Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les Xstoires courtes sont les meilleures ! — Chapitre 3 · Une vendeuse de lingerie pas farouche
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
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Les Xstoires courtes sont les meilleures !
Chapitre 3 · Une vendeuse de lingerie pas farouche
Une vendeuse de lingerie pas farouche
14 février, 18h49, boutique de lingerie “à fleur de peau”.
— Vanessa, viens voir, vite ! chuchote Océane qui tient la caisse.
— Quoi j'ai pas le temps, je suis occupée là ! répond sèchement Vanessa qui déballe des cartons dans l'arrière boutique attenante à la caisse.
— Tant pis pour toi, tu sais pas ce que tu loupes, y'a un mec hyper canon qui vient d'entrer, c'est trop ton genre !
Le teasing d'Océane ne manque pas de susciter l'intérêt de Vanessa qui abandonne aussitôt ses cartons pour la rejoindre. Océane ne s'est pas trompé, l'homme qui vient d'entrer dans la boutique à un charme fou, grand et élancé, au look de dandy citadin, tempes grisonnantes, mèche rebelle sur le front et regard dévastateur, il incarne à la perfection le quadra actif et épanoui, de quoi faire fondre Vanessa qui en pince pour ce type d'homme.
— J'avoue, très charmant !
— Tu vois je te l'avais dis.
— Y'a encore des hommes qui offre des sous vêtements à leur femme pour la Saint-Valentin, trop chou !
— Mouais, à moins que ce ne soit pour offrir à sa maîtresse, perso, Théo ne m'en a jamais offert !
— Rho, ce que tu peux être mauvaise langue, je te signale que ton mec c'est pas une référence, comme macho on fait pas mieux !
— Hey ça va, on se détend ma belle, il a beau être charmant, il est peut être pas aussi parfait que tu le crois, en vrai, t'en sais rien !
— Tais toi, il va finir par nous entendre.
Cet élégant client de dernière minute qui alimente cette petite discussion animée, c'est Paul, il passe devant elles à la hâte en lâchant un discret “bonjour” à peine audible, puis se dirige directement au fond du magasin. Planté devant un rayon de sous-vêtements sexy, Paul est rapidement rattrapé par sa timidité maladive, son malaise crève les yeux, il ne cesse de scruter autour de lui comme si il avait peur d'être épié, même si à cette heure, la boutique est déserte, c'est d'ailleurs pour éviter le monde qu'il est arrivé presque à la fermeture. Cela fait maintenant de longues minutes qu'il hésite, prenant et reposant des articles avec maladresse tout en jetant de temps à autres un regard coupable en direction de la caisse, il semble complètement perdu.
Tandis qu'Océane c'est replongée dans son ordinateur pour décortiquer les ventes du jour, Vanessa s'est accoudée au comptoir, la tête calée entre ses mains, elle continue de dévisager avec gourmandise ce si charmant client dont la timidité à fleur de peau, loin des dragueurs lourds auxquels elle a souvent à faire, l'amuse autant qu'elle l'attendrie, elle brûle d'envie de l'aborder.
— T'as fini de mater, je croyais que t'étais débordée ironise Océane en voyant Vanessa complètement subjuguée.
— Oh c'est bon, j'avais fini, bon je crois que ce monsieur à besoin de conseil.
— Tu crois, comme c'est bizarre, allez, vole vite à son secours, le pauvre chou.
— Mais j'y vais de ce pas, tu ne va pas te plaindre si je fais encore grimper le chiffre du jour.
— Quelle conscience professionnelle madame, tu m'épates !
Vanessa se dirige vers lui d'un pas décidé en arborant son plus beau sourire, en la voyant arriver, Paul semble comme pris de panique et repose à la hâte une culotte qu'il tenait en main.
— Bonjour monsieur, est-ce que je peux vous aidez ? Questionne Vanessa avec son accent chantant.
— Oh, euh, bonjour, non, euh, je regarde juste, merci répond t'il en bégayant.
Paul tourne la tête, incapable de soutenir le regard coquin de Vanessa qui en plus de jouer les aguicheuses, porte la tenue classe et sexy de l'enseigne - jupe crayon et chemisier décolleté aux tons pourpres - de quoi le déstabiliser et lui donner un sérieux coup de chaud, surtout que Vanessa est le cliché de la jeune blonde ravissante et pulpeuse.
