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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Nos vacances troubles — Chapitre 2 · Le réconfort

18 minutes
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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Mibou
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Nos vacances troubles

Chapitre 2 · Le réconfort

CELINE
 
Où est passé Jean ?
Je nage, admire les fonds marins, il est censé me suivre.
Et puis, plus rien.
Je fais le tour du catamaran, croyant à une de ces blagues foireuses, il peut être facétieux de temps à autre.
Rien,
Je remonte sur le bateau, interroge Alex et Audrey. Néant, nada.
Je commence à paniquer, à avoir vraiment peur. S'il me fait une de ses blagues stupides, il va m'entendre !
Mais toujours rien.
Je ne peux croire qu'il se soit noyé, il est très bon nageur. J'ai peur qu'un accident ne soit arrivé. 
Avec Alex, dans l'annexe, nous faisons le tour du bateau, puis, par des cercles de plus en plus larges, nous le cherchons tout en criant son nom.
 
Au bout de deux heures, force est de constater l'échec de notre recherche. Alex avertit les autorités qui lancent alors le plan de secours. Un navire est dépêché sur les lieux accompagnés de vedettes rapides.
Pas de résultat.
Mon angoisse atteint son paroxysme, Audrey tente de me calmer, de me rassurer. Alex m'entoure de ses bras puissants pour m'éviter de tomber au sol.
 
Passé 18H00, le soleil se couche et la pénombre devient rapidement nuit. La mort dans l'âme les recherches sont abandonnées me laissant plus angoissée que jamais.
 
Le responsable des opérations de secours m'informe que je dois me rendre à l'évidence, mon mari a disparu, sans doute noyé.
Je m'écroule, Alex me transporte dans ma cabine et Audrey doit m'administrer des calmants pour me permettre de passer la nuit. Je dois dormir.
 
 
Le lendemain est cauchemardesque. Jean n'est pas là, je dois formaliser sa disparition par une déclaration officielle auprès des autorités. Le responsable des secours fait lui aussi une déclaration dans laquelle il fait rapport des recherches effectuées et d'un constat d'échec.
Un moment pénible.
Je n'arrête pas de pleurer.
 
Le cœur lourd, je regarde l'équipage lever les amarres et quitter cette baie maudite. Elle devait être notre paradis, elle est devenue mon enfer.
Nous revenons à notre point de départ, à la Martinique où je prends le premier vol vers Paris.
 
Alex est attentionné à mon égard, cherche à me déstresser et à m'apaiser par des gestes tendres et doux. 
Il a bien compris mon sentiment de culpabilité car j'ai perdu mon mari alors que je l'ai trompé sans vergogne. Ce qui me surprend le plus, c'est la nonchalance de ce forfait.
Je pense être punie. Et même durement.
 
Il m'explique que nos rapprochements n'ont strictement rien à voir avec sa disparition. C'est la fatalité et aucune main invisible ou volonté divine n'est intervenue dans ce qui s'est produit.
 
Audrey aussi a tenté de me consoler. 
Ses attouchements se sont fait plus précis, plus tendres encore et j'ai dû lui expliquer vertement que je n'étais pas intéressée par les femmes. C'est peu dire que, dans ces circonstances, je n'ai pas apprécié.
 
********
 
Le retour à la maison est sinistre, plombé par la tristesse. Son absence est durement ressentie, comme un océan de néant. Comme une envie de ne plus vivre.
 
Déjà une semaine seule, qui a été extrêmement pénible et cruelle à vivre. Il faut bien entendu faire la déclaration de disparition, fournir les documents reçus des autorités martiniquaises.
Heureusement, mes sœurs et mes parents m'ont soutenue en m'accompagnant.
 
Malgré les circonstances, j'ai repris le boulot plus pour me remplir la tête de toutes ces frivolités que les femmes peuvent débiter dans un salon de coiffure et, un moment, oublier.
Mes copines ont eu le bon goût de ne pas me bombarder de questions, me laisser vivre et travailler normalement.
 
Je m'enferme dans mon chagrin, je refuse les diverses invitations, qu'elles soient familiales ou amicales. La solitude me sied mieux.
 
