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Un (un ?) jour sans fin — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Un (un ?) jour sans fin
Chapitre 2
Je suis réveillée par un appel sur mon smartphone. Je réponds machinalement :
– Oui ?
– Bonjour, Astrée ! Eh bien ? Qu'est-ce qu’il se passe ? Tu n’es pas à la boulangerie. Tout va bien ?
– Oui ?
– Bonjour, Astrée ! Eh bien ? Qu'est-ce qu’il se passe ? Tu n’es pas à la boulangerie. Tout va bien ?
Sur le moment, j'ai une montée d'adrénaline. Comment ? J’ai oublié de mettre mon réveil, moi ? Impossible. Puis, je me souviens de notre décision avec Alberto. Je me souviens de la répétition des jours. Je peux bien louper une journée de boulot. Pourtant, je culpabilise. Même si je sais qu'à dix heures quinze, je serai propulsée le jour d'avant dans la boulangerie, je m’en veux de ne pas avoir prévenu ma cheffe.
– Je suis vraiment désolée, Tina ! Excusez-moi. Je voulais vous prévenir hier soir et j’étais tellement mal que je crois que je me suis dispersée. Nous avons eu une intoxication alimentaire avec Alberto. On ne se sent vraiment pas bien. Je ne pourrais pas venir travailler aujourd'hui. Encore désolée de n’avoir rien dit plus tôt.
– Oh, mais ne vous excusez-pas, ma pauvre. Reposez-vous bien ! Ökkes vous remplacera. On fera ce qu’on peut. Allez, tenez-moi au courant, la prochaine fois, quand même. À bientôt pour avoir de vos nouvelles.
– Merci beaucoup, Tina !
– Oh, mais ne vous excusez-pas, ma pauvre. Reposez-vous bien ! Ökkes vous remplacera. On fera ce qu’on peut. Allez, tenez-moi au courant, la prochaine fois, quand même. À bientôt pour avoir de vos nouvelles.
– Merci beaucoup, Tina !
En vieille amie de ma mère, Tina a beau me connaître depuis longtemps, parce que c’est plus professionnel, elle a décidé que pour le travail, on se vouvoie. Cela fait sourire tout le monde dans la boulangerie, tous tenus au vouvoiement avec elle, mais nous acceptons avec tendresse la règle imposée par notre gérante âgée, un peu excentrique mais tellement bienveillante.
Je ne me sens vraiment pas bien de ne lui avoir rien dit et de lui mentir. Quoique pour l'intoxication alimentaire, c'est peut-être ce qui est vraiment arrivé et alors, j'espère que je sortirai bientôt de ce délire étrange provoqué, peut-être, par une ingestion involontaire de psychotropes.
– Mon chéri. Ma patronne m’a appelée.
– Ah… ça y est… toi aussi… m’a appelé à huit heures, moi…. Laisse-moi dormir, mon cœur, tu veux ?
– Ah… ça y est… toi aussi… m’a appelé à huit heures, moi…. Laisse-moi dormir, mon cœur, tu veux ?
Si c’est ce qu'il veut, qu’il dorme. En fait, il a raison. Quand je vais me retrouver propulsée vingt-quatre heures en arrière au comptoir de ma boulangerie, dans environ une heure trente, alors que je serais en train de faire je-ne-sais-quoi à la maison, ça risque d'être violent. Tant pis. Je n’arriverais pas à dormir et puis pas sûr que la solution de la propulsion à son travail en plein sommeil soit plus brillante. C'était quand même un peu plus doux quand on faisait comme si rien n’avait changé, et qu’on se trouvait propulsé à peu près au même endroit, puisque c’est là où on se trouve à cette heure, tous les jours de travail de la semaine.
Je ne sais que faire en attendant. Si tout sera annulé bientôt, autant faire seulement ce qui me fait du bien, non ? Ça ne sert à rien ni de ranger l’appart, ni de préparer une chose ou une autre. Ah, je ne sais pas ! Je suis sûre que d’autres à ma place sauteraient de joie et feraient des choses extraordinaires mais moi, j’ai peur. Alberto, lui, ne pense qu’à dormir. Tiens, lui, il a tout compris.
