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✦ loubachoun_lyonnais Le paris des sentiments (extrait) XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Le paris des sentiments (extrait) — Chapitre 5 · Après les vacances

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loubachoun_lyonnais
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Le paris des sentiments (extrait)

Chapitre 5 · Après les vacances

Lorsqu'on arriva à la maison, Séverine et moi déposâmes nos affaires dans l'entrée. En entrant, on salua Hestia.
— Bonjour, Hestia, dis-je en passant devant le panneau de commande.
Instantanément, les lumières s'allumèrent, et la température de la pièce se régula. Hestia créait déjà une ambiance chaleureuse, et un léger bourdonnement de fond indiquait qu'elle était en train de faire un diagnostic de la maison après notre absence.
— On n'a rien dans le frigo, on active Ganymède, proposai-je en enlevant ma veste.
— OK, j'active Vesta, répondit-elle en se dirigeant vers le robot ménager. La maison a dû prendre la poussière en deux semaines.
Elle toucha Vesta à l'endroit indiqué, celle-ci reconnut Séverine par ses empreintes et son visage puis elle se mit au travail, balayant le sol, dépoussiérant les surfaces et régulant la température. Ce petit bourdonnement familier donnait l'impression que la maison reprenait vie. Pendant ce temps, je lançai Ganymède pour qu'il nous prépare un repas rapide.
— Tu veux quoi ? Un truc léger ou... demandai-je en me retournant vers elle.
— Oui, léger, répondit-elle en s'installant dans le canapé. J'ai encore l'impression d'être en Camargue... c'était tellement calme là-bas.
J'acquiesçai tout en activant Ganymède. En quelques minutes, l'appareil avait déjà transformé nos quelques réserves alimentaires en un plat correct. Je posai les assiettes sur la table, tandis que Vesta terminait de remettre la maison en ordre.
— Ça fait bizarre de revenir, avoua-t-elle. Tout est si... technologique ici. On n'a plus besoin de lever le petit doigt.
Je souris, en m'asseyant face à elle.
— Oui, mais ça fait du bien aussi de retrouver nos habitudes.
On mangea tranquillement, chacun perdu dans ses pensées, profitant du retour au calme après ces deux semaines intenses. Le repas simple nous rappela combien la technologie nous facilitait la vie ici, loin de la simplicité de la Camargue. Après quelques minutes de silence, je relevai la tête.
— Alors, tu te sens prête pour ta première journée à la clinique demain ?
Elle me regarda, une légère appréhension dans les yeux.
— Oui... enfin, je crois. C'est un nouveau départ, mais j'avoue que j'ai un peu le trac.
Je lui souris pour la rassurer.
— C'est normal d'avoir le trac, surtout pour une première. Mais tu t'en sortiras très bien, j'en suis sûr.
Elle hocha la tête, un sourire timide au coin des lèvres.
— J'espère... Il y a tellement de choses à gérer, entre les patients, l'équipe... J'ai peur de ne pas être à la hauteur.
Je la regardai, un peu surpris par son inquiétude.
—Tu as déjà pas mal d'expérience, Séverine. Tu es passée par là en tant qu'A. S. H., et maintenant ça fait deux ans que tu es aide-soignante. Tu sais très bien comment tout fonctionne dans une clinique.
Elle opina de la tête, un peu plus rassurée.
— Oui, je sais... Mais c'est différent cette fois. Nouveau cadre, nouvelle équipe... Je ne veux pas faire d'erreurs.
Je lui souris, essayant de la réconforter.
— Tu as déjà prouvé que tu savais gérer des situations bien plus difficiles. C'est juste une autre étape.
Elle me regarda en silence, comme si mes mots faisaient leur chemin dans son esprit. Puis, elle sourit légèrement.
— Tu as raison. Après tout, c'est vrai que j'ai déjà vu pire.
Je pris une nouvelle bouchée de mon plat, satisfait de voir qu'elle reprenait confiance.
— Exactement. Et puis, tu ne seras pas seule. Tu as une équipe derrière toi, et tu as tout ce qu'il faut pour réussir.
Elle se redressa un peu, l'air plus déterminé.
— Ouais, tu as raison. Ça va bien se passer.
