L’enfer, c’est ici et maintenant !
Chapitre 1 · Il restera de toi ce que tu as donné.(S Weil)
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

L’enfer, c’est ici et maintenant ! — Chapitre 1 · Il restera de toi ce que tu as donné.(S Weil)

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Mibou
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L’enfer, c’est ici et maintenant !

Chapitre 1 · Il restera de toi ce que tu as donné.(S Weil)

Chère lectrice, cher lecteur,
Cette histoire est une fiction et les personnages irréels.
A l'issue de votre lecture, je serais heureux de connaitre votre avis. J'ai laissé volontairement une fin ouverte. Si vous en exprimez le désir, une suite peut être envisagée: réconciliation ? 
Je remercie vivement ceux et celles qui me font l'honneur de m'envoyer des avis ou commentaires, je ne peux que tenter d'améliorer mes écrits.
Bonne lecture
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Lors de la soirée d'anniversaire de mariage de mes beaux-parents (40 ans ensemble, cela se fête), nous avons fait la connaissance d'un couple de notre âge, Aline et Pierre, fille et beau-fils d'une amie chère à ma belle-mère. 
 
Aline est une belle plante brune aux yeux gris foncé et chatoyants. Elle est volubile sans être une sotte à la tête creuse. Elle me donne plutôt l'impression d'être une meneuse sous cet aspect frivole, sachant parfaitement où elle va et ce qu'elle veut. Une poitrine nettement plus menue que celle d'Amandine mais d'un port général très altier. Une taille fine, un nez aquilin, des lèvres pulpeuses soulignent son charme indéniable. 
Certes, elle me plaît, sa compagnie est fort agréable et je suis sensible à son parfum très floral que je reconnais, L'Eau de Kenzo. Mais une telle compagne est plus fatigante qu'une journée de boulot tellement elle déplace de l'air !
 
Pierre est un gaillard à peu près de la même taille que moi, cheveux noirs et un air ténébreux qui doit souvent plaire aux femmes. J'ai le sentiment d'un homme qui ne laissera pas passer une opportunité, ce qui me fait sourire bien que je ne sois pas adepte des échanges.
Les yeux marrons et son teint bronzé apportent une touche séduisante à l'homme qui toutefois me semble manquer de charisme pour être un vrai grand séducteur. 
Comme il parle bien, il parle beau et je constate qu'il a de l'humour en voyant ma dulcinée rire aux éclats de ses bons mots, qualité très appréciée par la gente féminine, je corrige vite mon appréciation : c'est un séducteur. 
Ne dit-on pas que faire rire une femme est déjà la mettre pratiquement dans son lit ?
 
 
Nous avons donc retrouvé ces nouveaux amis dans un restaurant à côté de la Grand Place de Bruxelles, la plus belle place du monde dit-on.
Soirée sympa où l'exubérance d'Aline s'est confrontée à l'humour pince sans rire de son mari Pierre, ce qui a donné lieu à quelques fous rires d'autant que j'y ai mis mon grain de sel.
Nous nous sommes quittés vers 23 heures, chaque couple retournant vers ses pénates. 
Amandine, un peu pompette, me certifie qu'elle a passé une excellente soirée et me fait comprendre qu'elle veut une suite plus coquine. 
-         Julien chéri, prends-moi, fais-moi l'amour, j'en ai très envie.
 
Quand femme veut…
 
Je me suis donc exécuté de très, vraiment de très bonne grâce bien entendu. 
Comme d'habitude, nos ébats sont agrémentés de commentaires intimes plus ou moins grivois « Tu es bonne », « T'imaginer avec un autre m'excite » « Tes petites culottes m'excitent ».
« J'adore t'exciter » « Vas-y, augmente la cadence » « J'aime quand tu me remplis » répond-t-elle.
Bref, que des remarques somme toute pas tellement grivoises, seulement intimes.
 
Couchée à mes côtés, le souffle encore court, elle soupire de bien-être.
-         Chéri, tu as été extra, comme d'habitude. Quel plaisir tu me donnes !
-         Et toi, lui dis-je, toujours aussi fougueuse.
-         Comment trouves-tu Aline ? C'est une belle femme, tout à fait ton genre non ?
-         Je confirme, mais rassure-toi, pas aussi belle ni attirante que toi, un peu étonné de cette remarque incongrue. En plus, toi, je t'aime !
-         Moi aussi, je t'aime chéri. Pierre aussi est un bel homme, comme toi. Il est très séduisant et son humour est décapant. Il m'a fait passer une soirée superbe.
-         Dis donc, il t'a vraiment fait de l'effet ce mec ! Tu en parles avec passion me semble-t-il.
-         Oh, ne te mets pas martel en tête. Il est peut-être séduisant et plein d'humour, mais toi tu ne manques ni de l'un, ni de l'autre. Et puis, je t'aime, pas de concurrence possible ! Allons, dodo maintenant.
 
Enlacés, nous nous sommes endormis le cœur léger plein d'amour pour l'autre.
 
 
XXXXXXXX
 
Deux semaines se sont écoulées et, bizarrement, l'ombre de Pierre hante mon esprit. Ses rires francs, ses yeux chaleureux me poursuivent. Non, je ne suis pas amoureuse, mais il suscite en moi une sorte d'attirance pas vraiment charnelle, plutôt une envie de l'entendre rire.
En outre, il me semble le connaître, sa tête ne m'est pas inconnue.
 
