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Couverture de Ma femme m'a trompé...et cela a tout changé !, par AlexisPC
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Ma femme m'a trompé...et cela a tout changé ! — Chapitre 8 · Le début de la fin !

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AlexisPC
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Ma femme m'a trompé...et cela a tout changé !

Chapitre 8 · Le début de la fin !

Je m'éveillais, le lundi matin, avec un sentiment mitigé. L'impression de ne plus être tout à fait moi-même et d'être un peu sale sur les bords. 
J'avais passé la veille à ressasser ce que j'avais osé entreprendre et je n'étais absolument pas convaincu que baiser avec cette inconnue, malgré la jouissance foudroyante et mémorable que j'avais vécu, avait été la meilleure idée de ma vie. Je n'avais pas reparlé avec Anaëlle depuis notre conversation post-coïtale puisqu'elle s'était réfugiée dans son appartement sans prendre mes appels et je n'avais pas croisé Enza. Il faut dire que j'avais tout fait pour l'éviter, suivant ainsi le conseil de ma fille. 
Le réveil venait de sonner comme tous les jours de la semaine à l'heure dite, me permettant d'entendre la voix désagréable du journaliste ânonner ses nouvelles, forcément toujours désastreuses, du grand monde. 
Cela avait toujours eu pour effet de me mettre de très mauvais poil et, par conséquent, de participer activement à mon éveil total. 
Je ne pouvais pas résister au besoin de me lever pour lui couper la parole en éteignant rageusement mon réveil matin tout en pestant contre sa voix absolument peu radiophonique mais totalement nasale. D'autant plus qu'abreuver systématiquement ses auditeurs de nouvelles à foutre la flemme à un troupeau de clowns ne donnait pas spécialement envie de se lever. 
C'est d'un pas hésitant que je me dirigeais vers la douche. 
Quelques minutes plus tard, parfaitement réveillé et rasé de frais, je pris une décision inhabituelle mais totalement radicale. Je téléphonais à Nathalie, ma secrétaire, sur son numéro professionnel pour lui annoncer que je ne viendrais pas travailler de la semaine. 
-       Pardon ? 
Ce fut son seul mot lorsque j'évoquais cette éventualité. 
-       Je ne viendrai pas travailler cette semaine, Nathalie. Je ne me sens pas très bien. 
-       Mais, Alexis ! Ce n'est pas sérieux. 
Elle avait l'autorisation de m'appeler par mon prénom lorsque nous étions seuls. Comme je vous l'ai dit, elle me connait mieux que je ne me connais. 
-       Nathalie ? Je ne fais que mettre en pratique tes conseils avisés. N'est-ce pas toi qui m'a dit, je cite, « que ce n'est pas normal de me mettre dans un état pareil » ? J'ai profité du weekend pour faire le point et j'ai, effectivement, besoin de lever un peu le pied durant quelques jours. Ces derniers mois furent particulièrement éprouvant.
-       Bien ! Dit-elle de cette façon laconique si personnelle qui me faisait pourtant parfaitement comprendre que je l'avais prise à son propre piège et qu'elle avouait ainsi sa défaite sans pour autant rendre les armes. 
-       Je te remercie ! Je compte sur toi pour faire tourner la boîte durant mon absence. Si besoin, je serai évidemment joignable. Mais uniquement en cas de force majeure.
-       Alexis ? Que se passe-t-il.
Quand je vous dis qu'elle ne rend pas les armes facilement. 
-       Nathalie ! Je dois régler un problème tout à fait personnel. Et j'ai besoin d'un peu de temps pour faire le point et prendre une décision.
Je lui avouais directement la vérité après cet échange purement professionnel. Je ne pouvais pas tromper mon assistante personnelle bien longtemps et je savais que ce serait une perte de temps. 
-       Alexis ! Si tu comptes quitter Enza, tu fais la plus monumentale erreur de ta vie.
-       Comment sais-tu qu'il s'agit d'elle ? Demandé-je, un peu surpris, tout en comprenant dans la seconde d'où venait la fuite. 
-       Parce qu'elle m'a appelée ! Et que nous avons discuté de toi durant de longues heures. 
-       Que t'a-t-elle demandé ? Dis-je sans surprise.
