Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une autre histoire de Poudlard/ — Chapitre 7 · Un balai pour l'enfer
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Une autre histoire de Poudlard/
Chapitre 7 · Un balai pour l'enfer
Tout le monde – ou presque – connait Harry Potter et les aventures de ses compagnons. Mais certaines choses ont été volontairement laissées dans l'ombre et mon récit - si tant est qu'il soit lu un jour vu son contenu – donne un autre point de vue et livre des éclaircissements sur toute cette épopée. La guerre a commencé et entre planques et péripéties magiques je livre mon combat.
Je suis fatigué mais je suis bien. Kendra repose endormie sur le lit et, je parcours de mon regard les jolies courbes de l'Indienne. J'ai réfléchi et il n'y a plus d'actions à mener à Londres pour un homme seul. De plus durant un petit moment et en bloquant le son pour les moldus j'ai écouté Potterveille et ses informations sur des gangs de rafleurs chassant les égarés magiques. Il est donc temps d'y aller. Mais avant, une dernière douche rapide. Quand j'en sors, Penny encore nue m'attend et me regarde, mais me regarde vraiment, frôle de ses doigts ma nouvelle cicatrice qui parait pourtant déjà faire partie de moi depuis longtemps, le grand tatouage bleu si particulier et puis elle me fait :
- Ta cicatrice, tes yeux, ce qui s'est passé avec le sous-directeur…
- C'est bientôt Noël, Penny, ne cherche pas plus loin et dis-toi juste que tu as reçu un cadeau en avance.
Elle sourit, un vrai grand sourire et répond :
- Alors merci pour ce cadeau.
Un dernier baiser très doux et je quitte les lieux.
Je passe encore deux heures à déambuler dans les rues puis un dernier changement et une fois devenu un supporter de foot bien enrobé à petite barbichette porteur d'un ample maillot coloré d'un club de premier league, d'un jogging et de baskets de couleurs illustrant le mauvais goût et d'un sac de sport bardé d'autocollants de sponsors je prends le train pour Brighton dont je porte les couleurs. L'idée est ensuite de me changer et de repartir vers Cardiff en avion. Quel sorcier prendrait ce moyen de transport !
Je n'ai pas le don de metamorphomage de Tonks et plus de Polynectar mais je maitrise l'art du déguisement. C'est bien pourquoi dans le wagon personne ne fait attention à moi après s'être focalisé sur ma tenue et mon air idiot. Cela me permet surtout de noter que trois rangées plus loin il y a un couple qui lui, maitrise mal les tenues moldues. De plus les deux adolescents assis dans une autre rangée lisent – ce qui est déjà étrange – mais le reflet dans la vitre me permet de voir que les images – des portraits – bougent. Je crains un instant que je ne sois leur cible puis je reconnais Lance Glenlivet assis juste en face des deux faux adolescents. Je croyais qu'il était à l'abri mais il a dû vouloir s'impliquer plus. Il a mis des lunettes de soleil, pris une potion rétrécissante mais ne cesse de regarder partout autour de lui et semble à bout de nerfs. De notre groupe c'est pourtant toujours lui qui était le plus hâbleur mais le pauvre ne cesse de consulter sa montre et de manipuler un ancien iphone pour « faire moldu ». Je ne sais pas ce qu'il fait dans le train quand je repère dans la rangée d'à côté deux enfants et leur mère qui le lui rendent bien en tension. Le problème est que les autres aussi l'ont remarqué. Nous ne sommes que peu dans le wagon et cela se déclenche quand nous entrons dans un long tunnel. J'entends un terrible Endoloris auquel répond un Protego de la mère et un Experliamus lancé par mon ami Je jette une bille de fumée, les Protego, protego de la mère, un Difindo typique sort d'attaque de mon compère mais surtout des - oui des – Avada Kedavra – balancés par ces fous et dont les tracés vert lumineux fusent vers Glenlivet. Je balance vers eux des Sectumsempra vicieux tout en me jetant au sol, agrémenté d'un Nudos déstabilisant, un Coupus Corpus et puis des Stupefix imperior une version plus élaborée du sort. Une bille d'obscurité, un silence et un Viso Lumos pour moi et invisible aux autres me permet de voir que les quatre sont étendus, et que deux sont sacrément atteints soit les faux ados amateurs de sortilèges impardonnables. Je vois surtout que Lance est allongé les yeux grands ouverts, sa baguette encore tendue devant lui. Je saisis et brise les baguettes des mangemorts avant de leur lancer un Oubliette puissant et puis je recueille la baguette de mon défunt ami que j'espère pouvoir rendre un jour à sa famille. L'obscurité se dissipe et je fais signe à la petite famille que c'est fini. Comme un message annonce une gare, je les enjoins à sortir puis lance un sort anti-moldus pour retarder l'ouverture du wagon. Nous sortons du train et après quelques rapides explications montons dans un taxi qui nous amène vers la ville. Un second taxi pris plus loin et deux heures plus tard nous sommes dans un vol intérieur où, enfin nous pouvons cesser de courir. Hannah s'endort, ses enfants endormis collés contre elle et je veille.
