Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Comment j'ai initié le petit frère de mon meilleur ami — Chapitre 1 · Il a bien grandi
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Comment j'ai initié le petit frère de mon meilleur ami
Chapitre 1 · Il a bien grandi
Je suis assise devant une feuille blanche depuis plus de trente minutes et je n'ai écrit que le titre : « Vœux de mariage ». C'est peu maigre comme début, mais je sèche complètement. Je me marie demain et je suis toujours incapable d'écrire le moindre discours passionné dans lequel je jure d'aimer mon mari, de le chérir et de lui rester fidèle dans la richesse comme dans la pauvreté, dans la santé comme dans la maladie… Bref, vous connaissez la chanson.
J'ouvre une page internet pour rechercher des idées type. Les résultats ne sont pas particulièrement originaux.
Résultat 1 : Evoquez vos sentiments profonds pour votre partenaire
Résultat 2 : Partagez une anecdote drôle sur votre couple pour décrire votre relation
Résultat 3 : Décrivez l'avenir que vous vous imaginez à deux
Résultat 4 : Racontez comment vous avez rencontré l'être aimé et pourquoi vous en êtes tombé amoureux
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Résultat 4 : Racontez comment vous avez rencontré l'être aimé et pourquoi vous en êtes tombé amoureux
Mouais… Clairement, je ne suis pas convaincu par le quatrième résultat. On va éviter de raconter à tous les invités les circonstances dans lesquelles mon fiancé et moi nous sommes mis en couple. Ce n'est pas quelque chose dont je suis particulièrement fière et je préférais oublier cette période de ma vie. C'était il y a cinq ans, j'avais 23 ans et revenais de plusieurs semaines de vacances en Australie pour fêter la fin de mes études d'infirmière. Cet été-là, j'ai passé plusieurs jours chez les parents de Mickaël, mon meilleur ami, dans le sud de la France. Et les choses ont pris une tournure pour le moins inattendue.
***
5 ans plus tôt
20 août 2024
Quelque part dans le sud de la France
20 août 2024
Quelque part dans le sud de la France
Une jeep klaxonne à l'autre bout du parking de la petite gare. Je reconnaîtrais ce son entre mille. J'attrape mon gros sac de voyage et me précipite vers le véhicule dans lequel m'attend Mickaël. Arrivée à sa hauteur, je lance mes affaires et grimpe à l'avant avec lui. Il me serre dans ses bras.
— C'est bon de te revoir Roxy.
D'aussi loin que je me souvienne, mon meilleur ami m'a toujours surnommé « Roxy », en référence à mes cheveux roux coupés au niveau de mes clavicules. On se connaît depuis l'enfance, mais nous ne sommes devenus inséparables qu'à partir du collège.
— Moi aussi je suis contente de te revoir. Comment ça se fait que tu sois plus bronzé que moi ? T'as fait des UV ou quoi ?
— C'est toi qui es pâle comme un cul, je n'y peux rien. Quoique, à la réflexion, on dirait que le soleil australien t'a profité.
— Et l'été n'est pas encore terminé. J'ai bien l'intention de passer des heures au bord de ta piscine.
— C'est toi qui es pâle comme un cul, je n'y peux rien. Quoique, à la réflexion, on dirait que le soleil australien t'a profité.
— Et l'été n'est pas encore terminé. J'ai bien l'intention de passer des heures au bord de ta piscine.
Mickaël met le contact et nous partons en direction de la résidence secondaire de ses parents. Chaque été, ils viennent dans leur maison typiquement provençale pour profiter du soleil, des barbecues, et de la vue époustouflante de leur piscine sur les oliviers. Ça fait bien six ans que je ne suis pas revenue ici, comme je travaille chaque été pour financer mes études d'infirmière. Mais cette année, j'ai décidé de m'offrir des vacances bien méritées.
Après vingt minutes de route dans l'arrière-pays provençal, et autant de temps à nous raconter notre mois de juillet, nous arrivons enfin dans la maison de vacances de mon ami. Les parents de Mickaël m'accueillent avec un grand sourire. Ce sont des anges. Je ne connais pas de couple plus gentil et heureux qu'eux, même après 20 ans de mariage.
