Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Au service — Chapitre 16 · L’Amour avec un grand A - partie 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Autrice
Au service
Chapitre 16 · L’Amour avec un grand A - partie 1
Après trois semaines de repos au gynécée, je repartait en mission. J'avais passé trois semaines chastes, sans même un échange de caresses avec Mia ; Cette dernière, trop épuisée par sa dernière mission, avait passé son temps à dormir ou à se faire masser pour éliminer les tensions accumulées.
La limousine noire s'arrêta dans un crissement de gravier fin. Je clignai des yeux, aveuglée par la lumière réfléchie par l'immense baie vitrée qui constituait la façade de la maison. L'océan s'étendait à perte de vue, un bleu profond et paisible qui contrastait violemment avec le chaos sensoriel que j'avais connu ces derniers mois.
Le manoir de Gaspard et d'Élodie appartenait à un autre monde. Un monde de pierre, d'ombre et de désirs codifiés. Ici, tout était lumière, lignes épurées, et un silence troublant seulement rompu par le ressac.
La portière s'ouvrit. Un homme immense se tenait là, bloquant presque le soleil. Marco. Le garde du corps. Il devait faire au moins un mètre quatre-vingt-dix, ses épaules semblant remplir tout l'encadrement de la porte. Il avait des cheveux bruns coupés court, un visage aux traits durs, taillés à la serpe, et des yeux noirs qui me dévisagèrent sans la moindre chaleur. Il ne dit rien. Un simple geste de la main m'invita à sortir.
Je m'extirpai de la voiture, mon sac à dos léger à la main. La clé en argent, pendue à mon cou, tinta doucement contre le creux de mes seins. Je portais un simple chemisier blanc et un jean, mes vêtements les plus « normaux ». Pourtant, je me sentais nue. Exposée. Comme si la maison de verre pouvait voir à travers moi, lire sur ma peau l'histoire des trois dernières semaines.
- Chloé ? Bienvenue !
La voix était chaude, ensoleillée, et venait de l'entrée. Une femme apparut, essuyant ses mains sur un tablier. Sofia, la cuisinière. Elle avait un visage ouvert et rieur, des yeux noisette pétillants, et une chevelure brune épaisse nouée en un chignon désordonné. Son physique était… impressionnant. Athlétique, avec des épaules larges et une poitrine si généreuse qu'elle semblait défier les lois de la physique sous son t-shirt simple. Elle dégageait une énergie immédiate, rassurante.
- Je suis Sofia. Entre, entre, ne reste pas plantée là ! Lorenzo est en conférence téléphonique, il descendra dans un moment. Marco, tu peux ranger la voiture et apporter le sac de la demoiselle dans la chambre bleue, s'il te plaît ?
Marco hocha la tête, toujours silencieux, et prit mon sac des mains de Sofia avec une délicatesse surprenante pour un homme de sa taille. Il s'éloigna, ses pas lourds écrasant le gravier.
- Ne fais pas attention à lui, souffla Sofia en me prenant par le bras pour me guider à l'intérieur. C'est un ours, mais un ours gentil. Enfin, gentil… c'est un grand mot. Disons qu'il est prévisible. Viens, je vais te montrer ta chambre.
L'intérieur de la maison était à couper le souffle. Décor minimaliste, bois clair, pierre naturelle, et cette vue, partout, sur l'océan. L'espace était ouvert, aéré. Rien à voir avec les couloirs sombres et les pièces secrètes du manoir. Ici, tout était visible. Transparent. L'idée me fit frissonner.
- Voilà, annonça Sofia en ouvrant la porte d'une chambre spacieuse aux murs d'un bleu lavande pâle. Salle de bain là, terrasse privée ici. Tu as tout ce qu'il te faut. Lorenzo a insisté pour que tu sois à l'aise.
Je posai mon sac sur le lit king-size.
- Il a insisté ?
Sofia eut un petit sourire en coin.
- Oh oui. Il a été très… précis dans ses instructions. Des draps en coton égyptien, des produits de bain hypoallergéniques, une sélection de livres sur la table de nuit. Pas exactement le standard pour une esclave publique, tu ne trouves pas ?
Son ton était léger, mais la question planait dans l'air, lourde de sous-entendus. C'était exactement ce qui me tourmentait depuis que l'assignation m'était tombée dessus. Une mission de trois mois, la durée maximale. Dans un lieu qui ressemblait plus à une villa de rêve qu'à un lieu de « stage ». Pourquoi moi ? Pourquoi ici ?