Deux jours plus tard nous sommes enfin dans un petit village où ils sont pris en charge par le réseau. J'ai annoncé la mort de Lance à sa famille. Je croise ma mère et mon père et nous discutons de la situation. Ma sœur est à Poudlard, l'endroit pour le moment le plus à l'abri et les rapports que nous en recevons insistent sur ce point même si la situation y est assez particulière. C'est par Potterveille que j'apprends la mort de Katy Glenfiddich tuée par des cancrelats dirigés par Cardhu dans l'enceinte même de Ste-Mangouste pour avoir défendu des patients. J'espère que j'ai pu lui procurer un peu de bonheur et que cela l'accompagnera là où elle se trouve désormais.
C'est aussi par Potterveille que j'apprends que des apprentis aurors ont été pris par Lord Wolfburn un cancrelat puissant dont le château sert de lieu de rassemblement à un grand groupe de rafleurs. Quand je pars mes parents sont là. Ils n'essayent pas de me retenir au contraire, ma mère m'informe même d'un point important :
-Wolfburn n'est pas un château caché, le Lord s'en prend aussi aux moldus et il n'y a pas de sort anti-technologie. Tes grands-parents t'attendent à Ashton a deux cent milles.
Elle m'indique les coordonnées et je saute sur un des Eclair de feu récupérés. Bien équipé, je pars seul dans la tempête qui s'est levée, petit point solitaire et discret.
Quand j'arrive à Ashton, mes grands-parents me réchauffent ; elle avec un sort et lui avec un mélange de grenades, de semtex, et deux jolis jouets marqués HK MP5. Nul doute que les rafleurs ne s'attendront pas à quelque chose qu'ils ne connaissent pas et venant d'un monde qu'ils détestent !
Mon balai donne sa vitesse maximum bravant la grêle sans doute générée par des sorts. J'ai visualisé les plans dénichés par mon grand-père grâce à l'ami d'un ami et je suis bientôt en vue de Wolfburn Castle. L'endroit est sinistre, une tour, une grande bâtisse intérieure et un rempart qui le protège, sur un rocher escarpé. Vision moyenâgeuse mais personne n'imagine une attaque aérienne solitaire! L'aube à peine naissante est mon alliée, c'est l'heure où les sentinelles fatiguent, baillent ou se rassemblent pour discuter. Un vol en piqué ave un largage d'explosifs puis des grenades sur les cancrelats qui sortent et c'est parti ! Je veux qu'ils pensent à une attaque de moldus et soient désorientés. J'explose une fenêtre du premier étage avec mon balai et lance des grenades lacrymogènes. Mon masque est en place et mes pistolets mitrailleurs font leur travail, travail sale et mortel mais ceux qui sont là tiennent Liz et ça ! Un cancrelat m'apprend qu'ils sont à la cave et m'y conduit. Oui, j'ai utilisé Imperium et je n'en ai aucune honte. Quand il fait l'objet d'un Avada Kedavra je le remplace par celui qui l'a lancé. Deux grenades au phosphore et ça commence à flamber, c'est la débandade de partout, je dévie des sorts mortels, jette mes armes moldues vides et repart en mode sorcier mais surtout en mode déchainé. Rien ne m'importe plus, je descends, lance, dévie et reçois aussi avant d'enfin, arriver sur lord wolfburn qui exhibe son poignet brûlant du signe des mangemorts en braillant :
- Ils vont arriver.
-Tu les attendra en enfer !