— Annabelle, ma jolie, j'ai préparé la chambre d'ami pour toi. Tu peux aller te doucher si tu veux, tu dois être épuisée par le voyage. On mange dans trente minutes.
Qu'est-ce que je disais. Sa mère est la douceur incarnée.
— Merci Sabine. Je viendrais vous aider à mettre la table quand j'aurai fini. Micka, tu m'aides à porter mes affaires ?
— Clément va le faire, laisse ça ici. Réponds la mère de mon ami. Mickaël, va plutôt aider ton père dans le jardin. Il y a eu un gros orage avant-hier et il a besoin de toi pour couper les arbres qui sont tombés.
— Ça marche, on se voit au dîner Roxy.
— Clément va le faire, laisse ça ici. Réponds la mère de mon ami. Mickaël, va plutôt aider ton père dans le jardin. Il y a eu un gros orage avant-hier et il a besoin de toi pour couper les arbres qui sont tombés.
— Ça marche, on se voit au dîner Roxy.
Je monte à l'étage pour prendre possession de ma nouvelle chambre. Elle est petite, mais confortable. J'ai même un lit double avec des draps rayés blancs et bleus. Je me débarrasse de mes vêtements de voyage et me glisse dans la douche de la salle de bain attenante. La fraîcheur de l'eau qui coule sur ma peau nue me fait un bien fou. Elle me débarrasse de toutes mes tensions. Je me passe un petit coup d'épilateur, histoire de ne pas me ridiculiser en maillot de bain, puis je prends le temps de me mettre de la crème hydratante sur tout le corps. C'est mon rituel de sortie de douche pour me donner confiance en moi. J'applique une généreuse portion de crème sur mes bras, puis mon ventre, avant de remonter sur mes seins que je malaxe pour bien faire pénétrer la lotion. Je termine par mes jambes devenues toutes douces et enfin mes fesses. Elles sont de plutôt bonnes tailles, bombées et fermes. J'ai reçu beaucoup de moqueries à l'adolescence parce que j'étais rousse et n'avais pas beaucoup de formes. Mais arrivée au lycée, mes courbes de femmes se sont dessinées. J'ai pris des hanches, des seins et surtout des fesses.
Aujourd'hui, j'ai 23 ans et je ne me prive plus de mettre mon corps en valeur. Au quotidien, je suis plutôt discrète et empathique. Pour être infirmière, c'est important. Mais l'été, je libère toute ma féminité. J'aime exposer mon corps, séduire et me sentir désirable… En somme, être pleinement une femme. Je termine d'appliquer ma crème hydratante, puis retourne dans la chambre pour enfiler mon sempiternel ensemble « short en jeans et débardeur blanc croc top ». Avec mon bracelet de cheville et mes tongs, c'est un peu ma marque de fabrique.
Je suis en train d'enfiler mon haut sur ma poitrine nue lorsque quelqu'un ouvre la porte sans toquer. Je pousse un petit cri de surprise en tentant de cacher mes seins à la vue de l'intrus.
— Oh merde !
Le jeune homme en face de moi doit avoir la petite vingtaine et ne me dit rien. Un ami de Mickaël ? Au moins, il est sincèrement gêné de son intrusion. Il s'est retourné et se cache les yeux. Je m'empresse d'enfiler mon haut.
— C'est bon, tu peux ouvrir les yeux.
— Désolée Annabelle, je ne pensais pas que tu étais là. Ma mère m'a dit de déposer tes affaires dans ta chambre.
— Clément ?
— Euh… Ouai.
— Désolée Annabelle, je ne pensais pas que tu étais là. Ma mère m'a dit de déposer tes affaires dans ta chambre.
— Clément ?
— Euh… Ouai.
Je détaille le petit frère de Mickaël de la tête au pied. Maintenant, qu'il est de face, je reconnais ses traits. La dernière fois que je l'ai vue, il devait avoir 12 ou 13 ans. Maintenant, il me dépasse d'une bonne tête et demie, sa voix a mué et il a pris du muscle. Avec ses cheveux bruns mi-longs, il est le portrait craché de son grand frère, à ceci près que Mickaël est plus imposant, avec des muscles gonflés par des heures d'entraînement à la salle, tandis que Clément est plus fin et athlétique, légèrement plus grand aussi.