Deux nouvelles semaines passent et Julien et moi faisons régulièrement l'amour. Julien n'arrête pas de me susurrer qu'il est excité par l'idée de me voir coucher avec un autre ! Allons, ce n'est que du fantasme qui augmente notre plaisir, rien de plus, mais cela me gêne.
Même s'il ne me le demande pas explicitement, je sens bien que cela l'excite énormément. Pour le lui avoir expliqué, il sait que je n'ai aucune envie de me donner à un autre dont je ne serais d'ailleurs pas amoureuse. Impossible de faire l'amour à un homme que je n'aimerais pas.
 
Je sais ! J'ai déjà aperçu Pierre à mon travail, une compagnie d'assurance où bossent quelques 550 personnes.
C'est avec plaisir que nous nous sommes reconnus et il m'a invitée à déjeuner dans le petit resto qu'il fréquente chaque pause de midi. Toujours aussi facétieux, il n'arrête pas de me faire rire transformant ainsi notre déjeuner en partie de plaisir simple.
 
 
 
Une idée nait dans mon esprit de plus en plus troublé. Trouver un homme sympa et séduisant, et en accord avec lui, l'allumer un peu juste de quoi rendre mon mari jaloux. De cette manière, son fantasme candauliste sera mis à mal. 
 
Un petit mot à Pierre qui trouve l'idée amusante et, le soir même, c'est peut-être un peu audacieux car Pierre m'a déjà fait quelques avances que j'ai très rapidement  réprimées.
Je prends sur moi de contacter Aline et de les inviter samedi prochain à venir passer une soirée à la maison
-         Ma chérie, cela vous dirait une petite soirée à nous quatre vendredi ?
-         …..
-         Je nous préparerai un petit dîner léger, cela vous va ?
-         ……
-         Et bien d'accord dit-elle satisfaite. A samedi 19H30 !
-         Tu ne penses pas à m'en parler me dit Julien, furieux.
-         Cela ne te plait pas ?
-         Ce n'est pas la question ! Je suis qui moi ? Tu ne sais même pas si j'ai un engagement !
-         Tu ne m'as rien dit de tel. Si j'avais été informé, cela ne serait pas arrivé, rugit-elle sans rire !
-         N'inverse pas les rôles ! Tu es gonflée !
-         Ecoute, rien ne t'empêche de ne pas rester si cela te dérange à ce point.
-         Tu t'entends là ? Tu dépasses les bornes ! C'est quoi l'envie ? Ce mec ?
-         C'est toi qui dépasse les bornes ! N'importe quoi ! Toujours du cul, vous êtes fatigant à la fin. Chaque fois que je veux quelque chose, il y a toujours un empêchement !
Nous nous regardons, les yeux dans les yeux, question d'évaluer la colère de l'autre.
Puis, le soufflé retombe.
-         Tu ne veux pas ? minaude-t-elle avec son sourire ravageur.
Et bien sûr, je me suis laissé faire.
-         OK c'est bon pour…
-         Parfait mon petit chéri. Tu vois, inutile de faire le méchant ! Je t'aime dit-elle en me lançant un baiser avant d'aller s'occuper du repas.
Quelle est l'andouille qui nous qualifie de sexe fort ? 
 
XXXXXXXX
 
Tout est prêt, une dernière touche avant l'arrivée de nos invités. 
Sortie de sa douche, Amandine ceint une serviette cachant ses magnifiques seins et me demande
-         Chéri, tu permets que je ne mette pas de soutien-gorge ? Il fait tellement chaud !
-         Pas de problème, ma chérie, mais fais attention à rester décente tout de même, je ne veux pas d'émeute !
-         Tu exagères mon cœur dis-je en rigolant.
Elle enfile un string blanc, une jupe large mais courte et un débardeur laissant apparaître son ventre plat mais aussi très échancré sur les côtés.
-         Dis donc, ne te penche pas trop, ton débardeur donne un spectacle très érotique !
-         Oh la la !  visiblement, cela te choque !
-         Un peu, je ne voudrais pas laisser croire à nos invités à une invitation coquine, surtout Pierre. 
-         Pourquoi ?
-         J'ai déjà bien vu ses yeux dévorant tes seins et ton corps. C'est évident, il kiffe sur toi et je souhaite passer une bonne soirée, m'amuser, pas tenter le diable. S'il te plaît change moi ce débardeur ! dis-je un peu courroucé.
-         Pfff…
De mauvaise grâce, Amandine retire son débardeur et j'aperçois ses magnifiques seins nus et appétissants. J'avance la main.
-         Bas les pattes jaloux que tu es !
Et elle enfile un T-shirt plus couvrant. 
 
 
Amandine est une belle rousse de 1,70 cm, de taille fine, élancée, pourvue d'une poitrine magnifique (90 C à ce qu'elle me dit) et d'yeux enjôleurs. Je n'ai aucune envie de la voir se faire draguer même si parfois, le regard d'autres hommes me rend fier.
Joyeuse et très ouverte vers les autres, elle aime les rencontres, et ce côté extraverti laisse parfois croire à certains qu'elle est open. Elle sait que cela attise ma jalousie, mais j'aime ce jeu.
Toutefois, pas question d'aller trop loin, je ne suis pas partageur et elle le sait.
Il est vrai qu'après avoir bien joué, nous nous retrouvons toujours très, mais très chaudement !
 