Evidemment tout un lançant un sort de danse gigue d'enfant je lui ai lancé un couteau qui le fait taire. Tout est en feu pour accueillir les mangemorts,mais avant je récupère avec un bonheur ineffable Liz seule survivante, en haillons et semi-consciente dans une cellule, transplane dans un petit bois non loin puis presque défaillant j'utilise un dernier sort de confusion dans un bed and breakfast tranquille a même pas vingt milles d'un château qui se consume dans la nuit…
Nous avons à peine la force de nous soigner l'un l'autre et de nous laver avant de nous écrouler sur le lit. Le jour est levé depuis bien longtemps quand je me réveille. Liz ouvre doucement les yeux elle aussi et me regarde intensément. Je me penche sur elle et lentement, très lentement -car nous voulons savourer cet instant dont nous savons qu'il sera gravé à jamais dans notre mémoire – nous nous embrassons. C'est presque chaste, juste nos lèvres jointes mais c'est pourtant le plus érotique baiser que j'ai jamais reçu et donné et j'ai l'impression – partagée vu son regard – que je suis enfin chez moi.
Quand je me recule un peu, on est tous les deux comme stupéfixés par ce qui est arrivé ! Tant d'années à se côtoyer, à ne pas se rendre compte de ce qui grandissait entre nous, à ne pas oser mettre un mot dessus sans doute, à se voir comme de bons amis et à avoir peur de se lancer. Elle me fait :
- Il aura fallu la guerre pour qu'on ose enfin !
- Est-ce qu'on était prêts avant ?
- On ne le saura jamais. L'essentiel est qu'on a enfin osé. Toi aussi Sam tu…
- Me sens comme enfin arrivé au port ? Oui, entièrement, totalement.
Elle me sourit et, dans cette petite chambre plutôt rustique et un peu sombre, c'est comme si tout s'illuminait d'un coup, jetant une nouvelle lumière dans nos vies.
Je lève les draps et contemple son corps meurtri, des ecchymoses partout, des coupures que je nettoie et soigne à nouveau, deux doigts brisés que j'oins d'un peu de pommade magique il est évident qu'elle a été battue et la souffrance visible argue en faveur d'autre chose.
- Endoloris ?
- Oui.
- Et bien je ne regrette plus ce que j'ai fait.
- Je commençais à perdre espoir, mes amis soumis aux sortilèges impardonnables, mourant les uns après les autres et moi que visiblement il voulait pour lui. Je me raccrochais à tes trois derniers mots et en même temps être si loin de tout, quand j'ai entendu les bruits d'explosions, je savais que ce n'était pas les moldus et qu'une seule personne pouvait faire cela. J'étais si faible, j'ai des visions d'incendie, de traits de lumière du sort ultime, de cris. J'ai même eu l'impression de voir une tour s'effondrer dans le feu. Bon sang, ce n'était pas une impression c'est ça ?
- Non. Et j'espère bien qu'il ne restait rien pour accueillir ceux qu'il a appelés.
- J'ignorais que…
- Quand il s'agit de toi j'irais jusqu'en enfer.
Elle ne dit plus rien, que dire d'ailleurs et pose juste sa main valide sur mon cœur pendant que je termine mes soins en attendant qu'elle voit un vrai soigneur. Quand j'ai fini je la regarde, étendue nue devant moi et réalise soudain que malgré ces blessures, c'est la plus belle femme que j'ai jamais vue. Elle me fait d'une petite voix :
- Regarde-moi encore, ça me fait revivre et me donne l'impression d'être belle.
- Mais tu es belle. Tu es la plus jolie femme que j'ai jamais vue.
Je prends mon temps pour l'observer, elle est plutôt grande, le corps d'une pro de fitness sans être culturiste, des cheveux courts noirs, des yeux violets, un petit nez d'elfe mutin, les taches de rousseur typique des filles d'Arran, une poitrine splendide qui ferait vendre n'importe quel soutien- gorge, une toison sombre et courte en petit rectangle parfaitement entretenu, une fente rose et fine, des longues jambes, une peau douce et les plaies et bosses montrent son courage et sa résilience.
Elle aussi me soigne car j'ai pris plusieurs blessures mais vaille que vaille ont tient à peu près debout, comme deux ivrognes qui ne veulent pas s'effondrer et s'efforcent de donner le change. C'est ce que nous faisons devant mon grand-père venu nous récupérer dans son vieux land-rover et qui fait semblant d'être dupe. Il a emmené ce qu'il faut pour nous changer et nous soigner et nous conduit dans une planque isolée au bord de la mer. C'est là que nous restons pour récupérer. Une longue plage déserte, un petit soleil, les vagues éternelles, il n'y a rien de mieux !
**********************
Nous sommes allongés sur de grandes serviettes, à discuter tranquillement entre deux baisers. Non seulement elle a un cerveau qui tourne à cent à l'heure et un indiscutable courage mais elle est formidablement belle et je ne me lasse pas de l'admirer. J'ai soudain une idée.