Je prends une douche rapide, bien que j’ai tout mon temps, ou peut-être pas. Je me prends à avoir peur de me retrouver, propulsée nue, au comptoir de ma boulangerie. Cela me donne une idée. C'est vrai que je n'ai jamais fait attention. Je portais toujours mon uniforme de la boulangerie et j'avais la tenue du jour d'avant. Est-ce que nous revenons exactement comme dans le passé ou est-ce que c'est notre corps du futur qui y est propulsé ?
Je prends une aiguille dans l'armoire à pharmacie. Je pique mon pouce avec et laisse la goutte de sang qui se forme sécher sur place. Est-ce que ce sera suffisant ? J'en doute et alors je me fais volontairement une petite coupure au couteau sur un autre doigt. C'est douloureux et si je suis folle, c'est particulièrement navrant de voir que j'en arrive là. Mais, je veux savoir.
J’ai honte d'être aussi peu opportuniste mais je ne trouve rien d’autre à faire alors, avec mes doigts meurtris, je traîne sur mon téléphone pour tuer le temps jusqu'à dix-heures quinze.
Sur Instagram, j’ai une pub pour Fruitz, une application de rencontre. Cela me fait penser : si je rencontrais quelqu’un en moins de vingt-quatre heures et qu’on partait sur un coup rapide, je vivrais une expérience troublante en très peu de temps et ensuite, tout reviendrait comme avant ! Ce serait sans aucune conséquence. Cela m’excite un peu. J’ai du mal à croire quand même que ce serait possible. On va me prendre pour une arnaqueuse. Je ne pense pas qu’il y ait de vraies femmes qui proposent de se voir le jour même, comme ça, après deux messages. Ou peut-être que si. Putain, je connais rien à la vie, moi, en fait. Il faudrait que j’essaie.
Je stresse. J’ose même pas installer Tinder, là, alors que le temps sera réinitialisé tout bientôt. J’anticipe quand même les conséquences en temps normal, la réaction d’Alberto, etc. J’abandonne cette idée de rencontres et à la place, je réinstalle Candy Crush.
><><><
Je me laisse prendre au jeu et alors que j’aligne des bonbons sur mon écran, je réalise que le temps est passé. Il est même dix heures quarante et je suis toujours à la maison. Oh, non !
– Alberto ! Alberto, réveille-toi !
Je cours jusqu'à la chambre.
– Alberto, réveille-toi !
– Que… attends, on avait pas dit que tu me laissais dormir jusqu'à ce que ça se réinitialise ?
– Justement, Alberto. Ça ne s'est pas réinitialisé du tout ! Il est dix-heure quarante !
– Que… Ok.
– Que… attends, on avait pas dit que tu me laissais dormir jusqu'à ce que ça se réinitialise ?
– Justement, Alberto. Ça ne s'est pas réinitialisé du tout ! Il est dix-heure quarante !
– Que… Ok.
Je suis un peu sidéré par son calme. Il se lève tout simplement, enfile son caleçon, son pantalon et son t-shirt en toute simplicité et vient m'embrasser sur le front.
– Tu… vraiment ?! m’agacé-je.
– Quoi, Astrée ? On a dit qu’on prenait un jour de congé, détends-toi.
– Me détendre ?! Mais…
– Écoute. Vraiment, c'est un soulagement. On a complètement déliré, Astrée. Tout à l'heure, on va aller à l'hôpital. On va leur raconter tout ça. Ils feront des analyses, et peut-être qu'on va tout simplement découvrir qu'on l'a eu, notre intoxication alimentaire. Il faut que tu arrêtes de paniquer et que tu reprennes tes esprits. Tu te rends compte qu'on a failli croire à une histoire de retour dans le temps ? On n’est pas passé loin de la folie.
– Tu… et merde, tu fais chier. Ok, ben prends pas ton café, alors. On y va direct. On profite d'être à jeûn et on fait toutes les analyses de sang qu'il faut.
– T’as rien mangé, toi, depuis que tu es levée ?
– Non. J’ai joué à Candy Crush.
– Non, me dis pas que tu as réinstallé cette merde ?