Pour ma part, je suis plutôt athlétique, maintenant ma forme par la pratique régulière du jiu-jitsu, un sport de combat certes mais entouré d'une spiritualité bien japonaise emplie de respect de l'autre.
1,80 sous la toise, j'ai les yeux gris clair, les cheveux châtains, la mâchoire carrée mais une démarche féline. D'une carrure imposante, je suis le romantique de notre couple.
 
-         J'espère que tout se passera bien et qu'ils apprécieront cette petite soirée se demande Amandine.
-         Sois en certaine, je connais la chaleur de ton accueil et tes talents culinaires, et ils en redemanderont !
Un sourire et elle m'enlace.
-         Je t'aime tu sais, pas rancunière pour le débardeur.
-         Je sais dis-je malicieusement avant de l'embrasser amoureusement, caressant subrepticement ses rondeurs.
-         Pas touche t'ai-je dit ! Tu es puni dit-elle en lançant un rire cristallin.
 
 
 
La sonnette retentit et Amandine se précipite pour ouvrir la porte à nos invités.
 Elle les accueille à bras ouverts.
-         Soyez les bienvenus chez nous dit Amandine joyeusement.
-         Merci rétorque Aline en lui fourrant un magnifique bouquet de fleurs entre les mains.
Elles tombent dans les bras l'une de l'autre comme de vieilles amies, avec sourire et chaleur. Amandine est vraiment exubérante et très accueillante.
Je salue Pierre d'une poignée de main virile accompagnée d'un sourire bienveillant. 
-         Voici pour égayer notre soirée me dit-il le sourire aux lèvres, en me remettant une bouteille de champagne.
-         Waouh ! Merci, c'est très sympa.
-         C'est encore mieux de la placer au frigo, nous le dégusterons plus tard dit-il goguenard.
-         Bien sûr.
Pendant que ma belle place les fleurs dans un vase, j'observe les arrivants d'un œil inquisiteur. 
 
Pierre est vêtu d'un pantalon de toile crème et d'un polo bordeaux signé Lacoste. Classe.
Je sais que ma femme le trouve plutôt attirant, elle me l'a déjà dit mais s'il lui arrivait d'avoir un geste déplacé, elle aura vite fait de le remettre à sa place, j'en suis convaincu. Elle est fidèle et ne joue pas dans ce genre de pièce.
 
Aline porte une jupe noire s'arrêtant au-dessus des genoux, soulignant des cuisses fermes et des jambes bien galbées. Un chemisier jaune très pâle, où l'on peut percevoir en l'absence de soutien-gorge ses seins et ses mamelons, complète la tenue. 
Volubile, elle ne manque pas de charme et est très sexy, voire charmeuse.
Ils forment vraiment un couple sympa et bien assortis, la soirée promet d'être très agréable.
 
Nous installons nos hôtes dans le salon et nous retrouvons quelques instants dans la cuisine. Pendant que j'ouvre la bouteille de champagne, Amandine rassemble les en-cas et va les déposer sur la table de notre salle à manger.
 
Aline me rejoint à la cuisine
-         Puis-je donner un coup de main ?
-         Prends donc la bouteille de champagne, je m'occupe des verres
Et la voilà, bouteille à la main, de retour au salon, criant son enthousiasme
-         La fête peut commencer crie-t-elle dans une frénésie débordante.
Les rires fusent, les blagues se succèdent, les coupes aussi. La musique retentit, entrainante.
Pierre tourne autour d'Amandine. Tout est bon pour la toucher subrepticement, la frôler, lui mettre la main dans le dos. Non, mon vieux : elle n'a pas de soutien-gorge. Inutile de t'appesantir de cette manière.
Il m'énerve de plus en plus ce mec.
Heureusement, Amandine, fine mouche, comprend ma nervosité et a la bonne idée de faire visionner nos photos de vacances en Egypte.
Elles sont vraiment belles, les temples magnifiques, le Nil et ses villages le bordant dégagent une grande sérénité. 
Et puis, ô surprise, apparaissent les photos d'Amandine en bikini très mini, au bord de la piscine de notre superbe hôtel. 
Bien entendu, Pierre ne se prive pas de commentaires graveleux et se confond en compliments tandis qu'Aline applaudit le spectacle.
 
Je cache mon courroux et file à la cuisine où me retrouve Amandine pour y recharger opportunément les plats et quérir une nouvelle bouteille de champagne.
-         Tout de même, ces photos ! Tu aimes vraiment cette exhibition ?
-         Pfff….  rien d'extraordinaire. Je suis en bikini au bord d'une piscine. Quel est le problème ?
-         Je décèle plus que de la lubricité chez Pierre et ton petit jeu ne fait qu'attiser les envies de cet olibrius. Et Aline n'est d'ailleurs pas en reste !
-         Ils sont très différents de nous, effectivement.
-         C'est cela qui fait le piment de la vie lui dis-je, mais attention. Ils ne manquent pas d'audace ! Et les commentaires du Don Juan sur toi sont déplacés.
-         Mais non, il rigole bien sûr. Quel humour ce Pierre ! Et Aline ne manque pas d'entregent, impossible de la louper !
-         Ecoute mon amour, tout cela est sans doute amusant, et je ne doute pas que tu te régales. Mais prends garde, je ne le sens pas ce mec ! Il a un côté très licencieux.
-         Petit jaloux ! me dit-elle.
Et dans un rire cristallin, Amandine file au salon rejoindre nos invités.
 