- Je… je ne sais pas quoi en penser, avouai-je, regardant par la baie vitrée les vagues venir mourir sur la plage de sable fin.
Sofia s'approcha et posa une main réconfortante sur mon épaule. Sa paume était large, chaude.
- Écoute. Je ne sais pas ce que tu as vécu avant. Mais Lorenzo… c'est un homme bien. Compliqué, secret, mais bien. Il ne te fera pas de mal. Elle eut un petit rire. Enfin, pas le genre de mal auquel tu t'attends, j'imagine. Repose-toi. Il viendra te voir plus tard.
Elle partit, me laissant dans le silence de la chambre. Je déboutonnai mon chemisier, le laissant tomber sur le sol. Devant le miroir de la salle de bain, je me regardai. Mon reflet me renvoyait l'image d'une jeune femme aux traits encore enfantins, mais avec des yeux qui avaient trop vu.
Et mes seins. Lourds, ronds, fermes. Les mamelons, rosés et sensibles, pointaient déjà contre le tissu fin de mon soutien-gorge. Ils réclamaient déjà. Une tension familière commençait à couver dans mon bas-ventre. Trois semaines. Trois semaines sans contact, sans douleur, sans soumission. Mon corps, habitué à un régime constant de sensations extrêmes, était en manque. Un manque sourd, tenace, qui se rappelait à moi par des élancements inopinés, des rêves humides, une irritabilité croissante.
Et mes seins. Lourds, ronds, fermes. Les mamelons, rosés et sensibles, pointaient déjà contre le tissu fin de mon soutien-gorge. Ils réclamaient déjà. Une tension familière commençait à couver dans mon bas-ventre. Trois semaines. Trois semaines sans contact, sans douleur, sans soumission. Mon corps, habitué à un régime constant de sensations extrêmes, était en manque. Un manque sourd, tenace, qui se rappelait à moi par des élancements inopinés, des rêves humides, une irritabilité croissante.
Le soir même, je rencontrai Lorenzo.
Il descendit l'escalier en colimaçon qui reliait l'étage à l'immense salon, et le temps sembla s'arrêter une seconde. Il était… magnifique. Grand, élancé mais musclé, vêtu d'un pantalon de lin blanc et d'une chemise bleu pâle ouverte sur son cou. Ses cheveux blonds, mi-longs, étaient légèrement ébouriffés par le vent de la mer. Ses yeux verts, d'une clarté perçante, se posèrent sur moi et un sourire lent, authentique, éclaira son visage.
Il descendit l'escalier en colimaçon qui reliait l'étage à l'immense salon, et le temps sembla s'arrêter une seconde. Il était… magnifique. Grand, élancé mais musclé, vêtu d'un pantalon de lin blanc et d'une chemise bleu pâle ouverte sur son cou. Ses cheveux blonds, mi-longs, étaient légèrement ébouriffés par le vent de la mer. Ses yeux verts, d'une clarté perçante, se posèrent sur moi et un sourire lent, authentique, éclaira son visage.
- Chloé. Enfin.
Sa voix était chaude, veloutée, avec une pointe d'accent italien qui faisait frémir quelque chose au creux de mon ventre. Il s'approcha, mais ne me toucha pas. Il resta à distance respectueuse, me dévisageant avec une intensité qui n'avait rien de prédateur. C'était de la curiosité, de l'admiration même.
- J'ai assisté à ton jugement public, tu sais.
La déclaration me frappa de plein fouet. Je me raidis. Ici venait le piège. Le moment où tout basculerait. Il le vit. Son sourire s'adoucit.
- Non, ne t'inquiète pas. Ce n'est pas une menace. C'est… une confession. J'étais dans l'assistance. Et quand je t'ai vue, là, sur cette estrade, avec cette dignité incroyable malgré tout ce qu'on te faisait… je n'ai pas pu te sortir de ma tête.
Il tourna les talons et se dirigea vers la cuisine ouverte.
- Sofia a préparé un dîner léger. Viens. Parlons. Je veux tout savoir de toi. Pas de l'esclave. De la femme.
Les jours qui suivirent furent un étrange ballet, une douce torture d'un genre nouveau. Lorenzo était un hôte parfait, attentionné, respectueux. Trop respectueux. Il n'y eut aucune avance, aucune main baladeuse, aucun ordre murmuré. Rien.
