Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
S3 : Lorenzo, envers et contre-tout - Partie 2 — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
S3 : Lorenzo, envers et contre-tout - Partie 2
Chapitre 1
Lorenzo, Envers et contre tout - Partie 2
Entre 2003 et 2004 (Monaco et Gênes)
Entre 2003 et 2004 (Monaco et Gênes)
Citation : « L’homme qui a le plus vécu n’est pas celui qui a compté le plus d’années, mais celui qui a le plus senti la vie » Jean-Jacques Rousseau, écrivain et philosophe français
Paolo était en pleine réunion quand il a reçu le coup de fil de son frère Pietru, qui est juge auprès du Tribunal Suprême de Monaco. Le père de Lorenzo et Elsa n’a pas décroché au premier coup de fil mais vu son insistance, il a fini par sortir de la salle de réunion pour prendre l’appel. Ce que va lui expliquer Pietru va lui glacer le sang. Son fils aîné, ne pouvant le joindre, a fait la seule chose raisonnable dans ce genre de cas à savoir appeler son oncle qui sait qui contacter pour gérer cette affaire. La professeure de sa fille a été placée en cellule en début de soirée, le parquet Général devant statuer sur son sort dans la matinée après son interrogatoire. Paolo remercia son frère, il ne repassa même pas par la salle de conférence et chargea son adjointe d’excuser son départ précipité du fait d’un problème de famille urgent à résoudre. En chemin il contacte Monica qui est encore en train de faire passer des auditions pour préparer son nouveau ballet du côté du Teatro Maria Guerrero. Bien que troublée par ce qui est arrivé à Elsa, elle lui dit que son chauffeur privé la conduit sur le champ à l’aéroport de Barajas où elle l’attendra pour reprendre le jet privé en direction de l’héliport de Monaco.
Ils arrivent sur place au milieu de la nuit monégasque. Une fois à la villa, ils vont vérifier qu’Elsa dort bien et que sa nuit n’est pas trop agitée mais ils sont surpris par la porte ouverte de la chambre de Jana ainsi que par le lit défait.
Monica et Paolo finissent par la retrouver à l’étage du dessous dans les bras de Lorenzo qui semble la protéger de ses bras. Même s’il il ne faut pas tirer de conclusion hâtive, il sait que quelque chose à changer chez son fils depuis quelques mois. Lorenzo semble plus apaisé mais aussi assagi dans son attitude, il semble bien moins taciturne. Le père décide néanmoins qu’il ira voir son fils pour en avoir le cœur net tout à l’heure dans la matinée mais surtout ils doivent parler de ce qui est arrivé à Elsa.
Ils arrivent sur place au milieu de la nuit monégasque. Une fois à la villa, ils vont vérifier qu’Elsa dort bien et que sa nuit n’est pas trop agitée mais ils sont surpris par la porte ouverte de la chambre de Jana ainsi que par le lit défait.
Monica et Paolo finissent par la retrouver à l’étage du dessous dans les bras de Lorenzo qui semble la protéger de ses bras. Même s’il il ne faut pas tirer de conclusion hâtive, il sait que quelque chose à changer chez son fils depuis quelques mois. Lorenzo semble plus apaisé mais aussi assagi dans son attitude, il semble bien moins taciturne. Le père décide néanmoins qu’il ira voir son fils pour en avoir le cœur net tout à l’heure dans la matinée mais surtout ils doivent parler de ce qui est arrivé à Elsa.
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Il ne sait pas quelle heure il est mais ce qui est sûr c’est qu’il a bien dormi, bien mieux que d’habitude. L’odeur du shampooing et la chaleur corporelle de Jana doivent y être pour quelques chose. Il resserre ses bras un peu plus protecteurs autour de son amante mais dans le même temps il sent qu’on pousse sur son épaule de l’autre côté, l’obligeant à sortir d’un beau rêve. En se retournant il distingue clairement le visage de son père dans la lumière du matin, par réflexe il remonte le drap sur la jeune femme avant de se frotter le visage pour être sûr qu’il est bien réveillé. Son paternel pose son index devant ses lèvres et lui fait signe de le suivre.
Les deux hommes descendent jusqu’à la terrasse d’hiver où la porte à double vitrage devrait cacher leurs discussions à l’abri des oreilles indiscrètes. Paolo laisse le temps à son fils de finir un premier café pour bien le réveiller, après tout il est sept heures du matin puis il commence à interroger son fils :
Les deux hommes descendent jusqu’à la terrasse d’hiver où la porte à double vitrage devrait cacher leurs discussions à l’abri des oreilles indiscrètes. Paolo laisse le temps à son fils de finir un premier café pour bien le réveiller, après tout il est sept heures du matin puis il commence à interroger son fils :
— Fils, avant d’en venir à Elsa. Ce que l’on a vu cette nuit avec Monica nous a un peu interloqué. Cela fait longtemps entre Jana et toi ? Lui demande Paolo de but en blanc.
Le jeune homme hésite mais il ne se voit pas mentir à son père :
— Je crois que cela fait déjà deux mois, depuis la white party du mois de décembre en fait.
— C’est sérieux entre vous ?
Le jeune Lorenzo un peu gêné par la tournure de la discussion et puis il y a toujours cette pudeur sur les sujets d’ordre sexuel :
— C’est une peu compliqué père. Pour l’instant c’est essentiellement sexuel entre elle et moi. On n’a pas voulu se prendre la tête avec des projets, on vit l’instant présent.
La réponse de son fils ne le surprend pas mais il le connaît bien son rejeton alors il enchaîne :
— Est-ce que tu as l’impression que les choses sont différentes avec Jana qu’avec les autres filles avec qui tu as été ?
La question de son père est pertinente, en effet c’est différent mais totalement à l’opposé de ces relations antérieures. Déjà il n’a plus ce besoin quasi maladif d’aller voir ailleurs si c’est mieux, Jana le comble totalement. Mais surtout avec celle qui vit sous le même toit que lui, il parle et cela change tout. Souvent après avoir baisé, il s’allume une clope ou va directement se doucher. Avec Jana, ils prennent plaisir à se dorloter mais aussi à échanger leurs impressions. Ils leur arrivent même de parler de politique, de sport ou de culture.
— Oui c’est différent en effet, reprend le fils, c’est si important selon toi ?
— Écoute mon garçon, comme tu l’as dit, vous vivez l’instant présent donc je ne vais pas vous bourrer la tête avec l’amour et tout le tralala. Tout ce que je te demande c’est de ne pas lui mettre un polichinelle dans le tiroir, c’est vraiment trop tôt donc faites gaffe tous les deux.
Lorenzo faisant de grands yeux horrifiés lui répond :
— Ah non ! Sûrement pas ce n’ait pas quelque chose de prévu entre nous. Tout ce que l’on veut, c’est s’amuser.
— Bien très bien, c’était important que l’on ait cette discussion. Bon après cette petite parenthèse, j’en viens à hier soir. Ton oncle m’a déjà tout raconté mais je veux ta version avec tes mots. Ok fils ?
