Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La maison d’en face — Chapitre 3
Auteur
La maison d’en face
Chapitre 3
À moitié endormi, j’ouvre la porte. Devant moi se tient ce que je pense être une gitane sortie tout droit de sa caravane. Cheveux bruns ébouriffés, long tee-shirt blanc, legging noir et Crocs violettes.
— Désolée… je suis le…
— Le ?
— Le ?
Elle se reprend.
— … La colocataire du moment… de votre voisine, Sandrine. Ne me dis pas que tu ne m’as pas reconnue. Tu n’arrêtes pas de nous épier depuis tes fenêtres.
— Pardon… ?
— Fais pas l’innocent, tu n’es pas très discret derrière tes rideaux. Je peux entrer ?
— Pardon… ?
— Fais pas l’innocent, tu n’es pas très discret derrière tes rideaux. Je peux entrer ?
Joignant le geste à la parole, sans attendre de réponse, elle franchit le seuil sans la moindre hésitation.
J’émerge de mon sommeil de façon un peu brutale. C’est bien la jeune femme d’en face. Manifestement, je suis démasqué et je ne trouve rien à dire pour ma défense. Je la laisse entrer tout en m’apercevant que je suis vêtu de mon seul caleçon…
— Je n’en peux plus. Elle hurle comme une truie ! Je ne sais pas ce qu’il lui fait mais apparemment c’est un feu d’artifice.
Estomaqué par cette phrase, je reste immobile, la main rivée sur la poignée de la porte que je n’ai toujours pas fermée.
— Rentre, t’es à moitié nu.
Je sors de ma léthargie et m’exécute. Je l’invite à passer au salon. Je me dis que je peux oublier mes scénarios de plan à trois et d’adultère.
— C’est vraiment insupportable de les entendre couiner comme ça. J’ai vu de la lumière chez toi, alors je me suis dit que tu pourrais m’offrir un verre et un peu de calme. Je n’ai rien contre de la baise sauvage, au contraire. Je les aurais bien rejoints, mais je trouve son mec assez con. Et je ne peux pas baiser avec un con !
Retrouvant un peu d’assurance, je lui dis que je vais m’employer à ne pas être classé dans cette catégorie.
— On verra… En attendant, va mettre un pantalon… ton bar est où ?
Sa façon de s’adresser à moi est pour le moins percutante. Elle ne manque ni d’aplomb ni de culot. Je lui indique l’endroit où se trouvent les bouteilles, lui précise que pour moi ce sera un rhum bien tassé, et je vais passer des vêtements plus décents.
À mon retour, je la trouve installée dans mon canapé, en train de fumer une cigarette. Son regard est ailleurs, perdu dans je ne sais quelle pensée. Je m’assois dans un fauteuil en face d’elle, seule la table basse nous sépare, et je prends le temps de la regarder vraiment, ce que je n’avais pas encore fait jusque-là, un peu bousculé par son arrivée. Elle est assise, les jambes repliées sous elle, recouvertes par son long tee-shirt qu’elle a tiré jusqu’aux genoux et coincé dessous. Il forme comme une petite tente, entre son cou et ses cuisses. Malgré le tissu ainsi tendu, sa poitrine généreuse frotte contre et je distingue sans peine l’empreinte de ses tétons. Je contemple également son visage. Elle est jolie et franchement attirante. Ses traits sont fins, sa bouche est sensuelle, ses yeux sont assez grands, pourtant il y a quelque chose d’un peu masculin dans son visage, sans que je puisse vraiment dire quoi. Ce n’est pas flagrant, mais cela lui donne un côté androgyne assez troublant.
Je prends le verre qu’elle m’a servi et je romps le silence.
— J’envie votre cigarette…
— C’est-à-dire ?
— Je dois vous faire un dessin ?
— Ah oui, Sandrine m’a dit que vous étiez dessinateur, publicitaire, je ne sais plus trop…
— Graphiste, pour être exact…
— D’accord. Mais arrête de te faire des films. Je ne suis pas venue pour coucher avec toi…
— C’est-à-dire ?
— Je dois vous faire un dessin ?
— Ah oui, Sandrine m’a dit que vous étiez dessinateur, publicitaire, je ne sais plus trop…
— Graphiste, pour être exact…
— D’accord. Mais arrête de te faire des films. Je ne suis pas venue pour coucher avec toi…
Incroyable, elle débarque chez moi à minuit passé, s’introduit plus qu’elle n’a été invitée, me parle comme si j’étais son pote, et en plus elle me rabroue.
— Je peux vous demander ce qui vous lie à ma voisine et ce qui vous amène chez elle ?
— Je suis… sa nièce… et… quelques différends familiaux avec mes parents m’ont amenée à venir me ressourcer chez ma tante.
— Je suis… sa nièce… et… quelques différends familiaux avec mes parents m’ont amenée à venir me ressourcer chez ma tante.
Depuis son intrusion chez moi, ses paroles sont nettes et incisives. Pourtant, là, étrangement, je trouve sa réponse hésitante mais je m’en contente et poursuis la discussion tout en sirotant mon verre.