- Les vagues sont attirantes non ?
- Oui.
Elle me sourit, et ravie de montrer qu'elle a compris la question sous-jacente se déshabille rapidement alors que je suis encore sous le choc. Ses fesses, cocktail parfait de muscles, finesse et rondeur m'ont mis dans un certain émoi et, déjà dans l'eau, elle me regarde arriver n'hésitant pas à lâcher un sifflement appréciateur. Profitant d'un sort anti-froid, on se poursuit dans l'eau, jeu ou le chasseur et la chassée ont le même but. On se serre enfin l'un contre l'autre, ses seins contre ma poitrine, mon sexe contre son ventre, nos lèvres puis nos langues qui se cherchent, se disputent dans un ballet terriblement excitant qui semble contenir toutes les années à se voir sans réaliser. La mer nous soutient et c'est délicieux. Je n'ai jamais rien ressenti de pareil et pourtant c'est un simple baiser, mais évidemment c'est avec elle ! Nous sortons de l'onde en nous tenant la main, couple débutant une relation tant attendue.
- Accio serviette !
Nous rions, devant nos sorts similaires et je me laisse sécher par elle, c'est juste érotique et comme un trait de feu sur ma peau là où elle passe. Puis je lui rends la pareille et c'est un moment – oui - magique. J'avoue que rapidement mes mains remplacent le tissu éponge et nous savourons tous deux le moment… Moment qui dure et qu'elle interrompt en me poussant délicatement sur le grand drap de bain. C'est désormais elle qui me caresse. Comme c'est bon ! Douceur, tendresse et cet amour qui nous lie et rend la chose encore plus incroyable. On est allongés l'un contre l'autre et nos mains parcourent le corps de l'autre, comme si nous ne pouvions croire à notre chance. Comme intimidés devant ce bonheur, nous mettons un moment à caresser des zones plus intimes…
Enfin, je caresse ses seins, jouant avec les tétons durs depuis un moment et elle frôle avec une excitante délicatesse mon ventre puis mon sexe. Je sursaute, tout comme elle sursaute lorsque je saisis la framboise dure du sein le plus proche avant d'alterner entre les deux petits fruits. J'adore la voir sursauter autant que moi, me regarder avec les mêmes yeux brillants d'amour que moi, m'exciter autant qu'elle m'excite moi. Elle me caresse plus fort, explore mon corps, saisit mes parties et j'introduis un doigt dans sa petite chatte. Elle m'accueille avec plaisir, tendant son bassin vers mes doigts, m'attirant à elle pour un baiser langoureux pendant que nous nous masturbons l'un l'autre.
- Waouh !
- Waouh moi aussi ma chérie.
— Eh bien, on peut encore améliorer cela.
D'un même mouvement elle se place sur moi, chacun offrant à l'autre l'accès à son intimité. Quand je plonge ma langue dans la chaleur humide de son abricot, tous mes sens abdiquent rapidement devant l'afflux de sensations. Nulle magie là-dedans, juste le bonheur de savoir que c'est mon âme-sœur. A sa façon de me prendre en bouche, à son frémissement, il en va de même pour elle. Et, si sa technique n'est pas au niveau de Kendra ou Penny c'est pourtant incroyablement meilleur tant nous nous complétons. Je picore de baisers sa petite chatte pendant que sa langue explore mon sexe tendu et prêt à exploser, j'ai l'impression de naviguer dans un océan de félicité mais nous gardons assez de lucidité pour stopper en même temps et nous lancer un nouveau « waouh » qui traduit bien nos sentiments. Je m'allonge sur le dos, je ne veux pas quitter son regard et ses yeux violets si magnétiques. On se regarde tout le long de ce moment magique ou après qu'elle m'a saisi et placé, elle s'empale lentement sur moi.
Si j'avais déjà eu l'impression d'être revenu au port j'ai maintenant la certitude d'être un couple tant nous nous complétons, sa chaleur autour de ma queue, ses gémissements et son doux aveu que je suis fait pour elle. C'est si intense qu'il ne nous faut que peu de temps pour jouir ensemble dans un long cri de plaisir. Ensuite elle se penche sur moi et nous mêlons nos souffles entre deux mots doux.
