Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Ma première fessée — Chapitre 2 · Je voulais juste attirer son attention… il m’a prise au mot.
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Ma première fessée
Chapitre 2 · Je voulais juste attirer son attention… il m’a prise au mot.
Claire, 36 ans
Je crois que j'ai eu besoin qu'il me voie. Pas qu'il me regarde comme tous les jours, avec cette douceur discrète qui rassure, mais ne fait plus vibrer. Non, j'ai eu besoin qu'il me voie autrement. Qu'il remarque que j'étais encore capable de déranger, de provoquer, de faire naître une tension. Ce matin-là, je n'ai rien prémédité, et pourtant, tout ce que j'ai fait m'a menée là. J'ai choisi cette jupe, pas la plus courte, mais celle qui remonte quand je marche vite. Et ce chemisier blanc, celui qui colle à la peau, que je porte sans rien en dessous quand je suis d'humeur. Je l'ai boutonné plus bas que d'habitude. Je me suis regardée dans le miroir. J'ai vu. J'ai su. Et quand je suis descendue, il m'a vue aussi. Il n'a rien dit. Il a levé les yeux, m'a regardée une seconde, sans froncer les sourcils, sans compliment, sans un mot. Il a simplement pris ses clés et m'a attendue à la porte.
Ce silence m'a traversée comme une caresse sèche. Il n'a rien dit, mais j'ai su qu'il avait vu. Et j'ai eu envie qu'il réagisse. Qu'il me dise de me changer, ou qu'il me prenne dans l'entrée. J'aurais accepté les deux. J'aurais préféré les deux.
Chez son frère, il y avait Théo, un voisin et ami. J'ai su qu'il serait là. J'ai su qu'il me regarderait, et je l'ai laissé faire. Il avait ce regard insistant, toujours attiré par ce qui trahit un frisson ou une faiblesse. Il ne m'a pas déçue. Il s'est installé dans mon décolleté comme s'il y avait droit. Et moi, j'ai joué. Je me suis penchée un peu plus, j'ai tendu les bras pour attraper la corbeille de pain, j'ai laissé glisser mon chemisier quand je me levais. À chaque mouvement, le tissu effleurait mes seins nus, réveillant un frisson discret, mais tenace. Et j'ai su que mon mari voyait tout. Il était là, à côté de moi, et il ne disait rien. Il regardait Théo me dévorer, et il ne disait rien. Je ne savais plus si j'étais vexée ou excitée. Peut-être les deux. En fait, non : sûrement les deux.
Et plus il gardait ce calme impassible, plus mon souffle s'accélérait, ma température montait, et la moiteur entre mes cuisses s'intensifiait. C'était absurde. C'était dangereux. Et je ne pouvais plus reculer. J'étais prise dans mon propre jeu. Déjà bien trop mouillée.
Dans la voiture du retour, le silence est devenu pesant. Il conduisait, droit, raide, les yeux sur la route, la mâchoire crispée. Moi, je suis restée assise à côté, immobile, et j'ai attendu. J'ai cru qu'il allait dire quelque chose. J'ai espéré. Qu'il lâche sa colère, sa jalousie, ou même son mépris. Mais il ne m'a pas parlé. Et plus il se taisait, plus j'étais tendue. Et plus j'étais excitée.
Quand il a coupé le moteur devant la maison, j'ai tourné la tête vers lui, prête à parler. Mais il était déjà sorti. Il a contourné la voiture, a ouvert ma portière, m'a saisie par le poignet, et m'a soulevée. Comme ça. Sans effort. Sans un mot. Mon ventre a heurté son épaule, ma jupe est remontée, l'air frais m'a mordue. J'ai voulu protester, mais ma voix s'est cassée avant même de sortir. J'ai senti mes seins ballotter sous le tissu, mon sexe coller déjà à ma culotte. Il a traversé le couloir avec moi sur son dos, comme si j'étais légère, comme si j'étais à lui.
Dans le salon, il s'est assis sur le canapé et m'a basculée. Je suis tombée en travers de ses cuisses, mon ventre contre ses jambes, mes mains au sol, mes jambes suspendues. Je ne savais pas ce que j'attendais. Je ne savais pas ce qu'il allait faire. Et c'est pour ça que je n'ai pas bougé.