– M’emmerde pas ! Moi, je ne suis pas comme toi. On ne me fait pas le coup de la boucle temporelle puis tout d'un coup ça s'arrête et tout reprend comme avant. Ça me fait complètement flipper, tout ça. Dépêche-toi. On va à l'hôpital, maintenant.
– Quoi, Astrée ? On a dit qu’on prenait un jour de congé, détends-toi.
– Me détendre ?! Mais…
– Écoute. Vraiment, c'est un soulagement. On a complètement déliré, Astrée. Tout à l'heure, on va aller à l'hôpital. On va leur raconter tout ça. Ils feront des analyses, et peut-être qu'on va tout simplement découvrir qu'on l'a eu, notre intoxication alimentaire. Il faut que tu arrêtes de paniquer et que tu reprennes tes esprits. Tu te rends compte qu'on a failli croire à une histoire de retour dans le temps ? On n’est pas passé loin de la folie.
– Tu… et merde, tu fais chier. Ok, ben prends pas ton café, alors. On y va direct. On profite d'être à jeûn et on fait toutes les analyses de sang qu'il faut.
– T’as rien mangé, toi, depuis que tu es levée ?
– Non. J’ai joué à Candy Crush.
– Non, me dis pas que tu as réinstallé cette merde ?
– M’emmerde pas ! Moi, je ne suis pas comme toi. On ne me fait pas le coup de la boucle temporelle puis tout d'un coup ça s'arrête et tout reprend comme avant. Ça me fait complètement flipper, tout ça. Dépêche-toi. On va à l'hôpital, maintenant.
On met nos manteaux. On prend nos clés. On va aux urgences. Sur place, la première personne qui nous prend en charge commence par sourire, devant notre récit. Elle nous demande s'il s'agit d'une caméra cachée. Ensuite, quand elle perçoit notre agacement et le sérieux de notre panique mentale, elle fait de gros yeux mais comprend qu'il y a quelque chose d'anormal. Elle nous invite à patienter en salle d'attente. C'est long. On attend plusieurs heures. Face à des gens qui viennent avec une jambe cassée, ou après un malaise cardiaque, on n’est clairement pas classés parmi les personnes prioritaires. Moi, j'aurais clairement préféré avoir une jambe cassée. Je ne supporte pas cette idée de perdre le contrôle de ce qui se passe dans mon cerveau.
Le premier médecin à venir nous voir recueille notre témoignage méthodiquement. Il nous pose toutes les questions que l'on pouvait s'attendre à avoir de lui. Il nous questionne sur nos symptômes, notre état de santé et nos habitudes récentes. Il nous demande bien sûr, si on prend de la drogue. Pourtant, je sens que quelque chose le gêne. Il envisage notre scénario de l'intoxication alimentaire pour qu’on se sente considérés dans nos peurs mais, je vois bien que ça ne le convainc pas du tout.
Nous sommes invités à patienter à nouveau et on nous prescrit des examens. On n’a même pas le droit à des examens sur place. Apparemment, il y a plus urgent. Ça me soûle. Six heures plus tard, on quitte l'hôpital avec zéro idée sur ce qu’il peut bien nous arriver.
En fin d'après-midi, on obtient une analyse de sang sans rendez-vous. On aura les résultats demain matin. Puis, on ne fait rien de spécial. On fait les courses. On jette tout ce qu’il nous restait au frigo, au cas où. On cuisine avec ce qu’on vient d’acheter et on mange. On se repose. Je joue à Candy Crush. Alberto s’agace mais se résigne et va, de son côté, jouer à un jeu vidéo où il tire sur des zombies, sur son ordinateur. On se couche tôt et le lendemain, une nouvelle journée commence.
La matinée se passe bien au travail et je me remets de tout ça. Puis, vient dix-heures quinze. La météo change. Les choses ne sont plus exactement à la même place. Je tremble. Je vérifie mon téléphone. On était enfin arrivés à Jeudi mais voilà, sur mon téléphone, c’est à nouveau Mardi.
><><><
Ça recommence, vraiment ?! Les conversations que j’ai eu avec Alberto sur mon téléphone, effacées. L’historique de mes appels des dernières 48h, effacé aussi. C’est là que je me dis que mon smartphone est vraiment devenu comme un organe de mon corps, un sixième sens même, car tous ces changements apparus sur mon smartphone, je les remarque avant ceux sur la main où je me suis blessée volontairement, plus tôt.