Plus tard, nous referons encore l'amour serrés dans un lit un peu étroit et encore et encore jusqu'à ce que nous soyons aussi épuisés l'un que l'autre. A la fin, nous sortons et nous installons sous le porche, à l'abri d'une épaisse couverture. Il n'y a pas de lumière parasite alors le ciel parait encore plus proche, encore plus infini et nous l'observons enlacés sachant que demain il faudra repartir au combat.
Je suis fatigué mais je suis bien. Kendra repose endormie sur le lit et, je parcours de mon regard les jolies courbes de l'Indienne. J'ai réfléchi et il n'y a plus d'actions à mener à Londres pour un homme seul. De plus durant un petit moment et en bloquant le son pour les moldus j'ai écouté Potterveille et ses informations sur des gangs de rafleurs chassant les égarés magiques. Il est donc temps d'y aller. Mais avant, une dernière douche rapide. Quand j'en sors, Penny encore nue m'attend et me regarde, mais me regarde vraiment, frôle de ses doigts ma nouvelle cicatrice qui parait pourtant déjà faire partie de moi depuis longtemps, le grand tatouage bleu si particulier et puis elle me fait :
- Ta cicatrice, tes yeux, ce qui s'est passé avec le sous-directeur…
- C'est bientôt Noël, Penny, ne cherche pas plus loin et dis-toi juste que tu as reçu un cadeau en avance.
Elle sourit, un vrai grand sourire et répond :
- Alors merci pour ce cadeau.
Un dernier baiser très doux et je quitte les lieux.
Je passe encore deux heures à déambuler dans les rues puis un dernier changement et une fois devenu un supporter de foot bien enrobé à petite barbichette porteur d'un ample maillot coloré d'un club de premier league, d'un jogging et de baskets de couleurs illustrant le mauvais goût et d'un sac de sport bardé d'autocollants de sponsors je prends le train pour Brighton dont je porte les couleurs. L'idée est ensuite de me changer et de repartir vers Cardiff en avion. Quel sorcier prendrait ce moyen de transport !
Je n'ai pas le don de metamorphomage de Tonks et plus de Polynectar mais je maitrise l'art du déguisement. C'est bien pourquoi dans le wagon personne ne fait attention à moi après s'être focalisé sur ma tenue et mon air idiot. Cela me permet surtout de noter que trois rangées plus loin il y a un couple qui lui, maitrise mal les tenues moldues. De plus les deux adolescents assis dans une autre rangée lisent – ce qui est déjà étrange – mais le reflet dans la vitre me permet de voir que les images – des portraits – bougent. Je crains un instant que je ne sois leur cible puis je reconnais Lance Glenlivet assis juste en face des deux faux adolescents. Je croyais qu'il était à l'abri mais il a dû vouloir s'impliquer plus. Il a mis des lunettes de soleil, pris une potion rétrécissante mais ne cesse de regarder partout autour de lui et semble à bout de nerfs. De notre groupe c'est pourtant toujours lui qui était le plus hâbleur mais le pauvre ne cesse de consulter sa montre et de manipuler un ancien iphone pour « faire moldu ». Je ne sais pas ce qu'il fait dans le train quand je repère dans la rangée d'à côté deux enfants et leur mère qui le lui rendent bien en tension. Le problème est que les autres aussi l'ont remarqué. Nous ne sommes que peu dans le wagon et cela se déclenche quand nous entrons dans un long tunnel. J'entends un terrible Endoloris auquel répond un Protego de la mère et un Experliamus lancé par mon ami Je jette une bille de fumée, les Protego, protego de la mère, un Difindo typique sort d'attaque de mon compère mais surtout des - oui des – Avada Kedavra – balancés par ces fous et dont les tracés vert lumineux fusent vers Glenlivet. Je balance vers eux des Sectumsempra vicieux tout en me jetant au sol, agrémenté d'un Nudos déstabilisant, un Coupus Corpus et puis des Stupefix imperior une version plus élaborée du sort. Une bille d'obscurité, un silence et un Viso Lumos pour moi et invisible aux autres me permet de voir que les quatre sont étendus, et que deux sont sacrément atteints soit les faux ados amateurs de sortilèges impardonnables. Je vois surtout que Lance est allongé les yeux grands ouverts, sa baguette encore tendue devant lui. Je saisis et brise les baguettes des mangemorts avant de leur lancer un Oubliette puissant et puis je recueille la baguette de mon défunt ami que j'espère pouvoir rendre un jour à sa famille. L'obscurité se dissipe et je fais signe à la petite famille que c'est fini. Comme un message annonce une gare, je les enjoins à sortir puis lance un sort anti-moldus pour retarder l'ouverture du wagon. Nous sortons du train et après quelques rapides explications montons dans un taxi qui nous amène vers la ville. Un second taxi pris plus loin et deux heures plus tard nous sommes dans un vol intérieur où, enfin nous pouvons cesser de courir. Hannah s'endort, ses enfants endormis collés contre elle et je veille.
