Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Moralité et hiérarchie — Chapitre 1 · La patrouille du crépuscule
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Moralité et hiérarchie
Chapitre 1 · La patrouille du crépuscule
Moralité et hiérarchie.
Un récit basé sur une réalité dans laquelle la morale a su rester la plus forte ; ce qui n’empêche pas d’imaginer ce que cela aurait pu donner.
Petit chapitre pour fixer le contexte.
Petit chapitre pour fixer le contexte.
Chapitre 1 : La Patrouille du Crépuscule
Le jour s’éteint lentement sur la ville, teintant le ciel de reflets pourpres et dorés. La chaleur du jour s’attarde encore sur l’asphalte, rendant l’air moite, presque électrique. Dans l’habitacle feutré du véhicule de patrouille, je conduis en silence, le regard accroché à la route. Pourtant, une autre présence occupe mon esprit, à ma droite. Béatrice, Béa. Vingt ans, stagiaire dans notre unité depuis quelques semaines. Engoncée comme moi dans son gilet tactique, son pare-balle, elle garde les yeux rivés sur la route, mais je devine un demi-sourire flottant sur ses lèvres. Elle est craquante la gamine. Carrément femme-enfant avec sa morphologie de jeune fille. Et son parfum… Il flotte dans la voiture, enivrant.
– On dirait que ça te plaît, les patrouilles au coucher du soleil, fis-je remarquer d’un ton détaché.
Elle tourne la tête vers moi, j’adore ses yeux noirs. Envoûtant.
Elle tourne la tête vers moi, j’adore ses yeux noirs. Envoûtant.
– Ça me plaît surtout d’être enfin avec vous, réplique-t-elle sans détours.
– C’est rare, vous ne sortez jamais de votre bureau.
– C’est rare, vous ne sortez jamais de votre bureau.
C’est vrai que l’administratif me prend l’intégralité de mon temps et qu’il est désormais bien rare que je sorte.
– C’est clair que je suis le plus souvent dans ma tour d’ivoire, ces derniers temps. C’est la première fois qu’on sort en patrouille ensemble depuis ton arrivée. Tu dois avoir plus d’affinités avec les autres, non ?
Espiègle, elle joue distraitement avec une mèche de ses cheveux.
Espiègle, elle joue distraitement avec une mèche de ses cheveux.
– Oui et non, ils sont plus jeunes et moins… intéressants, et ce n’est pas forcément le physique qui m’excite.
J’inspire profondément, fixant la route comme si je cherchais à m’y ancrer. Je sens les pièges d’une conversation pareille, mais je savoure également cette délicieuse excitation qu’elle peut engendrer. Une danse sur le fil du rasoir.
– Fais attention, jeune fille. Ce genre de paroles peut être vite interprété.
– Par vous ?
– Par vous ?
Elle sourit, provocante. Directe, elle effleure la limite du jeu.
Je souris. J’adore ce genre de début de discussion, même si j’en connais les dangers.
Je resserre ma prise sur le volant. J’aime cette sensation d’équilibre fragile que je ressens en sa présence. Béa n’est pas seulement à croquer – elle est troublante, de par son visage et ses yeux. Du haut de son mètre soixante, avec de longs cheveux noirs, un peu typée ; elle fait montre d’un mélange d’assurance et d’innocence, un feu sous la glace. Et elle le sait, j’en suis certain. Ajoutez à tout ça un rire franc, cristallin et il devient difficile de ne pas tomber sous le charme innocent de la donzelle.
Je souris. J’adore ce genre de début de discussion, même si j’en connais les dangers.
Je resserre ma prise sur le volant. J’aime cette sensation d’équilibre fragile que je ressens en sa présence. Béa n’est pas seulement à croquer – elle est troublante, de par son visage et ses yeux. Du haut de son mètre soixante, avec de longs cheveux noirs, un peu typée ; elle fait montre d’un mélange d’assurance et d’innocence, un feu sous la glace. Et elle le sait, j’en suis certain. Ajoutez à tout ça un rire franc, cristallin et il devient difficile de ne pas tomber sous le charme innocent de la donzelle.
Sa jeunesse, son innocence, me renvoie en pleine face mes cinquante ans, le décalage, que dis-je le gouffre qui nous sépare. L’âge, la morale, l’éthique, la « DÉONTOLOGIE », tout nous sépare, et pourtant…
Ce sont tous ces paramètres, tous ces interdits qui créent le fantasme.