— Très bien monsieur, je vous laisse regarder, surtout n'hésitez pas si vous avez besoin d'un conseil, je suis là pour ça ! Conclut Vanessa avec un large sourire.
Elle fait demi-tour et s'exile à quelques pas seulement en dandinant exagérément des fesses donnant à Paul une nouvelle suée. Faisant semblant de remettre de l'ordre dans les rayons, Vanessa en profite pour l'épier de plus près, tout en se tenant prête à lui bondir dessus au moindre signe de détresse. Paul n'est pas dupe, il se sent surveillé, ce qui a le dont de l'inhiber un peu plus, c'est à peine s'il ose reprendre sa recherche, perdu entre les innombrables tailles, matières et coupes, il est désespéré au point d'avoir envie de fuir, mais il se voit mal rentrer les mains vides pour la Saint-Valentin, sa moitié - d'une grande susceptibilité - ne lui pardonnerait pas.
Vanessa n'en finit plus de rire toute seule en le voyant perdre tous ses moyens, elle trouve ça tellement mignon, elle aurait bien envie de l'aider à se détendre à sa manière, surtout qu'il lui plait vraiment, des pensées coquines lui viennent en tête, elle sent un désir monter en elle et chatouiller son entrecuisse. Pour son plus grand plaisir, Paul se résout la mort dans l'âme, à solliciter son aide, la gorge nouée.
— excusez moi mademoiselle, j'aurai besoin de vos conseils.
— Mais bien sûr !
Vanessa rapplique aussi vite que l'éclair en bombant le torse, ou plutôt la poitrine, elle en profite pour défaire discrètement un bouton de son chemisier. Elle n'est qu'à quelques centimètres de lui, difficile d'occulter sa généreuse poitrine, pour ne pas se laisser perturber, Paul à sa technique, fixer quelque chose d'autre, il fixe aussitôt sa bouche, aimanté de manière inconsciente par ses lèvres pulpeuses parées d'un rose acidulé. Pas de doute, Vanessa est une fille exubérante qui aime plaire et séduire, mais Paul ne semble pas armé pour entrer dans un jeu de séduction.
— Dites moi, comment puis-je vous aider cher monsieur ?
— Pour tout vous dire, je ne sais pas trop quoi prendre, j'y connais pas grand chose, y'a tellement de choix…
— je vois, j'imagine que c'est pour offrir à votre amoureuse pour la Saint-Valentin ?
— Oui…
— Vous cherchez quelque chose de sexy pour passer une nuit romantique ? Ose Vanessa un brin provocatrice.
— Euh, oui on va dire ça, répond Paul en s'étranglant et en regardant ses pieds.
— Très bien, alors si votre dame aime la dentelle et la transparence, je vous conseil ce modèle spécial Saint-Valentin qu'on a sorti pour marquer le coup, c'est un ensemble plutôt sexy mais tout en restant raffiné, avec de la dentelle très florale, vous avez un soutien gorge avec un décolleté ultra profond et un porté naturel et un tanga assorti, joliment échancré et ajouré devant, nous l'avons en écru, noir, rouge ou violet, à un prix vraiment intéressant au vu de la qualité, perso je vous le conseil.
— Euh, oui ça m'a l'air pas mal répond Paul qui n'a pas pipé un mot de la description.
— Excusez moi deux petites secondes.
— pas de soucis.
Vanessa s'éclipse et rejoint Océane qui lui fait des grands signes depuis la caisse, un répit bienvenu pour Paul qui peut souffler un grand coup pour se détendre après cette petite séance de torture.
— Quoi qu'est ce qu'il y a, je suis avec le beau gosse là ?
— C'est 19h ma cocotte, si tu veux faire des heures sup libre à toi, moi je me casse, pour une fois que Théo m'invite au resto.
— Déjà cette heure là ? Ok vas-y file, je fermerai la boutique.
— Allez je te laisse en tête à tête avec le prince charmant, pas de bêtise hein !
— N'importe quoi, tu te fais trop de films ma belle.
— Ouais c'est ça, toi quand t'a le regard qui brille comme ça c'est que t'as une idée derrière la tête, tu me raconteras demain.
— Allez barre toi, tu m'agaces.
