Inspiré du réel
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Clicker traînée par ma meilleure amie — Chapitre 6
Autrice
Clicker traînée par ma meilleure amie
Chapitre 6
Le réveil sonne.
Je me découvre allongée sur le dos, le bras endormi sous la tête de Marion. Et de la bave sur mon épaule. Faut croire que j'ai passé ma meilleure nuit.
Il est cinq heures du matin… J'éteins le réveil, et je me rendors en prenant ma meilleure amie dans les bras comme un doudou. Son corps tout chaud contre moi me rassure. Je sens sa respiration.
Qu'est-ce que je l'aime, cette fille…
Et je me rendors sur cette pensée.
Le réveil sonne, et je sais pas bouger. Mon corps refuse. C'est au moment où je me fais asphyxier que mes yeux décident de s'ouvrir, et mes bras de réagir.
— Oh, tu baves, beurk…
J'aurais bien voulu répondre, ou même souffler. Mais j'ai ses seins dans ma tronche. Alors, jolie vue, mais réveil en panique.
Elle se bouge, et je vois qu'elle avait mis son téléphone de mon côté.
— Ben, cœur… Pourquoi tu me mets pas sur ta table ?
— J'ai pas de prise. D'habitude, je dors là où tu es.
— J'ai pas de prise. D'habitude, je dors là où tu es.
Haaah.
Elle se recouche, et je fais pareil.
On se regarde. Elle pose sa main sur ma joue, et me regarde avec une chaleur tendre.
— J'ai aimé, hier. Mais je sais pas si je pouvais…
Je la regarde. Je sais pas quoi répondre. Lui dire oui et être dans une relation cent pour cent sexuelle ? Lui dire non et risquer de la perdre ? Encore ?
— Tu veux vraiment que je te domine ?
Mais, laisse-moi te regarder, enfin.
— On en parle après le petit-déjeuner ? Je vais faire à manger, j'arrive. Profite du lit.
Je sors du lit et elle m'agrippe la main.
— … merci.
Je la regarde, mais je suis un peu perdue. On dit quoi à « merci » ? Le dernier qui m'a fait le coup m'a laissé le sentiment d'être une pute aléatoire, et ici… Eh ben, il me laisse perplexe.
Alors j'agis au plus simple : un bisou sur le front, et lui dire que je reviens.
Pour le petit-déjeuner, il n'y a pas grand-chose. En tout cas, je veux pas la faire attendre dix ans. Donc je fais son café, un bol de céréales au chocolat, beaucoup de lait, et du pain grillé avec de la confiture.
Et pour moi, un café au lait, et deux tranches de pain grillé avec du beurre salé.
— Haaa, merci. Miam miam, mmmh
Le matin, je parle pas trop. J'aime pas parler au matin, et faut que ce qui me sert de processeur fasse la mise à jour, et que la RAM décide d'accepter une action plus importante que Manger, pipi, dormir.
On traîne sur son téléphone, à regarder des vidéos. Je suis confortablement installée sur elle, sa main sur mes côtes, et mes bras lui faisant une ceinture.
— Je t'aime, tu sais ?
— Oui, je sais.
— Oui, je sais.
J'avais juste besoin de lui dire. Mais… On est en couple ? On est encore meilleures amies ? On est en relation soumise/dominante ?
Je sais pas quand lui poser la question.
Il est quatorze heures, et elle se lève pour aller se préparer.
— Tu fais quoi ?
— Je sors. Je vais me promener, j'en ai besoin, depuis l'autre. J'ai pas la sensation d'être enfermée, comme ça. Tu veux venir ?
— Euh… Je ferai le ménage pendant que tu sors. Je sais pas où j'en serai, par contre. T'as du linge à faire ?
— Oui. Dans la salle de bain.
— Je sors. Je vais me promener, j'en ai besoin, depuis l'autre. J'ai pas la sensation d'être enfermée, comme ça. Tu veux venir ?
— Euh… Je ferai le ménage pendant que tu sors. Je sais pas où j'en serai, par contre. T'as du linge à faire ?
— Oui. Dans la salle de bain.
Elle sort, et je me retrouve seule dans son appartement. Je commence par la lessive, jette un œil à ses affaires en les triant, et je me demande si elle sait ce qu'on est l'une pour l'autre. Je passe l'aspirateur en essayant de pas trop penser à la question. Je fais la poussière, je nettoie la plaque. Entre deux gestes, je remarque un bout de papier épinglé au frigo. C'est une liste de courses de sa main, avec son écriture serrée.
J'ai envie de sourire et de pleurer en même temps, sans trop savoir pourquoi.
J'ai presque fini sa vaisselle (qui doit dater. Il y a des casseroles bien collées dans le fond), et j'entends la porte s'ouvrir.
Elle vient vers moi, me fait un bisou sur l'épaule en me caressant une fesse.