Le jeune monégasque raconte donc à son père tout ce qu’il a vu sans omettre aucun détail. Une fois fini, le jeune homme attend la réaction de son père :
— Tu as bien réagi, malgré les circonstances si tu avais blessé cette dégénérée, cela aurait pu se retourner contre toi. Dans le vol du retour, j’ai appelé Maître Simonov, elle va s’occuper de prendre contact avec le procureur pour bien faire comprendre aux autorités qu’on ne compte pas en rester là. Et puis Pietru, même si ce n’est pas sa juridiction va se charger de maintenir la pression.
— Je suis content de le savoir, mais il va surtout falloir que l’on soit là pour Elsa, c’est pour elle que c’est le plus dur.
— Oui je sais mon garçon, je vais d’ailleurs réduire le rythme de mes voyages pour être plus souvent à la maison, Anna et Jean-Louis sauront faire tourner nos affaires. Ce n’est pas à toi et Jana de devoir vous occuper d’Elsa, votre but à tous les deux c’est le Bac en juin. On est bien d’accord ?
— Oui père, bien entendu. Cependant j’ai l’impression que cette histoire affecte Jana bien plus que je ne l’aurais pensé. Entre son cauchemar de cette nuit et ce que j’ai vu dans ses yeux quand je l’ai empêché de massacrer cette prof. J’ai l’impression qu’il y a quelque chose de pas clair là-dessous.
— Écoute Lorenzo, j’ai la chance d’en savoir un peu plus que toi sur le sujet même si je ne peux rien te révéler. Mais ce que je redoute déjà c’est un regain de tension entre Jana et Monica. Je suis désolé de ne pas pouvoir t’en dire plus, c’est à Jana de le faire si elle le désire mais sois là pour elle comme tu le seras pour ta sœur.
J’ai une idée, je te propose de l’emmener passer quelques jours à Gênes lors des vacances d’Avril. Vous pouvez bien prendre quelques jours de repos dans vos révisions et puis je sais par Monica que son pays manque beaucoup à Jana.
J’ai une idée, je te propose de l’emmener passer quelques jours à Gênes lors des vacances d’Avril. Vous pouvez bien prendre quelques jours de repos dans vos révisions et puis je sais par Monica que son pays manque beaucoup à Jana.
Après quelques secondes de réflexion, Lorenzo hoche la tête pour marquer son accord avec l’idée de Paolo :
— J’ai aussi entendu dire qu’elle avait une belle Mazda de course la petite Jana, je suis sûr qu’elle aura envie de te mettre une mine. Soyez prudents tout de même ok ?
— Oui papa, je suis sûr que cela lui fera très plaisir.
— Bon allons-nous recoucher un peu auprès de nos compagnes comme si de rien n’était et tout à l’heure on prend un petit déjeuner en famille et on reste tous ensemble à la maison pour passer du temps à cinq, conclut le chef de famille.
Ce fut un très bon moment qu’ils passèrent tous ensemble. Même si prévenu par son père, Lorenzo remarqua mieux les regards fuyants entre Monica et sa fille. Sans parler des petites invectives qu’elles se lancent par intermittence, même s’il n’y a rien de trop violent.
Dans les deux mois qui vont suivre, Lorenzo va s’efforcer de passer beaucoup de temps avec Elsa tout en préparant son Bac, en faisant encore plus attention à Jana, avec qui sans se rendre compte il se montre encore plus tendre dans leurs rapports mais aussi avec des petites attentions qui touchent beaucoup une jeune femme qui lui semble plus fragile qu’il n’y parait.
Jana sera encore plus touchée à quelques jours des vacances de Pâques quand Lorenzo lui annonce qu’il l’emmène dans sa ville natale, qu’il s’occupait de la réservation de leurs lieux de villégiature mais lui laisse carte blanche concernant l’organisation du séjour.
Tellement heureuse, elle fut à deux doigts de lâcher un « Je t’aime » mais se reprit à temps. Il faut dire qu’elle s’interroge depuis déjà quelques temps sur la nature de leur relation sans parvenir à arrêter son ressenti. Surtout elle craint par-dessus tous des sentiments non réciproques et de gâcher la belle histoire qu’ils ont. Mais ce qu’elle ne sait pas ce que l’homme qu’elle embrasse passionnément tout en faisant glisser ses doigts sur ses beaux abdos, a les mêmes tiraillements qu’elle.
C’est le samedi 18 avril au petit patin qu’ils prirent la route du bord de mer à bord de la Lotus, par-delà Menton, San Remo et Arenzano jusqu’à Portofino juste en face de Gênes. Alors que les paysages de la côte méditerranéenne défilent, le jeune homme prend le temps de regarder sa belle dormir alors que passe sur une radio italienne :
Can you feel the love tonight, le morceau chanté par Elton John pour le film le Roi Lion, dans une version italienne. Ce qu’il ne sait pas c’est que Jana est réveillée et qu’elle écoute elle aussi ce morceau qui lui parle tant :
Can you feel the love tonight, le morceau chanté par Elton John pour le film le Roi Lion, dans une version italienne. Ce qu’il ne sait pas c’est que Jana est réveillée et qu’elle écoute elle aussi ce morceau qui lui parle tant :
Vorrei dirle “ti amo”
Ma come confessarle
Il mio segreto, i miei problemi? Impossibile
Ma come confessarle
Il mio segreto, i miei problemi? Impossibile
Elle voudrait tant lui dire ces deux mots mais il ne pourrait comprendre ses secrets et ses souffrances.
Lorenzo tout en la regardant dos à lui :
Quale pesante segreto nasconderà
Dietro a tanto rancore?
Dietro a tanto rancore?
Quel secret garde-t-elle ? Et pourquoi cette rancœur envers sa mère ?
Les deux sentant les rayons du soleil qui les réchauffe :
L’amore brilla sotto le stelle
Illuminando i loro cuori
La sua luce rischiara all’infinito
Una speranza sublim
Illuminando i loro cuori
La sua luce rischiara all’infinito
Una speranza sublim
Ce soleil illumine leurs vies à l’infini et leurs donnent le sublime espoir qu’un jour peut-être ils oseront s’avouer leurs sentiments.
Après plus de six heures de route, la jeune italienne est surprise de les voir dépasser Gênes en continuant plus au sud en direction de contrée de la Ligurie qu’elle connaît par cœur. Ils entrent dans un village de pêcheur aux maisons pittoresques qui lui rappellent tant de souvenirs d’enfance. Portofino a inspiré tant d’artistes et tous ces superbes yachts dans le port qui donnent une renommée internationale à ce lieu, c’est enchanteur. La belle demoiselle se tourne étonnée vers son amant, un éclair de lucidité lui ayant traversé l’esprit :
— C’est ton père qui t’a dit que j’ai grandi ici je présume ?
— Oui tout à fait ma belle et c’est même lui qui m’a trouvé la villa où nous allons nous installer pour ces cinq prochains jours. Tu verras l’endroit est magnifique d’après les photos, peut-être même que tu connais les lieux.