Le repas continua dans une ambiance plus détendue. C'était agréable de retrouver ce quotidien simple, sans avoir à trop analyser les choses. Une sorte de stabilité après les semaines intenses passées en Camargue. Une fois le plat terminé, nous nous installâmes sur le canapé, profitant de ce moment de calme. Vesta achevait de ranger la cuisine dans un léger bourdonnement qui se mêlait à l'atmosphère apaisante de la soirée.
— Et si on regardait un film pour te changer les idées, proposai-je en me calant dans le canapé.
— Ouais, pourquoi pas, souffla-t-elle en s'installant à mes côtés, le regard pétillant d'enthousiasme.
— Bacchus, mets-nous un film tranquille !
Le mur s'illumina et le film démarra. Dès les premières scènes, je compris que ce n'était pas ce à quoi je m'attendais. Un film dans le style de « 50 nuances de Grey », sans être explicite, mais lourd de tension. Me sentant gêné, je jetai un coup d'œil furtif à Séverine.
— Euh... Bacchus a dû se tromper, murmurai-je, hésitant à arrêter le film.
Elle me coupa avec un sourire en coin, intriguée par le déroulement de l'histoire.
— Non, laisse... C'est bon, répondit-elle, les yeux fixés sur l'écran.
L'ambiance dans la pièce changea imperceptiblement. Ce n'était pas juste un film que nous regardions. Nos épaules se frôlaient, et nos respirations se synchronisaient, sans que nous ne nous en rendions compte. J'essayais de me concentrer sur l'histoire, mais chaque scène rendait l'air plus lourd. Je sentais la tension entre nous grandir, palpable et presque électrique. Un rire nerveux s'échappa de mes lèvres, brisant le silence pesant.
— C'est... un peu intense, non ?
— Un peu, ouais, sourit-elle, les yeux toujours rivés sur l'écran avec une lueur d'amusement dans le regard.
Nos corps s'effleuraient, comme attirés par une force invisible, irrésistible. La chaleur de son bras contre le mien éveillait en moi des sensations que je tentais de contrôler, mais chaque mouvement de sa part rendait cette tension encore plus palpable, presque insoutenable. Les images projetées sur le mur n'étaient plus qu'un murmure lointain. Mes pensées se concentraient sur elle, sur la façon dont ses lèvres se mordillaient, avec cette légère hésitation entre l'envie et la retenue qu'elle semblait ressentir.
L'atmosphère autour de nous vibrait, chargée d'électricité, dans un mélange délicat de désir et de doute.
Je me surpris à imaginer ce qui pourrait se passer si nous étions seuls dans un autre contexte, loin des écrans et des regards extérieurs. Chaque geste, chaque soupir semblait résonner dans le silence, et l'idée de passer ce moment à contempler son visage, à explorer cette connexion naissante, était de plus en plus difficile à ignorer.
— Tu penses que ce film va devenir un classique ? tentai-je pour détourner la conversation.
Mais ma voix trahissait une légère nervosité. La tension s'allégeant un instant, Séverine éclata de rire .
— Si « classique » signifie « totalement inapproprié », alors oui, c'est un chef-d'œuvre !
On échangeait des sourires, et cette légèreté faisait du bien. Malgré l'intensité du film, il y avait quelque chose de réconfortant à être là, ensemble, à partager ce moment. Vesta, toujours en arrière-plan, ajoutait une touche familière à l'ensemble, comme un rappel de notre quotidien.
Le film continuait de défiler, et je réalisai que l'essentiel n'était plus l'intrigue, mais ce qui se jouait entre nous. J'osai alors lui jeter un regard, espérant capturer une part de ce moment. Les mots qui restaient non dits dans l'air, les émotions vibrantes de la pièce, nous lieraient d'une façon que ni l'un ni l'autre n'aurait pu anticiper.
Je la connaissais si bien Séverine. Chaque expression de son visage, chaque geste me parlaient d'elle avec une clarté intime. Pourtant, en cet instant précis, je me demandais si elle ressentait cette même urgence, ce même besoin qui me dévorait. Mes doigts tremblaient légèrement, animés par une nervosité que je ne pouvais plus contenir.