— Waouh, t'as grandi. Je me souviens encore de quand tu portais tes t-shirts Pokémon et jouais aux Lego. Tu as quel âge maintenant ?
L'espace d'une seconde, il fait une drôle de grimace. Mais son expression passe si vite sur son visage que je crois l'imaginer.
— J'ai eu 18 ans il y a quelques mois. Je vais entrer à la fac en septembre.
— Géniale ! Tu vas étudier quoi ? Tu veux toujours être astronaute ?
— Non, je n'ai plus 10 ans. Il rit jaune. Je vais faire une classe préparatoire scientifique pour intégrer une école d'ingé.
— Impressionnant, félicitations. Je dois aller aider ta mère en cuisine, tu veux venir ? Tu pourras me raconter les dernières nouvelles. Mickaël ne m'avait pas dit que tu avais fini le lycée.
- … Ouai, je te rejoins, part devant.
— Géniale ! Tu vas étudier quoi ? Tu veux toujours être astronaute ?
— Non, je n'ai plus 10 ans. Il rit jaune. Je vais faire une classe préparatoire scientifique pour intégrer une école d'ingé.
— Impressionnant, félicitations. Je dois aller aider ta mère en cuisine, tu veux venir ? Tu pourras me raconter les dernières nouvelles. Mickaël ne m'avait pas dit que tu avais fini le lycée.
- … Ouai, je te rejoins, part devant.
Le reste de la soirée se passe dans la bonne humeur. Le père de Mickaël et Clément nous raconte les dernières nouvelles de son travail et je livre mon ressenti sur l'Australie. Quand vient l'heure d'aller se coucher, je suis claquée. La journée a été longue et le repas m'a achevée. Je m'allonge directement sur la couverture, écrasé par la chaleur de l'été, et m'enfonce dans un sommeil sans rêve.
***
Le lendemain, Mickaël et moi passons notre journée à traîner autour de la piscine. On discute, on bronze, on lit et on écoute de la musique en refaisant le monde. Ça fait du bien de passer du temps avec mon meilleur ami. A cause de mon voyage, je ne l'ai pas vue pendant plus d'un mois et la distance m'a pesé. Enfin, pour être parfaitement honnête, j'ai l'impression que je lui ai plus manqué que l'inverse. Derrière son allure de sportif sans cervelle, Mickaël est un garçon sensible. Il a toujours eu cette peur de l'abandon, je ne sais pas trop pourquoi. Alors je prends soin de lui, je suis présente dans les bons comme dans les mauvais moments. Il a besoin de moi et moi, j'ai besoin de quelqu'un à aider. C'est comme ça que notre amitié fonctionne.
Je me lève et plonge dans la piscine. La chaleur est écrasante. Mickaël me suit moins d'une minute plus tard. Il sait que je n'aime pas ne pas avoir pied, alors il m'agrippe par les hanches et j'enroule mes jambes autour de son corps ferme et massif. On n'a pas besoin de prononcer de mots, on se connaît par cœur et on anticipe les besoins de l'autre. On reste en silence dans cette position quelques minutes avant que Mickaël prenne la parole.
— Roxy… J'ai quelque chose à te dire.
Son ton est grave, je ne l'ai jamais vu aussi sérieux. Soudain, sa proximité me fait peur. Je déglutis avec difficulté. Mais lui ne semble pas s'apercevoir de mon changement d'humeur. Il poursuit.
— Je…
— Micka, Annabelle ! Je vais faire les courses, vous voulez venir ?
— Micka, Annabelle ! Je vais faire les courses, vous voulez venir ?
On est interrompu par le petit frère qui débarque en trombe de la maison.
— Putain, non Clément. On est occupé là !
Je respire à nouveau. Sauvé par le gong ! Je saute sur l'occasion pour mettre un peu de distance entre mon ami et moi. Je sors de l'eau et accompagne le petit frère de Mickaël à la supérette du coin.
Tout le reste de la journée, j'ai l'esprit ailleurs. J'ai comme une boule qui se forme dans le creux de mon estomac. Qu'est-ce que Micka voulait me dire ? J'en ai une petite idée bien sûr, mais j'ai peur de me l'avouer à moi-même. Ça pourrait tout changer. Or moi, je suis bien dans cette relation. Je ne veux pas perdre mon ami, mais je ne veux rien de plus non plus. Putain, Micka… Qu'est-ce que tu me fou là ?