 
Trois jours plus tard, Alex débarque à la maison sans crier gare. Si sa présence me fait du bien, elle me surprend. Je n'ose trop lui demander la raison de cette apparition, peur sans doute d'en connaitre le vrai motif.
Alors que je suis en deuil de mon mari, il apporte une énergie nouvelle, presque troublante. Je lis dans son regard une promesse, du désir qui contrastent avec la tristesse ambiante.
 
Il s'approche de moi avec une délicatesse respectueuse, conscient de ma douleur, me serre dans ses bras.
Je le laisse faire, j'ai besoin de tendresse. 
Il se penche sur mes lèvres pour y déposer un doux baiser.
Etonnée, je ne le repousse pas.
 
-         Co…Comment connais-tu mon adresse ?
-         Le bureau de location du bateau me l'a fournie sans problème. Je suis heureux de te revoir.
-         Moi aussi, je suis contente mais surprise.
-         Je ne voulais pas te laisser seule dans ce contexte si dramatique. 
J'ai quelques doutes sur cette justification mais sa présence me fait du bien, me rassure dans mon désarroi.
 
Les premiers mots échangés sont hésitants, comme s'ils cherchaient à naviguer entre le respect de la mémoire du mari et l'émergence d'une nouvelle connexion.
 
 
Je l'invite à entrer et lui offre un café.
 Il m'explique que nous étions ses derniers clients. Et j'avais très envie de te revoir. 
-         Tu sais que tu es le bienvenu.
-         Je suis certain que ma présence pourrait t'aider à tourner la page.
-         Tu as été très prévenant à mon égard lors de ces funèbres journées, et je t'en remercie.
-         Tout cela me parait bien normal.
-         Je n'ai pas encore vraiment fait mon deuil, cela tu peux le comprendre. 
-         Bien entendu, mais je me suis dit que la tendresse et la douceur peuvent t'apporter apaisement et réconfort.
-         Merci, mais rassure-toi, je ne suis pas en sucre.
-         Je veux seulement te faire du bien, à ton cœur ou à ton corps, voire aux deux.
-         Je te remercie infiniment, un peu embarrassée.
-         Mais c'est bien naturel.
 
Au fur et à mesure que la conversation progresse, je commence à ressentir un mélange de culpabilité et de soulagement.
Je me rends compte que j'ai besoin de cette présence, de cette chaleur pour commencer à guérir. Il est le symbole d'un renouveau potentiel mais lointain, et néanmoins réel.
C'est un moment délicat où je me dis que la vie doit continuer malgré ma douleur mais avec le respect dû à mon disparu. Je ne veux pas donner l'impression de me précipiter sans état d'âme dans les bras d'un autre, même si je sais que tout a déjà été consommé. Ma conscience me l'interdit et malgré ma trahison, j'aimais mon mari.
 
Nous restons quelques instants silencieux, à nous regarder. Ses yeux trahissent ses envies mais restent doux et cajoleurs.
 
-         Où loges-tu cette nuit ? dis-je.
-         Je vais me trouver un petit hôtel pas loin.
-         D'accord.
 
Après un temps de réflexion, je lui dis :
-         J'ai une chambre d'amis disponible. Si tu veux, tu peux dormir ici cette nuit. Tu aviseras demain pour te trouver tranquillement un hôtel.
-         Je ne veux pas te déranger ni t'obliger.
-         Tu ne m'obliges à rien. Dors ici cette nuit, s'il te plaît.
-         Je t'avoue que cela m'arrange bien.
 
Je lui montre la chambre et la salle de bain attenante et le laisse installer ses affaires.
 
-         Pour te remercier, puis-je t'inviter au restaurant ce soir ?
-         Depuis mon retour, je suis restée cloîtrée chez moi. Pas de sortie, pas de restau malgré l'invitation de mes sœurs, de mes parents ou de mes amies. Mais pour toi, je vais accepter l'invitation, cela me fera du bien. Merci.
-         Parfait. Prépare-toi et je suppose que tu connais bien un endroit tranquille pour parler sans être dérangés par un bruit d'enfer.
-         Oui, oui, ne t'inquiète pas.
 