— Merci.
— Avec plaisir.
— C'est bien.
Clic-clic
— Avec plaisir.
— C'est bien.
Clic-clic
Euh ?
— C'était quoi, ça ?
— De quoi, ça quoi ?
— Clic-clic.
— Ah, ça. C'est euh… Une forme de récompense.
— Ah bon ? Ok…
— De quoi, ça quoi ?
— Clic-clic.
— Ah, ça. C'est euh… Une forme de récompense.
— Ah bon ? Ok…
Je la regarde du coin de l'œil.
Une récompense pour quoi ? Pour qui ?
La journée passe. On reste chez elle, on regarde Netflix, des bisous, des papouilles. Le soir est là (enfin, il est vingt-deux heures) et je décide de faire à manger pour nous deux.
Elle vient près de moi. Un bisou sur l'épaule, une main aux fesses.
— C'est bien.
Clic-clic.
Clic-clic.
Du coup, j'en déduis que c'est une récompense pour moi, quand je fais quelque chose de bien ?
Je dois avouer que ça me stimule, d'avoir sa petite main sur ma fesse.
On mange sur la table de la cuisine. Elle est en face de moi.
Je la regarde comme si c'était la première fois. Elle mange la bouche ouverte. C'est un vilain défaut, chez elle. Et j'aime ce défaut.
Dans ma tête, j'ai envie de l'embrasser avec plein de trucs en bouche, que ça coule, que ça s'échange. J'ai une idée : me nourrir comm....
Je suis sortie de mes pensées avec une phrase :
— Écarte tes jambes.
Ooh enfin… Ça fait longtemps. En plus, elle est pieds nus. C'est seulement maintenant que je remarque que je suis dure de la verge.
— Qu'est-ce qui t'excite ? T'es déjà toute dure. T'aimes me voir manger la bouche ouverte ?
— Yeurk, non !
— Yeurk, non !
Elle crache ce qu'elle a en bouche. Un amas de nourriture mastiquée arrive sur la table dans un bruit pathétique. Dans ma tête, j'ai fait un poker face. Mais apparemment :
— Je t'ai vu. T'aimes ça.
Elle appuie sur mon sexe.
— T'aimes ça, pas vrai ?
Elle appuie sur mon sexe.
— T'aimes ça, pas vrai ?
À cet instant, je suis prise de peur. Jusqu'à maintenant, c'était soit une domination soft, soit c'était mon imagination. Je souffle fort, et mon souffle n'est pas stable. Je sens mon corps chauffer sous la pression, et la peau ruisseler légèrement.
— T'as peur ?
Ma tête hoche timidement. Pourquoi je dis oui ? J'aurais pu faire passer ça comme un défi ?!
— C'est euh… Pas des trucs que j'ai déjà fait. Sauf une fois…
— Haaah ! Explique. Je veux savoir.
— Haaah ! Explique. Je veux savoir.
De son regard bleu, elle me sonde encore.
Dans quoi tu te lances ? Mens, s'il le faut !
— Il y a un temps, j'avais une amie… Et cette amie était en couple. Elle voulait essayer certaines choses avant de le faire avec son mec. Je l'ai aidée pour savoir si elle aimerait… Voilà.
— C'est faux. En tout cas, pas complet…
— C'est faux. En tout cas, pas complet…
Elle me presse encore plus.
Bon… Attends-toi à voir quelque chose qui décoiffe.
— Cette amie ne savait pas si elle aimait l'anal et les pieds. Du moins, se les faire lécher. Alors je l'ai fait. Ils étaient délicieux, parfumés à souhait. Un moment, je lui ai proposé de faire un genre de gâteau de pied. Elle adorait l'idée, et j'adorais déguster ses pieds…
— Et tu l'as fait avec quoi ?
— Et tu l'as fait avec quoi ?
Elle me masse encore avec son pied. J'ai envie de lui dire que je le veux en bouche, qu'on joue maintenant…
— Av… Avec du choco, de la crème fraîche…
— Vas-y, laisse-toi masser. Avec ou sans talon, je t'ai.
— Vas-y, laisse-toi masser. Avec ou sans talon, je t'ai.
Elle rigole. Un rire qui te fait comprendre que, quoi que tu fasses, tu vas pas sortir indemne de cette histoire.
Et elle sait que c'est vrai. J'aime ses pieds nus, dans ses talons, dans ses Converses… Ah, je suis fragile…
— Alors, choco et crème fraîche ? C'est tout ?
— Ça, et du sirop de caramel, des fraises et des copeaux de chocolat…
— Tu vois quand tu peux.
Clic-clic
— Allez, masse mon pied.
— Ça, et du sirop de caramel, des fraises et des copeaux de chocolat…
— Tu vois quand tu peux.
Clic-clic
— Allez, masse mon pied.