Alors sans réfléchir, je me penchai vers elle pour l'embrasser. Nos lèvres se retrouvèrent dans un baiser ardent, chargé de cette tension accumulée depuis si longtemps. Elle répondit avec une fougue qui fit voler en éclats toute hésitation entre nous.
Le film était désormais relégué à un vague bruit de fond couvert par le souffle de Séverine mêlé au mien, rapide, haletant. Ses doigts, agiles et avides, parcouraient ma nuque, puis griffaient légèrement mes épaules, intensifiant de leur caresse ce moment enfiévré. Je glissai mes lèvres le long de son cou, effleurant sa peau qui frémissait sous mes baisers, comme une invitation silencieuse à aller plus loin.
Séverine se pencha doucement sur moi, les genoux calés contre mes hanches, effleurant ma peau de son souffle chaud comme une promesse. Nos baisers, de plus en plus brûlants, se faisaient plus intenses, plus urgents, ses lèvres cherchaient les miennes avec une passion dévorante. Elle laissa échapper un gémissement à peine audible contre ma bouche, mais ce son qui résonna en moi comme une onde de choc accentua le désir qui nous consumait.
Son corps, légèrement tremblant, se pressait contre le mien. Chacun de ses frissons renforçait la tension entre nous. Nos respirations devenaient erratiques, nos souffles entrecoupés de soupirs, et il nous était presque impossible de reprendre notre calme.
Mes mains, presque en transe, glissèrent sous son t-shirt, que je fis glisser au sol sans même y réfléchir. L'intensité de son regard me fit perdre la notion du temps, et dans un geste tout aussi naturel, elle entreprit de déboutonner ma chemise.
— Attends, laisse-moi faire, murmurai-je, la voix rauque d'excitation.
Je me redressai légèrement pour l'aider à retirer ce dernier obstacle entre nous.
Quand ma chemise rejoignit son t-shirt au sol, Séverine s'employa à déboutonner ma ceinture avec une assurance pressée. Haletant, je me levai pour que, fixant son regard avide sur mes mouvements, elle pût enlever mon pantalon. Dans un geste rapide, elle tira sur ma ceinture, et je l'aidai à libérer mes hanches.
— Ça vient... souffla-t-elle, un sourire complice aux lèvres, alors que mes vêtements tombaient au sol, laissant nos corps libres de toute barrière.
Sans un mot, je fis de même avec le reste de ses vêtements, glissant mes mains sur son short avant de le faire tomber lentement le long de ses cuisses, découvrir ainsi sa peau douce et chaude. Puis, sans hésitation, je m'attaquai à sa culotte pour la lui retirer en frôlant délicatement sa peau. Chaque mouvement soulevait en moi un désir inextinguible.
Nos regards se croisèrent une dernière fois avant que, dans un élan partagé, nous éclatâmes de rire et courûmes, nus, jusqu'à ma chambre. Nos corps se frôlaient dans cette course précipitée, chacun faillissant trébucher à moitié dans l'excitation de ce moment suspendu.
Une fois dans la chambre, elle me poussa sur le lit avec une impatience brûlante. Ses lèvres retrouvèrent les miennes avec fougue, et je la serrai contre moi en faisant glisser immédiatement mes mains sur ses hanches, savourant ainsi la douceur de sa peau.
— Je n'en peux plus, souffla-t-elle, haletante.
Je répondis en mordillant son cou puis en explorant son corps avec envie. Je descendais lentement, mes lèvres traçaient une route de baisers jusqu'à ses seins, que je pris entre mes mains pour apprécier leur fermeté, et que je dévorai de baisers. Je les léchais, les mordillais avec passion, quand je sentis ses tétons durcir sous ma langue.
— Oh... Nico... gémit-elle, en cambrant son corps sous moi.
Je m'attardai à savourer ses réactions, avant de glisser plus bas et tracer de mes lèvres un chemin brûlant le long de son ventre musclé. Mon désir montait à chaque gémissement qu'elle laissait s'échapper.
Enfin, lui écartant doucement les cuisses, je descendis mes doigts jusqu'à son abricot dans lequel je plongeai ma langue sans attendre, pour y trouver sa petite perle et jouer avec elle pour faire monter Séverine au septième ciel.
— Oh, oui... continue, dit-elle dans un souffle tremblant.