-       Je ne te le dirai pas, Alexis ! Même si tu menaces de me virer. J'ai promis à Enza de garder secret la teneur de notre conversation, d'autant plus qu'elle était certaine que tu appellerais dans ce but. 
-       Je ne risque pas de te virer, tu le sais très bien ! Sans toi, ma boîte coule en une semaine !
Elle rit en m'entendant asséner cette vérité absolue. 
-       Je ne ferai jamais de chantage avec toi, je sais que je perdrai ! Dis-je avec sincérité. Puisque tu ne veux rien me dire, je chercherai tout seul. Alors, j'ai ton autorisation pour rester chez moi cette semaine ? Demandé-je comme un enfant face à une sucrerie.
-       Comme si j'avais le choix ! Dit-elle en riant à nouveau, sachant que son avis était celui qui m'importait le plus dans la société. Bien sûr que tu restes chez toi et que tu fais tout pour récupérer ton épouse. Mais, pardonne-moi de le dire, tu vas ramer mon pauvre !
-       À ce point ?
-       Ce n'est pas faute de t'avoir mis en garde, mon beau ! Tu vas devoir sortir le grand jeu et ne pas commettre la moindre erreur. Sinon, il ne te restera que tes yeux pour pleurer. 
-       Sympa comme encouragement !
-       Je te dis la vérité, Alexis ! Tu as joué, tu as perdu. Et je ne suis pas certaine que tu mesures à quel point elle est remontée contre toi. Prends garde à toi et à tes gestes. Comment as-tu osé délaisser une femme pareille ? Me dit-elle en osant enfin prononcer la phrase qu'elle voulait me dire depuis le début.
-       Parce que, comme tu l'as dit, j'ai été stupide, sourd et aveugle. Et j'ai peur qu'il ne soit trop tard. 
-       Il n'est jamais trop tard, Alexis ! Bouge-toi les fesses et au travail. Je ne veux plus entendre parler de toi avant lundi prochain. Mais je te promets de t'appeler si nous avons un problème insoluble. 
On ne peut pas dire que cette conversation me rendait le sourire. 
Je me sentais déjà mal et à présent, ma secrétaire, qui nous connaissait tous les quatre comme si nous étions ses enfants, me mettait en garde contre toute erreur de jugement de ma part. Cela promettait du sport et je compris que ma situation était bien plus dangereuse que je n'avais jamais pu l'imaginer. 
J'avais envie de vomir tant la tension nerveuse et un stress inédit s'étaient emparé de moi. 
Pour la première fois de ma vie, j'avais peur. 
Peur de m'être trompé dans mon jugement et dans mes décisions. Car si c'était le cas, je perdrai ce que j'avais de plus cher. Car j'avais beau faire le malin et prétendre le contraire, je savais de façon absolue que jamais je ne pourrai me séparer de mon épouse. Elle était tout pour moi et avait joué le rôle de femme, de mère, de diplomate, de cerbère, de… de tout, comme je viens de le dire. Et je ne pouvais m'imaginer vivre un seul instant sans elle. 
Comme les hommes sont parfois stupides lorsqu'ils pensent avoir raison alors qu'ils sont aveugles à leurs propres incohérences.
Je descendis vêtu d'un jeans et d'un tee-shirt, chose rare pour moi qui suis, d'habitude, toujours en costume trois pièces. 
Il était encore tôt, j'espérais donc sincèrement pouvoir profiter d'un relatif moment de calme pour prendre un café bien serré et réfléchir à tête reposée sur la situation et surtout, la suite à y donner. 
Mais en entrant dans la cuisine, je tombais sur Enza qui était déjà apprêtée pour sa journée de travail. Elle était divine dans son ensemble crème. Une veste de tailleur ouverte sur sa généreuse poitrine, rehaussée par les artifices de sa lingerie. Le sillon de ses seins se dessinant à la perfection. Ses jambes recouvertes d'un fin voilage et une jupe assez sage en comparaison de ce qu'elle avait l'habitude de me montrer depuis plusieurs jours. Enfin, ses escarpins fétiches aux pieds, ses Louboutins que je lui avais offert lors de son avant-dernier anniversaire et qu'elle ne portait que pour les occasions les plus remarquables. Je compris que cette journée serait consacrée au travail et à rien d'autres uniquement en les voyant. Bizarrement, j'en ressentis une forme de soulagement.
