, j'ai décidé d'y aller quand même. 
À l'extérieur du bar, je termine une cigarette en observant les couples qui s'embrassent passionnément, leurs corps enlacés dans une intensité qui ne laisse pas de place à la pudeur. Une étrange sensation m'envahit. Une part de moi envie leur abandon, mais une autre se sent profondément seule. 
À l'intérieur, je me dirige vers le comptoir. 
— Je vous sers quelque chose, ma belle ? demande la serveuse, un sourire charmeur aux lèvres. 
— Une tequila, s'il vous plaît. 
Elle me tend mon verre avec une tranche de citron vert, et je l'avale d'un trait, appréciant la chaleur de l'alcool qui descend dans ma gorge. Mes yeux parcourent la piste de danse où les femmes, sans retenue, se déhanchent avec une énergie presque féline. Je finis par céder à l'ambiance enivrante et me mêle à la foule, laissant les corps se presser contre le mien dans une danse endiablée. 
Après quelques chansons, je retourne au comptoir, ruisselante de sueur, et une femme de la piste me suit. 
— Bonsoir, je peux vous offrir un verre ? demande-t-elle avec assurance. 
— Bonsoir. Si vous voulez. 
— Vous prenez quoi ? 
— Ce soir, c'est tequila. 
Elle commande quatre shots, et nous trinquons avant de boire cul sec. Elle est directe, pleine de charme, et son sourire illumine son visage. Nous parlons un moment, son intérêt pour moi évident. 
— Est-ce que tu aimerais qu'on baise ? lâche-t-elle, sans détour. 
Je manque de m'étouffer avec ma propre salive, surprise par son audace. 
— Euh… pourquoi pas ? Ça fait un moment que je n'ai pas… 
— Tu es célibataire ? 
— Techniquement, oui. 
— Tu as l'air gênée. Pourtant, ce n'est pas la première fois que je te vois ici. Tu t'es sûrement tapé pas mal de nanas, non ? 
— C'est vrai. Mais… ces dernières semaines ont été différentes pour moi. Je dois avouer que j'ai un manque, et tu me plais beaucoup. 
— Suis-moi, alors. 
Elle tend sa main, et je la prends, la laissant me guider jusqu'aux toilettes. 
Dans une cabine étroite, elle me pousse contre le mur, sa respiration chaude dans mon cou. Nos corps se pressent, et je sens ses mains glisser le long de mes hanches. Nos lèvres se trouvent, et je l'embrasse avec une faim presque désespérée. Son baiser est puissant, insistant, et je tente de m'y abandonner. Mais une petite voix dans ma tête chuchote le prénom d'Olivia. 
— T'es magnifique, murmure-t-elle en défaisant les premiers boutons de mon chemisier. 
Ses mains parcourent ma peau nue, ses doigts trouvant mes seins. Elle caresse mes tétons avec une habileté certaine, les roulant entre ses doigts jusqu'à ce qu'ils durcissent. D'habitude, cette sensation suffit à me faire frissonner, mais ce soir, je me sens comme détachée, absente. 
Elle descend ses lèvres le long de mon cou, laissant une traînée de baisers mouillés jusqu'à mon décolleté. Je ferme les yeux, tentant de me concentrer sur ses gestes. Ses mains glissent sous ma jupe, remontent jusqu'à ma culotte qu'elle retire d'un geste précis. 
— Tu es déjà trempée, souffle-t-elle, un sourire triomphant sur les lèvres. 
Je réponds par un sourire mécanique, espérant que mon corps réagisse enfin. Elle s'agenouille devant moi, ses mains maintenant mes hanches fermement contre le mur. Sa langue parcourt l'intérieur de mes cuisses, remontant lentement jusqu'à mon sexe. Je sens son souffle chaud avant le premier contact. 
Sa langue est habile, dessinant des cercles autour de mon clitoris, puis glissant doucement entre mes lèvres. Elle alterne entre des coups légers et des pressions plus intenses, son rythme parfaitement calibré. Je sens sa détermination, son envie de me faire chavirer. Je devrais être en train de m'abandonner, de gémir, mais rien. Mon corps reste sourd à ses efforts. 