Je rumine. Heureusement, Clément me permet de penser à autre chose. Pendant notre sortie courses, on n'arrête pas de parler et aussi surprenant que ça puisse paraître, je m'amuse sincèrement. Il est drôle et plutôt mature pour un jeune de 18 ans tout juste sorti du lycée.
Les jours suivants, l'ambiance est un peu tendus. Je sais que j'ai vexé Mickaël en fuyant notre conversation à la piscine, mais je n'ai pas le courage de l'affronter. Alors je trouve le moindre prétexte pour que Clément traîne avec nous, afin de ne JAMAIS me retrouver seule avec mon meilleur ami. Depuis, Mickaël lance des regards noirs à son frère dès qu'il est avec moi et les deux frangins cherchent le moindre prétexte pour s'envoyer des piques. Tantôt mon ami reproche à son petit frère de ne pas travailler l'été alors qu'il en a l'âge, ou se moque de son torse imberbe, tantôt ce dernier le traite de sportif du dimanche qui ne fait que de la gonflette pour impressionner les filles.
Les parents de Mickaël et Clément se rendent bien compte qu'il y a de l'eau dans le gaz, mais personne ne dit rien. Et finalement, le jeudi, ils partent pour leur habituel trek en amoureux. Ils le font chaque été pour leur anniversaire de mariage. Les cinq prochains jours s'annoncent encore plus tendus. Un rien pourrait mettre le feu aux poudres.
Ce qui devait arriver, arriva le soir même du départ de leurs parents. Alors que nous sommes tous les trois affalés sur le canapé du salon, Mickaël commente le film.
— Ça force le respect. Ce mec, il ne s'est pas précipité pour conclure sa vengeance. Il a pris son temps. Comme quoi, rien ne sert d'aller trop rapidement. Bien souvent, la qualité en pâtit. Pas vrai Clément ?
— T'insinues quoi là ?
— Mais rien du tout, je te demande ton avis sur le film.
— Ne me prends pas pour un imbécile Mickaël. Va au bout de ta pensée, je t'écoute.
— Ola, il faut arrêter de voir le mal partout. Ce n'est pas parce qu'il y a des rumeurs selon lesquelles tu es un peu court et rapide au lit, qu'il faut t'imaginer que tout le monde en parle. Détends-toi frérot.
— T'insinues quoi là ?
— Mais rien du tout, je te demande ton avis sur le film.
— Ne me prends pas pour un imbécile Mickaël. Va au bout de ta pensée, je t'écoute.
— Ola, il faut arrêter de voir le mal partout. Ce n'est pas parce qu'il y a des rumeurs selon lesquelles tu es un peu court et rapide au lit, qu'il faut t'imaginer que tout le monde en parle. Détends-toi frérot.
Le regard de Clément est glacial. Il sert les points si fort que ses phalanges blanchissent.
— C'est fou comme tu es doué pour gâcher une soirée. Mais bon, t'as l'air de t'y connaître en gâchis, frérot. T'es même pas fichu d'avouer à ta meilleure amie que tu l'aimes.
Sur ce, Clément se lève et monte dans sa chambre. Je suis soufflée. Il a rembarré son frère avec une telle froideur. Il est resté maître de ses émotions, même si la pique l'a visiblement plus blessé qu'il ne voudrait l'admettre. Quant à la deuxième partie de sa tirade, je préfère la passer sous silence.
— C'était pas cool de ta part Micka. Pourquoi tu lui as dit ça ?
Mon ami ne fait pas le fier. Il ne cherche pas non plus à jouer les innocents. Il sait qu'il baisserait dans mon estime si c'était le cas. Il pousse un long soupir.
— Je ne sais pas… J'ai merdé. On se cherche depuis des jours et je suis allé trop loin.
— Clairement oui. Et c'est quoi cette histoire de rumeurs ?
— C'est un peu délicat. Tu te souviens de Mélanie dont je t'ai parlé l'autre jour ?
— Oui, la petite amie de Clément ?