Mon stratagème marche bien, mon mari est jaloux se dit-elle. Il faut bien sûr calmer Pierre qui en fait un peu trop même si cela reste correct. J'espère que Julien comprendra que son fantasme ne peut se réaliser, trop exclusif que pour me voir entre d'autres bras.
 
 
JULIEN
 
La soirée continue, de plus en plus délirante. Nous en sommes à la troisième bouteille et Amandine me surprend, elle est très tactile avec Pierre, cela ne lui ressemble pas. Il faut dire qu'elle a pas mal picolé, que l'ambiance est vraiment très joyeuse et l'alcool désinhibe leurs adeptes.
-         Sais-tu Julien que Pierre et Amandine travaillent dans la même société ? me dit Aline.
-         Ah bon ?  Tu ne m'en as rien dit ma chérie, me tournant vers Amandine.
-         Ecoute, il y a environ 550 personnes qui travaillent dans cette entreprise me dit-elle. Je ne connais pas tout le monde ! 
-         Mais Pierre, tu le connais n'est-ce pas ?
Amandine m'enlace et me glisse à l'oreille
-         Je le connais pour l'avoir retrouvé à la boîte, mais sans plus.
-         Pourtant, à voir comment tu te comportes avec lui…
-         Oh, mon petit mari jaloux. Ne t'inquiète pas, si je devais te faire le compte rendu de tous les mecs que je côtoie au boulot, la soirée n'y suffirait pas.
-         J'espère que ce ne sont pas des désirs inavoués derrière ces manières étonnantes dis-je un peu énervé. Tu es libre, bien sûr. Mais tu assumeras les conséquences de tes actes !
-         Pfff…n'importe quoi ! Calme toi et fais-moi confiance.
D'un ton dur j'interroge Pierre.
-         Tu savais ?
-         Ben oui me dit-il les yeux un peu fuyants. Il n'y a là rien d'extraordinaire tout de même.
-         Quelle importance intervient Aline. Amusons-nous. Si nous faisions un petit jeu ?
-         Excellente idée réplique Amandine, commençant à percevoir une difficulté.
-         Je propose que chacun tire une carte. La plus faible a un gage.
Cris de joie des femmes, approbation sonore de Pierre, grognement suspicieux de ma part. Je suis méfiant, j'ai peur d'un dérapage. Ces hôtes me semblent très « ouverts ».
-         Quel genre de gage dis-je soupçonneux ?
-         Ne t'inquiète donc pas Julien, tout va bien se passer me dit Aline. Ce ne sont que des jeux, rien de plus.
 
Tout le monde tire une carte.
J'ai un as de cœur, Pierre tire le valet de pique et Amandine le dix de carreau.
Avec un certain sens du suspense, Aline retourne sa carte et nous montre un six de cœur.
 
Tout le monde crie, propose un gage, allant du plus fou au plus insolite. Finalement, Pierre annonce très suavement :
-         Aline, ma chérie, tu dois exécuter une danse du ventre !
-         Pas de problème mon cœur. Vous allez être ravis…
Une musique de circonstance est lancée et elle commence à se mouvoir avec des gestes de plus en plus lascifs, les bras moulinent l'air, puis descendent le long du corps. Les mains suivent la courbe des hanches, elle finit par se caresser subrepticement les seins avec un érotisme qui nous subjuguent tous. 
Nos yeux sont des braises, elle est envoûtante.
Subtilement, elle ouvre deux boutons de son chemisier dévoilant ainsi un aperçu du galbe de ses seins qui, avec le mouvement se balancent au gré de ses contorsions.
Torride.
Amandine se rapproche de moi et me susurre
-         Elle est douée n'est-ce pas ?
-         Oui, en effet dis-je en savourant le spectacle de ce corps magnifique se balançant au son de cette musique sensuelle.
-         Tu aimes ?
-         Je serais difficile.
-         Je la rejoins…
Avant que je ne puisse la retenir, elle se place à côté de la danseuse et se met en mouvement. 
Je suis surpris et tétanisé de son audace.
Elle met beaucoup de cœur à l'ouvrage et je découvre ma femme, torride, d'un érotisme que mon corps apprécie. Ses seins ballottent au rythme de son déhanchement. Heureusement, elle n'a pas de chemisier sinon, le pire serait à craindre…
Décidément, elle m'étonne.
Je suis fasciné par la sensualité qu'elle dégage. Ses mains caressent tout son corps, ses hanches, ses fesses si fermes que j'adore, et puis ses seins si beaux, si ronds.
 
L'érotisme déborde de leurs corps sublimés par les mouvements sensuels des mains et des doigts.
Elles se frôlent, se touchent par le dos, se frottent comme deux serpents qui se lovent l'un à l'autre, les mains caressant le corps de l'autre.
Je déglutis, je suis complètement envoûté par ce spectacle inattendu.
A côté de moi, Pierre n'en rate pas une miette et reste bouche bée, il a les yeux exorbités devant un tel spectacle. Il exhale de désir.
Pour Aline ou pour ma femme ? Sans doute pour les deux.
 
La musique s'arrête et la danse également. Les maris applaudissent, sous le charme.
Amandine vient m'embrasser
-         Tu as aimé mon amour ?
-         Tu as été magnifique ! Quel spectacle érotique ! C'est la première fois que tu me fais cela dis-je subjugué.
-         Je peux encore t'étonner non ? Cela m'a donné soif. Encore un peu de champagne ?
-         Tu l'as bien mérité !
 