Océane s'en va sourire aux lèvres en lui adressant un clin d'œil ironique, Vanessa hausse les épaules tout en soufflant de dépit, elle sait bien que sa collègue n'a pas tout à fait tort, d'ailleurs elle se sent déjà toute électrisée à l'idée de se retrouver toute seule en boutique avec un client aussi craquant. Elle le rejoint avec un enthousiasme des plus démonstratif.
— Excusez-moi, ma collègue devait s'en aller.
— Oh vous fermez, je vais y aller aussi, je ne vais pas vous prendre plus de temps.
— Mais bien sûr que si, j'ai l'habitude de finir plus tard et puis ça serait quand même dommage de rentrer les mains vides, madame pourrait vous en vouloir, je suis pour la paix des ménages avant tout !
— Vous êtes sûre, franchement ce n'est pas grave sinon ?
— oui ne vous inquiétez pas et puis comme ça vous penserez à moi ce soir en passant une bonne soirée avec madame, vous allez voir, ce modèle va pimenter votre nuit, alors que pensez vous de cet ensemble ?
Les allusions de Vanessa font tiquer Paul, il marche sur des œufs et s'efforce de ne pas rentrer dans son jeu pour éviter de s'embarquer sur un terrain glissant.
— Je pense que ça devrait convenir.
— Sûr ?
— Oui.
— vous ne dites pas ça pour me faire plaisir ?
— Non rassurez vous.
— et pour la couleur ?
— euh, en écru je pense…
— Je ne vous sens pas convaincu, je peux vous montrer d'autres modèles si vous voulez ?
— Non non pas du tout, c'est juste que j'ai du mal à imaginer ce que ça peut donner porté, j'ai peur que ce soit un brin trop osé, mon épouse est plutôt classique, et puis je suis pas sur pour la taille, mais je vous fais entièrement confiance, je vais le prendre.
Le regard de Vanessa s'illumine, la réponse de Paul vient de lui donner une idée, et si elle essayait l'ensemble pour lui montrer ? l'idée est à son image, complètement folle et déraisonnable, mais elle n'hésite pas bien longtemps avant de foncer tête baissée.
— Bon, comment est votre femme ?
— Euh comment ça ?
— Physiquement, par rapport à moi par exemple, comment est elle ?
— Je dirai qu'elle fait à peu près votre taille avec sensiblement la même silhouette, si ce n'est qu'elle a un peu moins de… Paul se fait soudainement silencieux, étouffé par la gêne.
— Un peu moins de seins ? Répond malicieusement Vanessa.
— Oui voilà c'est ça concède Paul en rougissant légèrement.
— Parfait, si vous voulez, je peux l'essayer.
— Pardon, l'essayer, c'est-à-dire, je suis pas sûr de bien comprendre ? Bafouille Paul embarrassé.
— et bien j'enfile l'ensemble pour vous montrer, comme ça vous pourrez vous faire une idée.
— Oh non, désolé, j'ai du mal me faire comprendre, je ne disais pas ça pour ça, je ne voudrais pas que vous pensiez que je suis quelqu'un d'indélicat qui profite de la situation se justifie Paul qui se liquéfie littéralement sur place.
Vanessa se rend compte qu'elle y est allé un peu fort et préfère faire marche arrière.
— non je plaisante, rassurez-vous, désolé j'ai un humour particulier des fois.
— ah ouf, vous m'avez fait peur, de toute façon je le prend, il sera parfait, mais merci tout de même pour…
Après un long silence ou les mimiques gênées de Paul ne font qu'attiser sa libido, Vanessa se sent plus excitée que jamais, elle ne cesse de frotter ses cuisses l'une contre l'autre pour tenter de canaliser son envie de baise, en vain, c'est plus fort qu'elle, elle décide de se jeter à l'eau quitte à se prendre un râteau en pleine figure. Elle lance à Paul un regard énigmatique puis lui arrache soudainement des mains l'ensemble qu'elle venait de lui donner, elle se dirige vers les cabines d'essayages le mettant devant le fait accompli. Tandis qu'elle s'engouffre dans une cabine, Paul reste complètement pantois, gagné par le stress, il tremble, ne cesse de regarder sa montre et de se gratter la nuque, la situation est pour le moins ubuesque, jamais il n'avait été dragué de la sorte, il ne s'imagine pas une seule seconde céder aux sirènes de l'infidélité si désirable soit Vanessa, il n'a qu'une envie, fuir loin d'ici, mais le piège s'est refermé sur lui sans même qu'il n'ait eu le temps de réagir.
