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✦ Exorium Mémoires d'une toute petite queue XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Mémoires d'une toute petite queue — Chapitre 21

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Exorium
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Mémoires d'une toute petite queue

Chapitre 21

Dans la rue on nous accostait. Faut dire qu'on faisait ce qu'il fallait pour. Jasmine proclamait haut et fort des seins dont elle était très fière.
– Ils me les ont sacrément bien réussis, avoue ! C'est exactement comme ça que j'avais toujours rêvé qu'ils soient.
Et moi – elle avait beaucoup insisté – j'exhibais des mini-jupes qui me battaient haut les fesses.
– Avec le cul que t'as, attends ! Un cul à se mettre à genoux devant. Ce serait un crime de pas le mettre en valeur.
On nous suivait. On marchait à notre hauteur. On essayait d'engager la conversation. Nous, on rabrouait ou on se prêtait au jeu, selon l'humeur du moment. Si nos admirateurs se faisaient trop pressants on coupait court.
– Ça nous intéresse pas vraiment, nous, les hommes.
– Ah, vous êtes lesbiennes ?
– Voilà ! Vous avez tout compris.
– C'est parce que vous êtes jamais tombées sur de vrais mâles. Vous verrez avec nous vous serez pas déçues. Vous en redemanderez.
D'autres suggéraient, la lippe gourmande.
– On pourrait peut-être assister ? On sera discrets.
– Ce qu'ils sont lourds, ces pauvres mecs ! S'ils savaient !
Quand on voulait avoir la paix on adoptait le profil couple traditionnel. Elle en femme, moi en homme.
– Parce que l'inverse avec les seins que j'ai…
On se promenait main dans la main, portés par la foule, fondus dans le bonheur d'être ensemble. On s'arrêtait. On repartait. On étirait voluptueusement l'après-midi. Puis la soirée dans un petit restaurant où on avait nos habitudes.
– Tu crois qu'on s'aime ?
– C'est pas la peine de mettre des mots. Ça enferme les mots. Ça rabougrit.
On était assis sur un banc, dans un square, au soleil, serrés l'un contre l'autre. Je lui avais entouré les épaules de mon bras et je lui caressais le genou. Un type est venu s'asseoir juste en face, sans nous prêter, du moins en apparence, la moindre attention. Il a déployé un journal derrière lequel il s'est ostensiblement réfugié.
– Caresse-moi ! Caresse-moi les seins !
J'ai glissé la main dans son corsage.
– Il mate. Il mate comme un fou.
J'ai fouillé. J'ai pétri. Elle a enfoui sa tête dans mon cou. Je suis allé sous la robe qui s'est relevée haut. Encore plus haut. De plus en plus haut. Je suis entré dans la culotte. J'y ai ondulé.
– Il croit que j'ai une chatte. Il espère qu'il va la voir. Au moins un peu. Il attend que ça. Comment ça m'excite ! Non, mais comment ça m'excite.
Et elle a joui sous mes doigts.
Éva a tenu à me prévenir.
– Je peux te dire qu'il y en a deux que tu tiens drôlement en haleine en ce moment.
– Hein ? Qui ça ?
– Mathilde et Jessica. Qui tu veux d'autre ?
– Ah, parce qu'elles sont au courant.
– Évidemment ! C'est pas un secret d'État. Et c'est sûrement pas elles que ça va choquer. Tous les jours, à la première heure, elles déboulent. « Alors ? T'as des nouvelles ? Raconte ! Ils en sont où ? » Je peux te dire que tu es attendu aux prochaines Vacances. Que VOUS êtes attendus. Et que vous avez pas intérêt à nous faire faux bond…
* * *
– Putain ! Mais c'est pas vrai, ça ! Comment il s'accroche ce sous-tif ?
Je me suis précipité. C'était une jeune fille toute menue, d'une vingtaine d'années. Elle avait fait passer les bonnets derrière, dans le dos, et se battait désespérément avec l'agrafe.
– Laissez-moi faire ! C'est un tout nouveau système. Vous passez par en dessous, là, vous remontez et, hop, ça y est !
– Ah, merci.
J'ai ramené les bonnets devant. Je les ai mis en place, équilibrés.
– Et voilà !
Les pointes des seins s'étaient imperceptiblement dressées.
– Vous avez une poitrine magnifique.
Elle a soutenu mon regard, a légèrement rougi.
– Merci. Je peux encore essayer deux trois trucs ?
– Bien sûr ! Tout ce que vous voudrez. Si vous avez besoin de quoi que ce soit vous n'hésitez surtout pas ! Vous m'appelez.