En effet après être passés devant le Museo Del Parco, ils prennent à gauche vers la Strada Provinciale 227 qui longe le port. De loin, Jana peut voir sur sa droite le Chiesa di San Giorgio, l’église qu’elle voyait tous les matins en ouvrant ses volets. La Lotus continue a serpenté le long du bord de mer avant d’arriver devant le Château de Paraggi. C’est incroyable, ils vont loger dans la forteresse qui domine Santa Margharita du Ligure, un lieu où on séjournait notamment Napoleon Bonaparte et Silvio Berlusconi. Elle savait qu’il avait été mis en vente par la riche famille des Bonomi mais elle ignorait qu’il était devenu un lieu de villégiature.
Les lieux sont fastueux avec son promontoire qui offre une vue à trois cent-soixante degrés sur Portofino et tout le golfe du Tigullio. Le domaine c’est environ trois cents mètres carrés d'espace intérieur et deux cents mètres carrés de terrasse avec deux tourelles. Le jardin en terrasses abrite même des plantes centenaires. La piscine privative qui ressemble à une lagune est située en contrebas de la terrasse avec une vue éblouissante sur la Méditerranée, l’intérieur est très étonnant avec des pièces tracées en arc de cercle et ses murs d’un blanc immaculé.
La demeure où elle vécut une bonne partie de sa vie était majestueuse mais ce n’est rien comparé à ce palace, Jana ne résistant pas à l’envie de faire l’amour avec vue sur la Méditerranée, ce n’est pas Lorenzo qui va s’en plaindre bien entendu.
Les lieux sont fastueux avec son promontoire qui offre une vue à trois cent-soixante degrés sur Portofino et tout le golfe du Tigullio. Le domaine c’est environ trois cents mètres carrés d'espace intérieur et deux cents mètres carrés de terrasse avec deux tourelles. Le jardin en terrasses abrite même des plantes centenaires. La piscine privative qui ressemble à une lagune est située en contrebas de la terrasse avec une vue éblouissante sur la Méditerranée, l’intérieur est très étonnant avec des pièces tracées en arc de cercle et ses murs d’un blanc immaculé.
La demeure où elle vécut une bonne partie de sa vie était majestueuse mais ce n’est rien comparé à ce palace, Jana ne résistant pas à l’envie de faire l’amour avec vue sur la Méditerranée, ce n’est pas Lorenzo qui va s’en plaindre bien entendu.
Ce fut cinq jours hors du temps où la jeune femme lui fit visiter tant de choses à Gênes : la plage de Boccadasse, le village de Nervi avec son passareggio Anita Garibaldi mais aussi la Cathédrale si San Lorenzo sur le Duomo Genova. Cela fit beaucoup rire Jana de faire la révérence devant son homme qui porte le même prénom qu’un saint canonisé. Ils se sont aussi promenés main dans la main sur la Piazza Raffaele di Ferrari où se trouve une magnifique fontaine juste en face de la Banca Carige.
Mais ce qu’a préféré Lorenzo ce sont les courses de bolides qu’ils font en fin de journée au soleil couchant. Lui avec sa Lotus et elle au volant de sa Mazda RX-8 Performance de couleur rouge. Les deux se poursuivant sur la Via San Felice et ses routes en lacets de Molassana jusqu’à Cartagenova plus au nord de la botte.
Mais ce qui étonne le jeune homme c’est que tous les lieux visités sont très touristiques mais tellement impersonnels, pas une seule fois ils ne sont passés par le centre-ville de Portofino, il s’attendait à ce qu’elle lui présente la ville où elle a grandi mais il n’en a rien été. Lorenzo s’en est donc ouvert à Jana le dernier soir alors qu’il admire le coucher de soleil depuis la terrasse de la Villa Catenaccia.
La jeune femme ne semble pas surprise de sa question mais juste résignée, elle soupire un peu puis se tourne vers son amant, le regarde dans les yeux avant de s’adresser à lui :
Mais ce qu’a préféré Lorenzo ce sont les courses de bolides qu’ils font en fin de journée au soleil couchant. Lui avec sa Lotus et elle au volant de sa Mazda RX-8 Performance de couleur rouge. Les deux se poursuivant sur la Via San Felice et ses routes en lacets de Molassana jusqu’à Cartagenova plus au nord de la botte.
Mais ce qui étonne le jeune homme c’est que tous les lieux visités sont très touristiques mais tellement impersonnels, pas une seule fois ils ne sont passés par le centre-ville de Portofino, il s’attendait à ce qu’elle lui présente la ville où elle a grandi mais il n’en a rien été. Lorenzo s’en est donc ouvert à Jana le dernier soir alors qu’il admire le coucher de soleil depuis la terrasse de la Villa Catenaccia.
La jeune femme ne semble pas surprise de sa question mais juste résignée, elle soupire un peu puis se tourne vers son amant, le regarde dans les yeux avant de s’adresser à lui :
— Mon cher Lorenzo, depuis qu’on est arrivé ici, je savais que ce sujet finirait par ressortir. Ce que je vais te raconter n’est pas simple, j’aimerais que tu m’écoutes jusqu’au bout sans m’interrompre s’il te plaît.
Après avoir eu son accord, la jeune femme reprend :
— Ce que tu dois comprendre, c’est qu’ici à Portofino, ma famille a toujours été très connue surtout parce que mon père a été le directeur de la seule école de la ville pendant très longtemps.
La jeune femme s’arrête et ferme les yeux comme pour oublier un mauvais souvenir, elle soupire de nouveau puis reprend :
— Il y a de cela à peu près deux ans, c’était une fin d’après-midi du mois d’avril. J’ai fini plus tôt et j’ai voulu aller prévenir papa que je rentrais plus tôt. Je suis passée devant l’accueil qui était vide et me suis engouffrée comme d’habitude dans le long couloir qui mène à son bureau. Derrière la porte j’ai entendu des soupirs, j’ai immédiatement pensé que papa était en train de tromper maman et crois moi j’aurais préféré. J’ai entrebâillé la porte pour découvrir que mon père était là en compagnie d’une de mes camarades, Letizia avait mon âge. La main de papa était plongée…plongée… dans… sa…
— J’ai compris ma belle, ne te force pas, j’ai compris lui explique Lorenzo qui s’est rapproché de Jana pour la prendre dans ses bras alors de grosses larmes coulent de ses joues.
— Letizia pleurait, elle le suppliait d’arrêter mais il n’a rien fait, je n’ai rien fait non plus, je n’en ai pas eu le courage. J’ai laissé mon amie dans les griffes de mon monstre de père et je suis partie. J’ai foncé à la maison pour tout raconter à Maman. Elle m’a écoutée, puis m’a regardée d’un air de dégoût avant de me gifler et de me dire que je ne devais pas raconter de mensonges sur mon père, que je devais être reconnaissante et fière de l’homme important qu’est celui qui m’a donné la vie. C’est le déni de ma mère qui m’a décidé d’agir finalement, je me suis enfui pour aller me réfugier chez mon ami Roberto dont le père était policier à Gênes.