-       Excuse-moi, je pensais que je serais seul ! Je te laisse, dis-je, l'inquiétude perceptible dans ma voix. Je voulais fuir et ne pas l'affronter sans être préparé. 
-       Non, reste ! Tu ne me déranges pas. Mais ? Tu n'es pas prêt pour partir ?
-       Hein ? Euh…non, je reste à la maison aujourd'hui.
-       Tu es souffrant ? Me demanda-t-elle, à ma grande surprise, avec une touche d'inquiétude toute maternelle dans la voix. Ce qui me permit de prendre un avantage certain.
-       En quoi cela te concerne-t-il à présent ? Tu m'as bien fait comprendre que tu me rayais de ta vie, non ? 
-       Je ne t'ai pas encore donné ma réponse concernant ce que tu m'as demandé !
-       Je présume que, puisque tu ne l'as pas fait, c'est que cela ne te préoccupe plus ? Alors j'en prends mon parti et je ferai ce que je peux pour nos filles. 
-       Je suis d'accord !
-       Tu es d'accord ? Oh, mais alors tout va bien, Enza ! Dis-je avec le maximum de dédain dans la voix.
-       Tu veux la guerre ? Me demanda-t-elle en reprenant du poil de la bête.
-       Certainement pas, Enza ! Je pense t'avoir fait une proposition parfaitement honnête et dénuée de faux sentiments. 
-       C'est le cas ! Excuse mon agressivité. Mais je ne voulais pas te parler trop tôt. 
Je sentais qu'elle tournait autour du pot. Elle cherchait à ma parler de ma partie de sexe dans le salon, alors que notre fille était présente dans la maison, mais elle ne savait pas comment amener le sujet sans perdre la face puisque c'était elle qui avait débuté les hostilités, durant ce voyage à Paris, en se faisant, pour la première fois à ma connaissance, littéralement baiser par ces hommes dont elle m'avait parlé en me les lançant à la figure comme s'il s'agissait d'une discussion classique.
Je la pris donc par surprise
-       Au fait, j'ai fait une belle connerie, je pense.
-       Ah oui ? 
-     Oui ! J'ai eu une rencontre, euh...intime, avec une femme dans le salon, alors qu'Anaëlle était dans la maison. J'ai eu si peur qu'elle ne nous surprenne. Mais, grâce à Dieu, elle ne s'est doutée de rien. Je pensais qu'elle était dans son appartement. Mais elle était bien là !
-       Je suis au courant ! Me dit-elle, un air faussement pincé mais une fureur incontrôlable dans le regard que je perçus même à distance. Le feu qui la rongeait n'était pas moins dangereux que celui de ses désirs. Il l'était même probablement beaucoup plus.
-       Ah oui ? Répondis-je en jouant le parfait idiot de service.
-      Oui ! Je t'ai entendu en rentrant. Difficile d'échapper à une telle débauche de plaisirs et de soupirs. Ainsi, tu veux tenter de me rendre jalouse ? Mon pauvre ! C'est puéril. Mais sache que tu as une chance folle que notre fille ne soit pas descendue. Car si elle t'avait pris la queue dans la chatte de cette…femme, tu serais émasculé à cette heure.
-       Pardon ?
-       Tu as parfaitement compris, mon ami ! Prends garde à ce que tu fais, pigé ?
-       Tu me menaces ?
-       Oui !
-       C'est d'un culot sans nom ! Dis-je en tapant sur le plan de travail, perdant un peu de mon sang froid. Tu te fais défoncer le cul et la chatte à longueur de semaine par des inconnus mais c'est moi qui, parce que j'ai eu une seule fois un rapport avec une femme, ce que je regrette amèrement aujourd'hui si tu veux tout savoir, tu me fais une scène ? Tu es sans limite. Tu espères probablement que je rampe à tes pieds pour te supplier de me reprendre, Enza, mais sache que tes dernières paroles, dans la salle de bain, ont planté un véritable poignard dans mon cœur. Je n'ai plus de sentiments pour toi si ce n'est, éventuellement, celui de la reconnaissance pour toutes ces années passées à tes côtés et celui du respect pour ce que tu as mené de front durant toute notre vie commune. Mais c'est tout ! Notre histoire est terminée depuis que tu t'es envoyée en l'air dans mon dos avec tes bellâtres de pacotille. Tu es pourtant magnifique, belle, intelligente et, cerise sur le gâteau, pas trop mal au niveau financier. Mais tu t'envoies n'importe quoi dans le but de satisfaire une libido débridée et de tenter de m'atteindre. Et tu parles de comportement puéril ? Tu es à vomir !