Et je me suis éloigné en faisant bruyamment claquer mes talons sur le parquet.
Je suis aussitôt revenu. À pas de loup. Derrière le rideau, tout près, des bruissements d'étoffe. Qui ont cessé. Plus rien. Le silence. Un raclement de pieds. Le tabouret a bougé. Un autre raclement de pieds. Un autre encore. Elle a respiré plus fort. Plus court. Des clapotis. Il n'y a eu qu'un râle. Un seul. Qu'elle a étouffé de son mieux.
Éva trouvait que j'avais remarquablement bien manœuvré.
– N'importe quel imbécile à ta place aurait tout flanqué par terre en écartant le rideau. Et se serait privé du plaisir de la voir – l'entendre – recommencer. Parce qu'elle va revenir te les montrer, ses seins. Aucun doute là-dessus. Et si tu te débrouilles bien… Seulement n'oublie pas que pour elle t'es une femme. Impossible de pousser les choses trop loin. Et quand bien même de toute façon…
* * *
Jasmine lisait. Elle essayait. Et moi je jouais avec sa queue. Je la faisais gonfler, s'élancer, impérieuse. Quand elle était toute gorgée je l'abandonnais. Je la regardais redescendre, s'affaisser et je recommençais.
– T'as déjà couché avec des femmes ? Oui, sûrement. C'est comment ? Ça fait quoi quand on éclate dedans ?
Il a haussé les épaules.
– Ça s'explique pas.
– On est très serré ?
– Ça dépend. Des fois oui et des fois non. Mais je suis pas la mieux placée pour en parler. Je suis une femme. C'est comme une femme que je veux être prise et aimée. Comme elles le sont. Seulement… seulement on m'a encombrée d'une queue.
Éva a compati.
– Les choses sont mal faites, hein ! Lui, il pleure parce qu'il a une queue. Et toi, tu pleures parce que t'en as pas. Ou quasiment pas. Comme quoi on n'est jamais content de rien. Cela étant, il dit qu'il est une femme. C'est ce qu'il ressent. Et il n'y a pas de raison de mettre sa parole en doute. Sauf que ça l'empêche pas – passe-moi l'expression – de te faire allègrement le cul. Alors c'est peut-être beaucoup plus compliqué, au bout du compte, que ça en a l'air, non ?
* * *
Elle est revenue, la cliente. On s'est souri.
– Ça va ?
– Ça va ! Et vous ? Je fais un tour.
Qui s'est achevé dans la cabine d'où elle a fini par m'appeler.
– Excusez-moi ! Vous allez dire que je suis complètement idiote, mais j'ai vraiment de gros problèmes avec ces systèmes de fermeture.
Elle avait tout inextricablement entortillé.
– Effectivement !
Je l'ai patiemment désincarcérée. En prenant tout mon temps.
– Là ! À vous maintenant. Réessayez ! Non, par en dessous. Oui, comme ça ! Voilà. Il vous va bien en tout cas.
J'ai rapidement passé les mains dessous.
– Très très bien. Et pour le retirer… Allez-y ! Non, de l'autre côté. Et par-derrière. Vous voyez… C'est pas si compliqué. C'est juste un coup à prendre.
Elle me faisait face, les seins nus.
– Et la culotte ? Vous l'avez essayée la culotte ?
Qui était posée sur le tabouret, au-dessus de la pile d'articles qu'elle avait sélectionnés.
– Non, pas encore…
– Passez-la ! Qu'on voie ce que ça donne l'ensemble.
Elle a marqué un court instant d'hésitation et, en me tournant le dos, elle s'est dépouillée de la sienne.
– Vous avez décidément un corps splendide.
Elle n'a pas répondu. Nos regards se sont brièvement croisés dans la glace, lâchés, repris. Elle l'a, enfilée, mise en place.
– Impeccable ! Faites-voir ! Tournez-vous !
J'ai rectifié la position de l'élastique sur le côté, laissé retomber ma main qui a longé, en l'effleurant, la fesse.
– Parfait ! Si j'étais vous je n'hésiterais pas. Mais je vous laisse essayer le reste. Prenez tout votre temps !
Presque tout de suite derrière le rideau. En souffle rétréci. En halètements contenus. Ça l'a transpercée très vite et elle n'a pas pu taire un plaisir qu'elle a arpégé à mi-voix. Qui s'est indéfiniment prolongé. Tout s'est tu.
Quand elle a quitté la cabine, une dizaine de minutes plus tard, elle avait encore les pommettes ardentes et les yeux brillants.
– Vous avez trouvé votre bonheur ?
– Oui.
Deux strings et un body qu'elle a posés sur la caisse.