Ce sont tous ces paramètres, tous ces interdits qui créent le fantasme.
Elle me regarde maintenant, une lueur amusée au fond des yeux. Je connais ce regard. Je l’ai déjà vu chez d’autres femmes, mais chez elle, il est plus pernicieux, plus insidieux.
– Par moi, par d’autres. Tu es jeune…
– Et alors ? Ça change quoi, mon âge ?
Je soupire, hésitant à répondre. Je suis major, elle est stagiaire. J’ai cinquante ans, elle en a vingt. Ce n’était pas seulement l’âge, c’est tout ce que cela implique.
– Disons que l’expérience, ça forge une certaine… sagesse.
– Vous pensez que l’âge apporte la sagesse ? Je crois plutôt que ça met des barrières que les plus jeunes n’ont pas.
– Oh, je te rassure sur mes barrières, depuis le temps, je les connais, je sais les repousser. Le problème ne vient pas de moi en tant qu’homme, mais de nos statuts respectifs, de notre métier, de notre relation professionnelle.
– Oh, je te rassure sur mes barrières, depuis le temps, je les connais, je sais les repousser. Le problème ne vient pas de moi en tant qu’homme, mais de nos statuts respectifs, de notre métier, de notre relation professionnelle.
Je souris. Elle veut jouer, et je me dois de tenir bon. Je vais accepter cette conversation qui sera agréable, mais si je craque, je n’aurai aucun espoir de m’en sortir.
– C’est ce qui empêche de faire des erreurs.
– Ou ce qui empêche de vivre. Rétorque-t-elle immédiatement.
– Ou ce qui empêche de vivre. Rétorque-t-elle immédiatement.
Sa voix était douce, presque un murmure.
– Je ne m’empêche pas de vivre, bien au contraire. C’est bien parce que je voulais me sentir de nouveau vivant que j’ai divorcé d’ailleurs ; mais certaines limites sont plus difficiles à franchir au regard des conséquences potentielles.
Je sens un frisson me parcourir. La patrouille continue en silence, mais quelque chose a changé dans l’air.
Le silence s’est installé dans la voiture de patrouille, mais il n’est pas confortable. Il est lourd, chargé de tout ce qui n’avait pas été dit. Je garde les mains fermement accrochées au volant, le regard rivé sur la route, tandis que Béatrice m’observe, un sourire en coin.
– Vous êtes toujours aussi sérieux, Major ? Ou c’est juste avec moi ?
J’esquisse un sourire, plus pour la forme que par amusement. Si elle savait les idées que j’ai en tête depuis son arrivée. Si elle savait les images que j’ai devant les yeux depuis le début de cette conversation.
– Oh, tu me connais assez, au bureau, pour savoir que j’ai mon humour et que je sais sourire aux blagues, mais, c’est vrai qu’avec toi, il y a un petit quelque chose de dangereux.
– Dangereux ? Je suis dangereuse pour vous ?
– Carrément ! « Les succubes sont des trésors, aux mortels, interdits ».
– Hein ? C’est quoi un succube ?
– Un succube. C’est un démon féminin qui s’introduit dans les rêves des hommes pour les séduire et les avoir sexuellement. Elle draine leur énergie et leur vole leur âme.
– Ah, j’aime bien ! Et vous avez l’impression que je vais vous voler votre âme ? Je suis dans vos rêves ? Et on fait quoi dans vos rêves ?
Je sens mon cœur rater un battement. Je joue avec cette fille et elle joue avec moi. Je devrais arrêter ce jeu tout de suite, mais c’est tellement grisant.
– Chut ! Dis-je en mettant mon doigt sur mes lèvres. Chacun son jardin secret.
– Mmh… Je crois que j’imagine très bien. Je dois faire les mêmes rêves en même temps que vous, je pense.
– La discussion devient un peu trop chaude, jeune fille.
– Ah ? Moi, je trouve qu’elle est très excitante en fait.
– Mouais, la hiérarchie dirait que c’est une conversation que je ne devrais pas avoir avec une subordonnée.
– Une subordonnée qui vous plaît, non ?
Elle est directe, j’adore son audace. Elle ne baisse pas les yeux quand je la regarde. Elle a cette douce insolence, ce mélange d’innocence et de provocation qui me donne l’impression de marcher sur une corde raide.
– Tu aimes jouer, toi ?
– Vous n’aimez pas cette conversation ? C’est plus croustillant pour faire passer la patrouille non ?
– Les autres femmes de l’unité sont dans vos rêves aussi ?