-       Parce que tu vas m'en faire le reproche, peut-être ? Ce n'est pas comme si je ne t'avais pas mise en garde ! Me dit-t-elle avec un calme olympien en sirotant sa tasse de café comme si nous parlions de nos prochaines vacances. 
-       Je te reproche simplement de m'avoir mis devant le fait accompli, sans autre moyen que celui de me défendre à mon tour. Je vais te faire un aveu qui va te surprendre. Si tu m'avais prévenu que, puisque je ne pouvais plus te satisfaire suffisamment à tes yeux, tu irais te faire baiser par d'autres que moi, j'aurai probablement réagit différemment. 
-       Tu veux dire que tu m'aurais laissé faire, peut-être ? Me demanda-t-elle en déposant sa tasse, les yeux grands ouverts par la surprise que je venais de lui faire.
-     Je n'en sais rien ! Mais c'est une possibilité. Je suis capable, je devrais dire j'étais capable, de tellement de choses pour toi que j'aurai au moins envisager cette possibilité.
En fait, je me remémorais constamment ces images que mon imagination m'avait envoyées lorsque j'imaginais mon épouse livrée à ces queues et ces mains d'autres hommes. Et, en toute honnêteté, j'avais compris que le candaulisme pourrait devenir un fantasme puissant chez moi. Imaginer ma femme livrée, avec mon consentement, à d'autres et l'imaginer en jouir atrocement m'excitait prodigieusement. Je m'étais réveillé plusieurs fois durant ces dernières nuits, après un rêve dans laquelle je la voyais dans ces postures et je me rendais compte, à chaque fois, que je bandais comme rarement durant mon existence. Penser aux seins de mon épouse pendant sous son buste, balançant au rythme de son corps, encore à moitié retenus par sa lingerie magnifique ou à ses jarretelles tendues par sa position, une queue labourant sa chatte béante et ses yeux révulsés par le plaisir ressenti. Je l'imaginais encore livrée à deux éphèbes noirs dotés de phallus monstrueux lui ouvrant la bouche ou défonçant son petit orifice plissé à grand renfort de coups de reins ravageurs sans se soucier des hurlements de douleurs et de plaisirs de mon épouse m'excitaient à un point inimaginable. Enfin, je la voyais aspergée du plaisir intarissable de ses amants, la recouvrant d'une couche épaisse d'un sperme chaud tandis qu'elle le recueillait du bout des doigts sur la pointe de ses seins pour s'en délecter jusqu'à plus soif. Je devais me donner la calme nécessaire pour me rendormir en me caressant jusqu'à l'éjaculation, tout en revoyant ces images qui m'avaient tellement excitées.
-       Tu m'étonnes, là, Alexis ! Je ne te savais pas si ouvert d'esprit.
-       Je ne le suis probablement pas, Enza. Mais tu étais tout ce qui faisait ma vie, avec nos filles. Et cela malgré ce que tu penses de mon implication dans mon travail. Je pense, avec sincérité, que j'aurai été prêt à accepter beaucoup de ta part pour ne pas en arriver à cette situation. 
-       Mais…pourquoi alors…?
-      Ce qui est fait, est fait ! Nous ne pourrons revenir sur ce qui a été fait, et ce qui a été dit, par des personnes majeures et pleinement conscientes de leurs actes. 
-       Alexis ! Tu sais qu'il nous reste peut-être…
-       Il ne nous reste rien, Enza ! Dis-je en mettant la sincérité la plus absolue dans ma voix. Il ne reste rien, si ce ne sont de vagues sentiments dont je t'ai parlé. Point ! La trahison n'est pas négociable et la peine encourue est toujours capitale.  