Deux jours plus tard nous sommes enfin dans un petit village où ils sont pris en charge par le réseau. J'ai annoncé la mort de Lance à sa famille. Je croise ma mère et mon père et nous discutons de la situation. Ma sœur est à Poudlard, l'endroit pour le moment le plus à l'abri et les rapports que nous en recevons insistent sur ce point même si la situation y est assez particulière. C'est par Potterveille que j'apprends la mort de Katy Glenfiddich tuée par des cancrelats dirigés par Cardhu dans l'enceinte même de Ste-Mangouste pour avoir défendu des patients. J'espère que j'ai pu lui procurer un peu de bonheur et que cela l'accompagnera là où elle se trouve désormais.
C'est aussi par Potterveille que j'apprends que des apprentis aurors ont été pris par Lord Wolfburn un cancrelat puissant dont le château sert de lieu de rassemblement à un grand groupe de rafleurs. Quand je pars mes parents sont là. Ils n'essayent pas de me retenir au contraire, ma mère m'informe même d'un point important :
-Wolfburn n'est pas un château caché, le Lord s'en prend aussi aux moldus et il n'y a pas de sort anti-technologie. Tes grands-parents t'attendent à Ashton a deux cent milles.
Elle m'indique les coordonnées et je saute sur un des Eclair de feu récupérés. Bien équipé, je pars seul dans la tempête qui s'est levée, petit point solitaire et discret.
Quand j'arrive à Ashton, mes grands-parents me réchauffent ; elle avec un sort et lui avec un mélange de grenades, de semtex, et deux jolis jouets marqués HK MP5. Nul doute que les rafleurs ne s'attendront pas à quelque chose qu'ils ne connaissent pas et venant d'un monde qu'ils détestent !
Mon balai donne sa vitesse maximum bravant la grêle sans doute générée par des sorts. J'ai visualisé les plans dénichés par mon grand-père grâce à l'ami d'un ami et je suis bientôt en vue de Wolfburn Castle. L'endroit est sinistre, une tour, une grande bâtisse intérieure et un rempart qui le protège, sur un rocher escarpé. Vision moyenâgeuse mais personne n'imagine une attaque aérienne solitaire! L'aube à peine naissante est mon alliée, c'est l'heure où les sentinelles fatiguent, baillent ou se rassemblent pour discuter. Un vol en piqué ave un largage d'explosifs puis des grenades sur les cancrelats qui sortent et c'est parti ! Je veux qu'ils pensent à une attaque de moldus et soient désorientés. J'explose une fenêtre du premier étage avec mon balai et lance des grenades lacrymogènes. Mon masque est en place et mes pistolets mitrailleurs font leur travail, travail sale et mortel mais ceux qui sont là tiennent Liz et ça ! Un cancrelat m'apprend qu'ils sont à la cave et m'y conduit. Oui, j'ai utilisé Imperium et je n'en ai aucune honte. Quand il fait l'objet d'un Avada Kedavra je le remplace par celui qui l'a lancé. Deux grenades au phosphore et ça commence à flamber, c'est la débandade de partout, je dévie des sorts mortels, jette mes armes moldues vides et repart en mode sorcier mais surtout en mode déchainé. Rien ne m'importe plus, je descends, lance, dévie et reçois aussi avant d'enfin, arriver sur lord wolfburn qui exhibe son poignet brûlant du signe des mangemorts en braillant :
- Ils vont arriver.
-Tu les attendra en enfer !
Evidemment tout un lançant un sort de danse gigue d'enfant je lui ai lancé un couteau qui le fait taire. Tout est en feu pour accueillir les mangemorts,mais avant je récupère avec un bonheur ineffable Liz seule survivante, en haillons et semi-consciente dans une cellule, transplane dans un petit bois non loin puis presque défaillant j'utilise un dernier sort de confusion dans un bed and breakfast tranquille a même pas vingt milles d'un château qui se consume dans la nuit…
Nous avons à peine la force de nous soigner l'un l'autre et de nous laver avant de nous écrouler sur le lit. Le jour est levé depuis bien longtemps quand je me réveille. Liz ouvre doucement les yeux elle aussi et me regarde intensément. Je me penche sur elle et lentement, très lentement -car nous voulons savourer cet instant dont nous savons qu'il sera gravé à jamais dans notre mémoire – nous nous embrassons. C'est presque chaste, juste nos lèvres jointes mais c'est pourtant le plus érotique baiser que j'ai jamais reçu et donné et j'ai l'impression – partagée vu son regard – que je suis enfin chez moi.