Après quelques secondes, le rideau s'ouvre soudainement, Paul sursaute en découvrant Vanessa décontractée et souriante, portant l'ensemble qu'il envisage d'acheter, même si il détourne aussitôt le regard, il en a suffisamment vu pour réaliser que l'ensemble est plus sexy qu'il n'avait imaginé, mais aussi et surtout que Vanessa est sacrément bien foutue. Avec une assurance incroyable, elle le rejoint en défilant à la manière d'un mannequin, mains sur les hanches, elle en fait des caisses, balance exagérément ses fesses de gauche à droite, et tourne sur elle-même en milieu de course, elle finit sa démonstration en prenant la pose juste en face de lui en bombant ostensiblement la poitrine. Paul est sur le reculoir, il ne sait plus ou accrocher son regard face ses formes charnues qui lui sautent au visage.
Même si il refuse de se l'avouer, il lui est bien difficile de rester insensible, ses joues n'ont pas misent bien longtemps avant de virer au rouge pivoine, complètement paralysé, il est incapable de dire ou faire quoi que ce soit. Sa grande fébrilité tranche avec l'insolente légèreté dont Vanessa - qui ne semble pas étouffée par la pudeur - fait preuve, d'ailleurs elle ne boude pas son plaisir à le voir si perturbé par ses courbes, bien décidée à continuer de jouer avec une proie si facile, elle fait un nouveau tour sur elle même en cambrant exagérément ses fesses pour lui montrer le tanga, puis prend un malin plaisir à jouer la fille ingénue.
— Alors, qu'en pensez vous, je vous plait, enfin je veux dire l'ensemble vous plait ?
— oui, c'est parfait, je le prends bafouille il le regard accroché au plafond.
— je peux essayer un autre coloris si vous voulez, il est tellement plus sexy en rouge.
— non non non, c'est très bien en écru, ma femme est plutôt classique, je ne veux pas abuser de votre patience.
Vanessa bouillonne et mouille comme rarement, peut être est ce dû à la perspective de dévergonder un homme si charmant et si timide, elle l'imagine tellement comme un mari docile et attentionné, un profil aux antipodes du genre d'hommes qu'elle à l'habitude de rencontrer. Pas farouche pour un sous et sûre de son pouvoir de séduction, elle lance à Paul un regard lubrique, sourire en coin, puis dégrafe son soutien gorge et le fait glisser le long de ses bras, avant de le tendre à Paul, poitrine à l'air.
— Tenez, vous pouvez me passer le rouge, juste à votre droite sur le portique ?
— Tenez, vous pouvez me passer le rouge, juste à votre droite sur le portique ?
Paul est choqué, mâchoire bloqué, il reste silencieux et obéit sans broncher, il a beau détourner le regard, impossible d'occulter cette poitrine généreuse à la chaire rose pâle qui se balance avec volupté sous son nez, le message que Vanessa lui envoie est clair, mais Paul continue à se donner un mal fou pour ignorer les signaux. Vanessa préfère en sourire, elle est à la fois surprise et contrariée que l'on puisse résister à ses avances, jamais elle n'avait rencontré d'homme aussi coincé que Paul mais quand bien même cela semble être une véritable torture pour lui, pas question qu'elle desserre son étreinte.
Alors qu'il lui tend le modèle rouge, Paul sent son sexe se raidir, être allumée de la sorte par une si charmante demoiselle qui lui rend une bonne vingtaine d'années lui déclenche des sensations bizarres incontrôlables. À le voir frissonner tel un adolescent qui découvrirait le corps d'une femme pour la première fois, Vanessa sait que Paul n'est pas loin de vaciller, elle attrape le soutien gorge qu'il lui tend le bras tremblant et l'enfile en continuant son opération de déstabilisation.
— Ne soyez pas si tendu, c'est moi qui vous intimide comme ça ?
— Un peu oui j'avoue, vous m'accorderez que c'est une situation... très étrange.
— Désolée si je vous ai choqué, je pensais bien faire, c'est vrai que je ne suis pas pudique pour un sous et puis j'ai tellement l'habitude de faire des défilés pour notre marque dans la région.