– Non.
– J’ai quoi de spéciale alors ?
– Je ne peux pas le cacher : Ton physique en premier, ton charme, tes yeux, ton rire. Les interdits que tu représentes.
– Moi, j’aime bien votre calme en toutes circonstances, votre façon de parler, votre bouc.
Je souris.
– Mon bouc ?
Elle se mordille la lèvre, pensive.
– Oui, je me demande s’il est doux et comment il pourrait caresser.
– Vous êtes toujours aussi sérieux, Major ? Ou c’est juste avec moi ?
J’esquisse un sourire, plus pour la forme que par amusement. Si elle savait les idées que j’ai en tête depuis son arrivée. Si elle savait les images que j’ai devant les yeux depuis le début de cette conversation.
– Oh, tu me connais assez, au bureau, pour savoir que j’ai mon humour et que je sais sourire aux blagues, mais, c’est vrai qu’avec toi, il y a un petit quelque chose de dangereux.
– Dangereux ? Je suis dangereuse pour vous ?
– Carrément ! « Les succubes sont des trésors, aux mortels, interdits ».
– Hein ? C’est quoi un succube ?
– Un succube. C’est un démon féminin qui s’introduit dans les rêves des hommes pour les séduire et les avoir sexuellement. Elle draine leur énergie et leur vole leur âme.
– Ah, j’aime bien ! Et vous avez l’impression que je vais vous voler votre âme ? Je suis dans vos rêves ? Et on fait quoi dans vos rêves ?
Je sens mon cœur rater un battement. Je joue avec cette fille et elle joue avec moi. Je devrais arrêter ce jeu tout de suite, mais c’est tellement grisant.
– Chut ! Dis-je en mettant mon doigt sur mes lèvres. Chacun son jardin secret.
– Mmh… Je crois que j’imagine très bien. Je dois faire les mêmes rêves en même temps que vous, je pense.
– La discussion devient un peu trop chaude, jeune fille.
– Ah ? Moi, je trouve qu’elle est très excitante en fait.
– Mouais, la hiérarchie dirait que c’est une conversation que je ne devrais pas avoir avec une subordonnée.
– Une subordonnée qui vous plaît, non ?
Elle est directe, j’adore son audace. Elle ne baisse pas les yeux quand je la regarde. Elle a cette douce insolence, ce mélange d’innocence et de provocation qui me donne l’impression de marcher sur une corde raide.
– Tu aimes jouer, toi ?
– Vous n’aimez pas cette conversation ? C’est plus croustillant pour faire passer la patrouille non ?
– Les autres femmes de l’unité sont dans vos rêves aussi ?
– Non.
– J’ai quoi de spéciale alors ?
– Je ne peux pas le cacher : Ton physique en premier, ton charme, tes yeux, ton rire. Les interdits que tu représentes.
– Moi, j’aime bien votre calme en toutes circonstances, votre façon de parler, votre bouc.
Je souris.
– Mon bouc ?
Elle se mordille la lèvre, pensive.
– Oui, je me demande s’il est doux et comment il pourrait caresser.
Je serre la mâchoire. J’adore ces sous-entendus que nous échangeons. Le piège se referme. Je le vois, je le sens. Un angelot sur mon épaule gauche me souffle d’arrêter tout cela, mon petit diable sur l’épaule droite me hurle d’arrêter la voiture et de...
– Ça dépend ce qu’il caresse, il peut servir pour faire du peeling ou bien pour exciter.
– Je testerais bien les deux options.
– À toi de trouver un mec avec un bouc. Ça ne devrait pas être très compliqué.
– Oui, mais je ne suis pas certain qu’il ait la même expérience que vous.
Un frisson me parcourt la colonne vertébrale. Je sais, là encore, que je ne devrais pas répondre.
– Et puis, je préfère les hommes de votre âge, même si je n’ai jamais passé le cap.
J’ai envie de tester ses motivations.
– Le fantasme du vieux pervers ?
– Non, vous êtes tout sauf un pervers, j’en suis certaine. Non, ça serait plus le fantasme du beau-père et de la belle fille, le fantasme du professeur et de l’élève. Je sais même pas si on peut appeler ça un fantasme. Le jeu de l’interdit. L’idée de la soumission ; ça, ça m’excite aussi.
– Te sentir soumise à un mâle plus âgé ?
Elle déglutit, frissonnante.
– Mmh, rien que d’y penser…
Oui, rien que d’y penser, j’ai la queue qui gonfle délicieusement dans le pantalon.