Après plusieurs secondes à continuer de pleurer sur l’épaule du monégasque, l’italienne finit par reprendre :
— Après cela plus rien n’a été pareil, le parquet de Gênes a diligenté une enquête qui a fait sortir du bois de nombreuses victimes des abus de mon père, filles comme garçons. Les témoignages étaient accablants contre lui, si bien qu’après avoir donné sa démission, il a été arrêté et placé en détention à Gênes. Mais le début de mon calvaire ne faisait que commencer : à la maison, maman ne me parlait plus, elle m’ignorait et chargeait les employés de maison de s’occuper de moi. Tandis qu’au lycée je me sentais de plus à l’écart, entre ceux qui m’en voulaient d’être la fille de mon père et ceux qui m’en voulaient d’avoir brisé l’omerta et de l’avoir dénoncé. Enfin et c’est le pire, ceux qui m’ont érigée en héroïne alors que je voulais juste qu’on m’oublie et pas qu’on me rappelle quotidiennement d’avoir brisé ma… ma famille.
C’est à cette époque que j’ai commencé à me scarifier les bras, je portais toujours de longs gants en toute saison pour cacher les marques que je me faisais. C’est finalement Roberto qui a réussi à trouver une solution avant que je ne finisse par faire une plus grosse connerie. A l’insu de son père qui est flic, il faisait pousser de l’herbe dans un verger collectif à Ceresola. Il n’y a que ça qui me calme et…
C’est à cette époque que j’ai commencé à me scarifier les bras, je portais toujours de longs gants en toute saison pour cacher les marques que je me faisais. C’est finalement Roberto qui a réussi à trouver une solution avant que je ne finisse par faire une plus grosse connerie. A l’insu de son père qui est flic, il faisait pousser de l’herbe dans un verger collectif à Ceresola. Il n’y a que ça qui me calme et…
La jeune femme ne finit pas sa phrase mais Lorenzo comprend à son regard qu’elle parle du sexe qu’ils pratiquent très régulièrement. Il la rapproche de lui, écarte une de ses mèches et l’embrasse doucement sur le front d’abord puis le nez et enfin lui dépose un baiser papillon sur les lèvres. Au bout de quelques instants, il détache ses lèvres des siennes et l’éloigne un peu pour voir ses beaux yeux verts et lui dit :
— Je ne m’attendais à ce qu’il te soit arrivé quelque chose d’aussi horrible et je comprends encore plus ta réaction violente avec la dingue qui s’en est pris à Elsa. Mais je veux que tu entendes et que tu te rentres cela dans ta tête. Tu n’as pas brisé ta famille, ils l’ont fait à ta place, ce n’est en rien ta faute. Et s’il te faut une famille, je t’offre la mienne… enfin si tu veux bien explique Lorenzo tout en s’embourbant un peu sur la fin.
C’est un beau sourire qui barre le visage de Jana quand elle comprend qu’accidentellement le monégasque lui a fait comprendre qu’il pourrait vouloir plus entre eux. Ce n’est pas encore un je t’aime mais c’est un grand pas.
— D’ailleurs confidence pour confidence, tu t’es confiée à moi et je t’en remercie mais j’ai aussi certaine vérité à te révéler sur ma famille et la grande absente dans nos vies et son absence de photos à la maison. Mais aussi la raison pour laquelle je choisis délibérément de mettre si souvent ma vie en danger.
Jana comprend que Lorenzo est entrain de lui parler de sa mère dont elle ne sait rien.
— D’aussi loin que je me souvienne, on a toujours formé une famille très unie, d’abord à trois puis à quatre après l’arrivée d’Elsa. On vivait bien, tranquille sans un seul nuage enfin je croyais, je me leurrais lourdement et mon père aussi sur le coup. Ce qu’on n’a pas vu c’est qu’un mal insidieux s’est emparée de maman. C’est quelque chose que l’on connaît encore assez peu parce qu’il y a peu d’études, cela s’appellerait une dépression. Ma mère a commencé il y a un peu plus de trois ans a changé d’attitude. Elle pouvait être très joyeuse à un moment puis très triste ensuite, il lui arrivait aussi d’avoir des oublis dans ses phrases. Maman passait souvent des heures seule devant la fenêtre tôt le matin et parfois en pleine nuit. Le médecin n’a rien détecté d’alarmant quand papa a fini par faire appel à lui, il a juste prescrit des vitamines car selon lui, ma mère subissait une baisse de tension.
Après quelques secondes où Lorenzo se mit à regarder ses mains, le jeune homme ragaillardi par la présence de Jana finit par reprendre :
— On y a cru à ce diagnostic du moins on a voulu y croire mais la réalité nous a pété à la gueule un soir d’octobre 2001, je m’en souviens bien car c’était pile un mois après le 11 septembre. Papa était en déplacement en France et il devait rentrer dans la nuit. On était en train de jouer dans la chambre de notre ancienne maison quand maman a déboulé, elle avait les yeux perdus dans le vague mais surtout elle avait un hachoir à la main.
Jana tout en gardant sa main droite dans celle de son homme qu’elle serra encore plus fort, plaça celle de gauche devant sa bouche, les yeux écarquillés.
— Ce qu’elle disait n’avait ni queue, ni tête reprit Lorenzo, j’ai essayé de la raisonner avant qu’Elsa ne finisse par prendre totalement peur et que ma mère ne fasse une connerie dans la panique. Quand elle m’a vu, je ne savais même pas si elle me reconnaissait mais elle a placé la tranche de son hachoir vers moi à quelques centimètres de mon cou. J’ai levé les mains et j’ai commencé à reculer très doucement. Je ne parvenais toujours pas à comprendre ce qu’elle disait.
De plus, maman nous barrait la route pour avoir accès au téléphone de la maison, alors j’ai fait la seule chose qui me paraissait la plus judicieuse : j’ai rassuré comme j’ai pu même si j’étais terrifié ma petite sœur et j’ai envoyé un SOS en toute discrétion grâce au biper que papa me demande de garder constamment sur moi quand il s’absente.
Puis après les deux heures les plus longues de toute ma vie alors qu’Elsa malgré sa grande fatigue restait toujours en éveil à côté de moi, j’ai entendu un très léger bruit avant de voir furtivement le reflet du chef de la sécurité de mon père. Au bout de deux nouvelles minutes qui m’ont paru des heures là encore, Fabrizio le chef sécu et Jacques l’un de ses hommes se sont rués sur maman pour lui arracher le couteau pendant que papa rentrait à son tour dans la pièce et nous en sortait au forceps sous les invectives de ma mère qui ne se contrôlait absolument plus.
Depuis cette nuit, elle est internée au centre médical Princess Grace, on va la voir avec papa puis progressivement avec Elsa environ une fois par mois. Mais bon ce n’est plus la même chose, ce n’est pas comme si nous étions encore une famille unie termine Lorenzo d’une voix brisée.
De plus, maman nous barrait la route pour avoir accès au téléphone de la maison, alors j’ai fait la seule chose qui me paraissait la plus judicieuse : j’ai rassuré comme j’ai pu même si j’étais terrifié ma petite sœur et j’ai envoyé un SOS en toute discrétion grâce au biper que papa me demande de garder constamment sur moi quand il s’absente.
Puis après les deux heures les plus longues de toute ma vie alors qu’Elsa malgré sa grande fatigue restait toujours en éveil à côté de moi, j’ai entendu un très léger bruit avant de voir furtivement le reflet du chef de la sécurité de mon père. Au bout de deux nouvelles minutes qui m’ont paru des heures là encore, Fabrizio le chef sécu et Jacques l’un de ses hommes se sont rués sur maman pour lui arracher le couteau pendant que papa rentrait à son tour dans la pièce et nous en sortait au forceps sous les invectives de ma mère qui ne se contrôlait absolument plus.