— Et le cas échéant, si son amant n’avait pas « été trop con », vous les auriez rejoints ? Voilà qui est peu banal…
— On est en 2026 ! Puis Sandrine, c’est l’ex de mon oncle paternel… donc, finalement, pas vraiment de lien de parenté.
— Oui, mais j’imagine qu’elle vous a bercée petite…
— On est en 2026 ! Puis Sandrine, c’est l’ex de mon oncle paternel… donc, finalement, pas vraiment de lien de parenté.
— Oui, mais j’imagine qu’elle vous a bercée petite…
Elle esquisse un sourire amusé.
— Oui, et d’ailleurs j’ai encore un souvenir ému de ses gros seins contre lesquels, enfant, je me blottissais et qu’aujourd’hui je peux lécher à loisir…
Cette jeune femme est vraiment désarçonnante. Elle m’avoue sans détour et avec désinvolture qu’elle a des relations charnelles avec sa tante. Dans mes rêves les plus fous, je n’aurais jamais imaginé cela. Cette fois, c’est moi qui me perds dans mes pensées, et je sens mon pantalon s’animer. Ce que j’avais imaginé la veille dans la salle de bain d’en face reprend soudain vie sous mes yeux, avec l’une des deux femmes assise devant moi.
— Puis arrête de me vouvoyer, j’ai pas soixante ans…
— Moi si… enfin, bientôt…
— Ça va, t’es pas encore trop mal… tu veux savoir quoi d’autre ? J’ai l’impression que ça te fait de l’effet.
— Moi si… enfin, bientôt…
— Ça va, t’es pas encore trop mal… tu veux savoir quoi d’autre ? J’ai l’impression que ça te fait de l’effet.
J’ai envie de lui répondre : « Tout ! Je veux savoir comment vous vous léchez, si vous utilisez des gods, si vous avez déjà fait des plans à trois ou plus, avec qui, comment, où… ? ». Mais je n’ose pas. Je me ressers un verre et lui demande juste son âge.
— Trente-deux ans… Et toi, dis-moi, quand tu mates ma tante derrière ta fenêtre, tu te paluches ou pas ?
Je manque de recracher mon rhum. Je reste un instant sans voix. Je me demande quoi faire. Continuer la conversation de façon polie ou bien me mettre à son niveau, utiliser un langage aussi cru que le sien et lui dévoiler, sans détour, mon obsession pour sa tante et les séances de masturbation qu’elle m’inspire.
Je repose mon verre. Elle me regarde, un sourire en coin, visiblement amusée par mon embarras. Je me lance…
— Vois-tu, ta tante m’obsède. Elle m’excite. J’ai une furieuse envie de me la faire ! Par exemple, le matin, depuis mon bureau, quand je la vois sortir, vêtue de sa seule robe de chambre, pour aller faire je ne sais pas quoi dans son garage, je ferme les yeux et je m’imagine la surprendre au moment où elle ouvre la porte.
— Ah oui, vraiment ? Continue…
— Je la pousse à l’intérieur, la colle contre son capot de voiture. Je m’approche d’elle, je défais le nœud de son peignoir. Sous les pans de la robe de chambre, mes mains remontent depuis sa taille, glissent sur la cambrure de son ventre, jusqu’à atteindre sa poitrine. J’empoigne ses seins, je les palpe pour sentir leur fermeté, j’étire ses tétons pour les faire durcir. Puis mes mains remontent de part et d’autre de ses épaules pour faire glisser le peignoir au sol. Entièrement nue, je l’embrasse de façon gourmande tout en l’écrasant contre le capot. Je presse fermement une de mes cuisses contre son entrejambe, frottant mon jean contre son sexe. Du pied, je force ses jambes à s’écarter davantage. Mes lèvres quittent sa bouche pour descendre lentement le long de son cou et venir se poser sur ses seins. Je salive ses aréoles avant de lécher ses pointes comme je le ferais de son abricot. Profitant de ses jambes ouvertes, je glisse une main sur son sexe…
— Super chaude, ton histoire… Je nous ressers un verre, continue, ça m’excite…
— Ah oui, vraiment ? Continue…
— Je la pousse à l’intérieur, la colle contre son capot de voiture. Je m’approche d’elle, je défais le nœud de son peignoir. Sous les pans de la robe de chambre, mes mains remontent depuis sa taille, glissent sur la cambrure de son ventre, jusqu’à atteindre sa poitrine. J’empoigne ses seins, je les palpe pour sentir leur fermeté, j’étire ses tétons pour les faire durcir. Puis mes mains remontent de part et d’autre de ses épaules pour faire glisser le peignoir au sol. Entièrement nue, je l’embrasse de façon gourmande tout en l’écrasant contre le capot. Je presse fermement une de mes cuisses contre son entrejambe, frottant mon jean contre son sexe. Du pied, je force ses jambes à s’écarter davantage. Mes lèvres quittent sa bouche pour descendre lentement le long de son cou et venir se poser sur ses seins. Je salive ses aréoles avant de lécher ses pointes comme je le ferais de son abricot. Profitant de ses jambes ouvertes, je glisse une main sur son sexe…
— Super chaude, ton histoire… Je nous ressers un verre, continue, ça m’excite…
Je note l’intérêt qu’elle porte à mon histoire et je me dis que si j’arrive à l’exciter, c’est peut-être le moyen de lui donner envie de coucher avec moi. Car si ça lui fait de l’effet, moi aussi ! Je sens une grosse érection coincée dans mon pantalon. J’écarte franchement les jambes dans mon fauteuil pour lui laisser tout le loisir de la voir. Je continue en poussant la description plus loin…
— … Je plonge mes doigts dans sa chatte, je l’ouvre en deux pour en explorer chaque repli. Je sens son humidité couler sur mes doigts, je la fais ruisseler de mouille. Je joue avec elle. Je stimule son clitoris jusqu’à ce que, n’en pouvant plus, elle s’effondre sur le capot de la voiture. Elle s’y allonge, le dos cambré, les jambes largement ouvertes et les pieds rivés au sol pour mieux s’offrir à moi. Alors, je m’agenouille et m’installe entre ses cuisses. Je la lèche avec ferveur. Ma langue s’empare de son clitoris avec des mouvements circulaires et rapides. Je l’aspire, je bois sa mouille, jusqu’à ce qu’elle hurle et se cambre violemment sous mes assauts.