Il a posé une main sur mon dos, lourde, ancrée. L'autre a remonté ma jupe, lentement, soigneusement, jusqu'à ce qu'elle ne couvre plus rien. Il s'est arrêté là, une seconde, puis il a dit d'une voix basse, posée, parfaitement calme :
— Trente fois.
Je n'ai pas compris tout de suite. Il a poursuivi :
— Trente fois où tu t'es penchée. Trente fois où tu t'es offerte à son regard. Trente fois où tu as fait semblant de ne pas savoir. Trente fois où tu as choisi de jouer l'objet.
Et là, il a levé la main. Et la première claque est tombée.
Ma fesse a brûlé tout de suite. Pas violemment. Mais c'était franc. Précis. Pas une tape. Pas un avertissement. Une gifle. J'ai serré les cuisses. J'ai haleté. Une deuxième a suivi. Plus nette. Je n'ai pas crié. Mais j'ai gémi. Un son qui est sorti tout seul. Et lui, toujours aussi calme, a dit :
— Tu comptes. Sinon je recommence à zéro.
J'ai eu besoin d'une seconde. Mon souffle s'était coincé. Ma peau battait. Et j'ai dit :
— Un.
Il a continué. Deux. Trois. Quatre. Chaque coup me chauffait la peau, m'ouvrait les reins, me tordait le ventre. J'étais honteuse, rouge, tremblante, mais je comptais. J'ai senti la culotte coller davantage. À dix, il a glissé sa main entre mes cuisses. Il a senti. Il a su. Il n'a rien dit. Il a juste fait glisser ma culotte lentement jusqu'à mes genoux, puis l'a laissée tomber jusqu'à mes chevilles. Il m'a exposée, complètement. Et il a repris.
Mais à vingt, ma voix a faibli. J'ai oublié le chiffre suivant. Mon souffle était trop court. Il s'est arrêté. Il a attendu. J'ai senti sa main se poser à nouveau dans mon dos, prête à frapper.
— Tu veux qu'on recommence à un ?
J'ai paniqué. J'ai secoué la tête. J'ai repris le compte, d'une voix plus tremblante, plus basse. Vingt et un. Vingt-deux. Chaque chiffre était plus difficile à sortir que le précédent. Mais j'ai continué. J'ai tenu. J'ai eu peur qu'il s'arrête. J'ai eu encore plus peur qu'il recommence tout.
À trente, il s'est arrêté. Mon souffle était irrégulier. Je tremblais. J'étais à bout. Il a ouvert sa braguette. J'ai senti son sexe, chaud, plein, glisser entre mes fesses rougies. Il s'est frotté. Lentement. Puis plus fort. Il a appuyé juste là où j'avais eu mal. Il ne disait toujours rien. Il m'a tenue, la main dans ma nuque. Et il a joui. Sur moi. Fort. Longtemps. J'ai senti la chaleur, la moiteur, le liquide sur ma peau. Et j'ai joui aussi. Sans me toucher. Rien qu'avec cette violence douce. Cette mise à nu.
Il s'est levé, s'est rhabillé. Et sa voix a coupé le silence :
— Tu restes comme ça. Dix minutes.
Puis, avant de quitter la pièce, il s'est arrêté et a dit :
— À partir de maintenant, chaque soir, jusqu'à la fin du mois. À vingt heures, tu montes. Tu te mets à quatre pattes, nue, et tu attends vingt minutes. Je verrai si je me sers de toi. Ou pas.
Et il est sorti.
Moi, je suis restée là un moment, à reprendre mon souffle, le front posé contre le coussin, encore toute chaude, encore un peu perdue. Je ne savais pas exactement ce que ça voulait dire pour nous, ce que ça allait changer. Mais j'ai su, sans l'ombre d'un doute, que quelque chose s'était déplacé entre nous. Et que le lendemain, à vingt heures, j'y serais. Peut-être nue, peut-être habillée, mais avec une impatience que je découvrais à peine. Et un petit sourire que je n'ai pas su retenir.
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Commentaires ()
les deux chapitres sont magnifique , on ressent toute la tension , le désir , et toute la perversion que procure la fessée !
je suis encagée depuis 3semaines 23h/24 et en couche pour dormir c'est la première fois que je jouis juste en lisant un texte ! sans me toucher et sans érection !
bravo et merci !
Merci pour cet excellent moment de lecture
J’ai lu votre nouveau chapitre d’une traite et d’une main.
Vivement la suite.
Finesse, subtilité, écriture travaillée pour transmettre l'image. Parfait.
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Alors merci