Depuis cette nuit, elle est internée au centre médical Princess Grace, on va la voir avec papa puis progressivement avec Elsa environ une fois par mois. Mais bon ce n’est plus la même chose, ce n’est pas comme si nous étions encore une famille unie termine Lorenzo d’une voix brisée.
Jana le prend contre elle et le sert fort contre son corps, elle lui embrasse ses larmes et dépose de doux baisers sur son nez puis ses lèvres pendant que le jeune homme dessine des cercles concentriques dans le dos de la jeune femme.
En ne se lâchant pas du regard, les deux jeunes se déshabillent mutuellement et découvrent leurs corps comme si c’était la première fois. C’est avec le corps réchauffé par les éclats du soleil couchant, qu’ils font l’amour là sur cette terrasse avec la vue sur la Méditerranée. Ils ne baisent plus comme ils l’ont tant fait, la façon que Lorenzo a de toucher les cheveux de sa compagne pendant qu’il bouge son membre avec lenteur comme s’ils avaient tout leur temps. Mais aussi les mains que l’italienne pose en coupole sur le visage du monégasque et le regard plein d’amour qu’ils échangent pendant toute la durée du rapport.
Et enfin l’extase commun partagé à la lumière des spots qui se sont allumés à la nuit tombée. Le moment est magique, seul manque encore trois petits mots.
En ne se lâchant pas du regard, les deux jeunes se déshabillent mutuellement et découvrent leurs corps comme si c’était la première fois. C’est avec le corps réchauffé par les éclats du soleil couchant, qu’ils font l’amour là sur cette terrasse avec la vue sur la Méditerranée. Ils ne baisent plus comme ils l’ont tant fait, la façon que Lorenzo a de toucher les cheveux de sa compagne pendant qu’il bouge son membre avec lenteur comme s’ils avaient tout leur temps. Mais aussi les mains que l’italienne pose en coupole sur le visage du monégasque et le regard plein d’amour qu’ils échangent pendant toute la durée du rapport.
Et enfin l’extase commun partagé à la lumière des spots qui se sont allumés à la nuit tombée. Le moment est magique, seul manque encore trois petits mots.
Cet épisode Génois a encore plus renforcé leur relation, même les examens du baccalauréat sont un succès complet, si bien que Paolo et Monica tellement heureux du succès de leurs rejetons ont ouvert en grand leurs portefeuilles pour organiser une fête démentielle de fin des examens. Ils ont tous simplement privatisé la Villa « La Vigie », l’ancienne demeure haute couture du créateur Karl Lagerfeld. Avec une vue à l’Ouest sur le Monte-Carlo Beach Club et sur la Pointe de Cabbé ainsi que Roquebrune Saint-Martin à l’Est. Tout fut parfait mais le mieux a été le toit de la villa transformé en dancefloor. Pour Lorenzo, sa compagne non officielle est un ange tombé du ciel dans sa magnifique robe rouge et blanche signé Roberto Cavalli, tandis que Jana n’a d’yeux que pour son homme avec son pantalon de costume et sa chemise noir Hugo Boss ouvert sur deux boutons. Même Giuseppe qui fait tout pour attirer son attention lui semble bien fade à côté de l’homme qu’elle sait aimer depuis déjà quelques temps. Tout comme elle sait que ses sentiments sont réciproques car ils se sont soufflés un je t’aime mutuel après avoir échangé un tendre baiser pour s’encourager avant la première épreuve du BAC. Ils ont fait cela discrètement car au lycée seul Nella est au courant de leur histoire. Jana doit une fière chandelle à sa meilleure amie qui a été un formidable alibi.
Au cours de la soirée, Lorenzo qui a beaucoup bu se rend dans les toilettes du premier étage dans l’aile Sud. Même les lavabos sont incrustés d’or se dit le jeune homme, il baigne dans le luxe depuis sa plus tendre enfance mais là c’est quand même très ostentatoire. C’est alors qu’il se lave les mains que le monégasque aperçoit dans le reflet du miroir son ancien rival Giuseppe avec ses cheveux longs gominés, sa chemise rouge d’où sortent pas mal de poils de torse et des pectoraux très saillants. Le regard que lui lance l’italien est très mauvais, un instant Lorenzo a un doute sur ses intentions, il ne serait quand même pas passé de l’autre côté de la jaquette après que Jana l’est largué quand même. Il finit par avoir réponse à sa question quand Giuseppe l’ouvre enfin :
— Qu’est-ce qu’elle peut bien te trouver Jana ? A part ta gueule d’ange je dirais.
— Merci pour le compliment mais je peux savoir de quoi tu parles justement ? Répond Lorenzo de façon prudente, craignant comprendre où il veut en venir.
— Ne fais pas le con avec moi Giuseppe, je te parle de ta relation incestueuse avec « ta sœur » lui balance l’italien en y mettant les guillemets avec ses doigts.
— Bon tu as bien fait de mettre les guillemets parce que s’il y avait quelque chose, ce ne serait pas incestueux puisqu’elle n’est pas ma sœur de sang. Mais j’imagine que c’est une notion trop compliquée à comprendre pour toi. En quoi ça te regarde les relations que j’ai avec Jana.
— Ça me regarde trou du cul parce que c’est de ta faute si elle a mis fin à notre relation après la fête chez toi et puis je vous ai vu, enculé, je sais que tu baises avec cette garce.
— Si elle t’a quitté c’est parce que tu n’es qu’un égoïste incapable de tenir l’alcool. Tu ne savais faire appel à elle que pour te vider les couilles. Jana ce n’est pas un vide-couilles, elle mérite qu’on la respecte en tant que femme, en tant que personne. C’est quelqu’un d’incroyable avec une personnalité tellement solaire et doublée d’une empathie hors du commun.
— Serait-ce de l’amour que j’entends dans ta voix Lorenzo ? Tu es vraiment prêt à tout pour la protéger ta petite chérie ? À protéger sa réputation ?
Lorenzo s’apprête à répondre quand ils sont interrompus par un des potes du monégasque : Théo en compagnie de deux filles et apparemment ils ne sont pas là pour admirer la faïence.
— Théo il y a des chambres pour ce que vous allez faire, remonte le couloir en direction de l’aile Est, il y a cinq chambres mis à disposition à cet étage. Vous verrez la literie est ultra confortable.
Une fois qu’ils ne sont plus à portée d’oreille, le jeune homme reprend :
— Bon Pagani, arrêtes avec tes phrases énigmatiques et viens-en au fait ! Tu veux quoi ? Et pourquoi tu parles de la réputation de Jana ?
— Arrête de faire l’innocent, tu sais très bien ce qu’il en est des ennuis judiciaires du père de ta « demi-sœur » et je sais que tu feras tout pour pas que mon père ne publie un article très éloquent sur le passé sulfureux de la famille d’une des élèves d’Albert Ier. Les parents de nos camarades ont le droit de savoir avec qui va en classe leurs rejetons…
— Si ça arrive, je te promets que tu vas vite découvrir les fonds rocheux de la plage de Saint-Roman crache Lorenzo, les dents serrées.