— Son ex en fait. Il a perdu sa virginité avec elle en début de terminal, sauf qu'il a été un peu… rapide. La fille l'a dit à ses copines et la rumeur a fait le tour de son lycée.
— Et toi, tu lui mets ça dans les dents ! T'es sérieux Micka ? Va t'excuser tout de suite.
— J'irais le voir demain, ce soir ce n'est même pas la peine. Finissons plutôt le film.
— Clairement oui. Et c'est quoi cette histoire de rumeurs ?
— C'est un peu délicat. Tu te souviens de Mélanie dont je t'ai parlé l'autre jour ?
— Oui, la petite amie de Clément ?
— Son ex en fait. Il a perdu sa virginité avec elle en début de terminal, sauf qu'il a été un peu… rapide. La fille l'a dit à ses copines et la rumeur a fait le tour de son lycée.
— Et toi, tu lui mets ça dans les dents ! T'es sérieux Micka ? Va t'excuser tout de suite.
— J'irais le voir demain, ce soir ce n'est même pas la peine. Finissons plutôt le film.
Je suis stupéfaite. Ce n'est pas du tout l'ami que je connais et respecte.
— J'ai plus envie. Finis le tout seul, je vais me coucher.
Je me lève à mon tour, déçu du comportement de Mickaël et franchement en rogne contre cette Mélanie. Les filles sont les premières à critiquer lorsqu'elles font l'objet de rumeurs, lorsqu'on les traite de « salopes » ou de « filles faciles ». Mais visiblement, ça ne les empêche pas de se moquer des performances de leur partenaire. C'est minable ! Ça me met dans une telle colère et attise mon instinct protecteur en même temps. Lorsque j'arrive sur le palier qui dessert les chambres, je décide sur un coup de tête d'entrer dans celle de Clément pour voir comment il va.
Il est de dos, sur sa chaise de bureau, un casque sur les oreilles. Visiblement, il ne m'a pas entendue toquer. Je décide donc d'entrer et de claquer légèrement la porte derrière moi pour me manifester. Je fais deux pas dans sa direction avant de me stopper net.
Qu'est-ce que…? Clément respire fort et pousse des petits râles rauques par intermittence. Maintenant, qu'il est légèrement de profil par rapport à moi, je constate qu'il n'est pas sur son PC. Il a les yeux baissés vers son anatomie. Mon regard suit le sien sans le vouloir. Ma respiration se bloque. Il fait coulisser sa main le long de son membre long et dressé à un rythme régulier, caressant de temps en temps ses couilles. Je devrais détourner le regard, profiter de sa distraction pour partir discrètement, mais je reste fixé sur sa main. Sa main qui coulisse de plus en plus vite autour de son sexe et d'une culotte rose fuchsia. Non… Pas une culotte. Ma culotte.
Une vague de chaleur me traverse tout le corps à cette simple vision et me tord le bas du ventre. Je suis maintenant incapable de me détourner de l'image du petit frère de mon meilleur ami, en train de se branler avec mon sous-vêtement.
Quand est-il rentré dans ma chambre pour me dérober ma culotte ? Je me souviens très clairement que je la portais le jour de mon arrivé. En-tout-cas, trois choses sont certaines. Un : Clément sait que cette culotte est à moi et il a choisi de me la prendre. Deux : il m'a dérobé mon sous-vêtement alors même qu'il était évident que je l'avais porté. Trois : d'une manière tout à fait indécente, je l'excite.
C'est au moment où je me fais cette réflexion, que le petit frère, que je voyais encore comme un gamin il y a moins d'une semaine, éjacules-en un long jet blanchâtre qui atterrit sur ma joue. Je hoquette de surprise. Première erreur. Clément relève la tête et croise mon regard. Le sien encore embrumé de désir.
Il y a un moment de blanc, où ni lui ni moi ne bougeons, ni ne prenons la parole. Pour cacher la drôle de sensation que je sens monter entre mes cuisses, je décide de feindre la nonchalance et de prétendre que toute cette situation est parfaitement normale. Je m'arme de mon sourire le plus doux et compatissant, le genre de sourire que je réserve d'habitude à mes patients. Puis, je frotte délicatement ma joue avec la manche de mon haut, avant de m'approcher de lui pour lui ôter son casque des oreilles.