Son corps se tordait sous mes caresses, et je ne pouvais plus m'arrêter. Mes mains agrippaient fermement ses hanches tandis que ma langue la guidait vers l'extase.
Ses gémissements se firent plus pressants, plus impatients, jusqu'à ce que son corps se tendît dans un cri étouffé de plaisir. Tremblante, elle s'accrocha à mes épaules, et je la sentis vibrer sous moi alors que l'extase l'emportait.
Je remontai lentement, en traçant de mes lèvres leur chemin sur son ventre, puis sur ses seins, avant de retrouver sa bouche dans un baiser enflammé. Ses mains glissèrent sur mes hanches, et elle me guida sans un mot. Je me positionnai, pressant mon corps contre le sien, puis pénétrai doucement son jardin secret, sentant la chaleur de son corps m'envelopper. Nos regards se croisèrent, une étincelle de complicité et de désir brûlait dans ses yeux.
— Oh... murmura-t-elle, la voix haletante, en enroulant ses jambes autour de mes hanches.
Je commençai à bouger doucement dans de lents va-et-vient, cherchant à contrôler cet incendie qui dévorait chaque fibre de mon être. Mais son corps se pressant contre le mien me faisait perdre pied. Elle gémissait, impatiente, se cambrait pour m'attirer plus près.
— Plus fort, Nico... gémit-elle, le souffle coupé par le désir.
Je tentais de garder le contrôle, mais chaque mouvement nous rapprochait de l'inévitable. Je sentais le plaisir monter dangereusement en moi, quand j'agrippai ses hanches, luttant contre mon envie urgente de tout lâcher.
— Si je continue, je vais jouir ! murmurai-je, la voix tremblante.
Elle plongea ses yeux dans les miens, sans détour, resserrant ses mains sur mes épaules tout en m'encourageant :
— Je m'en fous, continue, me demanda-t-elle dans un souffle court.
Je n'avais plus de contrôle. Mes mouvements se faisaient plus rapides, plus profonds. Son corps répondait au mien, ses gémissements se transformaient en cris étouffés. Mon souffle se brisait, mes muscles se contractaient, et je savais que je ne pourrais pas tenir longtemps.
— Putain, c'est trop, je vais pas tenir ! grognai-je en luttant désespérément contre l'extase imminente.
Mais Séverine, réclamant plus, ne me laissait aucun répit. Ses jambes m'attiraient encore plus près. Ses hanches se mouvaient frénétiquement sous moi.
Et je cédai, submergé par la vague de plaisir qui nous emportait.
— Nico, lâche-toi, supplia-t-elle dans un souffle.
Mon corps tremblait, ma respiration se faisait saccadée, alors que je poussais un dernier grognement avant de céder dans un orgasme incontrôlable.
Je m'effondrai sur elle. Nos corps encore brûlants tremblèrent sous l'effet de cette explosion. Nos respirations restèrent erratiques quelques instants, avant que le silence ne s'installât, seulement interrompu par nos souffles. Je la serrai contre moi, nos corps collés l'un à l'autre, encore enveloppés dans la chaleur de l'instant.
— Putain, soufflai-je finalement, exténué, un sourire en coin.
Elle me rendit mon sourire, traçant doucement de ses doigts des cercles sur mon dos.
— C'était... intense, murmura-t-elle, les yeux encore brillants du plaisir qu'on venait de partager.
Je déglutis difficilement, reprenant doucement mes esprits. On resta allongés là, l'un contre l'autre. Je sentais la chaleur de sa peau contre la mienne, sa respiration qui se calmait peu à peu, devenant plus régulière.
Je glissai un bras autour de ses épaules en la serrant doucement contre moi, un sourire léger aux lèvres.
Après l'agréable fatigue qui s'ensuivit on commença à s'endormir. Ses doigts caressaient encore distraitement ma main, mais je sentais qu'elle s'abandonnait petit à petit au sommeil.
— Bonne nuit, soufflai-je d'une voix à peine audible.
Elle murmura quelque chose d'incompréhensible, peut-être un « bonne nuit » aussi, avant de s'endormir pour de bon. Finalement, je laissai mes paupières se fermer, me laissant emporter par la fatigue, nos corps toujours l'un contre l'autre. Demain serait un autre jour, mais pour l'instant, on était juste... bien.
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