Après une douche bienfaitrice, un maquillage léger (ce n'était plus arrivé depuis mon retour), je passe une jolie robe noire très BCBG, au décolleté sage et à la longueur raisonnable.
 
Le repas est exquis accompagné d'un merveilleux vin aux saveurs italiennes et la compagnie d'Alex est agréable. Sa conversation est plutôt relevée et drôle. Il ne m'avait jamais montré cette facette de lui-même.
Je l'interroge aussi sur Audrey.
-         Elle a été une manière de satisfaire nos besoins, du moins je le croyais.
-         Que veux-tu dire ?
-         Je n'avais pas imaginé qu'elle s'attacherait alors que j'avais été très clair avec elle. Du coup, la séparation a été un peu mouvementée. Rien de grave, elle devra bien s'en accommoder.
-         Et ? Tu vas la revoir ?
-         Oh, franchement, je ne sais pas. Peut-être. Et puis, on ne sait jamais, elle sera toujours la bienvenue.
 
Nous terminons le repas par un excellent dessert, un très bon café et nous revenons à la maison tranquillement.
-         Il est tard Alex, je vais me coucher. Si tu souhaites rester au salon, regarder un peu la télé ou écouter un peu de musique, ne te gêne pas, fais comme chez toi.
Il se lève, me prend dans ses bras et veut m'embrasser.
-         Arrête Alex, c'est trop tôt, cela va trop vite. Merci pour cette soirée et ta présence pleine de tendresse et d'attention. Bonne nuit.
-         Bonne nuit dit-il un peu dépité.
 
 
Je passe une nuit difficile, entre tristesse, culpabilité et excitée par ce retour inattendu.
 
Le lendemain est pour moi un jour de repos si bien que je lui propose de reporter la recherche d'un hôtel et de demeurer une journée supplémentaire chez moi. Nous pourrons ainsi nous balader, visiter un musée, jouer au parfait touristes. Et retrouver ce que nous avions connu en vacances.
J'en oublierais presque ma situation de veuve récente et, un peu honteuse de me sentir presque joyeuse et guillerette.
Le soir, nous allons à nouveau dîner au restaurant, cette fois de poissons, et retour sagement à la maison.
 
Un dernier verre et je ne lui donne néanmoins pas l'occasion de passer la nuit dans mon lit, même si l'envie ne me manque pas.
 
Je ne parviens pas à trouver le sommeil. Je suis partagée entre cette morale qui m'interdit de rompre un deuil récent et mon envie de revivre.
 
Il est maintenant 1H30 et j'entends un pas léger dans le couloir. La porte s'ouvre doucement.
-         Tu dors Céline ?
-         Non.
Il s'approche, s'assoit au bord de mon lit et me regarde intensément, sa main prenant la mienne. 
Il se penche sur moi. Je le regarde, le voit s'approcher. 
Mon cœur bat à 100 à l'heure, j'ai l'impression qu'il va quitter ma poitrine. Ce n'est pourtant pas mon premier rendez-vous !
Ses lèvres touchent les miennes, je les accepte et je finis par répondre. Une décharge parcourt tout mon corps.
Je l'embrasse de plus en plus langoureusement. Sa langue entre dans ma bouche, je la suce. Elle tournoie, m'invite à rejoindre sa bouche.
Un main remonte de ma hanche, atteint l'épaule, retire les bretelles de ma nuisette et met mon sein à nu. Elle le caresse, le triture, le malaxe et fini par jouer avec le téton qui pointe comme une lame d'acier.
 
Il s'allonge à côté de moi alors que nos lèvres sont toujours soudées.
Il se détache de moi, me soulève le torse pour m'ôter ma nuisette. Je me retrouve nue comme le jour de ma naissance.
Je ne cesse de le sonder au plus profond de ses yeux, je n'y vois que de l'envie.
Il me sourit, retire son t-shirt, s'allonge sur moi à nouveau, guide son sexe vers l'entrée de mon vagin.
Enfin, il me pénètre d'une seule poussée, glissant facilement en moi tellement je suis lubrifiée.
 
Et nous faisons l'amour, tendrement mais avec passion.
La tendresse fait place à un peu de vigueur voire de brutalité, ce qui n'est pas pour me déplaire.
Je n'ai pas eu de relations sexuelles depuis mon retour et je goûte enfin à ces délices.
 