De sa main, elle enserre sa gorge fragile, un geste anodin en apparence, mais qui en dit long.
Je ne devrais pas surenchérir.
– L’idée est grisante, je crois que j’y repenserai ce soir en me couchant.
– Vous allez penser à ça en vous endormant ? Demande-t-elle ?
– Il y a de grandes chances, en effet.
– Je vois bien la scène : Seul dans votre lit en train de vous branler en pensant à moi, à genoux devant vous. Ça va m’aider à m’endormir aussi.
Sa voix glisse sur ma peau comme une caresse invisible.
– Béa, faut que tu arrêtes ça.
– Ça quoi ? On a bien le droit de rêver ce qu’on veut non ?
– Oui mam’zelle, mais la morale existe pour…
– Je l’emmerde la morale ! Si je veux jouir en imaginant votre queue dans ma bouche, je le ferai. J’ai pas besoin de l’autorisation de quelqu’un.
Je réprime un grognement, incapable de contenir l’image d’elle, nue, offerte sous moi, ses lèvres entrouvertes, ses jambes tremblantes. Je suis à deux doigts de craquer.
Je souris, la conversation a désormais clairement dévié et cette sexualisation n’est pas pour me déplaire ; même si elle me met tous les indicateurs de danger dans le rouge.
– Moi, je crois que vous en mourrez d’envie, murmure-t-elle.
– De quoi ?
– De sentir votre queue dans ma petite bouche. Non ?
– Tu sais bien que je n’ai pas le droit de répondre à cette question.
– Vous n’aimeriez pas voir ce que votre bouc me ferait comme sensation avec votre tête entre mes cuisses ?
– L’image que j’en ai est une délicieuse torture.
– Mmh, J’adorerais vous torturer lentement avec ma langue ou bien sentir la vôtre.
Ma queue est maintenant parfaitement éveillée. Je n’ai pas envie de calmer le feu qui m’embrase le bas ventre et la tête.
La voiture roule maintenant à travers les rues désertes, le crépuscule laisse place à la nuit. Je vois la brigade apparaître au loin. Bientôt, cette conversation sera terminée. Je vais pouvoir reprendre le contrôle.
Alors que nous arrivons au portail et que ce dernier s’ouvre, Béatrice se penche légèrement vers moi, juste assez pour que son parfum vienne effleurer mes narines.
– Si j’avais été plus âgée, vous m’auriez regardée et envisagée différemment ?
Je ne réponds pas immédiatement. Je sais que la seule bonne réponse serait « non ». Je devrais dire non. Je devrais mettre une barrière claire. Mais au lieu de cela, je rétorque d’une voix plus basse que je n’aurais voulu :
– Ce n’est pas une question d’âge.
Elle sourit.
– C’est donc une question de quoi, Major ?
Je gare la voiture devant le bâtiment, coupe brusquement le contact. Un silence tendu s’installe. Je tourne lentement la tête vers elle, mon regard accrochant au sien. Je n’aurais jamais dû dire ça. j’aurais dû refuser ce jeu dès le début.
Mais je suis déjà dedans.
– C’est une question de limites.
Elle haussa un sourcil, un sourire amusé au coin des lèvres.
– Et vous, vous aimeriez bien, mais c’est la morale qui vous fait peur ?
Je ne réponds pas. J’ouvre simplement la portière et je sors, laissant l’air frais de la nuit calmer la chaleur qui montait en moi. Béatrice descend à son tour, prenant son temps, comme si elle savourait chaque seconde de cet échange interdit.
Je referme la voiture, évitant de croiser son regard.
– C’est ça. Allez vient réintégrer ton arme.
Fin de service, je la désarme, je remplis les compte-rendus et je la libère.
– Bonne soirée jeune fille.
– Bonne soirée, Major.
Sa voix était douce, presque un murmure.
Je le savais : ce n’était que le début du problème.
– Ça dépend ce qu’il caresse, il peut servir pour faire du peeling ou bien pour exciter.
– Je testerais bien les deux options.
– À toi de trouver un mec avec un bouc. Ça ne devrait pas être très compliqué.
– Oui, mais je ne suis pas certain qu’il ait la même expérience que vous.
Un frisson me parcourt la colonne vertébrale. Je sais, là encore, que je ne devrais pas répondre.
– Et puis, je préfère les hommes de votre âge, même si je n’ai jamais passé le cap.
J’ai envie de tester ses motivations.