Il m'emmena en balade le long des falaises, le vent salé fouettant nos visages. Il me parla de son entreprise, de sa passion pour la cybersécurité, de sa solitude dans cette grande maison. Il m'écouta, vraiment ! Il écouta, quand j'évoquai mes études, mes complexes, sans jamais faire allusion à mon statut d'esclave sexuelle. Il me fit visiter des villages de pêcheurs aux ruelles étroites, me faisant goûter des glaces artisanales, riant de mes tentatives maladroites de parler italien.
Un week-end, il m'emmena à Rome. Nous avons visité le Colisée au coucher du soleil, la pierre antique se teintant d'or et de rose. Nous nous sommes promenés dans les jardins de la Villa Borghèse, et il m'a tenu la main. Juste ça. Ses doigts se sont refermés sur les miens, un contact simple, chaleureux, qui m'a fait monter les larmes aux yeux tellement c'était inattendu, tellement normal. Le soir, dîner aux chandelles sur une terrasse avec vue sur les toits de la ville. Son regard dans la pénombre, ses rires, l'intimité qui s'installait, douce, inexorable.
Puis ce furent les Maldives. Trois jours de paradis. Bungalow sur pilotis, eau turquoise, sable blanc. Nous avons fait du snorkeling, nageant au milieu des poissons multicolores. Nous nous sommes allongés côte à côte sur des transats, lisant en silence, nos mains se frôlant parfois. Une complicité se tissait, faite de regards échangés, de silences éloquents, de rires partagés. Mais jamais plus, il n'a jamais cherché mon corps, mes lèvres ni rien qui ne soit déplacé. Seul ses yeux semblaient me crier des mots doux, que sa bouche semblait retenir.
Et pendant tout ce temps, mon corps criait famine.
La frustration devenait une entité palpable en moi. Mes nuits étaient agitées, peuplées de rêves érotiques violents où Gaspard, Oxana, et même Lorenzo se mêlaient en des scénarios torrides et humiliants. Je me réveillais trempée, le sexe palpitant, les seins lourds et douloureux. Le matin, sous la douche, l'eau chaude sur mes mamelons durs comme du marbre était une tentation constante. Mes doigts frôlaient mon ventre, descendaient plus bas… et je me retenais, les poings serrés, me mordant la lèvre jusqu'au sang.
Ce n'était pas l'interdiction qui me retenait. C'était la peur. La peur que si je cédais, si je touchais la partie de moi qui réclamait si fort, tout l'édifice de normalité que Lorenzo construisait s'effondrerait, et que la vraie mission – la mission dure, brutale, humiliante – ne commence enfin.
Ma confusion grandissait à mesure que mes sentiments pour Lorenzo évoluaient. Ce n'était plus juste de l'attirance physique, bien que son corps, sa présence, m'excitent au-delà du supportable. C'était de l'affection. Un sentiment tendre, nouveau, effrayant. Je me surprenais à guetter le son de ses pas, à sourire bêtement quand il entrait dans une pièce, à chercher son regard pour y puiser un peu de cette paix qu'il semblait incarner. Je me demandais ce que ça ferait d'être embrassée par lui. Pas un baiser vorace, possessif, mais un baiser doux, lent, qui parlerait de cette connexion étrange qui nous unissait. Cette pensée me perturbait plus que n'importe quelle fantaisie perverse.
Et puis, il y avait les autres. Les habitants de la maison.
Luca, le jardinier, était un contraste frappant avec Marco. Petit, fin, le visage toujours illuminé d'un sourire timide. Il bavardait avec moi quand je me promenais dans les jardins luxuriants, me parlant des plantes, du climat. Il était doux, avenant. Jusqu'au jour où, cherchant de l'ombre dans une dépendance en pierre où étaient rangés les outils, j'assistai à une scène qui me glaça le sang et enflamma instantanément mon sexe.
C'était par la fenêtre sale, à moitié cachée par un laurier-rose. Marco, le géant taciturne, était là, debout, son pantalon de travail baissé sur ses cuisses puissantes. Devant lui, penché, les mains agrippées à une étagère, Luca. Le petit jardinier avait le jean et le caleçon autour des chevilles. Le contraste entre leurs deux corps était obscène : la masse musclée et sombre de Marco, et la finesse pâle et frêle de Luca.