Tout en buvant une nouvelle coupe, les quatre se regardent, l'ambiance change. 
D'amis, nous devenons des complices silencieux par ce partage d'érotisme inattendu.
Amandine lance une musique douce et me regarde, une invitation à danser.
Je n'ai pas le temps de m'approcher d'elle que Pierre l'entraine sur la piste improvisée. 
Un peu surprise, elle me voit, hausse les épaules pour me signifier son impuissance.
 
Ils se mettent à danser en riant et tanguant d'un côté à l'autre.
Je les observe, une coupe à la main. Je sens l'atmosphère s'alourdir de désirs inavoués mais de plus en plus présents et que chacun a pu ressentir devant la démonstration excitante des femmes.
Il la serre de plus en plus pour finir par se coller à elle, sans réaction de sa part.
Je regarde son visage. Elle ferme les yeux appréciant le moment. 
J'enrage mais ne bouge pas, je ne veux pas faire d'esclandre. 
 
Elle quitte ce corps à corps un instant pour tamiser les lumières. Son regard de plus en plus vitreux croise le mien où elle peut lire une interrogation en même temps qu'une crainte.
Elle me sourit, m'envoie un baiser silencieux et reprend sa danse très sensuelle.
A présent, les mains de Pierre caressent le dos, les hanches. Elle est pendue à son cou, la tête blottie contre le menton. Son corps suit celui de son partenaire en un mouvement harmonieux, lent et lascif.
Je suis prêt à exploser, mais Aline vient près de moi, le chemisier toujours très ouvert.
-         Tout va bien Julien ? Tu as l'air pensif.
-         J'espère qu'elle ne part pas vers une situation sans retour possible, qu'elle ne se laisse aller vers une nuit débridée dis-je d'un ton ulcéré.
-         Fais lui confiance, Julien. Laisse-toi aller et profite de cette fête, danse avec moi.
-         Tu sais, quand la pâte est sortie du tube de dentifrice, il n'est plus possible de la réintroduire. On ne peut que consommer.
-         Sois cool, Julien, tout cela n'est qu'un jeu. Jouons-y aussi. Viens.
Heureusement, la musique s'arrête, le couple se désunit. Amandine revient vers moi, un grand sourire satisfait aux lèvres.
-         Il danse bien.
-         J'ai vu. Manifestement, il n'y a pas que la danse qui te plaise. Tu as senti son engin ?
-         Il a le bon tempo et la souplesse pour emmener sa partenaire vers des sensations douces me dit-elle sans relever mon sarcasme ni répondre à ma provocation.
-         Excuse-moi ma chérie, mais tu fais fort tout de même. Tu vas à la catastrophe !
-         Un peu de sensualité n'a jamais tué personne, détends toi. Tu sais que je t'aime ?
-         Je l'espère, je le crois, oui. Embrasse-moi, dis-moi que je suis le seul.
Amandine m'enlace, me caresse le visage et me colle un baiser fougueux. Je réponds à cet élan et serre fort mon épouse tout en lui caressant les fesses.
Pierre nous observe, j'espère que ce Don Juan de pacotille aura compris.
 
Rassuré, mais étonné, je n'ai jamais vu mon épouse si charnelle dans son comportement. A vrai dire, j'en suis troublé et, je ne le lui ai pas dit, cela m'échauffe les sens.
 
-         Allons, amusons-nous crie Aline, levant une coupe en guise de santé. 
Et les rires (un peu crispés dans mon chef) et les boissons se mettent à nouveau à couler à flot.
 
Les regards s'échangent entre les protagonistes levant leur verre. L'alcool ingurgité rend les perceptions floues, l'incertitude des sens et surtout une sorte de lubricité s'installent. 
Comme les coupes, les yeux se vident, et les mains tâtent.
 
La musique reprend, plus suave encore, plus sensuelle.
Aline s'empresse de m'inviter à danser alors qu'à côté, Amandine se retourne vers Pierre.
J'accroche un instant son regard, mes yeux lui transmettent un message muet de dépit, une avertissement douloureux.
Les yeux vitreux, un sourire fugace, elle me lance à nouveau un bisou silencieux. Où va-t-elle s'arrêter ?
 
A nouveau, elle s'accroche langoureusement à son cou, ferme les yeux, se love comme une chatte contre son torse. Il lui parle à l'oreille, suffisamment fort pour que je l'entende.
-         Laisse tes désirs se manifester lui susurre-t-il.
-         Et si nos désirs étaient très différents questionne-t-elle, d'une voix un peu pâteuse.
-         C'est précisément ce plaisir qui doit nous guider.
-         Jusqu'à mettre à mal des vies amoureuses ?
-         Laisse la vie se dérouler, Julien comprendra.
Et de reposer la tête sur le torse de son cavalier, plus serrée et avec plus de ferveur encore, un sourire polisson aux lèvres, les yeux fermés concentrés sur ses sensations.
Cette fois, je veux intervenir. Aline me retient par la taille et m'interpelle, déçue de mon désintérêt pour elle.
-         Tu sembles distrait me dit-elle d'une voix douce et sensuelle. Je suis là, tu m'oublies. Je ne te plais pas ? Sens mon corps comme il est chaud !
-         Tu es très jolie et ton corps est magnifique je te l'accorde. Mais j'ai ce qu'il me faut chez moi, comme tu peux voir. Et ton mari semble vouloir en profiter dis- je avec dépit.
-         Ce n'est qu'une fête, Julien, jouissons du moment, la vie est trop courte pour ne pas la goûter pleinement.
-         J'espère que cela le restera, une fête, mais j'ai de plus en plus de doutes.
-         Viens, laisse-toi aller, profite et dansons dit-elle me caressant la joue.
Elle se colle à moi, se frotte langoureusement espérant sans doute éveiller mon désir.
Mais je suis plus intéressé par l'autre couple que par ma tentatrice.
 