— Tout doux le bulldog ! C’est moi qui aies les cartes en mains donc si tu veux éviter que cet article soit diffusé, tu accepteras de me défier dans trois jours au volant de ta Lotus, que je prendrai une fois que je t’aurai battu devant tous nos camarades. On est d’accord Lorenzo ?
Lorenzo n’a guère le choix il le sait mais après tout personne ne l’a encore battu et ce n’est pas ce connard de rital qui le fera.
L’accord est scellé d’une poignée de main même si Lorenzo n’aime pas le souvenir mauvais de son rival.
Trois jours, Lorenzo est à côté de sa Lotus Exige en compagnie de Jana, à qui le jeune homme n’a rien dit des enjeux de cette course, ne voulant pas la blesser et l’inquiéter. Juste à côté se tient Giuseppe et sa Lamborghini Gallardo ainsi que Nella qui se demande ce qu’elle fait ici. Les deux hommes vont s’affronter dans la montée de la route de la Turbie en passant par la route de la grande corniche, ils feront une boucle au niveau du Maybourne Riviera avant de redescendre par l’avenue Agerbol jusqu’à la bretelle du Vistaero où se trouve la ligne d’arrivée au niveau du Monte Vista. Le monégasque n’aime pas trop la fin du parcours car elle est trop proche des grands axes, ce qui peut permettre une intervention rapide des forces de l’ordre. Même les possibilités de fuite vers le Monte-Carlo Country Club ou la pointe de la Veille semble bien éloignée mais il n’a pu discuter de ces éléments, c’est Giuseppe qui a décidé.
Une autre décision va le faire sortir de ses gonds quelques minutes avant le départ sur les coups de vingt-et-une heure. L’italien a décidé d’une course avec co-pilote, ce qui ne va pas perturber Lorenzo mais quand Giuseppe décide que Jana montera avec lui tandis que Nella prendra place aux côtés du monégasque, là il pique un fard :
Une autre décision va le faire sortir de ses gonds quelques minutes avant le départ sur les coups de vingt-et-une heure. L’italien a décidé d’une course avec co-pilote, ce qui ne va pas perturber Lorenzo mais quand Giuseppe décide que Jana montera avec lui tandis que Nella prendra place aux côtés du monégasque, là il pique un fard :
— Certainement pas Pagani, il n’y a aucun intérêt à mélanger les équipages lui crache-t-il à la gueule
— Mais j’y vois un intérêt justement Giordano, comme ça tu ne feras rien d’inconsidéré puisque ta chère « demi-sœur » sera dans ma Lamborghini. Toute façon tu n’as pas le choix, c’est comme ça et puis c’est tout.
Jana est plutôt surpris du regard désolé de son homme sans parler de la haine qu’elle voit dans les yeux du monégasque vis à vis de l’italien. La jeune femme se dit qu’il faut qu’elle aide un peu son homme à redescendre en pression. Elle s’avance vers Lorenzo et pour la première fois en public, elle lui dépose un baiser du bout des lèvres auquel il répond ardemment en l’attrapant par la taille pour donner une tournure plus torride encore à ce moment sous les vivats de la foule. Jana se hisse sur la pointe des pieds pour atteindre son oreille et lui glisse :
— Ne t’inquiète pas mon bel étalon, je n’appartiens qu’à toi. Une fois que tu l’auras battu, tu auras le droit de me prendre dans tous les trous, surtout le plus serré, je sais que tu adores ça. J’ai tellement hâte qu’on puisse baiser comme des porcs dans sa Gallardo avec vue sur la Baie de Roquebrune, pendant que ce canard boiteux rentrera en bus.
L’italienne termine sa tirade en lui mordant l’oreille. Le regard de conquérant de Lorenzo lui plaît déjà mieux, Giuseppe n’a aucune chance.
Nella qui est restait non loin de sa meilleure amie tout le long et à tout entendu, se marre franchement tout en regardant Giuseppe qui semble hors de lui. Si ça se trouve Jana a aussi réussi à faire sortir Giuseppe de sa course.
Nella qui est restait non loin de sa meilleure amie tout le long et à tout entendu, se marre franchement tout en regardant Giuseppe qui semble hors de lui. Si ça se trouve Jana a aussi réussi à faire sortir Giuseppe de sa course.
Giovanella une fois assise dans le siège baquet à côté du petit ami de Jana, lui adresse quelques mots :
— J’espère que tu vas gagner Lorenzo, je ne sais pas à quoi joue Giuseppe avec son attitude de mauvais perdant, pour moi vous êtes un couple tellement bien assorti, vous vous apportez tant l’un à l’autre. C’est tellement beau et émouvant à voir. Jana est tellement radieuse depuis que vous êtes ensemble et toi tu sembles plus en paix avec toi-même Lorenzo. Allez en avant, on a une Lamborghini à gagner.
— Merci Nella, je sais que tu es aussi très importante dans la vie de Nella. Je n’ai pas toujours été sympa avec Jana ou toi en début d’années et je tenais à m’en excuser. Tu as raison Jana est une bénédiction, j’ai tellement de chance. Oui tu as raison, il faut lui faire fermer son caquet à ce vantard.
C’est précisément à 21h04 que les deux bolides s’élancent en montée sur la D2564, la Gallardo prend les devants mais l’Exige reste très près dans son sillage. À plusieurs reprises Lorenzo tente de déborder son adversaire mais Giuseppe semble prêt à tout pour ne pas perdre jusqu’à serrer son rival tout près des murs de roche ce qui oblige la Lotus à repasser derrière. Mais après la grande corniche, sur un faux plat montant alors qu’une voiture arrive sur la voie d’en face, Lorenzo va réussir à surprendre son adversaire. Il tente d’abord de se dédoubler par la gauche avant de réussir par une manœuvre de ralentissement très audacieuse à déborder l’italien sur la bande d’arrêt d’urgence le long d’une aire de repos. A cet instant ils se sont retrouvés à trois de front, par la fenêtre il a adressé un clin d’œil à sa belle qui lui renvoie un baiser. Puis se tournant vers son pilote, elle lui adresse un rire goguenard :
— Laisse tomber Giu, Lorenzo est un défenseur hors pair, une fois qu’il est passé c’est impossible de le redoubler. Tu ferais mieux de déclarer forfait avant de plus te ridiculiser.
— Ta gueule connasse ! Je vais me le faire ton mollasson de mec, je vais lui montrer ce qu’est être un homme, un vrai !
Jana le regarde de haut en bas à la suite de sa remarque et lui balance son sourire le plus cynique avant de tourner la tête vers la vitre en attendant que les choses se terminent. Mais l’italien ne lâche rien, continuant même à tenter dans les secteurs plus sinueux et pavillonnaire au sud du sentier de là Fenouil. A hauteur du Maybourne Riviera, le Lotus aborde le rond-point avec près de cent mètres d’avance. Le pilote de la Gallardo décide de transgresser toutes les règles en coupant le giratoire à contre-sens si bien que les deux véhicules se retrouvent côte à côte avec le front de mer en contrebas. Jana s’insurge de sa manœuvre :
— Qu’est-ce que tu fous Pezzo di merda ! C’est contraire aux règles. Tu peux t’arrêter tout de suite, cette manœuvre t’a disqualifié, tu n’as aucun honneur.