— Ne vous excusez pas, ce n'est pas grave, c'est juste que, comment dire… désolé mais je suis très fidèle.
— Oh je vois, je dois bien avouer que je n'ai pas souvent à faire à des messieurs aussi sage que vous.
— Aussi sage que moi, qu'entendez-vous par là ?
— Si vous saviez, j'ai souvent à faire avec de sacrés loustics, ces messieurs ne se gênent pas pour mater mes attributs dès que leur femme à le dos tourné.
— Ah bon ?
— oh oui, y'a même quelques spécimens qui n'ont pas froid aux yeux et qui se permettent de laisser traîner une main sur mes fesses.
— carrément, j'espère que vous ne vous laissez pas faire ?
— Bien sûr que non, enfin, ça dépend, fauta vouer que je le cherche un peu parfois, que voulez vous, j'aime les hommes entreprenants surtout si ils sont mignons comme vous.
Les confidences sans tabous de Vanessa sont autant d'appels du pied qui déstabilisent un peu plus Paul qui ne sait pas comment réagir, si il pouvait encore avoir des doutes sur ses intentions, ceux-ci viennent de s'envoler, d'ailleurs il sent que son sexe ne cesse de gagner en vigueur à vitesse grand V, son pantalon commence à se tendre, un détail qui n'échappe pas à Vanessa.
— Je vois que le rouge à l'air de beaucoup vous plaire provoque t'elle en regardant sans s'en cacher la braguette de son pantalon.
— Euh, effectivement c'est très joli concède t'il en toussotant tout en glissant une main devant son entrejambe pour essayer de dissimuler son érection
— je vous l'avais dit, et puis la matière est tellement agréable, tenez, touchez !
— Oh non, je ne me permettrais pas.
— Touchez je vous dis.
— Euh, effectivement c'est très joli concède t'il en toussotant tout en glissant une main devant son entrejambe pour essayer de dissimuler son érection
— je vous l'avais dit, et puis la matière est tellement agréable, tenez, touchez !
— Oh non, je ne me permettrais pas.
— Touchez je vous dis.
Complètement mystifié, Paul semble incapable de prendre la moindre initiative, Vanessa l'a bien compris et ne lui laisse pas le temps de réfléchir, elle attrape subitement son poignet droit et pose sa main sur l'un de ses seins. Il essaye bien de la retirer, mais Vanessa garde sa main fermement cramponnée sur la sienne, puis fait glisser lentement ses doigts tantôt dessus, tantôt dessous sa poitrine tout en passant d'un sein à l'autre. L'initiative indécente de Vanessa agit comme un électrochoc sur Paul, il est littéralement envoûté par son charme dévastateur et bascule dans un état second, il halète bruyamment et transpire abondamment du front, son sexe étouffe plus que jamais dans son caleçon. Comme pour mettre un coup de grâce à ses dernières vélléités de résistance, Vanessa approche ses lèvres de son visage et lui susurre à l'oreille d'une voix sensuelle.
— Vous sentez comme c'est doux et agréable, c'est comme une délicieuse invitation à la caresse, votre femme y succombera, je vous le promet.
Vanessa fait glisser les doigts de Paul sur les parties ajourées du soutien gorge et frotte ses tétons, ils sont si dures qu'ils semblent transpercer la dentelle du soutien gorge.
— je… je… je peux pas, je suis marié…
— elle n'en saura rien, ça sera notre petit secret.
Vanessa le foudroie d'un regard lubrique, ce genre de regard qui veut dire “baise-moi”.
La tentation est trop forte, Paul fini enfin par succomber, il attrape ses seins à deux mains et les palpes sans ménagement, ses caresses sont malhabiles voir douloureuses tant il est surexcité, c'est comme si il venait de libérer brutalement un trop plein de frustration, Vanessa lâche un petit gémissement comme pour le féliciter, elle est parvenue à ses fins.
— Alors, je te plais ?
— oui grave, t'es trop bonne putain.
— merci, c'est gentil, tu m'as l'air bien excité d'un coup ?
— j'ai la queue en feu, j'ai trop envie de te baiser.