Quand je me recule un peu, on est tous les deux comme stupéfixés par ce qui est arrivé ! Tant d'années à se côtoyer, à ne pas se rendre compte de ce qui grandissait entre nous, à ne pas oser mettre un mot dessus sans doute, à se voir comme de bons amis et à avoir peur de se lancer. Elle me fait :
- Il aura fallu la guerre pour qu'on ose enfin !
- Est-ce qu'on était prêts avant ?
- On ne le saura jamais. L'essentiel est qu'on a enfin osé. Toi aussi Sam tu…
- Me sens comme enfin arrivé au port ? Oui, entièrement, totalement.
Elle me sourit et, dans cette petite chambre plutôt rustique et un peu sombre, c'est comme si tout s'illuminait d'un coup, jetant une nouvelle lumière dans nos vies.
Je lève les draps et contemple son corps meurtri, des ecchymoses partout, des coupures que je nettoie et soigne à nouveau, deux doigts brisés que j'oins d'un peu de pommade magique il est évident qu'elle a été battue et la souffrance visible argue en faveur d'autre chose.
- Endoloris ?
- Oui.
- Et bien je ne regrette plus ce que j'ai fait.
- Je commençais à perdre espoir, mes amis soumis aux sortilèges impardonnables, mourant les uns après les autres et moi que visiblement il voulait pour lui. Je me raccrochais à tes trois derniers mots et en même temps être si loin de tout, quand j'ai entendu les bruits d'explosions, je savais que ce n'était pas les moldus et qu'une seule personne pouvait faire cela. J'étais si faible, j'ai des visions d'incendie, de traits de lumière du sort ultime, de cris. J'ai même eu l'impression de voir une tour s'effondrer dans le feu. Bon sang, ce n'était pas une impression c'est ça ?
- Non. Et j'espère bien qu'il ne restait rien pour accueillir ceux qu'il a appelés.
- J'ignorais que…
- Quand il s'agit de toi j'irais jusqu'en enfer.
Elle ne dit plus rien, que dire d'ailleurs et pose juste sa main valide sur mon cœur pendant que je termine mes soins en attendant qu'elle voit un vrai soigneur. Quand j'ai fini je la regarde, étendue nue devant moi et réalise soudain que malgré ces blessures, c'est la plus belle femme que j'ai jamais vue. Elle me fait d'une petite voix :
- Regarde-moi encore, ça me fait revivre et me donne l'impression d'être belle.
- Mais tu es belle. Tu es la plus jolie femme que j'ai jamais vue.
Je prends mon temps pour l'observer, elle est plutôt grande, le corps d'une pro de fitness sans être culturiste, des cheveux courts noirs, des yeux violets, un petit nez d'elfe mutin, les taches de rousseur typique des filles d'Arran, une poitrine splendide qui ferait vendre n'importe quel soutien- gorge, une toison sombre et courte en petit rectangle parfaitement entretenu, une fente rose et fine, des longues jambes, une peau douce et les plaies et bosses montrent son courage et sa résilience.
Elle aussi me soigne car j'ai pris plusieurs blessures mais vaille que vaille ont tient à peu près debout, comme deux ivrognes qui ne veulent pas s'effondrer et s'efforcent de donner le change. C'est ce que nous faisons devant mon grand-père venu nous récupérer dans son vieux land-rover et qui fait semblant d'être dupe. Il a emmené ce qu'il faut pour nous changer et nous soigner et nous conduit dans une planque isolée au bord de la mer. C'est là que nous restons pour récupérer. Une longue plage déserte, un petit soleil, les vagues éternelles, il n'y a rien de mieux !
**********************
Nous sommes allongés sur de grandes serviettes, à discuter tranquillement entre deux baisers. Non seulement elle a un cerveau qui tourne à cent à l'heure et un indiscutable courage mais elle est formidablement belle et je ne me lasse pas de l'admirer. J'ai soudain une idée.
- Les vagues sont attirantes non ?
- Oui.