J'avais, enfin, pris l'avantage. Je voyais bien qu'elle était dans les cordes et que toute cette histoire la touchait bien plus qu'elle ne pourrait jamais l'admettre. Car c'est elle qui avait débuté ce mélodrame et son orgueil ne lui permettait pas de faire machine arrière aussi facilement. D'ailleurs, pour qu'une femme admette une erreur de jugement, il faut se lever tôt. Le dernier qui y est arrivé dans l'histoire de l'humanité dort sur le trottoir, devant chez lui, depuis lors. Bon, j'exagère encore, d'accord !
-       Tu es dur, Alexis !
-       Je suis celui que tu as fait, Enza ! Et si tu me trouves dur, tu n'as encore rien vu ! Ne déchaîne pas ma colère ou tu le regretteras dans des larmes de sang ! Tu as compris ? Maintenant que les choses sont claires entre nous, j'aimerai te parler d'Anaëlle, puisque nos filles seront notre lien futur. Je bottais en touche pour ne pas lui laisser la moindre tentative pour reprendre l'avantage. Je voulais rester sur cette victoire morale dont j'avais le plus grand besoin, pour mon ego et pour ma motivation.
-       Que se passe-t-il ? Demanda-t-elle soudain inquiète. Elle est malade ?
-      Mais non, elle est en parfaite santé, rassure-toi. Quoiqu'elle m'inquiète un peu ! Tu sais qu'elle est très remontée contre toi. Je tente, réellement, de calmer ses dires et ses pensées mais ce n'est pas simple. En fait, c'est elle qui a insisté pour que je rencontre cette femme en espérant te rendre jalouse. C'était totalement puéril, comme tu l'as dit, je te l'accorde, et je sais que malgré cela, tu ne changeras plus d'avis. Tant pis pour moi. Mais elle m'a fait des révélations sur elle qui m'ont choqué.
-       Elle t'a parlé de son attrait pour le sexe et de ses fantasmes, c'est cela ?
-       Comment l'as-tu deviné ? Demandé-je tout de même un peu stupéfait par sa rapidité d'esprit.
-     En pensant à la situation actuelle de la famille et ce que tu viens de me dire, il ne faut pas être grand clerc pour comprendre d'où vient ton état concernant ta fille chérie. Alors c'est cela ! Et cela t'ennuie que notre fille, majeure, puisse avoir une vie sexuelle active ?
-       En fait, non ! Mais, pour te corriger, elle ne m'a jamais parlé de ses fantasmes. Parce que tu les connais, toi ? Demandé-je un peu surpris tout de même.
-       Oui ! C'est ma fille et nous ne nous cachons rien, ni avec Isaline d'ailleurs. 
-       Bon ! J'ai encore l'air stupide.
-     Tu n'es pas stupide, Alexis ! Tu es borné et têtu, me dit-elle avec sa douceur habituelle que je connaissais, pour la première fois depuis notre rupture. Tu as tes idées et rien ne t'en fait changer. Comment veux-tu qu'elles te parlent d'une sexualité débordante de vie et de fantasmes lorsque tu estimes qu'il s'agit d'un truc entre deux personnes de sexe opposé, dans l'intimité unique de ta chambre ? Tu veux rire ? Tu les aurais engueulées comme du pus avant de mettre un terme définitif à la discussion. Dis-moi que j'ai tort ?
Je réfléchis un instant à ce qu'elle venait de me dire et je dus admettre qu'elle avait raison. Je suis le plus obtus des hommes sur certains points, notamment le sexe pour lequel j'ai toujours eu du mal à sortir des sentiers battus. Et je sais que j'en ai fait souffrir, par moment, mes proches. Concernant le sexe, nous en étions là en partie à cause de cette attitude. Ne pas m'ouvrir aux fantasmes de mon épouse risquait de me coûter mon mariage.
-       Non ! Tu as raison !
-       Alors tu comprendras que ce soit à moi qu'elles parlent et que je ne t'en dise rien.
-       Oui ! Je le comprends maintenant. 
-      Discussion close ! Et laisse-moi te dire que tu es loin d'imaginer ce dont ta petite perle est capable. Tu devrais commencer à la voir comme une femme et non plus comme ta petite fille. 
-       En gros, tu me conseilles de faire avec elle ce que j'ai oublié de faire avec toi. La considérer comme une femme !