Un peu éloignés de nous, je vois Pierre se pencher sur Amandine, il lui parle à l'oreille, elle sourit, leurs lèvres sont de plus en plus proches. 
D'une main, il lui caresse les épaules, descend le long de l'échine pour s'arrêter sur ses fesses. 
Il les malaxe, et ne peut que tâter leur fermeté. 
L'autre main remonte et prend un sein qu'il pétrit doucement, elle n'a pas de soutien-gorge. Il le sait et en profite pour passer la main sous le T-shirt et chercher le téton pour le titiller.
 
Elle ne dit rien, semble même apprécier la caresse.
J'enrage. Je bous de colère mais, toujours tenu par Aline, je ne peux intervenir. Qu'est-ce qu'elle me fait là ? Jusqu'où va-t-elle accepter le jeu ? 
Elle louvoie sur lui, se frotte voluptueusement. Son bas-ventre donne de petits coups sur celui de son cavalier qui répond.
Enfin, leurs lèvres se touchent d'abord furtivement, puis se soudent dans un baiser léger, puis ardent.
 
Je suis consterné, incapable d'agir, de m'interposer, cloué par l'incompréhension.
Aline me sent crispé, figé, perçoit ma douleur et voit les larmes qui me mouillent les yeux.
Elle me serre, m'attire plus fort contre elle.
-         Des désirs apparaissent, Julien, se font oppressants. Laisse les vivre cette aventure sans lendemain.
-         Je lui ai dit que je voulais que l'on s'amuse, que la fête soit belle mais que je ne voulais pas d'une nuit débridée.
-         Tu n'es pas jaloux tout de même ?
-         Non, non dis-je d'un ton qui veut dire le contraire.
Parce que je le suis. Même beaucoup. Mon cœur saigne, l'atmosphère qui se veut voluptueuse devient lourde, chargée de sexualité. Je suis oppressé, malheureux, impuissant, totalement statufié.
 Des picotements de peur et de colère me traversent le corps.
 
Cette fois, ce sont des chuchotements entre deux baisers qui se font entendre. Des gloussements, des soupirs tendres.
L'attirance des deux corps est de plus en plus forte et soudain, Amandine entraine son futur amant vers notre chambre.
Mon cœur s'arrête de battre, la nausée m'envahit l'esprit. Je suis paralysé, ne réfléchis plus, bouillonne de chagrin mêlé de tristesse. J'ai perdu, ma femme s'envole. Quelle blague, dire que mon fantasme est de la voir dans les bras d'un autre, je suis servi. Quelle bêtise !
Aline me sort de ma torpeur, me parle.
-         Julien, il se passe quelque chose de fort entre eux.
-         Quelque chose de fort ?!!! dis-je la voix brisée et la larme à l'œil, jugulant ma fureur.
-         Julien, l'attirance est forte et l'on n'y peut rien. Ne t'en fais pas, ce n'est qu'une nuit et demain elle reviendra vers toi plus proche, plus aimante que jamais.
Des gémissements proviennent à présent de notre chambre.
-         Tu dis cela bien gentiment Aline. Je comprends maintenant que vous pratiquez l'amour libre dis-je d'une voix furieuse.
-         Ce n'est pas de l'amour Julien. Juste un jeu unique et sans lendemain.
-         Tu en parles à l'aise, Aline, ma femme se fait baiser par un autre homme. Ce qui devait être une rencontre amicale se transforme en un cocufiage en règle avec le soutien et l'acceptation de la femme du cocufieur. 
A présent des cris de plaisir se font entendre, mon Amandine jouit sous le joug d'un autre.
-         Tu dis sans lendemain Aline ? Bien au contraire, le lendemain sera dur, elle reviendra à la réalité. Les regrets seront alors éternels. Soyez maudits toi et ton mari.
Les cris de jouissance d'Amandine s'intensifient pendant que l'homme fait lui aussi entendre des rugissements de mâle en rut.
-         Tu n'es pas naïf Julien, et tu as bien compris qu'ils se connaissent depuis plusieurs mois maintenant.
-         Ils étaient déjà amants lorsque vous être arrivés ici ? Mon ton dur laissant paraître une colère que je ne contiens qu'avec beaucoup de difficultés.
-         Non, pas du tout. Pierre avait envie de ta femme depuis des semaines, il me l'a confié.
-         Et vous avez tout planifié ? 
-         Oui, je dois être honnête.
-         Tu parles d'honnêteté alors que ma femme et vous deux m'avez bien mené en bateau !
-         Elle voulait seulement renforcer notre lien d'amitié.
-       Tu appelles cela un lien d'amitié ? Vous arrangez pour la sauter ! Et toi, tu espères me faire participer ? C'était cela le deal entre vous : ton mari baise ma femme pendant que toi tu es censée me séduire et m'inciter à accepter l'impensable !
-         Ne sois pas sardonique et pense que ta femme va connaitre quelque chose d'inconnu, un nouvel horizon dont tu seras le grand bénéficiaire.
-         Quelle perversité !
-         Allons, tu devrais être heureux pour elle, c'est une grande preuve d'amour que tu lui accordes. 
-         Je ne peux pas partager cette conception, et jusqu'à aujourd'hui, je croyais qu'elle ne la partageait pas non plus. Je me suis donc trompé en même temps qu'elle me trompe.
-         Et moi, je ne te plais pas ? Toi, tu me plais et je voudrais te faire connaitre, à toi aussi, d'autres rivages. Détends toi, laisse toi faire et profite !
-         Tu es donc une monnaie d'échange ? dis-je avec amertume.
-         Non, absolument pas.
-         Amandine est au courant de votre petit arrangement ?
-       Non, il n'y a pas d'arrangement de cet ordre. Elle a seulement accepté d'organiser cette soirée. Elle a toujours refusé toutes les avances de Pierre car elle ne voulait pas d'aventure.
-      Si j'en crois les bruits qui transpercent la musique, sa fidélité relève du passé. Tout cela a été préparé dis-je amèrement, et tu ne me convaincras pas qu'il n'y avait aucun piège et qu'elle l'ignorait. Et moi, comme un con, je n'ai rien vu venir.
-         Ne le prends pas comme cela, je te l'ai expliqué : il n'y a pas de lendemain, elle reviendra plus amoureuse que jamais.
-        Tu ne m'as pas compris Aline, notre couple est fini, grâce à vous !
 