La coupure sur mon doigt, disparue. Le point, où je me suis piquée le pouce à l’aiguille, n’est plus visible non plus. Je suis dans ma tenue de mardi. En somme, tout est absolument comme ce mardi là. C’est comme si je n’avais pas vécu cette répétition. J’imagine le pire. Et si j'étais coincée dans cette boucle temporelle pour l'éternité ? Je blanchis.
– Vous avez mauvaise mine, mademoiselle. Est-ce que tout va bien ?
Ma prochaine cliente à la boulangerie me questionne. Je commence à avoir l'habitude. J’envoie Ökkes me remplacer. Je vais me reposer un instant dans les vestiaires. Cette fois-ci, j’appelle directement Alberto pour aller plus vite.
– Toi aussi ?
– Oui, moi aussi… J’ai vérifié. On devait avoir les résultats des analyses en ligne. Bah, on aura rien du tout parce que, sur le papier, on a fait aucune analyse du tout… Rien de tout ce qu’on a vécu n’a vraiment eu lieu. C’est flippant, Astrée. Je ne sais pas trop si je dois continuer comme si de rien n’était encore une fois ou partir en plein milieu du boulot.
– Moi aussi, Alberto, je ne sais pas. C’est terrible. C’est tellement réel. Je ne peux pas imaginer que tout ça, c’est seulement des faux souvenirs. Combien de temps ça peut bien durer ? Et, avant, c'était 24h, pourquoi 48h, maintenant ?
– Écoute. 24h, 48h… C’est pas grand chose. On pourrait retourner à l'hôpital mais j'ai peut-être mieux pour vérifier ce qu’il se passe.
– Je t’écoute. C’est quoi ton idée ?
– On va jouer au loto.
– Quoi ?
– Ouais, on va jouer au loto, Astrée. Je sais, 48h, c’est rien. On touchera jamais le gros lot pour de vrai. On aurait le temps de rien dépenser de toute façon, en aussi peu de temps. Il y a toutes les démarches à faire pour aller chercher ses gains… Mais, on ne sait jamais. Si ça s'arrêtait… Alors ce soir, ça va être très important qu’on mémorise bien tout le tirage. On jouera plusieurs grilles. Des grilles à trois bon numéros, d’autres à quatre et à cinq. On jouera dans plusieurs bureaux de tabac. Comme ça, on aura des gains encaissables et on pourra se faire plaisir concrètement pendant le temps qu’on a. Et puis, là, si ça marche, on pourra plus se dire qu’on a peut-être un problème psychologique. Si ça marche, c’est que c’est réel, ce qui nous arrive.
– Ouais, tu as raison. Si ça marche, c’est impossible que ce soit un hasard. Ce serait complètement improbable. Tu sais quoi, je vais faire des paris sportifs sur les matchs du jour, aussi. Là, ça tiendrait vraiment du miracle, si on réussissait à tout et que ce qui nous arrive n’est pas réel. Et, si ça marche pas, c’est qu’on a vraiment un problème psychiatrique et on ira à l'hôpital jusqu'à ce qu’on parvienne à quelque chose. Je ne vois pas comment on pourrait s’en sortir, sinon.
– Je suis d’accord. Tu sais quoi, je m’en fous du boulot, là. Si on a un problème psy, c’est très grave et si c’est réel, y’a aucune raison que je travaille pour tout voir annuler toutes les 24-48h. Je me casse. Tu es d’accord pour venir aussi, et on se retrouve à la maison dans l’heure ?
– Ouais. On fait comme ça. À tout à l’heure, mon chéri.
– Oui, moi aussi… J’ai vérifié. On devait avoir les résultats des analyses en ligne. Bah, on aura rien du tout parce que, sur le papier, on a fait aucune analyse du tout… Rien de tout ce qu’on a vécu n’a vraiment eu lieu. C’est flippant, Astrée. Je ne sais pas trop si je dois continuer comme si de rien n’était encore une fois ou partir en plein milieu du boulot.