-       C'est exactement cela ! Tu risques, dans le cas contraire, de te retrouver seul et abandonné par tes filles qui ne supporteront pas une ingérence de ta part dans leur vie privée.
-       Ce n'est pas mon but ! Je ne sais rien de leur vie privée et cela doit rester ainsi jusqu'au moment où elles le décideront.
-       Je m'exprime mal ! Je ne te parle pas de leur vie privée mais de leur sexualité. Ne cherche jamais à savoir, ni à essayer de comprendre. Cela ne te regarde pas ! D'ailleurs, tu ne comprendrais pas, aveuglé par tes certitudes sur ce sujet. 
-       Par contre, toi, tu peux savoir !
-       Oui ! Je suis à la fois leur mère et une femme. Je les comprends mieux que tu ne le feras jamais. Je ne les comprends que parfaitement, d'ailleurs !
-       Bon ! Je présume que tu as raison. Je suivrai alors ton conseil ! Dis-je sans relever sa dernière phrase.
-       Et je t'informe enfin que tu ferais bien de suivre ceux de tes filles. Elles sont plus intelligentes que toi, ce qui n'est pas rien, je te le concède.
-       Charmant !
-       Ce n'est qu'un conseil, Alexis ! Fais ce que tu veux.
-       Donc, si Anaëlle me conseille de revoir cette femme, de ton point de vue, je dois lui obéir.
Enza me regarda comme si j'étais la personne la plus stupide de la création. Puis, soufflant de dépit, elle me dit avec toute la douceur dont elle était capable dans un moment pareil
-       Tu es majeur, Alexis ! Tu fais, à présent, ce que tu veux comme je ferai de même. 
-       En gros, va baiser, mon grand ! Moi, je me fais sauter quand je veux.
-       Je n'aime pas ta vulgarité ! Mais c'est à peu près cela. 
-       Je crois que nous n'aurons plus grand-chose à nous dire, après ceci.
-      Tu te trompes. J'ai, de mon côté, encore beaucoup d'affection pour toi. Tu as toujours été mon meilleur ami, mon confident, mais, par ton attitude, tu ne m'as jamais vraiment connue au niveau sexuel, c'est tout. Alors je ne pourrai te rayer si facilement de ma vie, comme je l'ai stupidement dit, par fierté ou par méchanceté. Tu peux choisir. Sache que je te laisse, aussi, libre de tes actes aussi longtemps qu'il le faudra. Peut-être le temps sera-t-il de notre côté ? Je n'en sais rien. 
-       Tu laisses une porte ouverte en pensant que je pourrai te pardonner ? Tu ne veux plus divorcer ?
-       Qui sait ? Et moi ? Serai-je capable de te pardonner de m'avoir négligée ?
-       Un partout !
-       Bon, je dois m'en aller. Je n'en ai pas l'air, mais je suis terriblement stressée car nous finalisons les accords pour ma chaîne de lingerie cette semaine. Passe une bonne journée, Alexis. Il est rare que tu prennes du repos et je trouve que tu as une petite mine. Profite donc de ce délai qui t'est accordé par Nathalie pour reprendre du poil de la bête et surtout, surtout, pour réfléchir à la situation. Je suis certain que tu ne l'as pas fait depuis longtemps.
Elle quitta la pièce en riant, fière de me voir liquéfié par son intuition. 
Elle savait donc tout de la conversation que je venais d'avoir avec ma secrétaire. Cette femme me connaissait décidément bien mieux que je ne la connaissais. Jamais je n'aurais été capable de deviner la teneur d'une discussion entre Enza et sa propre secrétaire. 
En me resservant un café chaud, je réfléchis aux dernières paroles d'Enza. 
« Réfléchir à la situation ». 
Qu'y avait-il à réfléchir ? 
La situation était claire, de mon point de vue. Elle vivait à présent sa vie et ses fantasmes, je vivais les miens. Du moins, lorsque je l'accepterai pleinement. Car j'avais toujours cette petite voix qui me disait, entre les oreilles, que je faisais fausse route. Et je ne me sentais pas particulièrement fier d'avoir baisé une femme inconnue dans mon salon, ma fille et mon épouse dans la demeure.