— Tu n'as pas à avoir honte. C'est naturel et très saint de se donner du plaisir. Je venais voir comment tu allais, mais nous pourrons en discuter demain. Bonne nuit Clem.
Je n'ai pas le temps de faire un pas, qu'il m'attrape fermement le bras. Sa poigne est ferme et décidée. Lorsque je l'observe, ce n'est ni de la gêne, ni de la tristesse que je vois. Mais une colère sourde et brûlante.
— T'es sérieuse Annabelle ? C'est tout ce que tu as à me dire ?
— Tu veux qu'on en parle ? Je ne suis peut-être pas la personne la mieux placée pour t'expliquer ces choses-là, tu sais. Tu devrais peut-être en parler avec ton frère ou un parent. Ils…
— C'est tout ce que je t'inspire hein ? De la compassion.
— Tu veux qu'on en parle ? Je ne suis peut-être pas la personne la mieux placée pour t'expliquer ces choses-là, tu sais. Tu devrais peut-être en parler avec ton frère ou un parent. Ils…
— C'est tout ce que je t'inspire hein ? De la compassion.
Je ne comprends pas où il veut en venir. Clément enchaîne, cette fois résigné.
— Tu me surprends en train de me branler sur ta culotte, je jouis sur toi, et toi, tu me traites encore comme si j'étais un enfant attendrissant qui mérite ta compréhension. Putain, j'ai 18 ans Anna ! Arrête de me traiter comme un gosse.
Ses mots me percutent avec la violence d'un coup porté en plein dans l'estomac. Je réalise que depuis que je suis là, je n'ai pas arrêté de me servir de lui comme bouclier face à son frère et de la traiter comme le petit garçon un peu geek qu'il était il y a six ans.
— Tu as raison, excuse-moi. Lui dis-je. Je ne voulais pas paraître condescendante. S'il y a quoi que ce soit que je puisse faire, n'hésite pas.
Deuxième erreur.
— Tout ce que je veux ?
— Dans la limite de mes compétences, oui.
— Alors apprends-moi.
— Quoi ?
— Dans la limite de mes compétences, oui.
— Alors apprends-moi.
— Quoi ?
Il me regarde droit dans les yeux maintenant, avec une résolution que je ne lui connais pas.
— Apprends-moi à donner du plaisir aux femmes.
— Oh Clément… Je ne pense pas que ce soit une bonne idée.
— Ecoute Annabelle, je sais très bien que Mickaël t'a raconté pour les rumeurs dans mon ancien lycée. Alors quitte à passer pour un crétin auprès de toi, autant me jeter à l'eau et être complètement franc. Tu es intelligente, gentille et absolument magnifique. Je fantasme sur toi depuis mes 13 ans. C'est à toi que je pensais lors de mes premières masturbations et te voir tous les jours en maillot de bain, c'est de la putain de torture. Je sais que je ne suis pas mon frère et que tu as 5 ans de plus que moi, mais je ne vois personne d'autre que toi qui pourrait m'initier au sexe.
— Clem, je…
— Attends, laisse-moi terminer. Dans moins d'un mois, j'arrive en études supérieures et je n'ai aucune envie que des rumeurs stupides me poursuivent encore. Alors je t'en supplie, aide-moi. Tu as dit que si j'avais besoin d'aide, je ne devais pas hésiter. Et bien, c'est de ça dont j'ai besoin. Je ferais tout ce que tu voudras, tu n'as même pas besoin de me toucher, je veux juste apprendre ce qui plaît aux femmes et comment me contrôler pour faire durer l'expérience.
— Oh Clément… Je ne pense pas que ce soit une bonne idée.
— Ecoute Annabelle, je sais très bien que Mickaël t'a raconté pour les rumeurs dans mon ancien lycée. Alors quitte à passer pour un crétin auprès de toi, autant me jeter à l'eau et être complètement franc. Tu es intelligente, gentille et absolument magnifique. Je fantasme sur toi depuis mes 13 ans. C'est à toi que je pensais lors de mes premières masturbations et te voir tous les jours en maillot de bain, c'est de la putain de torture. Je sais que je ne suis pas mon frère et que tu as 5 ans de plus que moi, mais je ne vois personne d'autre que toi qui pourrait m'initier au sexe.