Je jouis dans un orgasme phénoménal, il se libère en moi dans un grognement de satisfaction.
 
Je n'entends et ne vois plus rien, j'oublie tout, mon deuil, mon mari, ma culpabilité pour laisser la volupté m'envahir totalement.
 
Après avoir repris mon souffle, retrouvé mes esprits, la réalité me revient en pleine face.
La honte me submerge.
Je demande à Alex de me laisser, de retourner dans sa chambre.
Une fois seule, des sanglots m'emportent loin, dans les ténèbres où flotte mon mari.
 
Mais que suis-je en train de faire ?
********
 
Je me réveille le lendemain envahie par l'odeur du café frais et des viennoiseries chaudes.
Attentionné, Alex a préparé le petit déjeuner que nous prenons assis gentiment l'un à côté de l'autre.
Alex me lance régulièrement des œillades coquines auxquelles je réponds par des sourires complices.
Pas d'embrassades ostentatoires, pas de mains qui s'égarent, pas de caresses d'amants. Alex a la bonne idée de ne pas insister, il a bien compris le combat interne que je mène.
 
Le repas consommé, Alex s'en va prendre une douche. 
De l'imaginer nu sous la douche me rappelle ce corps si rassurant et chaud. Ma libido se réveille et malgré mes réticences, je me dirige vers la salle de bain.
Je jette un œil par la porte entrouverte, puis, excitée par le spectacle, entre et finis par me débarrasser de mon vêtement pour le rejoindre sous l'onde chaude.
 
Il n'y a pas que l'eau qui est chaude. Mon corps en redemande et mon amant n'est pas avare de caresses.
 
Je jouis, je crie mon plaisir, les jambes ne me portent plus.
 
-         Merci mon prince pour ce moment de grâce
-         Quand tu veux et où tu veux, je serai ton homme.
-         Tu es merveilleux.
-         Veux-tu me faire plaisir ?
-         Avec joie, si je le peux.
-         Rase-toi le minou, il serait tellement plus sexy.
-         Mon mari n'a jamais voulu, il adorait ma toison.
-         Mais moi je suis là. Acceptes-tu de faire cela pour moi ?
-         D'accord.
-         Alors viens, sèche-toi et allonge toi sur ton lit. Je m'occupe de te faire belle.
 
Avec une dextérité surprenante, il me met la chatte à nu avec douceur. 
Je le vois bander en tripotant ma vulve, en caressant mes grandes lèvres. Et moi, du coup, je suis excitée et ma fente devient plus qu'humide.
Le travail terminé, il passe entre mes jambes, me lèche pour adoucir la morsure du rasoir. L'effet est violent et la cyprine coule en flots continus. Le coquin sait y faire et sûr de lui me pénètre avec vigueur.  Une folle cavalcade commence et les coups de boutoir de ce partenaire aguerri m'entrainent vers des orgasmes successifs.
Je crie, j'hurle et suis sur le point de perdre connaissance tellement ma jouissance est forte.
 
Tout à coup, il me retourne sur le ventre et, de son sexe gluant de mon plaisir, lubrifie ma raie et mon petit trou.
-         Non, non je ne l'ai jamais fait.
-         Et bien tu vas apprendre, mais ne t'inquiète pas, je serai doux.
-         Je l'ai toujours refusé à mon mari à cause de la douleur.
-         Détends toi ma belle, je suis certain que tu vas aimer.
 
Et doucement, il pénètre en moi. Je me crispe un peu, puis me force à détendre mon sphincter.
 
Voilà, il est en moi, je n'ai plus de douleur.
C'est chaud, il coulisse.
Son sexe me perfore mais j'apprécie. Il va, il vient d'abord doucement.
C'est bon, très bon même.
Je gémis de plaisir.
La cadence augmente et mon plaisir aussi.
A présent, il me pilonne puissamment, je m'accroche aux draps et crie.
Et je jouis comme jamais alors qu'il se déverse en moi.
 
Après quelques minutes (combien je l'ignore), je reprends mes esprits. Alex est couché à mes côtés, reprenant son souffle. J'ai le cul en feu de cette pénétration inédite, mais j'ai vraiment découvert un plaisir extraordinaire.
 