Amandine revient de la chambre, les cheveux ébouriffés, seulement vêtue de son T-shirt remis à la hâte. 
L'euphorie est passée, la passion est retombée, la réalité revient au grand galop et me voyant, la crainte s'installe dans ses yeux.
-         Julien, je ne comprends pas ce qui s'est passé. Quelque chose à laquelle je ne m'attendais pas.
Je la regarde, les yeux tristes, embués. 
Elle tente de trouver les mots, constate mon désarroi mais rien ne sort.
 
Silence. Pesant, lourd, chargé de reproches, de peines, de peur.
 
Elle prend vraiment conscience du désastre.
-         Julien, je…
-         Tu ne t'y attendais pas ? A tout le moins, tu l'espérais. Je t'avais pourtant bien dit que je ne voulais pas d'une nuit débridée.
-      Je ne m'explique pas ce qui s'est passé. Pierre m'a fait découvrir des émotions inconnues, il m'a fait ressentir des choses que je ne peux expliquer, des sensations que je n'ai jamais ressenties.
-      C'est une trahison Amandine, ni plus ni moins. Un adultère, que tu as accepté, recherché, voulu. Tu as aimé et, malheureusement, maintenant tu recommenceras.
-        Non, ne dis pas cela mon amour. J'ai été dépassée, excuse-moi.
-       Le piège que vous avez mis en place avec tes acolytes est abject. Tout cela chez nous, dans notre lit ! Et, tu croyais vraiment que j'étais capable de baiser une femme que je n'aime pas ?
-         Non, non il n'y a pas eu de piège, tu dois me croire. J'ai été submergée par les émotions, l'ambiance très sensuelle, les caresses. 
-         Tu as aimé ces caresses n'est-ce pas ? Tu les as provoquées, suscitées par ton attitude. Je t'avais pourtant mise en garde.
-         Et toi à côté, si rassurant, qui ne dit rien. Pourquoi ne pas être intervenu ?
-         Cela va être de ma faute maintenant !
-         Non, non mais tu es resté muet, sans réaction. Pardon, je t'aime. Pardon.
-       Je t'ai avertie, même à plusieurs reprises, mais tu n'as pas voulu m'écouter. Fais-moi confiance m'as-tu dis ! Tu te rappelles : tu es bien entendu libre mais tu en assumeras les conséquences !
Aline tente d'intervenir et de me raisonner.
-         Nous avons tous perdu le contrôle des événements, ce n'était pas censé se passer comme cela.
-         Donc, c'était voulu et espéré ? Cela devait donc se passer ? Vous êtes venus chez moi avec l'idée pour l'un de sauter ma femme qui, j'en suis convaincu, était déjà en partie consentante, et pour l'autre, de me faire passer la pilule en couchant avec moi. Pour qui me prenez-vous ?
-         Non mon chéri, intervient Amandine, tout cela est inattendu et inexplicable pour moi.
-         Amandine, tu savais, tu le voulais. Arrête de me faire croire que tu n'as pas compris ce qui s'est passé.
-         Non, je t'assure que je ne connaissais par leurs intentions.
-         Mais tu l'espérais… Va donc t'habiller, tu es indécente.
Amandine, qui se rend compte de sa tenue, retourne vers le lieu du désastre pour se couvrir alors que Pierre revient montrant un air satisfait et vainqueur.
-         Merci Pierre de m'avoir fait cocu. Manifestement, tu as eu ce que tu voulais ?
-         Ecoute…
-         Sois content, à présent, tu peux la garder. Je ne veux pas des restes des autres…
-         Oh ! s'écrie Aline, choquée.
-         Allez tous au diable…moi je suis déjà en enfer !
Je me rends dans la chambre, j'y vois le lit défait, un vrai champ de bataille. Ma colère explose. 
-         Bravo ! De toute évidence ; vous n'avez pas fait les choses à moitié i en criant ma fureur. Tout cela dans notre lit !
Amandine me regarde avec des yeux de chien battu, les mains devant la bouche.
-         Chéri, écoute moi…
-         Te voilà donc heureuse ? Tu viens de me cocufier dans un ballet particulièrement ignoble. Je vous ai entendu complices, vous amuser et rire. Va vite rire avec tes complices, un cocu fait toujours rire.
-         Non, non…ce n'est pas ce que tu crois ni ce que je voulais !
-         Et que voulais-tu donc ? baissant la voix.
-         Faire la fête, danser, rire, s'amuser et puis te faire l'amour. Je t'aime tellement…
-         Pour ce qui est de m'aimer, c'est à voir ! Tu as fait l'amour, mais pas avec moi…dis-je d'un ton sarcastique.
-         Pardon si je t'ai fait du mal, je ne le voulais pas. Je ne comprends pas.
-         Moi j'ai tout compris, dis-je éructant ma peine.
Je m'empare d'un grand sac, y jette quelques vêtements, récupère quelques effets de toilette.
-         Non Julien, ne pars pas s'il te plaît. Ne le prends pas comme cela, parlons. Ne prends pas de décision sous l'effet de la colère.
-         Tu as tué notre mariage Amandine, tu m'as trahi, humilié sous le regard et avec la complicité d'un couple toxique. Il n'y a plus rien à dire.
-         Julien, non s'il te plaît…en joignant les mains.
Je quitte la chambre suivi d'Amandine en pleurs.
 