— T’es chaud, toi !
— T’es chaud, toi !
Alors que je suis à deux doigts de me tortiller sur le fauteuil pour décoincer ma queue comprimée dans mon pantalon, elle ne montre aucun signe physique particulier. Elle ne bouge quasiment pas, le tee-shirt toujours tendu entre son cou et ses genoux. Je poursuis…
— … Je la laisse s’agiter ainsi quelques instants, le corps secoué par les spasmes de son orgasme, avant de la redresser. Je l’invite à s’asseoir sur le bord du capot. D’un geste, j’ouvre ma braguette, je libère ma queue qui surgit, fière et dure. Elle ouvre la bouche pour m’accueillir. Elle me prend tout entier. Je sens sa langue entourer le gland, puis sa bouche se refermer sur ma verge. Je sens l’aspiration puissante de ses lèvres tandis que sa salive coule le long de ma colonne. Au bord de l’éjaculation, je la saisis sous les bras et je la retourne sur le capot. Le cul en l’air, elle m’offre sans pudeur toute son intimité. Je me positionne derrière elle et, sans aucune transition, elle est si trempée que je m’enfonce d’un coup, en un seul mouvement. Ses mains s’agrippent au métal froid du capot. Un claquement de chair contre chair résonne dans tout le garage. Je la prends en levrette, je la pilonne en m’accrochant à ses hanches. Je la tire vers moi à chaque poussée. Je m’enfonce une dernière fois, le plus profondément possible, en poussant des grognements. Je sens alors mon sperme jaillir en flots puissants au fond de ses entrailles.
— Et c’est le moment où tu jouis dans ton bureau ?
— Oui, c’est à peu près ça…
— Et ben dis donc, quand je vais raconter ça à ma tante, elle va t’attendre chaque matin dans son garage.
— Oui, c’est à peu près ça…
— Et ben dis donc, quand je vais raconter ça à ma tante, elle va t’attendre chaque matin dans son garage.
Je me redresse d’un coup, porté par l’espoir de cette promesse…
— Vraiment ?
— T’emballe pas… je plaisantais. Mais tu devrais essayer. Elle est pas farouche, tatie. En tous les cas, moi, tu m’as bien fait kiffer, je suis toute chose…
— Si je peux être utile…
— Tu perds pas le nord. Je t’ai dit que je n’étais pas venue pour coucher avec toi. On en boit un dernier et je vais me coucher. J’espère qu’ils ont terminé à cette heure. Je vais me branler en pensant à tout ça. Tu n’auras qu’à faire pareil en pensant à mes doigts. Et vu la gaule qui pointe sous ton jean, je pense qu’il y a urgence pour toi…
— Tu manques pas d’air, quand même… Bois un dernier verre si tu veux. Moi, je vais me coucher et me branler. Tu fermeras la porte derrière toi…
— T’emballe pas… je plaisantais. Mais tu devrais essayer. Elle est pas farouche, tatie. En tous les cas, moi, tu m’as bien fait kiffer, je suis toute chose…
— Si je peux être utile…
— Tu perds pas le nord. Je t’ai dit que je n’étais pas venue pour coucher avec toi. On en boit un dernier et je vais me coucher. J’espère qu’ils ont terminé à cette heure. Je vais me branler en pensant à tout ça. Tu n’auras qu’à faire pareil en pensant à mes doigts. Et vu la gaule qui pointe sous ton jean, je pense qu’il y a urgence pour toi…
— Tu manques pas d’air, quand même… Bois un dernier verre si tu veux. Moi, je vais me coucher et me branler. Tu fermeras la porte derrière toi…
Je m’apprête à la laisser seule quand on sonne de nouveau à ma porte. Je me dirige vers l’entrée. Un coup d’œil rapide à la pendule m’indique qu’il est une heure du matin passée.
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