Vanessa est presque surprise par son changement radical d'attitude, exit l'homme réservé et passif, à croire qu'elle a réveillé une bête endormie mais peu importe, elle ne va pas s'en plaindre maintenant alors qu'elle a tout fait pour le faire craquer. C'est au tour de Paul de mener la danse, il la saisit par la taille et la fait pivoter sur elle-même, puis tâte ses fesses comme un morceau de viande.
— Miam, putain, joli cul, je comprend mieux pourquoi les mecs te touchent les fesses.
— Miam, putain, joli cul, je comprend mieux pourquoi les mecs te touchent les fesses.
Il lui assène quelques petites tapes, son regard jubile de plaisir en voyant ses fesses onduler, il se colle à elle, frotte son pantalon contre son cul tel un chien en rut et la questionne la bave aux lèvres en lui léchant le lobe de l'oreille.
— On c'est même pas présenté, elle s'appelle comment la petite allumeuse de service ?
— Vanessa.
— Mmmm, Vanessa c'est bien un prénom de chaudasse ça.
— ah bon, je ne savais pas, si tu le dis et toi ? Elle plonge une main dans le dos et caresse la bosse de son pantalon.
— Paul.
— C'est le prénom d'un gentil petit toutou à sa femme ! Rétorque t'elle tout en pinçant son sexe.
— ah ouais tu crois, tu vas voir si je suis un toutou.
— Je demande qu'à voir, en attendant j'ai bien cru que tu allais t'évanouir y'a même pas deux minutes.
Paul est vexé, passer pour un homme soumis à sa femme l'insupporte, il la retourne à nouveau et la contraint à s'agenouiller à ses pieds, il glisse une main dans ses cheveux avec autorité.
— Dis moi ma belle, sucer un client, ça doit faire partie de tes techniques de vente ?
— Mmmmm, c'est bien possible.
— T'es vraiment une belle petite garce, si t'es convaincante je te prend les deux coloris ! il frotte son pantalon contre sa joue.
— je ne voudrais pas priver ton épouse de ton précieux nectar, elle pourrait se douter de quelque chose si tu rentres les cales sèches.
— T'inquiète pas pour ça, elle suce pas, elle déteste ça.
— oh pauvre chou, ça sent la routine, madame serait elle frigide ?
— bon j'ai pas que ça à faire, si j'ai besoin d'une thérapie de couple je te ferais signe, vas-y pompe moi maintenant.
Paul bouillonne d'impatience, il dégaine son sexe raide et l'agite frénétiquement sous le nez de Vanessa, frôlant ses lèvres du bout du gland. Vanessa le fixe droit dans les yeux en souriant, bien qu'elle trouve Paul tout à fait séduisant elle est déçue par la taille de son pénis, mais pas de quoi la décourager après tout, tout est une question d'utilisation. Après s'être emparé de sa verge avec fermeté de la main droite, elle essuie son gland contre ses joues puis tapote ses lèvres tout en humant son odeur avec délectation, Vanessa aime jouer avec le sexe d'un homme et faire monter lentement l'excitation, mais très vite elle sent la main impatiente de Paul faire pression sur sa tête, elle riposte en mordant gentiment son sexe pour lui signifier que c'est elle qui gère le tempo. Elle fait monter sa frustration en léchant de longues secondes la toison fournie de son pubis et en refusant d'avaler sa queue qu'elle se contente de branler mollement.
Paul esquisse un sourire narquois, excité par le côté joueur de Vanessa, il la harcèle de question.
— On dirait que t'aime ça hein lui assène t'il sur un ton condescendant.
— Qui n'aime pas.
— Alors raconte moi comment ça se passe quand un client te met la main au panier ? Tu l'emmènes avec toi dans une cabine pour le pomper ? sa meuf vous mate ? Avoue, t'as du en sucer des kilomètres, ça doit sentir la bite dans les cabines.
Les réflexions désobligeantes de Paul ne déstabilise pas Vanessa, c'est de bonne guerre, elle se contente de sourire hypocritement comme pour acquiescer tout en accélérant ses vas et vient de la main sur son manche, en vérité, si elle ne compte plus les innombrables caresses et autres remarques sexistes, elle n'a jamais sucé un client, elle se rappelle juste avoir tripoté un monsieur insistant jusqu'à le faire jouir rapidement dans son caleçon. C'est la première fois qu'elle va aussi loin, il faut dire que Paul lui a vraiment tapé dans l'oeil, sans doute qu'elle ne lui aurait jamais sauté dessus si elle n'était pas tant en manque de sexe, mais voilà, après presque deux mois de disette sexuelle (une éternité pour Vanessa) elle est affamée comme jamais, qu'importe si elle passe pour la nymphomane de service, elle en a trop envie.