En fait, je passais la matinée, assis sur le siège de bar dans la cuisine. 
Cette petite voix, je l'analysais pour la première fois depuis longtemps. Elle m'avait toujours guidé lorsque je pensais qu'un élément échappait à ma connaissance. Et elle s'était manifestée plusieurs fois depuis le début de la crise que vivait ma famille. L'alarme était donc enclenchée et il était temps que je la coupe. 
Je fis donc le point sur la situation, comme Enza me l'avait conseillé et une hypothèse se fit jour. 
Plusieurs éléments troublants avaient échappé à mon analyse, obnubilé que j'étais par les bouleversements de nos existences et les révélations des frasques de mon épouse. Quelques pièces du puzzle m'avaient induits en erreur et je venais de le rectifier. En fait, c'était tellement évident que j'en eu le souffle coupé. Comme je l'ai dit, un puzzle. Dès que les bords sont réalisés, le reste suit normalement. Mais si les bords contiennent une erreur, plus rien ne va. Et mes bords étaient faussés dès le départ. On m'avait donné une pièce tronquée que je venais de découvrir.
Comment avais-je pu être aussi idiot ? 
Je me remémorais certaines discussions, certaines mimiques inhabituelles chez Isaline ou Anaëlle, certains sous-entendus hasardeux, et une explication d'une logique implacable m'apparut alors. 
Vous avez déjà connu ce sentiment ? C'est celui que l'on voit parfois dans les films, lorsque plusieurs éléments, jusqu'alors négligés, s'emboîtent parfaitement pour permettre une réflexion à laquelle vous n'oseriez jamais penser dans une situation classique et habituelle. Cet instant, lorsque la musique est en parfaite adéquation avec le jeu de l'acteur lorsqu'il comprend la manipulation odieuse à laquelle il doit faire face et qu'il doit retourner la situation à son avantage. 
Eh bien, je venais de vivre cet instant. 
Mais quel idiot ! 
Je m'étais fait rouler dans la farine par trois femmes exceptionnelles. Cette matinée avait été le déclic nécessaire pour comprendre dans quelle pièce je jouais. Et je n'étais pas certain que cela me plaisait. 
Les signes avaient été là ! Nombreux, puissants et parfaitement clairs. Mais, aveuglés par ma haine, par ma détresse, par ma peine, par mon amour, par ma situation, j'avais été le plus borné et le plus stupide des hommes. 
L'homme le plus intelligent peut devenir complètement con lorsqu'il est confronté à une situation mettant en scène ses sentiments et non plus sa raison. 
Ainsi, je venais de comprendre que mes filles, avec l'aide volontaire et décidée de leur mère, m'avaient probablement entrainées dans une pièce machiavélique dont je ne serais jamais ressorti le même. 
Je devinais parfaitement les tenants et les aboutissants de leur stratégie. Enza, avec la complicité volontaire de ses fidèles lieutenants, avait ourdi le plus terrible des pièges. 
J'étais furieux, en colère, terrassé par une volonté farouche de vengeance. Je me revois tournant en rond dans la cuisine en hurlant les pires insultes envers ces femmes.  J'avais du mal à respirer tant la vérité m'avait frappé de plein fouet. 
C'était tellement évident que c'en était risible. Mais quel idiot ! Mais quel con ! J'enrageais autant que je les maudissais. 
"Réfléchis à la situation ". 
Enza m'avait donc, en plus, mise en garde contre les évidences. Je poussais donc ma réflexion un peu plus loin en me resservant un café chaud.
À nouveau, plus calmement et en faisant cette fois appel à ma raison, je dus aussi admettre en conclusion générale de mes cogitations que cela ne dénotait que d'une seule vérité. Les actions de ces trois femmes n'avaient qu'un seul point de départ et un seul point d'arrivée.
L'amour !
Un amour inconditionnel, véritable, d'une pureté inimaginable.
Mon épouse m'aimait au point de me rendre aveugle et sourd à tout autre chose. 
Elle me poussait dorénavant dans mes retranchements et ne me laissait plus le choix que d'accepter de livrer une bataille contre elle, bataille que je savais à présent perdue d'avance. 
Car jamais je ne pourrai rivaliser avec elle dans ce domaine, surtout si elle mettait les filles dans la balance. 