J'oublie ma situation, je me laisse même aller à un sentiment de bonheur.
Suis-je tombée amoureuse ? Non, j'ai plutôt un sentiment de gratitude envers cet amant qui me fait vibrer et oublier le temps d'un moment mes tourments.
 
Mon véritable amour est celui que j'ai malheureusement perdu, ce qui justifie mon mal être après cette baise intense.
 
Nous restons longtemps au lit, enlacés à nous caresser au point d'oublier de déjeuner.
 
Après une sieste, nous remettons le couvert, il sait y faire le bougre, il me fait encore jouir trois fois. Sans doute ai-je compensé mon abstinence forcée.
En fin d'après-midi, une douche est bienvenue pour effacer les traces de nos ébats fougueux et nous décidons d'aller dîner à l'extérieur.
Trois jours de suite, voilà qui n'est pas habituel pour moi, mais voir du monde m'empêche de tomber dans une forme d'hébétude alimentée par la culpabilité d'avoir bien vite remplacé Jean dans mon lit.
 
Je ne me fais pas à mon veuvage, d'autant que le corps n'a pas été retrouvé. Pourtant, les marins disent que la mer rejette toujours ce qu'elle a pris.
 
Quelle n'est pas ma surprise de rencontrer Audrey à la sortie du restaurant. Cette rencontre fortuite me fait plaisir, Audrey a toujours été présente pour me soutenir.
-         Tu viens prendre un verre à la maison lui demande je ?
-         Avec plaisir Céline.
 
Nous nous installons dans le sofa Audrey et moi, et Alex dans le fauteuil face à nous. 
Il faudra se contenter de gin et de jus d'orange.
Nous devisons gentiment tout en vidant les verres que j'alimente rapidement, contente de partager ce moment avec elle.
 
-         Tu es très belle dis-je, très différente de celle que j'ai connue.
-         Oui, j'ai repris mon métier d'avocate et je suis bien obligée de suivre les contraintes sociales de ce milieu.
-         Rassure-toi dis Alex, tu es superbe.
 
L'alcool aidant, Alex se glisse entre nous deux et sa main s'égare sur la cuisse d'Audrey.
Elle laisse faire, me sourit, se rapproche de moi en passant par-dessus son voisin.
La main d'Alex s'introduit à présent sous la robe d'Audrey qui écarte quelque peu les cuisses, l'autre agrippant ma cuisse.
Je suis tétanisée, je n'ai encore jamais participé à un trio qui à priori ne m'a jamais attirée.
 
Les lèvres d'Audrey se posent sur les miennes, dans un baiser d'abord furtif, puis plus intrusif.
Je ne réponds pas.
Alex a saisi mon sein pour le malaxer en même temps.
 
Dans une ruade soudaine, je les repousse tous les deux, me lève et pars m'enfermer dans ma chambre, tremblante.
 
-         Céline ouvre-moi dis Alex en frappant à la porte.
-         …
-         Céline, s'il te plaît laisse-moi entrer. Audrey et moi sommes désolés insiste Alex.
-         Fichez-moi la paix, je veux dormir dis-je entre deux sanglots.
-         Voyons Céline, il n'y a pas mort d'homme.
-         Le terme est très mal choisi. Du balai, laissez-moi dis-je presque hystérique.
-         D'accord, mais calme-toi. Nous en reparlerons demain.
 
Un peu penauds mais surtout déçus, les deux partent dans la chambre d'amis. Bien échaudés, ils reprennent les hostilités sans plus s'occuper de moi.
 
 
******
 
 Le lendemain, nous prenons ensemble un petit déjeuner, l'atmosphère est tendue.
Je ne garde pas la langue en poche et leur signifie clairement que je ne souhaite pas les héberger plus avant.
-         Je suis désolée dit Audrey, je ne voulais en aucun cas te choquer.
-         Ne t'inquiète pas pour moi, mais les femmes ne m'intéressent pas et je ne veux pas de relations saphiques.
-         Allons, Céline, ne sois pas fermée à ce point dit Alex.
-         D'accord pour la baise, mais pas comme cela. Ta perversité me hérisse. Soyez sympa, disparaissez et laissez-moi seule.
 