— Clem, je…
— Attends, laisse-moi terminer. Dans moins d'un mois, j'arrive en études supérieures et je n'ai aucune envie que des rumeurs stupides me poursuivent encore. Alors je t'en supplie, aide-moi. Tu as dit que si j'avais besoin d'aide, je ne devais pas hésiter. Et bien, c'est de ça dont j'ai besoin. Je ferais tout ce que tu voudras, tu n'as même pas besoin de me toucher, je veux juste apprendre ce qui plaît aux femmes et comment me contrôler pour faire durer l'expérience.
Il a débité ça d'une traite, sans même vaciller, comme si cette idée lui brûlait les lèvres depuis des jours. Ces rumeurs l'ont affecté bien plus profondément que je ne le pensais. Et malgré tout, il ne me demande pas de l'aider à prendre du plaisir. Il me demande plutôt de lui enseigner à donner du plaisir. Il veut sincèrement apprendre. Cette Mélanie de mes fesses ne le mérite clairement pas. C'est rare un homme comme ça.
— D'accord.
— T'as raison, c'était débile comme idée. Je n'aurais pas dû te demander. Excuse-moi.
— J'ai dit d'accord. J'accepte de t'aider.
— T'as raison, c'était débile comme idée. Je n'aurais pas dû te demander. Excuse-moi.
— J'ai dit d'accord. J'accepte de t'aider.
Il relève la tête d'un coup, les yeux ronds.
— Tu es sérieuse ?
Il commence à sauter partout, puis me prend dans ses bras et me fait tourner dans les airs.
— Tu es géniale Anna ! Je te promets que je serai le meilleur élève que tu n'auras jamais. Merci, vraiment merci.
— Tout doux. J'accepte seulement parce que je ne veux pas que tu passes de mauvaises années universitaires et que je me sens un peu responsable de toi, comme tu es le petit frère de Micka. Mais je te préviens tout de suite, tu racontes cette histoire à qui que ce soit, un ami ou même ton frère, et je m'occuperai personnellement de t'émasculer. Et là crois-moi, la Terre entière sera au courant de ton absence d'appendice.
— Oui M'dam !
— Et par pitié, pas de « madame ». Je n'ai que 23 ans.
— Tout doux. J'accepte seulement parce que je ne veux pas que tu passes de mauvaises années universitaires et que je me sens un peu responsable de toi, comme tu es le petit frère de Micka. Mais je te préviens tout de suite, tu racontes cette histoire à qui que ce soit, un ami ou même ton frère, et je m'occuperai personnellement de t'émasculer. Et là crois-moi, la Terre entière sera au courant de ton absence d'appendice.
— Oui M'dam !
— Et par pitié, pas de « madame ». Je n'ai que 23 ans.
Dans quoi est-ce que je me suis encore fourré ? Comme si je n'avais pas assez de problèmes avec Mickaël, il faut maintenant que je joue les « profs du sexe » avec son petit frère de 18 ans. C'est bien parce qu'il me fait de la peine et que je lui dois bien ça après mettre servi de lui toute la semaine. Enfin, c'est ce que je me dis pour m'expliquer cette drôle d'excitation que je ressens à l'idée de passer plus de temps avec lui. L'image de ma petite culotte qui coulisse le long de son sexe en érection est encore imprimée dans ma rétine. STOP Annabelle ! C'est le petit-frère de Mickaël. Tu ne peux pas penser à ce genre de choses !
Nous convenons que je le rejoigne le lendemain soir dans sa chambre pour le premier « cours ». Je quitte la pièce et cours presque jusque dans ma propre chambre que je verrouille de l'intérieur. Dans mon lit, je glisse ma main entre la fin tissu de mon pyjama et mon sexe pulsant... Troisième erreur. Je suis complètement mouillé. Et merde !
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Commentaires ()
C'est bien écrit et excitations. J'aurais bien aimé avoir une initiatrice ! Vivement la suite.
C'est bien écrit et excitations. J'aurais bien aimé avoir une initiatrice !
Je pense que j'aurai accepté d'être cet initiateur. Après tout, c'est le plus beau service que l'on puisse me demander. En ce qui concerne son frère, on va attendre le prochain chapitre pour se faire une idée claire pour lui.