Elle continue, pourtant, sa langue explorant chaque recoin de moi. Ses doigts s'ajoutent au jeu, glissant en moi dans un mouvement lent et calculé. Je pousse un soupir, plus de frustration que de plaisir. Je veux que ça fonctionne. Je veux sentir quelque chose. 
— Tu es incroyable, dis-je pour combler le silence, ma voix faussement rauque. 
Elle relève les yeux, un sourire sur les lèvres, certaine de son effet sur moi. Mais je suis ailleurs. Chaque sensation semble vide, chaque geste manque d'âme. 
— C'est bon ? demande-t-elle, sa voix teintée d'excitation. 
— Oui… continue, murmuré-je, presque par automatisme. 
Elle accélère, sa langue et ses doigts travaillant à l'unisson. Mes mains se posent sur sa tête, non pour la guider, mais pour me donner l'illusion que je participe. Mais dans mon esprit, ce n'est pas son visage que je vois. C'est celui d'Olivia. C'est elle que je désire, elle qui hante chaque pensée, chaque recoin de mon être. 
Finalement, je lève une main, posant mes doigts sur son épaule. 
— Arrête. 
Elle se redresse, confuse. 
— J'ai fait quelque chose de mal ? 
— Non, ce n'est pas toi, dis-je en évitant son regard. Je crois juste que… je ne suis pas là ce soir. 
Elle me scrute, son expression passant de l'incompréhension à une sorte de lucidité. 
— Toi, tu es amoureuse, n'est-ce pas ? 
Je ne réponds pas, mais elle n'a pas besoin de mots pour comprendre. 
— Alors qu'est-ce que tu fais ici ? Pourquoi tu n'es pas avec elle ? 
Ses mots me frappent en plein cœur. Pourquoi, en effet ? 
— J'ai peur… peur de ce que ça pourrait signifier. 
— Aimer, c'est effrayant, concède-t-elle. Mais c'est aussi la seule chose qui en vaille la peine. Crois-moi, courir après des sensations vides, ça ne te mènera nulle part. Si elle est celle qu'il te faut, ne la laisse pas filer. 
Je la regarde, touchée par sa sincérité. 
— Merci. Au fait, comment tu t'appelles ? 
— Gwen. Bonne chance, Éloïse. 
Je quitte le bar et marche lentement vers mon appartement. L'air frais de la nuit me fait frissonner, mais mon esprit est en ébullition. Arrivée chez moi, je me laisse tomber sur mon lit, les larmes roulant silencieusement sur mes joues.
Olivia hante mes pensées. J'ai peur de lui avouer ce que je sens, peur de ce que cela pourrait signifier. Mais Gwen avait raison : aimer, c'est prendre des risques. Et Olivia… elle en vaut chaque battement de mon cœur.
Le lendemain matin, je me lève avec une étrange clarté dans l'esprit. Il faut que je la voie. Après m'être habillée d'une robe blanche et avoir attaché mes cheveux en un chignon simple, je me rends au marché. Là-bas, je choisis avec soin des légumes de saison, des carottes, des poireaux, et un peu de potiron. De retour chez moi, je m'applique à préparer une soupe. Chaque geste est précis, presque méditatif, comme si cuisiner pour elle devenait un acte d'amour. 
Quand la soupe est prête, je la verse dans un récipient et le place dans un sac en toile. Je me maquille légèrement, juste assez pour paraître fraîche, et je prends mon sac à main avant de me diriger vers ma voiture. Il est 12h15 quand j'arrive devant chez Olivia. Je n'ai pas prévenu de ma visite. 
*Dring* 
La porte s'ouvre lentement, et Olivia apparaît, enveloppée dans un plaid blanc, ses traits fatigués mais toujours d'une beauté saisissante. 
— Ho, Éloïse… entre, je t'en prie, dit-elle avec un sourire fragile. 
Je passe le seuil, mon cœur battant plus vite. 
— Je t'ai préparé de la soupe, elle est encore chaude. Ça te fera du bien, dis-je doucement en posant le récipient sur la table basse. 