Marco ne disait rien. Il tenait les hanches de Luca à deux mains, ses doigts s'enfonçant dans la chair blanche. Et il allait et venait, d'un mouvement lent, puissant, implacable. Son sexe, épais et sombre, disparaissait et réapparaissait dans le corps du jardinier avec un bruit de chair humide, un clap-clap régulier et brutal. Luca, le visage tourné vers moi sans me voir, les yeux fermés, la bouche ouverte en un « O » silencieux, recevait chaque poussée avec un frémissement de tout son être. Ce n'était pas tendre. C'était utilitaire, bestial. Une prise de possession totale.
Je restai clouée sur place, le souffle coupé. Ma main se porta à ma bouche pour étouffer… quoi ? Un cri ? Un gémissement ? Une vague de chaleur m'inonda, centrée sur mon sexe qui se contracta violemment, avidement. Je me sentis mouiller à travers ma culotte. Le spectacle était cru, dépourvu de tout fard, et il réveilla en moi une faim si brutale que j'en eus le vertige. Je les regardai jusqu'à ce que Marco, avec un grognement sourd, s'enfonce une dernière fois et reste immobile, ses muscles saillants sous l'effort. Puis il se retira, remonta son pantalon, et sortit sans un regard pour Luca, laissant le jardinier s'effondrer à genoux, tremblant, le visage empreint d'une expression que je connaissais trop bien : un mélange de douleur, de honte et d'extase profonde.
Je m'enfuis, le cœur battant la chamade, retournant à la maison en courant presque. Le soir, à table avec Lorenzo, je ne pouvais m'empêcher de regarder Marco, qui mangeait debout dans un coin de la cuisine, silencieux comme une montagne. Et Luca, qui servait le plat avec son sourire habituel, comme si de rien n'était. La tension en moi montait d'un cran.
Quelques jours plus tard, ce fut pire. Ou mieux. Selon le point de vue.
C'était en fin d'après-midi. Lorenzo était en ville pour une réunion. Errant dans la maison, je m'étais postée sur la terrasse principale, cachée par un rideau de voile, regardant l'océan sans le voir. Mon attention fut attirée par un mouvement en contrebas, près de la piscine naturelle creusée dans la roche.
Les trois étaient là. Marco, de dos, toujours aussi imposant. Luca, à genoux devant lui, le visage enfoui dans son entrejambe, ses épaules secouées par des mouvements que je devinais plutôt que je ne les voyais. Et Sofia. Sofia, debout à côté d'eux, vêtue seulement d'un short et d'un débardeur qui ne cachaient rien de sa silhouette athlétique et de sa poitrine généreuse. Elle regardait la scène, une main passée dans ses cheveux, l'autre… l'autre était glissée dans son short, bougeant lentement.
Puis Marco écarta Luca d'une main, le faisant tomber sur le côté. Il attrapa Sofia par la taille et la tourna, lui faisant plier le torse sur le bord de la piscine. D'un geste vif, il baissa son short et son string. Ses fesses, fermes et musclées, furent exposées au soleil couchant. Marco cracha dans sa main, enduisit son sexe déjà dressé, et sans la moindre préparation, s'enfonça en elle.
Sofia poussa un cri, un son rauque et guttural qui monta jusqu'à moi. Ce n'était pas un cri de douleur, mais de triomphe. Elle se mit à bouger, à reculer sur lui, cherchant son rythme. Pendant ce temps, Luca, à quatre pattes, se glissa entre les jambes de Sofia et commença à la lécher avec une ferveur désespérée.
Sofia poussa un cri, un son rauque et guttural qui monta jusqu'à moi. Ce n'était pas un cri de douleur, mais de triomphe. Elle se mit à bouger, à reculer sur lui, cherchant son rythme. Pendant ce temps, Luca, à quatre pattes, se glissa entre les jambes de Sofia et commença à la lécher avec une ferveur désespérée.
Le spectacle était d'une obscénité magnifique. La puissance brute de Marco, la soumission avide de Luca, et Sofia, au centre, recevant et donnant, gémissant, ordonnant parfois, son corps magnifique offert à leurs bouches et à leurs sexes. C'était une scène de pure luxure, sans fard, sans décorum. Et cela mit le feu à mes entrailles.