Audrey, désolée, prend une douche rapide et, sans demander son reste, quitte la maison.
 
Alex tente encore d'apaiser le courroux de sa belle.
-         Sous mon propre toit tu veux m'entrainer dans une figure sexuelle alors que nous n'en n'avons même pas discuté !
-         Ce n'était pas prémédité, crois-moi.
-         Désolé, mais j'ai quelques doutes. Une rencontre bien opportune.
-         Mais non, que vas-tu croire !
-         Au surplus, tu couches avec elle chez moi, sans le moindre respect à mon égard ! 
-         Je suis désolé que tu le prennes comme cela.
-         Tu abuses de moi et de mon hospitalité. Je suis dans un état de faiblesse morale et mentale et tu n'en n'as cure ! Dégage maintenant.
 
Je suis convaincue qu'il avait en tête de s'installer chez moi, se disant que la place est libre. Et il voulait aussi y amener sa maîtresse ! Quel goujat.
 
 
La sonnette retentit.
C'est sans doute Audrey qui a oublié quelque chose.
J'ouvre la porte sans regarder.
-         Tu as oublié quelque chose ? dis-je en retournant vers le sofa.
-         Non, c'est toi que je viens chercher dit une voix que je reconnais instantanément.
 
Stupeur. 
Je me retourne et les yeux ronds, je ne crois pas ce que je vois. La tête me tourne et je m'évanouis sous le choc.
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michel60
27 décembre 2024 à 13:43
Joli rebondissement
Nous allons enfin connaitre la vérité.
Soyez respectueux
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aime28
23 décembre 2024 à 13:27
Très belle suite
Et encore un rebondissement ´comment va t’elle expliquer ces écarts
Vivement la suite
Soyez respectueux
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renerol
22 décembre 2024 à 09:05
Oui, baiser avec une autre personne, 1 semaine seulement une semaine après sa disparition, moi j’appelle ça une salope, qui avait pas beaucoup de considération pour son mari
Soyez respectueux
Répondre
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Fosgate
21 décembre 2024 à 04:46
Eh bien, elle n'a pas tenu longtemps la Céline. Elle n'a pas voulu sortir avec la famille, les amis mais Alex, avec qui elle a trompé son mari, c'est un oui direct. Pauvre Jean. Hâte de voir la suite.
Soyez respectueux
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Garen
20 décembre 2024 à 19:25
Cela se complique!
La préméditation semble de mise! Mais par qui?
Soyez respectueux
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Jacques du Canada
20 décembre 2024 à 19:06
C’est vrai que la vie n’est pas faite pour la vivre seul. Il y a quand même un temps où l’être cher est reste present dans notre esprit. Après avoir trompé son conjoint, même s’il y a remords, le retour à la vie normale est rapide. Les remords se sont estompés.
Il va certainement avoir répercussions.
À suivre.
Soyez respectueux
Répondre
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La Chipie
20 décembre 2024 à 18:53
Qu'il la recupere ça serait trop facile pour elle meme si elle l'a pleuré elle n'aura pas mis longtemps à le remplacer le tout sans se proteger.

J'attends la suite mon cher avec impatience. :)
Soyez respectueux
Répondre
Utilisateur supprimé
20 décembre 2024 à 17:24
Et bien c'est du rapide Céline elle a déjà oublier son mari disparu en mer pour tomber dans les bras d'Alex le skipper et c'est un sans gêne il s'installe chez elle comme si il était en couple un vrai goujat mais Céline n'est guère mieux à se donner corps et âme en oubliant son veuvage, maintenant que se passe t'il quand elle reconnaît la voix et tombe en syncope quand elle voit la personne, peut être Jean son mari mais pour ça on attendra la suite impatiemment
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de NathNMitch
NathNMitch
20 décembre 2024 à 17:20
Ah! Ah!... sans doute le retour de Jean. J'ai bien hâte de lire la suite.
Soyez respectueux
Répondre
lbclh
20 décembre 2024 à 17:14
Bravo une vrai s.....Le veuvage elle s'en fou j'espère qydlle est enceinte elle devra expliquer.....
Soyez respectueux
Répondre

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