Aline et Pierre sont atterrés par ma réaction, Que croyaient-ils ? Me convertir à leur mode de vie ?
-         Je vous laisse vous amuser leur dis-je avec mépris. Vous disiez être des amis, belle amitié en effet.
Pierre tente de me raisonner, veux me barrer le chemin.
-         Parlons entre adultes responsables, il n'y a tout de même pas mort d'homme.
-         Il n'y a pas mort d'homme en effet, mais c'est tout comme. Vous m'avez détruit, vous avez fait voler en éclat mon mariage lui dis-je. Vous m'avez pris ce que j'ai de plus précieux. L'enfer est vide, tous les démons sont ici, a écrit Shakespeare. Et c'est bien vrai, parce qu'en enfer, j'y suis !
Sur ce, je le repousse fermement et je quitte les lieux en lançant à Amandine
-         Tu recevras dans quelques jours la demande en divorce.
Et je claque la porte de notre logis sans écouter les cris d'Amandine.
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La Chipie
13 juin 2026 à 00:50
Pourquoi 1 vengeance !!!! Deja savoir si il n'avait pas des cornes dès le départ , ensuite divorcer à ses tords à elle.
Elle a voulu jouer sans rien dire à son mari, à elle d'assumer ses conneries.
Ca suffit les cocus contents.
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Paul1453
4 mars 2025 à 09:06
Merci à vous pour cette histoire bien écrite ou l'on se laisse guider. Oui vivement une suite mais pas une réconciliation suite trop habituelle. Mais plutôt une descente aux enfers pour Amandine et une belle histoire d'amour pour julien. Encore merci pour ce texte plein d'émotions
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Photo de profil de Paul1453
Paul1453
4 mars 2025 à 09:05
Merci à vous pour cette histoire bien écrite ou l'on se laisse guider. Oui vivement une suite mais pas une réconciliation suite trop habituelle. Mais plutôt une descente aux enfers pour Amandine et une belle histoire d'amour pour julien. Encore merci pour ce texte plein d'émotions
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Photo de profil de loup1244
loup1244
1 mars 2025 à 21:07
j'ai beaucoup votre style et les sujets de vos histoire
pour une fois on est presque dans la vie reelle
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NathNMitch
1 mars 2025 à 19:48
Merci encore pour cette belle histoire. Je ne sais pas dans ta tête si Amandine avait déjà succombé à Pierre ou si elle disait la vérité. Si c’est le cas, souhaiterais une suite dans laquelle Julien devient très attirante pour la faune féminine sapiosexuelle. Provoquer une grande jalousie chez Amandine. Libre à toi de décider de les remettre ensemble ou pas. Si la réconciliation est envisageable, s’assurer qu’Amandine doive mettre les bouchées doubles pour y arriver…
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Jacques du Canada
1 mars 2025 à 19:34
Un récit tres bien écrit dans lequel Michou garde sa tendance.
Si Amandine n’avait pas eu d’idées en arrière delà tête elle n’aurait pas agi de la sorte. Pourtant elle connaît son mari. Il est évident que Aline et Pierre avait une idée en arrière de la tête et que Amandine n’était pas contre cette aventure. Je suis surpris que Julien ait laissé Pierre réaliser son projet. Au moins une bonne savate aurait été de mise lors de son apparition.
Un chapitre unique signifie qu’il n’y aura pas de suite. J’aurais pourtant bien aimé lire les répercussions de ce complot lors des journées subséquentes.
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Photo de profil de CMF4691
CMF4691
1 mars 2025 à 18:00
Une suite avec le point de vue d'Amandine, une vraie explication sur l'intérêt d'un fantasme exprimé, la confiance une fois détruite n'a que peu de chance d'être à nouveau au centre d'un couple.....mais vos histoires sont si bien écrites qu'une suite serait bienvenue
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Photo de profil de pacoouzo
pacoouzo
1 mars 2025 à 15:52
Très belle histoire. La femme le cocufie sans vergogne...Surtout pas de suite, un divorce s'impose, la messe est dite. Cette fin se suffit à elle même, une suite n'apporterait à mon sens rien de plus.
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La Chipie
1 mars 2025 à 15:48
Oui on attends la suite avec impatience.
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Red pegasus
1 mars 2025 à 15:02
Effectivement il faut une ou plusieurs suite à ce chapitre
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