Je me serrai les cuisses, sentant la moiteur qui trempait déjà mon slip. Mon souffle s'accéléra. Mes mamelons, écrasés contre le tissu de mon haut, étaient douloureusement durs. J'avais envie de crier. De descendre. De les rejoindre. De prendre la place de Luca, ou celle de Sofia, peu importe. De sentir cette violence, cette possession, cette utilisation qui me définirait à nouveau, qui apaiserait cette faim cannibale qui me rongeait de l'intérieur.
Mais je restai là, clouée, spectatrice. Comme si cette maison de verre m'avait effectivement transformée en un simple objet à regarder, incapable d'agir.
Le soir du vingt-et-unième jour, quelque chose se brisa.
Nous étions sur la terrasse, Lorenzo et moi, après un dîner léger. La nuit était chaude, parfumée par les jasmins. Il portait un pantalon de lin et une chemise ouverte. Moi, une robe d'été légère, en coton, qui flottait autour de mon corps. Nous parlions de tout et de rien, mais le silence entre les mots était devenu élastique, chargé.
Nous étions sur la terrasse, Lorenzo et moi, après un dîner léger. La nuit était chaude, parfumée par les jasmins. Il portait un pantalon de lin et une chemise ouverte. Moi, une robe d'été légère, en coton, qui flottait autour de mon corps. Nous parlions de tout et de rien, mais le silence entre les mots était devenu élastique, chargé.
Il se leva pour prendre une bouteille d'eau sur la table basse. En se retournant, il trébucha légèrement sur le bord du tapis. Pour retrouver son équilibre, il posa une main sur le dossier de mon fauteuil, se penchant au-dessus de moi.
Son visage était à quelques centimètres du mien. Je pouvais voir les petites éclats d'or dans ses yeux verts, la texture de sa peau rasée de près, la courbe sensuelle de sa bouche. Son souffle, chaud, caressa mes lèvres. Il sentait le vin rouge et le citron.
Son visage était à quelques centimètres du mien. Je pouvais voir les petites éclats d'or dans ses yeux verts, la texture de sa peau rasée de près, la courbe sensuelle de sa bouche. Son souffle, chaud, caressa mes lèvres. Il sentait le vin rouge et le citron.
Un silence total s'installa. Le bruit des vagues sembla s'éteindre. Tout mon être se tendit vers lui, une attente douloureuse, brûlante, qui annulait toute pensée. Mon regard tomba sur ses lèvres. Embrasse-moi. S'il te plaît, embrasse-moi maintenant. Fais que cette tension cesse. Fais que je sache.
Il resta ainsi suspendu, ses yeux plongés dans les miens. Je vis une lutte s'y jouer. Le désir, évident, palpable comme une chaleur irradiante. Mais aussi autre chose. De la retenue. Une peur, peut-être.
Il ne bougea pas.
Les secondes s'étirèrent, devenues une éternité de torture exquise. Mon cœur cognait si fort contre mes côtes que je craignais qu'il ne l'entende. Mon corps entier n'était plus qu'une offre muette, une prière charnelle. Finalement, très lentement, il se redressa. Son sourire était tendu, presque triste.
Les secondes s'étirèrent, devenues une éternité de torture exquise. Mon cœur cognait si fort contre mes côtes que je craignais qu'il ne l'entende. Mon corps entier n'était plus qu'une offre muette, une prière charnelle. Finalement, très lentement, il se redressa. Son sourire était tendu, presque triste.
- Il se fait tard, murmura-t-il, sa voix un peu rauque. Tu dois être fatiguée.
Il s'éloigna, laissant derrière lui un vide glacial et une frustration si aiguë qu'elle ressemblait à de la colère. Je restai sur la terrasse, tremblante, les poings serrés sur les accoudoirs du fauteuil. La robe de coton me semblait soudain être un sac, cachant un corps qui n'était plus qu'un amas de nerfs à vif et de désirs inassouvis.
Trois semaines. Trois semaines de gentillesse, de complicité, de tendresse naissante. Et trois semaines supplémentaires de manque abyssal, de frustration qui me rongeait, d'images obscènes qui hantaient mes nuits et mes jours.
J'étais plus perdue que jamais. Éprise d'un homme qui me traitait comme une princesse alors que tout mon être, éduqué, formaté, câblé, réclamait d'être traitée comme sa putain.
Et je ne savais plus du tout de quoi demain serait fait.
Et je ne savais plus du tout de quoi demain serait fait.
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Commentaires ()
Ça détonne clairement des chapitres précédents, offrant une brise douce et fraiche dabs cette histoire jusqu'ici très brut