– Moi aussi, Alberto, je ne sais pas. C’est terrible. C’est tellement réel. Je ne peux pas imaginer que tout ça, c’est seulement des faux souvenirs. Combien de temps ça peut bien durer ? Et, avant, c'était 24h, pourquoi 48h, maintenant ?
– Écoute. 24h, 48h… C’est pas grand chose. On pourrait retourner à l'hôpital mais j'ai peut-être mieux pour vérifier ce qu’il se passe.
– Je t’écoute. C’est quoi ton idée ?
– On va jouer au loto.
– Quoi ?
– Ouais, on va jouer au loto, Astrée. Je sais, 48h, c’est rien. On touchera jamais le gros lot pour de vrai. On aurait le temps de rien dépenser de toute façon, en aussi peu de temps. Il y a toutes les démarches à faire pour aller chercher ses gains… Mais, on ne sait jamais. Si ça s'arrêtait… Alors ce soir, ça va être très important qu’on mémorise bien tout le tirage. On jouera plusieurs grilles. Des grilles à trois bon numéros, d’autres à quatre et à cinq. On jouera dans plusieurs bureaux de tabac. Comme ça, on aura des gains encaissables et on pourra se faire plaisir concrètement pendant le temps qu’on a. Et puis, là, si ça marche, on pourra plus se dire qu’on a peut-être un problème psychologique. Si ça marche, c’est que c’est réel, ce qui nous arrive.
– Ouais, tu as raison. Si ça marche, c’est impossible que ce soit un hasard. Ce serait complètement improbable. Tu sais quoi, je vais faire des paris sportifs sur les matchs du jour, aussi. Là, ça tiendrait vraiment du miracle, si on réussissait à tout et que ce qui nous arrive n’est pas réel. Et, si ça marche pas, c’est qu’on a vraiment un problème psychiatrique et on ira à l'hôpital jusqu'à ce qu’on parvienne à quelque chose. Je ne vois pas comment on pourrait s’en sortir, sinon.
– Je suis d’accord. Tu sais quoi, je m’en fous du boulot, là. Si on a un problème psy, c’est très grave et si c’est réel, y’a aucune raison que je travaille pour tout voir annuler toutes les 24-48h. Je me casse. Tu es d’accord pour venir aussi, et on se retrouve à la maison dans l’heure ?
– Ouais. On fait comme ça. À tout à l’heure, mon chéri.
Après cette discussion au téléphone, chacun prépare rapidement ses affaires pour rentrer, prétextant de ne pas se sentir bien, et nous quittons nos occupations professionnelles respectives pour rentrer chez nous.
À la maison, on se prend dans les bras puis on s’active. Je cherche sur Internet une méthode pour mémoriser facilement une suite de nombres comme celle de la loterie. Je trouve une méthode par association de chiffres avec des sons qui m’a l’air plutôt intéressante. Je partage à Alberto. On se teste à deux sur des exercices de mémorisation. On ne veut pas risquer de se tromper. Il faut qu’on soit sûrs.
On se sourit. C’est quand même excitant, tout ça. C’est autre chose que, pour lui, remplir des tableaux Excel, et, pour moi, servir du pain et des viennoiseries tous les jours. Ce n’est pas que je n’aime pas mon métier mais Alberto, je pense que si, ça le fait chier, et puis même pour moi, ce qu'on fait là a un goût d’aventure et ça nous met dans un état second. On a envie de folie. On a envie de faire l’amour.
– Alberto… Tu sais… Depuis que j'ai arrêté la contraception, ça fait longtemps qu’on a plus fait l’amour sans capote. J’ai envie de prendre le risque.
– Tu es sûre que c’est bien raisonnable ? Et si tout ça était dans notre tête ? On ferait mieux d’attendre de voir ce que ça va donner avec les chiffres du loto et les paris sportifs.
– Allez, je sais que c’est mal mais je prendrai la pilule du lendemain et puis, on s'en fout. Notre corps est renouvelé à chaque réinitialisation. J’ai vérifié. Je m’étais coupée volontairement au doigt et il n’y a plus rien. Et, si cette fois, c’est vraiment réel, une pilule du lendemain une fois dans l'année, c’est pas la mort.