— Moi je n’ai aucun honneur, c’est plutôt toi qui n’en as pas en nous cachant à tous l’homme qu’est ton père, espèce de Bugiarda ! On ne se cache rien nous les Italiens et puis quel piccola puttana tu es pour donner ton cul à ce parvenu de monégasque. Tu crois que je n’ai pas vu clair dans ton jeu, la façon dont tu nous as baisé pour arriver à tes fins. Tu es finalement comme ces scroccone que tu fustigeais. Je vais te montrer ce que je leurs fais-moi à ces batards de monégasques.
Giuseppe va serrer la Lotus sur le côté gauche jusqu’à la faire frotter sur les barrières mais Lorenzo n’est pas un pilote sensationnel pour rien car à la faveur de la courbe de la Déchetterie Communautaire, il arrive à reprendre le dessus et à repasser devant Giuseppe pour mieux lui fermer la porte quand la Lamborghini tente une nouvelle manœuvre à droite dans la Bretelle du Vistaero. Le Lotus s’apprête à franchir la ligne en vainqueur, plus que deux cents mètres quand Giuseppe accélère et va volontairement taper l’arrière gauche du véhicule du monégasque qui perd sa trajectoire et se retrouve parallèle à la route sans plus rien maîtriser. Malgré ses tentatives de freinage, la Lotus va fracasser la barrière et bascule dans le vide sous le regard goguenard de l’italien et le cri horrifié de Jana qui vient de voir son homme et sa meilleure amie tomber dans le précipice sans qu’elle ne puisse rien y faire :
— Tiens enculé ! Ça t’apprendra à vouloir te mesurer à moi. Voilà comment je gagne…AHHHHH, sale pute ! Tu vas me le payer je te jure.
L’italien n’a pas vu tout à sa célébration, que Jana s’est saisie de son talon aiguille qu’elle a planté de toute ses forces dans la cuisse droite de Giuseppe. Sous la violence du coup, il a envoyé la Gallardo dans la barrière de sécurité provoquant une multitude d’étincelle avant de s’immobiliser une cinquantaine de mètre plus loin. Malgré les bourdonnements liés à la collision avec la barrière, l’italienne s’extrait de la voiture sous la bordée d’insulte de Giuseppe, il a bien tenté de lui attraper les cheveux mais elle a été plus rapide et lui a collé son poing dans le piff.
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Lorenzo savait que la course serait virile mais il n’imaginait pas à ce point-là, la note de carrosserie qu’il va envoyer à l’italien va être très salée mais au moins il se consolera en sachant qu’il va récupérer sa Lamborghini. Il a déjà hâte de faire des courses sur la plage avec Jana et puis vivement ce soir vu ce qu’elle lui a promis après la fête pour fêter sa victoire. La Gallardo ne pourra plus le rattraper sur la Bretelle alors que le virage part à droite sauf à tenter un dépassement par l’extérieur en kamikaze car ils n’ont aucune vision par l’avant. C’est au moment où il se tourne vers Nella qui lui sourit que le jeune homme voit la manœuvre suicidaire de Giuseppe à l’intérieur dans un trou de souris. Il ne peut rien faire pour éviter le choc qui lui fait quitter sa trajectoire. C’est comme si les images dès cet instant passaient au ralenti, le visage de Giovanella qui est passé de la joie à une peur panique, le cri de Jana dans la Gallardo qu’il ne peut entendre à côté du rire assassin de Giuseppe. Puis enfin le second choc quand la voiture heurte par l’arrière gauche la barrière avant de se soulever vers l’arrière. Tel un tour de manège, Lorenzo peut apercevoir les étoiles de cette belle nuit d’été quand sa Lotus se trouve l’espace de quelques secondes interminables à la verticale. Puis là c’est comme si on avait montré le son et mis l’avance rapide : la voiture heurte le sol puis glisse le long de la pente selon un angle de soixante-cinq degrés sur la droite. En cas d’impact latérale-frontal, Nella n’aurait aucune chance et merde se dit le monégasque.
En plein milieu de leur trajectoire se trouve la grue d’un chantier de construction et vu leur vitesse de descente : le choc va être très violent. Lorenzo regarde Nella sur sa droite et l’espace d’un millième de seconde il revoit Jana dans sa voiture comme quand il était à Gênes. Lorenzo sait ce qu’il lui reste à faire quand il sent le contact du bitume sous les roues de sa Lotus, de sa main droite il actionne le frein à main tout en braquant à fond sur la droite et ferme les yeux pour voir le sourire de la femme qu’il aime avant le choc.
En plein milieu de leur trajectoire se trouve la grue d’un chantier de construction et vu leur vitesse de descente : le choc va être très violent. Lorenzo regarde Nella sur sa droite et l’espace d’un millième de seconde il revoit Jana dans sa voiture comme quand il était à Gênes. Lorenzo sait ce qu’il lui reste à faire quand il sent le contact du bitume sous les roues de sa Lotus, de sa main droite il actionne le frein à main tout en braquant à fond sur la droite et ferme les yeux pour voir le sourire de la femme qu’il aime avant le choc.
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Nella pense que sa dernière heure est venue quand elle aperçoit cette grue juste devant elle sans pouvoir l’éviter. Elle va mourir là à dix-neuf ans trahie par quelqu’un qu’elle croyait être son ami sans jamais avoir vécue, sans être jamais tombée amoureuse. Mais le regard que lui renvoie le reflet de Lorenzo dans la vitre n’est en rien résigné, au contraire il semble tellement en paix avec lui-même que cela la rassure et la soulage. Elle n’a presque pas eu le temps de se rendre compte qu’il a réussi une manœuvre osée mais surtout totalement suicidaire pour lui. La violence du choc l’assomme quasiment, ce sont les cris désespérés de Jana qui la sort de la brume, Nella est sonnée. Elle ne sait pas ce qu’elle fait là puis reconnait l’habitacle de la voiture et se souvient, la jeune femme tente de voir comment va son pilote mais il n’est presque plus visible, son côté de la voiture ayant basculé en partie sous la grue. Tout ce qu’elle se souvient ce sont des voisins apparemment qui l’ont extrait du véhicule pendant que plusieurs femmes retiennent une Jana en proie à une crise d’hystérie. Une fois à peu près sûr pied, Nella va se jeter dans les bras de son amie sans pouvoir le rassurer alors qu’elle entend au loin les sirènes de la police et des pompiers qui arrivent en trombe.
Les choses sont allées tellement vite ensuite, elle se rappelle être sortie de sa salle d’auscultation aidée de ses parents pour rejoindre Jana qui sert Elsa fortement dans ses bras, à côté d’eux Monica soutient du mieux qu’elle peut un Paolo totalement livide. Aux côtés de son frère Pietru ne tient pas en place et fait les cents pas, enfin enfoncé dans leurs sièges, la tête dans les mains, les potes de Lorenzo : Vadim et Théo accusent le coup. Malgré son état, Nella refuse tout net de laisser son amie. Tout le monde est donc resté à attendre que les médecins sortent enfin du bloc pour leur donner des nouvelles de Lorenzo.