— dis ma belle, tu comptes me sucer la bite un jour ?
Paul retire la main de Vanessa de sa queue et enfonce son gland entre ses lèvres.
Vanessa ne se fait pas prier pour téter son gland goulûment et faire tourner sa langue autour en titillant son frein avec insistance, Paul se met à gémir bruyamment.
— ah putain c'est trop bon, ça fait tellement longtemps qu'on m'avait pas pomper.
Enfin regoûter à une queue décuple l'appétit de Vanessa, elle attrape sa verge d'une main à la base, avale entièrement la petite douzaine de centimètres sans sourciller puis enchaine des vas et viens en faisant glisser ses lèvres avec délicatesse sur sa peau tendue, si son sexe n'est pas très long il est en revanche très épais.
— Vas-y doucement, suis sensible, bouffe moi les couilles un peu.
Vanessa s'exécute aussitôt, elle relève sa queue tout en continuant de le branler et gobe ses couilles à tour de rôle, Paul s'accroche à elle en l'empoignant fermement par les cheveux, il gémit sans discontinuer et profère des obscénités crues, tout en s'empalant dans sa bouche à coups de reins bien senti, une attitude survoltée qui en dit long sur la rareté de ces relations sexuelles avec sa femme. C'est alors que le téléphone de Paul sonne, celui-ci sort son téléphone de la poche et répond avec empressement, le sexe en pause dans la bouche de Vanessa qui le regarde interloquée.
— Allo, mon amour… oui je sais je fais une petite course en ville… je voulais te faire une surprise…
Si Vanessa trouve culotté qu'il puisse répondre alors qu'elle est en train de le pomper, la mièvrerie et la docilité avec laquelle Paul répond à sa femme l'amuse, c'est comme si le loup était redevenu agneau, histoire de le déstabiliser - et de se venger - elle se met à le sucer tout en le branlant énergiquement, Paul lui fait les gros yeux et appuie la main sur sa tête pour tenter de l'arrêter sans succès, tout en continuant d'acquiescer sans broncher le monologue de sa femme. Mais après moins d'une minute, Paul se crispe, pris de spasme incontrôlable, il se retire à la hâte de la bouche de Vanessa en laissant échapper un gémissement rauque et éjacule copieusement sur son visage. Prise au dépourvu, Vanessa reste coi, le visage couvert de sperme et assiste médusée à la fin de la conversation que Paul poursuit en rangeant laborieusement son sexe comme si de rien n'était.
— Pourquoi je crie, oh non c'est rien je me suis un petit peu tordu la cheville en marchant dans un trou… oui je me dépêche… je rentre tout de suite… moi aussi je t'aime mon amour.
Il raccroche et remonte la braguette de son pantalon sans un mot ni un regard pour Vanessa qui reste agenouillée au sol, incrédule face à son comportement pour le moins irrespectueux et inélégant.
— Merci pour l'offrande, fallait pas ! Ironise t'elle.
— Désolé je dois y aller.
— Pardon ?
— Finalement je ne vais pas prendre l'ensemble, je pense que ça ne va pas lui plaire mais merci pour vos conseils.
— Non mais je rêve, tu te vides les couilles sur moi et tu te barres comme un voleur, c'est ça ?
— Je m'excuse, mais faut vraiment que j'y aille, je suis très en retard.
— C'est ça va rejoindre ta pétasse comme un petit toutou, vas-y dégage, mais quel connard !
Alors que Paul tourne les talons et prend la poudre d'escampette, Vanessa reste figée au sol, peinant encore à croire qu'elle ait pu se faire planter de la sorte, si ce n'est pas le premier salaud qu'elle croise, Paul bat tous les records, elle en rit, un rire nerveux, elle s'en veut de s'être offerte si facilement, mais elle a à peine le temps de ruminer sa déception qu'elle entend la voix d'Océane dont les mots de tout à l'heure raisonnent cruellement dans sa tête, l'habit ne fait pas le moine.