– Mmh… D’accord, mon amour. D’accord…
– Tu es sûre que c’est bien raisonnable ? Et si tout ça était dans notre tête ? On ferait mieux d’attendre de voir ce que ça va donner avec les chiffres du loto et les paris sportifs.
– Allez, je sais que c’est mal mais je prendrai la pilule du lendemain et puis, on s'en fout. Notre corps est renouvelé à chaque réinitialisation. J’ai vérifié. Je m’étais coupée volontairement au doigt et il n’y a plus rien. Et, si cette fois, c’est vraiment réel, une pilule du lendemain une fois dans l'année, c’est pas la mort.
– Mmh… D’accord, mon amour. D’accord…
Mon copain se dirige vers la chambre.
– Qu'est-ce que tu fais, Alberto ?
– Bah, euh… Je vais à la chambre. On va faire l’amour, non ?
– Oh non, c’est bon, là. C’est l’aventure, merde. Faisons-le là, comme ça, tout de suite…
– Bah, euh… Je vais à la chambre. On va faire l’amour, non ?
– Oh non, c’est bon, là. C’est l’aventure, merde. Faisons-le là, comme ça, tout de suite…
À l’instant, nous nous trouvons à la salle à manger. Nous nous sommes tous les deux levés de nos chaises. Je viens vers Alberto et l’embrasse. Il me prend par les hanches, passe une main sur mes fesses en dessous de mon pantalon, puis l'autre.
– Allez… Fais-moi du sale… Je veux qu’on se déchaîne, aujourd'hui. Mets-moi un doigt dans le cul, Alberto…
Il m’embrasse dans le cou et en même temps, il descend sa main sous mon pantalon sous ma culotte et la glisse entre mes fesses. Ensuite, il vient presser contre mon anus avec un doigt et il s’enfonce lentement. C’est un peu difficile car je ne suis pas lubrifiée mais je me détends bien alors il arrive à bien me pénétrer et commence à remuer son doigt en moi.
– Ah… Je veux que tu y ailles plus fort. Mets-moi un autre doigt…
Il retire mon pantalon, ma culotte et j’ai envie de variation. J’ai envie de faire monter la température d’un seuil. Cul nul, je monte sur la table à manger et m’y installe, le dos contre le bois, les jambes relevées, les mains sous mes fesses pour rendre mon anus bien accessible dans cette position. Il se place debout contre moi et commence à enfoncer non plus un mais deux doigts dans mon cul.
– C’est assez. Vas-y, viens. Prends du lubrifiant et prépare moi… Je veux ton sexe en moi, là, à cet endroit…
Il s'exécute. Il vient, laisse s’écouler le lubrifiant anal tout froid sur mes muqueuses. Je frémis. Ensuite, il me masse l’anus, ce qui est assez agréable, puis il vient lubrifier la zone en dessus et en dedans. Je me détends au maximum pour m’ouvrir le plus naturellement possible en prévision de la sodomie que j’ai envie de vivre ce soir. Tout compte fait, on n’aura pas besoin de pilule du lendemain…
– Viens, mets ton sexe en moi…
– Oh oui, mon amour, j’ai tellement envie de toi, de te pénétrer et de te faire du bien…
– Oh oui, mon amour, j’ai tellement envie de toi, de te pénétrer et de te faire du bien…
Alberto se penche sur moi. Il m’embrasse partout, sur le visage, sur le cou, sur les seins aussi et, à ce moment-là, il s’attarde, il vient prendre mon sein gauche à la base avec une main et commence à me suçoter un mamelon.
– Ah, c’est si bon, continue… et encule-moi…
Il enlève son pantalon, son caleçon et dévoile une superbe érection. Il se lubrifie le sexe et se positionne pour enfoncer son sexe dans mon anus. Il presse avec son gland puis passe aussi la base de son pénis, la hampe jusqu’aux testicules et je le sens complètement à l'intérieur de moi, une sensation que j’adore. En même temps, il continue de me sucer un sein (téter, c’est pour les bébés, pas pour mon homme), de le mordre, de le tirer vers lui et de répéter ces trois choses qui me font sentir des papillons dans tout mon corps.