– Le fantasme du vieux pervers ?
– Non, vous êtes tout sauf un pervers, j’en suis certaine. Non, ça serait plus le fantasme du beau-père et de la belle fille, le fantasme du professeur et de l’élève. Je sais même pas si on peut appeler ça un fantasme. Le jeu de l’interdit. L’idée de la soumission ; ça, ça m’excite aussi.
– Te sentir soumise à un mâle plus âgé ?
Elle déglutit, frissonnante.
– Mmh, rien que d’y penser…
Oui, rien que d’y penser, j’ai la queue qui gonfle délicieusement dans le pantalon.
De sa main, elle enserre sa gorge fragile, un geste anodin en apparence, mais qui en dit long.
Je ne devrais pas surenchérir.
– L’idée est grisante, je crois que j’y repenserai ce soir en me couchant.
– Vous allez penser à ça en vous endormant ? Demande-t-elle ?
– Il y a de grandes chances, en effet.
– Je vois bien la scène : Seul dans votre lit en train de vous branler en pensant à moi, à genoux devant vous. Ça va m’aider à m’endormir aussi.
Sa voix glisse sur ma peau comme une caresse invisible.
– Béa, faut que tu arrêtes ça.
– Ça quoi ? On a bien le droit de rêver ce qu’on veut non ?
– Oui mam’zelle, mais la morale existe pour…
– Je l’emmerde la morale ! Si je veux jouir en imaginant votre queue dans ma bouche, je le ferai. J’ai pas besoin de l’autorisation de quelqu’un.
Je réprime un grognement, incapable de contenir l’image d’elle, nue, offerte sous moi, ses lèvres entrouvertes, ses jambes tremblantes. Je suis à deux doigts de craquer.
Je souris, la conversation a désormais clairement dévié et cette sexualisation n’est pas pour me déplaire ; même si elle me met tous les indicateurs de danger dans le rouge.
– Moi, je crois que vous en mourrez d’envie, murmure-t-elle.
– De quoi ?
– De sentir votre queue dans ma petite bouche. Non ?
– Tu sais bien que je n’ai pas le droit de répondre à cette question.
– Vous n’aimeriez pas voir ce que votre bouc me ferait comme sensation avec votre tête entre mes cuisses ?
– L’image que j’en ai est une délicieuse torture.
– Mmh, J’adorerais vous torturer lentement avec ma langue ou bien sentir la vôtre.
Ma queue est maintenant parfaitement éveillée. Je n’ai pas envie de calmer le feu qui m’embrase le bas ventre et la tête.
La voiture roule maintenant à travers les rues désertes, le crépuscule laisse place à la nuit. Je vois la brigade apparaître au loin. Bientôt, cette conversation sera terminée. Je vais pouvoir reprendre le contrôle.
Alors que nous arrivons au portail et que ce dernier s’ouvre, Béatrice se penche légèrement vers moi, juste assez pour que son parfum vienne effleurer mes narines.
– Si j’avais été plus âgée, vous m’auriez regardée et envisagée différemment ?
Je ne réponds pas immédiatement. Je sais que la seule bonne réponse serait « non ». Je devrais dire non. Je devrais mettre une barrière claire. Mais au lieu de cela, je rétorque d’une voix plus basse que je n’aurais voulu :
– Ce n’est pas une question d’âge.
Elle sourit.
– C’est donc une question de quoi, Major ?
Je gare la voiture devant le bâtiment, coupe brusquement le contact. Un silence tendu s’installe. Je tourne lentement la tête vers elle, mon regard accrochant au sien. Je n’aurais jamais dû dire ça. j’aurais dû refuser ce jeu dès le début.
Mais je suis déjà dedans.
– C’est une question de limites.
Elle haussa un sourcil, un sourire amusé au coin des lèvres.
– Et vous, vous aimeriez bien, mais c’est la morale qui vous fait peur ?
Je ne réponds pas. J’ouvre simplement la portière et je sors, laissant l’air frais de la nuit calmer la chaleur qui montait en moi. Béatrice descend à son tour, prenant son temps, comme si elle savourait chaque seconde de cet échange interdit.
Je referme la voiture, évitant de croiser son regard.
– C’est ça. Allez vient réintégrer ton arme.
Fin de service, je la désarme, je remplis les compte-rendus et je la libère.
– Bonne soirée jeune fille.
– Bonne soirée, Major.
Sa voix était douce, presque un murmure.
Je le savais : ce n’était que le début du problème.
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