— C'est moi, t'es ou ma belle, je sais pas ce que tu lui a fait mais il avait l'air sacrément pressé ton client !
Océane, s'enfonce dans le magasin à la recherche de Vanessa tout en poursuivant son monologue.
— Putain tu sais quoi, faut que j'oublie mon tél juste le soir où mon mec m'emmène enfin au resto, suis vraiment trop conne des fois, t'es ou Vanessa, bordel ?
Elle finit par tomber sur Vanessa, toujours au sol, tête basse, n'osant affronter le regard d'Océane tant elle a honte.
— Oh bordel, mais qu'est ce que tu fous par terre à moitié à poil ?
— Devine !
— Non me dis pas que…
— Faut croire que si.
— Avec le beau gosse qui vient de partir ?
— Ouais…
— Oh la vache, t'es sérieuse, tu sais que t'es vraiment une belle salope ma chérie !
— Je sais, merci du compliment ! répond Vanessa en relevant enfin la tête.
— Putain mais qu'est ce que t'as au visage ?
— …
— Attends, c'est du sperme ? Me dis pas qu'il c'est fini sur toi ?
— Faut croire que si.
Océane comprend aussitôt au ton de sa voix, son désarroi, elle l'attrape par la main et l'aide à se relever.
— tu m'étonnes, t'es trop canon ma belle, il devait être surexcité le pauvre, mais pourquoi il est parti comme ça ?
— Qu'est ce que tu veux que je te dise, à part que c'est encore un de ces mecs qui prend peur au premier coup de téléphone de leur femme.
— Et il s'est même pas occupé de ta petite chatte, quel goujat, comme tu dois être frustrée ma pauvre.
— Oh ça va, remues pas le couteau dans la plaie s'il te plaît, j'ai la culotte trempée.
De manière totalement inattendue, Océane pose sa main avec délicatesse sur le visage de Vanessa et la caresse avec son pouce pour essuyer le sperme qui dégouline sur ses joues. Ce geste charnel, à la fois réconfortant et sensuel, prend Vanessa de court, troublée, elle ne sait pas comment l'interpréter ni même comment réagir. Océane continue d'essuyer méticuleusement son visage sans dire un mot, puis suce son pouce en lançant un regard de braise à Vanessa. Vanessa est choquée et reste complètement figée tout en s'interrogeant sur les intentions d'Océane, elle tremble, ses poils s'hérissent sur ses bras, comme si les rôles venaient de s'inverser, c'est à son tour d'être la proie intimidée.
Sans lui laisser de répit, Océane vient de ses lèvres effleurer les siennes, puis enfonce lentement sa langue dans sa bouche pour venir chatouiller la sienne, Vanessa se laisse faire sans broncher, c'est la première fois qu'elle embrasse une femme, elle ne sait pas si elle en a vraiment envie, elle qui s'est toujours revendiquée comme une hétéro convaincue, mais son cœur s'emballe, elle se sent presque étourdie, déboussolée par une sensation aussi étrange que délicieusement agréable. Après un long baisé langoureux au goût salé et amer du sperme qu'Océane a en bouche, Vanessa sursaute subitement et questionne du regard sa collègue de travail dont la main vient de s'inviter par surprise sous sa culotte.
— Mais qu'est ce que tu fais ?
— T'inquiète ma belle, laisse toi faire, je vais pas te laisser comme ça.
— Mais, Théo t'attend pas ?
— T'occupe pas de lui, les hommes pensent qu'avec leur bite, une bonne pipe dans les chiottes du resto et mon retard sera pardonné.
Vanessa se sent submergée d'un désir comme elle n'en avait rarement ressenti, elle mouille abondamment et ne peut retenir un gémissement coupable de plaisir lorsque Océane fait glisser ses doigts sur ses lèvres charnues. Jamais on ne lui avait caressé la chatte et titillé le clitoris avec tant de précision et de délicatesse. Elle se trémousse dans tous les sens et se mord les lèvres pour retenir ses cris tout en fixant avec gourmandise cette main enfouie dans sa culotte. Jamais elle n'aurait imaginé un jour baiser avec une femme, le plaisir est si intense, pas question d'y renoncer, le temps d'un soir, elle veut bien se laisser tenter et découvrir la lesbienne qu'elle n'a jamais osé, voulu, réveiller…
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