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La nuit noire enveloppe encore Monaco en ce matin du mois de juillet 2004, il fait très bon à l’extérieur de l’hôpital Princesse Grace, les oiseaux chantent.
Jana faisait un beau rêve, un doux rêve où elle se câlinaient et faisaient tendrement l’amour avec l’homme de sa vie, Lorenzo quand un bruit de porte métallique la ramena la réalité. D’un regard avec le médecin, elle comprit que plus rien ne serait comme avant, Jana n’eut pas besoin d’entendre les mots choc inouïe, commotion cérébrale et traumatisme crânien très important mais surtout état probablement irréversible et végétatif. Ensuite ce fut comme un black-out pour l’italienne qui sortit de la pièce et se dirigea vers le fond du couloir, au passage, elle attrapa sur un chariot, un défibrillateur. Enfin au détour d’un virage, la jeune femme s’arrêta devant le jeune homme qui dormait, la main droite attaché à son lit d’hôpital, le nez pété et une belle coupure à la cuisse droite.
Guiseppe sentant une présence face à lui, ouvrit imperceptiblement les yeux et effectivement il vu une ombre pas bien grande qui lui cachait un peu la lumière. Il ne put éviter le premier coup qui s’abattît sur lui et lui arracha l’arcane sourcilière gauche avant que d’autres coups ne continuent de pleuvoir.
Toute la haine que Jana avait retenu quand son monde s’effondrait après qu’elle est découvert les agissements de son père, toute la rage qui l’animait quand sa mère a refusé de la croire mais aussi toute sa douleur de devoir être arrachée à son pays. Tous ces sentiments mêlés se déversaient à cet instant dans les coups qu’elle fait pleuvoir sur celui qui vient probablement de lui arracher pour l’éternité, le seul être qui la faisait sentir de nouveau pleinement vivante et aimer. Rien ne comptait en cet instant que cette volonté de faire souffrir. Elle aurait été prête à tuer si on ne l’avait pas retenu.
En effet, Paolo qui s’inquiète pour sa belle-fille malgré l’immense poids qu’il ressent dans le cœur à cet instant la rattrapait à temps avant qu’elle ne finisse par arracher la tête de celui qui est responsable de l’état irréversible de son fils. S’il ne s’était pas retenu, il lui aurait grillé la cervelle avec le défibrillateur mais c’est à la justice de lui faire payer ses actes, lui tout ce qu’il peut faire c’est sauver ce qu’il reste de sa famille.
Guiseppe sentant une présence face à lui, ouvrit imperceptiblement les yeux et effectivement il vu une ombre pas bien grande qui lui cachait un peu la lumière. Il ne put éviter le premier coup qui s’abattît sur lui et lui arracha l’arcane sourcilière gauche avant que d’autres coups ne continuent de pleuvoir.
Toute la haine que Jana avait retenu quand son monde s’effondrait après qu’elle est découvert les agissements de son père, toute la rage qui l’animait quand sa mère a refusé de la croire mais aussi toute sa douleur de devoir être arrachée à son pays. Tous ces sentiments mêlés se déversaient à cet instant dans les coups qu’elle fait pleuvoir sur celui qui vient probablement de lui arracher pour l’éternité, le seul être qui la faisait sentir de nouveau pleinement vivante et aimer. Rien ne comptait en cet instant que cette volonté de faire souffrir. Elle aurait été prête à tuer si on ne l’avait pas retenu.
En effet, Paolo qui s’inquiète pour sa belle-fille malgré l’immense poids qu’il ressent dans le cœur à cet instant la rattrapait à temps avant qu’elle ne finisse par arracher la tête de celui qui est responsable de l’état irréversible de son fils. S’il ne s’était pas retenu, il lui aurait grillé la cervelle avec le défibrillateur mais c’est à la justice de lui faire payer ses actes, lui tout ce qu’il peut faire c’est sauver ce qu’il reste de sa famille.
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Giuseppe Pagani échappera à une peine de trente ans de réclusions criminelle pour tentative de meurtre sur la personne de Lorenzo Giordano, lors de ce procès qui oppose deux familles importantes de la principauté. Ce que la presse qualifiera de décadence hors-norme, d’attitude borderline et auto-destructrice. Mais c’est aussi un procès qui a opposé deux ténors du barreau. Giuseppe écopera finalement d’une peine de cinq ans mais n’en purgera que deux et demi. Il doit justement être libéré d’ici quelques heures en cette fin de mois de mai 2007. Il a déjà prévu de fêter son retour à la vie monégasque au Casino de Monte-Carlo.
C’est non loin de là, à hauteur de l’avenue d’Ostende, tout près du tunnel Larvotto que Giuseppe Pagani fut retrouvé aux petites heures du matin baignant dans son sang.
En effet, quelques heures après que le président Sarkozy soit entré en fonction en France, une personne aurait suivi Giuseppe à sa sortie du Casino puis aurait attendu qu’il soit seul tout près de sa voiture pour lui porter un coup violent à hauteur d’une cuisse droite meurtrie par un ancienne blessure. L’arme utilisé semble être un club de golf d’après les enquêteurs. Une fois à genou, l’agresseur lui a alors frappé le crâne a de nombreuses reprises avant de le laisser quasi-mort a côté d’une Lamborghini en flamme.
En effet, quelques heures après que le président Sarkozy soit entré en fonction en France, une personne aurait suivi Giuseppe à sa sortie du Casino puis aurait attendu qu’il soit seul tout près de sa voiture pour lui porter un coup violent à hauteur d’une cuisse droite meurtrie par un ancienne blessure. L’arme utilisé semble être un club de golf d’après les enquêteurs. Une fois à genou, l’agresseur lui a alors frappé le crâne a de nombreuses reprises avant de le laisser quasi-mort a côté d’une Lamborghini en flamme.
Environ une heure plus tard, un jet privé affrété par la société de Paolo Giordana quittait l’aéroport de Nice, transportant à son bord deux étudiantes, parties poursuivre leurs cursus universitaire à Boston aux Etats-Unis. Il s’agit de Giovanella d’Amato et d’une certaine Jana Lorenzi, jusque-là inconnue à Monaco.
Lorenzo est retourné chez lui après de longs mois mais les dommages cérébraux sont irréversibles. Son père a fait vivre sa mémoire en créant une fondation : la fondation Lorenzo Giordano pour les accidentés de la route. Elle vient en aide aux victimes de la route et à leurs familles pour la prise en charge des frais de santé souvent très lourds mais aussi pour les démarches juridiques. Paolo a pu continuer sur le soutien de son épouse Monica, son frère Pietru mais aussi de sa fille Elsa (actuellement en faculté de droit). Il bénéficie aussi des formidables capacités de négociation de sa nouvelle directrice générale qui arrive de l’avionneur Alitalia : Jana Lorenzi.
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Commentaires ()
Merci pour ce beau récit.
Tellement beau et triste
Très très émouvant
J’en pleure
Quelle belle histoire
Elle finit mal mais tellement belle
Merci merci à l’auteur de cette magnifique histoire
Triste mais tellement bien écrite