— Éloïse, tu n'étais pas obligée… murmure-t-elle, émue. 
Je m'assois à côté d'elle sur le canapé, serrant légèrement ses mains dans les miennes. 
— Si, je l'étais. Olivia… je dois te dire quelque chose. Je n'ai jamais été aussi heureuse de toute ma vie que ces dernières semaines passées avec toi. Tu es mon rayon de soleil. Tu illumines chaque jour, et sans toi, je suis perdue. J'ai beaucoup souffert par le passé, mais avec toi, je vis. Pleinement. Je sais que jamais je ne ressentirai ça pour une autre. Je veux être avec toi, dans tous les moments. Même quand tu es comme aujourd'hui, emmitouflée dans un plaid, à ne rien pouvoir faire. Parce que je crois que c'est ça, aimer. 
Olivia reste silencieuse un instant, les larmes lui montant aux yeux. 
— Ho, Éloïse… 
Sa voix tremble, et je vois son émotion déborder. 
— Éloïse, moi aussi je ressens ça. Tu m'as fait redécouvrir ce que c'est de vivre. Tu me fais rire, vibrer, oser des choses que je n'aurais jamais cru possibles. Tu es là pour moi, toujours, même aujourd'hui. Et si ce que je ressens, c'est ce qu'on appelle l'amour… alors, bordel, l'amour est magnifique et puissant. 
Elle s'approche doucement, et je tends une main pour caresser son front encore chaud. 
— Olivia… il faut que je sois honnête avec toi. Hier soir, je suis allée seule au bar. Une femme a flirté avec moi. 
Son regard s'adoucit. 
— Ho… ce n'est pas grave, tu sais. 
— Si, ça l'est. Je veux dire… on a été plus loin. Mais je n'ai rien ressenti, Olivia. Je n'arrêtais pas de penser à toi. Je regrette tellement. Parce que ces semaines avec toi sont les plus belles de ma vie. 
Elle me fixe avec une intensité troublante avant de prendre ma main dans la sienne. 
— Éloïse, tu n'as pas à regretter. Je ne te jugerai jamais. Si cette expérience t'a aidée à comprendre ce que tu voulais vraiment, alors elle a eu son rôle à jouer. Et ce rôle, c'était de te mener jusqu'à moi. 
Elle sourit, une douceur infinie dans ses traits. 
— Je suis tellement heureuse. Tu n'imagines pas à quel point. 
Les mots me manquent. Olivia dépose son plaid sur le canapé et s'approche pour me prendre dans ses bras. 
— J'espère que tu n'as pas peur d'attraper froid ou de tomber malade, plaisante-t-elle doucement. 
— Ma belle, pour toi, je tomberais malade mille fois. 
Nous rions ensemble, et elle s'éloigne légèrement pour me regarder dans les yeux. Ce regard, si profond et sincère, me coupe le souffle. Incapables de résister, nous nous penchons l'une vers l'autre, et nos lèvres se rencontrent enfin. 
Son baiser est doux, mais chargé d'une passion contenue. Je passe une main dans sa nuque, caressant sa peau délicate, tandis que mes lèvres explorent les siennes. Je gémis doucement contre sa bouche, submergée par l'intensité de l'instant. Ses bras m'enlacent fermement, et je me perds complètement dans cette étreinte. 
Après de longues minutes, nous nous séparons, nos respirations saccadées, nos fronts pressés l'un contre l'autre. 
— Je t'aime, murmuré-je, ma voix empreinte de sincérité. 
— Je t'aime aussi, répond-elle dans un souffle. 
Et pour la première fois, je sens que tout est à sa place.
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Vachette
9 février 2025 à 12:46
tendresse et sentiments; bien
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Photo de profil de Antoine.Daniel
Antoine.Daniel
5 février 2025 à 18:22
Fichtre que c'est bien écrit. Comme quoi l'amour se préoccupe peu de nos genres. Juste deux personnes qui se sont trouvées.

Même la scène de sexe dans le bar est bien décrite et utile au récit.

Merci pour cette lecture douce et agréable.
Soyez respectueux
Répondre

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