– Pour le reste je vais réfléchir. Je verrai la prochaine fois.
Éva m'a fait remarquer.
– Elle vient toujours quand t'es tout seul au magasin. À ton avis, c'est le hasard ou elle le fait exprès ?
Mes fesses fascinaient Jasmine.
– Moi, je peux te dire que si j'en avais des comme ça j'hésiterais pas à les faire voir.
Elle se faisait féline.
– Allez ! Tu veux pas ? Juste un peu. Pour me faire plaisir. Pas longtemps. On va jusqu'au centre commercial et on revient.
J'ai fini par céder. Je n'ai rien mis sous ma robe. On est sortis. L'avenue. Le trottoir. La foule. C'est à hauteur de la brasserie qu'elle l'a fait. Comme par maladresse, comme par inadvertance, elle me l'a remontée haut sur les reins. Il y a eu des rires. Quelqu'un a crié.
– On a vu ton cul !
Elle a recommencé devant la boucherie. Sans susciter en apparence la moindre réaction.
– Mais t'aurais vu la tête des deux bonnes femmes à l'intérieur. À mourir de rire.
Et encore une fois rue Nungesser. Quelqu'un a sifflé. Elle est rentrée enchantée et m'a pris, là, tout de suite, dans le couloir, à peine la porte refermée. Avec passion.
Elle m'a voulu aussi des jeans étroits qui m'enserraient au plus près.
– Allez, viens ! On sort. Et on se connaît pas.
Elle marchait à quelques mètres derrière moi et s'enivrait des regards qui se posaient sur ma croupe, qui s'y accrochaient, qui ne voulaient plus la lâcher.
– Tous. Tous les mecs. Tu les rends fous.
* * *
– Ça va comme vous voulez ?
Et j'ai tranquillement écarté le rideau.
– Ça va, oui.
– Pas de problème avec les fermetures ?
Elle a ri.
– Oh non, non ! Ça y est cette fois !
Elle avait passé une culotte et un soutien-gorge vert pomme assorti. Elle a fait la moue.
– Pas terrible, hein !
– Vous savez que j'ai rêvé de vous ?
– Ah oui ?
– Oui. De vos seins.
Qu'elle finissait justement de libérer.
– Une pure merveille, vos seins.
Quelque chose de sombre et d'humide a traversé son regard. Dans la glace, immobile, le soutien-gorge à bout de bras, elle me les a laissés. Doucement, tout doucement, mes mains se sont approchées, posées sur eux, les ont enveloppés. Je les ai tendrement éveillés, fait vivre. Elle a fermé les yeux.
– Fais-le ! Fais-toi le ! Je sais que tu aimes.
Ses yeux se sont embués.
– Fais-le pour moi !
Elle a frémi. J'ai pris sa main. Je l'ai emmenée jusque dans la culotte. J'y suis resté avec elle. Elle y a bougé, la tête légèrement renversée en arrière, les lèvres entrouvertes.
– Baissez-la moi ! S'il vous plaît, baissez-la moi !
À mi-cuisses. Elle a bougé plus vite. Je l'ai regardée faire et elle m'a regardé la regarder. Je me suis appuyé fermement contre elle. Encore plus vite. Son plaisir est venu. À grandes ondes explosées. Elle s'est échouée contre moi. Le silence. Paisible. Heureux. Ses doigts, un à un, dans ma bouche…
– Tu as très bon goût.
Elle s'est retournée, a effleuré mes lèvres avec les siennes.
– On recommencera, hein ?
– Eh ben dis donc ! Il s'en passe des choses quand je suis pas au magasin. Et tiens, ça tombe bien. Je voulais te proposer un truc. Tes bouquins là-bas tu comptes vraiment y rester ?
– J'y suis pas plus mal qu'ailleurs.
– Et venir travailler à temps plein avec moi ça te dirait pas ? On serait ensemble. Et on aurait une foule d'opportunités. La preuve ! Eh bien alors ! Donne ton préavis ! T'attaques au retour des vacances.
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legarsdu16
17 novembre 2025 à 12:16
J'adore
Soyez respectueux
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cyclope
17 novembre 2025 à 05:47
très joli chapitre, plus on avance dans l'histoire plus c'est captivant.
Soyez respectueux
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Dickfer
16 novembre 2025 à 12:18
Quelle ironie un pleure d’avoir une belle queue et l’autre se morfond de pas en avoir:) ils se sont bien trouvés :) ils forment un beau couple. Une chose est sûre Eva meurt d’envie et d’excitation de rencontrer Jasmine et reste persuadé qu’ils feraient un beau trouple, un soumis un trans et une maîtresse. :)
Soyez respectueux
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