Je la regarde. Elle dit ça avec froideur. C'est le moment ? Enfin ? Je vais pouvoir les voir de près, les lécher et me satisfaire de ces beautés ? En tout cas, son petit peton est froid, doux… Il tombe bien dans la main.
C'est un bijou, en fait.
Elle finit son assiette.
— Ça t'est venu d'où, l'envie de gâteau sur des pieds ?
Gros yeux. Je m'y attendais pas. Comment lui dire avec tact, sans lui faire peur. Mon cœur s'accélère. Je sais même pas si ça va se faire…
— Tu te rappelles, les photos que tu m'envoyais ?
— Ouais.
— Je pouvais les sauvegarder…
— Ouaiiis.
— Je t'avais pas envoyé de message parce que je me touchais en pensant à tes pieds…
— Ouais.
— Je pouvais les sauvegarder…
— Ouaiiis.
— Je t'avais pas envoyé de message parce que je me touchais en pensant à tes pieds…
Laisse-toi aller… Abandonne. Elle a gagné depuis le premier jour.
— Je me touchais en pensant à tes pieds magnifiques, à ce que tu me ferais avec, quand tu me massais la bite avec tes talons… Je rêve d'être à tes pieds, de les nettoyer tous les jours, de te servir comme une esclave, de manger la bouffe avec laquelle tu prendrais un plaisir diable à l'écraser… Pieds nus, dans tes talons, sous tes talons… Je mangerai à même le sol, et j'irai chercher à la petite cuillère la pâtisserie dans le fond de la chaussure…
Clic-clic.
— Une vraie putain soumise… C'est bien.
— Une vraie putain soumise… C'est bien.
Elle sourit. Un sourire franc, honnête.
La pression redescend, mais remonte face à ce regard malaisant. Je sais pas le tenir… Et là, quelque chose de bizarre se passe : je suis encore dure, encore chaude sous la table, mais mes yeux brûlent. Les deux en même temps, sans que l'un chasse l'autre. Le désir qui reste, et la honte qui arrive par-dessus, comme une vague froide sur quelque chose de très chaud. Mon ventre est noué.
J'ai envie de pleurer, en fait.
— C'est ça, baisse les yeux.
— J'ai honte… J'ai honte de moi…
— J'ai honte… J'ai honte de moi…
Je me cache la tête dans les bras… Je m'y attendais pas, à celle-là.
C'est vraiment ce que je veux ? Être la putain soumise d'une femme presque inconnue, mais qui connaît mon âme comme sa poche ?
Après tout ce temps, je l'aime toujours. Je pourrais la vénérer, si elle me le demandait.
Une chaise se décale, et je me sens dans les bras réconfortants de celle que j'aime.
— Mon cœur… De quoi tu as honte ?
— J'ai honte de moi, je fais pitié, misérable pute que je suis…
— Eh, eh, eh… T'es pas une misérable pute. Viens là.
— J'ai honte de moi, je fais pitié, misérable pute que je suis…
— Eh, eh, eh… T'es pas une misérable pute. Viens là.
Elle me serre dans ses bras, séchant les larmes.
La soirée passe sans en remettre un mot par rapport à ça. On range ensemble, lentement. Elle me passe une assiette, je la pose. Elle me caresse le dos et les hanches en passant derrière moi.
C'est calme, presque doux. Une sorte de silence qui répare. Des câlins sur le canapé, sa main dans mes cheveux, ma tête contre son épaule. Je sais toujours pas ce qu'on est. Mais là, pour une heure, j'essaie de pas trop y penser.
— Tu veux un verre ?
— Non… pas maintenant. Demain, si tu veux.
— Non… pas maintenant. Demain, si tu veux.
Du reste de la soirée, j'ai de l'attention. Je me sens aimée, calme, apaisée. Un moment, avec le courage, je lui demande :
— Dis… On est un couple ?
— Wow, quoi ?
— Wow, quoi ?
Elle me regarde. J'ai l'impression qu'elle sait pas quoi dire…
— Qu'est-ce qu'on fait, alors ? Je venais pour notre anniversaire commun, j'ai des bisous, des câlins… On a couché ensemble hier… Je me demandais.
Elle me regarde avec ce regard que les animaux ont. Celui qui ne sait pas dévisser ses yeux des phares de la voiture qui approche.
— Bah je… Je sais pas…
— Tu peux y réfléchir ?
— Oui. Oui, oui…
— Tu peux y réfléchir ?
— Oui. Oui, oui…
On file se doucher, et on va au lit sans trop se parler. Elle éteint la lumière. Dans le noir, elle pose une main sur ma hanche, juste ça, et je l'entends souffler doucement. Je sais pas si c'est de la fatigue ou autre chose.
Et on se rendort dans la même position que la veille.
Le hic ? J'ai un amour incertain dans mes bras, et une soumission certaine dans sa tête.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'autrice en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'autrice : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()