– Allez, encule-moi, putain… Vas-y ! Je veux que toi aussi, tu prennes du plaisir et je veux te sentir gonfler jusqu'à jouir !
Alberto commence de profonds et longs va-et-vient, s’extrayant jusqu'à ne plus avoir que le gland en moi puis revenant jusqu'au fond de mon cul, s’extrayant, revenant, s'extrayant… Je ne mouille pas à cet endroit mais je n’en sens pas moins des choses qui me font beaucoup de bien. Je ne sais pas comment mais ça sollicite mon clitoris interne, ça, c’est sûr.
– Ah… oui… Continue, mon amour…
Je commence à gémir. Il commence à avoir une respiration forte. Je le sens de plus en plus dur en moi et ça m’excite énormément. Il continue en même temps de torturer mon sein gauche.
– L’autre sein, mon cœur… l’autre sein…
Après cela, il vient stimuler mon mamelon gauche avec ses doigts tout en venant avec sa bouche et sa langue sur celui de droite, et en continuant d’aller et venir en moi, durcissant de plus en plus fort, pulsant avec des râles de plaisir. Il va jouir. Je crois que moi aussi. Vas-y, Alberto. Éjacule dans mes fesses. J’attends que ça et avec ce que tu me fais avec ta bouche, je vais jouir moi aussi.
– Mon amour, ah… j’aime tellement être en toi… Ah ! Je jouis, oh, c’est vraiment trop bon !
Je le sens éjaculer. C’est quelque chose que j'adore avec l’anal. Je peux vraiment le sentir, sentir son sperme, sur le moment, beaucoup mieux qu’en vaginal. Ça me rend folle, ça et ce qu’il fait à mes seins, ça décuple mon plaisir et, moi aussi, je jouis. Je crie comme rarement. D’habitude, je me retiens pour les voisins mais là, je n’en ai plus rien à faire. Tout va bien finir par se réinitialiser, que ce soit dans vingt-quatre, quarante huit-heures ou un peu plus, la prochaine fois. J’en ai la conviction. Je me laisse complètement aller et viens verrouiller la position, en croisant les jambes derrière le dos de mon homme, pour qu’il ne se retire pas.
Je suis si bien comme ça. Je serre Alberto très fort et, subitement, je plonge dans le sommeil et entre les bras d’Alberto, au chaud contre sa poitrine.
Notre maison brûle et nous regardons ailleurs… Si vous n'avez rien à dire et que vous voulez le faire savoir, postez cette phrase en commentaire ! Merci de m’avoir lue ! Si vous êtes, verbe à la deuxième personne du pluriel, cliquez sur « J’aime ». Ça se trouve juste en dessous de ce paragraphe, à gauche. Si vous préférez le bouton de droite, dites-moi en commentaire ce qui vous a plu (ou pas) !
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Commentaires ()
Merci @Wedreca ! "cul nul" ? J'ai écrit ça où, moi 😂 ?
Merci @Iznogood ! J'espère être à la hauteur pour la suite 🤞🏻 . C'est vrai que ce n'est pas évident mais j'adore ce jeu, de réfléchir à quelque chose de crédible, tout en partant d'un présupposé extraordinaire 😁 , et ce scénario ça faisait longtemps que j'avais envie de m'y frotter 😍.
Merci @Downstar ! J'espère échapper encore longtemps à la TVA, euh, le TVA 🫣 .
Merci @epicurien35 😊, contente que cela t'ai plu !
Mais bon c’est un plaisir à lire cette folie…
C’est difficile à traiter en conservant une cohérence crédible.
Il n’est pas impossible qu’elle finisse par se voir elle-même, ça arrive parfois avec les boucles…
En tout cas tu fais une expérience intéressante et bien menée (à ce stade ! On verra le prochain jour d’avant l’ensuite) 😉
Sinon, je ne connaissais pas l'expression "cul nul" :P ! C'est quand c'est un mauvais coup, c'est ça :D ?
J'aime bien toutes ces idées d'expériences à réaliser. Ils ont pas mal d'imagination, ces deux-là ;).
Bravo pour cette suite, Astrale :).
Hâte de découvrir la suite