Elle me sourit, et ravie de montrer qu'elle a compris la question sous-jacente se déshabille rapidement alors que je suis encore sous le choc. Ses fesses, cocktail parfait de muscles, finesse et rondeur m'ont mis dans un certain émoi et, déjà dans l'eau, elle me regarde arriver n'hésitant pas à lâcher un sifflement appréciateur. Profitant d'un sort anti-froid, on se poursuit dans l'eau, jeu ou le chasseur et la chassée ont le même but. On se serre enfin l'un contre l'autre, ses seins contre ma poitrine, mon sexe contre son ventre, nos lèvres puis nos langues qui se cherchent, se disputent dans un ballet terriblement excitant qui semble contenir toutes les années à se voir sans réaliser. La mer nous soutient et c'est délicieux. Je n'ai jamais rien ressenti de pareil et pourtant c'est un simple baiser, mais évidemment c'est avec elle ! Nous sortons de l'onde en nous tenant la main, couple débutant une relation tant attendue.
- Accio serviette !
Nous rions, devant nos sorts similaires et je me laisse sécher par elle, c'est juste érotique et comme un trait de feu sur ma peau là où elle passe. Puis je lui rends la pareille et c'est un moment – oui - magique. J'avoue que rapidement mes mains remplacent le tissu éponge et nous savourons tous deux le moment… Moment qui dure et qu'elle interrompt en me poussant délicatement sur le grand drap de bain. C'est désormais elle qui me caresse. Comme c'est bon ! Douceur, tendresse et cet amour qui nous lie et rend la chose encore plus incroyable. On est allongés l'un contre l'autre et nos mains parcourent le corps de l'autre, comme si nous ne pouvions croire à notre chance. Comme intimidés devant ce bonheur, nous mettons un moment à caresser des zones plus intimes…
Enfin, je caresse ses seins, jouant avec les tétons durs depuis un moment et elle frôle avec une excitante délicatesse mon ventre puis mon sexe. Je sursaute, tout comme elle sursaute lorsque je saisis la framboise dure du sein le plus proche avant d'alterner entre les deux petits fruits. J'adore la voir sursauter autant que moi, me regarder avec les mêmes yeux brillants d'amour que moi, m'exciter autant qu'elle m'excite moi. Elle me caresse plus fort, explore mon corps, saisit mes parties et j'introduis un doigt dans sa petite chatte. Elle m'accueille avec plaisir, tendant son bassin vers mes doigts, m'attirant à elle pour un baiser langoureux pendant que nous nous masturbons l'un l'autre.
- Waouh !
- Waouh moi aussi ma chérie.
— Eh bien, on peut encore améliorer cela.
D'un même mouvement elle se place sur moi, chacun offrant à l'autre l'accès à son intimité. Quand je plonge ma langue dans la chaleur humide de son abricot, tous mes sens abdiquent rapidement devant l'afflux de sensations. Nulle magie là-dedans, juste le bonheur de savoir que c'est mon âme-sœur. A sa façon de me prendre en bouche, à son frémissement, il en va de même pour elle. Et, si sa technique n'est pas au niveau de Kendra ou Penny c'est pourtant incroyablement meilleur tant nous nous complétons. Je picore de baisers sa petite chatte pendant que sa langue explore mon sexe tendu et prêt à exploser, j'ai l'impression de naviguer dans un océan de félicité mais nous gardons assez de lucidité pour stopper en même temps et nous lancer un nouveau « waouh » qui traduit bien nos sentiments. Je m'allonge sur le dos, je ne veux pas quitter son regard et ses yeux violets si magnétiques. On se regarde tout le long de ce moment magique ou après qu'elle m'a saisi et placé, elle s'empale lentement sur moi.
Si j'avais déjà eu l'impression d'être revenu au port j'ai maintenant la certitude d'être un couple tant nous nous complétons, sa chaleur autour de ma queue, ses gémissements et son doux aveu que je suis fait pour elle. C'est si intense qu'il ne nous faut que peu de temps pour jouir ensemble dans un long cri de plaisir. Ensuite elle se penche sur moi et nous mêlons nos souffles entre deux mots doux.
Plus tard, nous referons encore l'amour serrés dans un lit un peu étroit et encore et encore jusqu'à ce que nous soyons aussi épuisés l'un que l'autre. A la fin, nous sortons et nous installons sous le porche, à l'abri d'une épaisse couverture. Il n'y a pas de lumière parasite alors le ciel parait encore plus proche, encore plus infini et nous l'observons enlacés sachant que demain il faudra repartir au combat.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()