J'étais fait comme un rat, piégé par ceux qui avait été mes soutiens, trahi par les femmes de ma vie. 
En passant dans le hall d'entrée, je me vis dans le miroir. 
Mon reflet n'était pourtant pas celui de l'homme abattu.
Je souriais ! 
Un sourire franc, un regard pétillant de malice. 
Car jamais, durant mon existence, je n'avais été aussi heureux qu'en cet instant où la balance venait de pencher dans mon sens. Je venais de comprendre que tout ce que j'avais vécu n'était que manipulation et non-dits. Mais que la réalité était tellement plus complexe que l'image que ces femmes avait superposée sur mon regard. En fait, je devais, à présent dénouer le vrai du faux pour prendre un avantage définitif. Le tout, ce serait d'y arriver sans qu'elles ne s'en rendent compte ou de foncer dans le tas en évitant les écueils et les blessures inguérissables. Car, au final, rien n'avait encore été fait qui ne pouvait être expliqué ou pardonné si la contrition était à l'aune de la faute.
Il me restait à décider de la stratégie.
Le vrai jeu débutait, et cette partie serait mémorable ! Surtout pour moi !
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Jny08
6 novembre 2021 à 11:29
Le fond de l'histoire est très bon... mais que de longueur inutile par moment... il y a des chapitres où une idée est lancée en 2 lignes et où les 4 lignes suivantes ne reformulent que la même chose... on dirait un lycéen essayant de rallonger la sauce afin de remplir sa dissertation de 500 mots mini... ça alourdi le style... ça n'apporte rien à l'histoire... ce n'était pourtant pas ce que l'on pouvait ressentir dans les précédentes histoires d'Alexis PC... ni même le précédent chapitre.
Soyez respectueux
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laulo236
5 novembre 2021 à 22:08
Le candaulisme voilà une très bonne option pour le personnage principal, avec ma femme nous formons ce que l'on appelle un couple libertin, mes activités professionnelles font que je suis peu disponible à la maison, alors ma femme a des amants (avec mon accord) deux pour être précis et je les connais aussi personnellement... mais cela n'est évidemment possible que parceque j'ai la confiance la plus absolue en elle et en sa fidélité ;)
Soyez respectueux
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Ced6782
4 novembre 2021 à 21:40
Génial
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Silenas
4 novembre 2021 à 11:33
Merci et Encore ....
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lilpoid
4 novembre 2021 à 08:24
J'ai attendu durant des jours pour lire l'evolution ...et là j'attend avec impatience la fin
Modifié 4 novembre 2021 à 08:30
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carlitou
4 novembre 2021 à 06:33
vivement la suite avec impatiente
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Photo de profil de jagod32
jagod32
4 novembre 2021 à 03:44
Du grand Alexi. J'aime et j'attends la suite avec fébrilité. Du mystère et beaucoup de possibilités.
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ferchaud
4 novembre 2021 à 00:26
Moi aussi, j’attends la suite. Mais cela commence a être long. Je serai Alexis avec les moyens qu'il a, je partirai dans un hôtel avec tous mes vêtements et ferai vraiment comprendre que tout est fini. Si Enza a vraiment fait tout ce qu"elle dit, je verrai mal reprendre une union comme ça avec elle. Alexis est un bel homme, apparemment bien équipé en plus et il n'aura pas de mal a trouver une nouvelle compagne. Tant pis pour le suspense, mais lui a délaissé son épouse pour le bien être de sa famille, mais jusque là ne l'avais jamais trompé. Est-ce qu'il mérité vraiment cette punition, d’être cocu et en plus par des hommes qui ont peut être une hygiène sexuel douteuse.
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Phillcoquin
3 novembre 2021 à 23:13
L histoire prend une tournure non prévue et très intéresdante.
Bravo.
Le recit est devenu captivant.
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Roulio28
3 novembre 2021 à 19:47
Le dénouement de cette histoire devrait commencer à s'éclaircir, hors là, Enza est entrain de m'embrouiller le cerveau à la même échelle que celui de son mari . Désolé mais je n'arrive plus à réfléchir correctement.
Une sérieuse discutions entre Anaëlle et son papa chéri s'impose.
Soyez respectueux
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