Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
Julie Ma voisine Soumise — Chapitre 6 · Attente
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Julie Ma voisine Soumise
Chapitre 6 · Attente
Le réveil est flou. Un demi-sommeil, un demi-manque.
Ma main cherche ta peau, ton ventre, ton souffle contre moi.
Ma main cherche ta peau, ton ventre, ton souffle contre moi.
Mais il n’y a rien.
Le drap est encore tiède de toi, froissé comme un souvenir qui s’éloigne.
Et déjà, je sens la tristesse monter. Sourde. Lourde.
Tu n’es plus là. Tu es partie.
Et déjà, je sens la tristesse monter. Sourde. Lourde.
Tu n’es plus là. Tu es partie.
Je reste allongé, figé, le cœur serré.
C’est idiot, je le sais. Tu étais bien, cette nuit. Tu as dit oui. Tu as murmuré à toi.
C’est idiot, je le sais. Tu étais bien, cette nuit. Tu as dit oui. Tu as murmuré à toi.
Mais le vide, même infime, laisse des griffures.
Puis, un son.
Un bruit léger. Métallique.
Une cuillère contre de la porcelaine.
Un bruit léger. Métallique.
Une cuillère contre de la porcelaine.
Je tends l’oreille, le souffle suspendu.
Un autre bruit. Une gorgée. Un soupir.
Je me lève d’un coup. Nu, encore engourdi de sommeil, mais poussé par l’espoir.
Et je te trouve là.
Assise à la table de la cuisine.
Assise à la table de la cuisine.
Tu es de dos, penchée sur ta tasse.
Le soleil te caresse les épaules, dévoile le galbe de ton sein qui dépasse de ma chemise, entrouverte.
Tu n’as rien d’autre sur toi. Juste ça. Juste moi, sur ta peau.
Le soleil te caresse les épaules, dévoile le galbe de ton sein qui dépasse de ma chemise, entrouverte.
Tu n’as rien d’autre sur toi. Juste ça. Juste moi, sur ta peau.
Tes jambes nues sont croisées, ton pied balance doucement dans l’air.
Tu bois ton chocolat chaud comme si tu étais chez toi.
Et tu l’es.
Tu bois ton chocolat chaud comme si tu étais chez toi.
Et tu l’es.
Je reste un instant figé sur le seuil.
Tu es là. Belle à mourir. Calme. Entière.
Et j’ai envie de pleurer tant ce tableau me serre le ventre.
Tu es là. Belle à mourir. Calme. Entière.
Et j’ai envie de pleurer tant ce tableau me serre le ventre.
Tu tournes la tête, tu me vois.
Tu souris. Doucement.
Tu souris. Doucement.
— Bonjour, souffles-tu.
Je m’approche. Lentement.
Je viens m’agenouiller à tes pieds.
Je pose ma joue contre ta cuisse nue, ma main sur ton genou.
Je viens m’agenouiller à tes pieds.
Je pose ma joue contre ta cuisse nue, ma main sur ton genou.
— J’ai cru que tu étais partie…
Tu poses ta main sur mes cheveux.
Tu caresses lentement.
Tu caresses lentement.
— Je suis là. J’avais juste soif. Et envie de t’attendre ici. Dans la lumière du soleil.
Tu me regardes avec cette intensité douce qui me transperce.
Comme si j’étais plus que ton amant.
Comme si j’étais ton refuge.
Comme si j’étais plus que ton amant.
Comme si j’étais ton refuge.
Et moi, là, à tes pieds, je me sens roi.
Je me redresse.
Je ne peux pas rester là, à genoux, à te regarder comme on regarde un miracle.
J’ai besoin de te toucher. De t’embrasser.
Je ne peux pas rester là, à genoux, à te regarder comme on regarde un miracle.
J’ai besoin de te toucher. De t’embrasser.
Alors je me penche vers toi.
Je prends ton visage entre mes mains.
Et je t’embrasse.
Je prends ton visage entre mes mains.
Et je t’embrasse.
Pas un baiser du matin. Pas un baiser de politesse.
Un baiser de feu.
Un baiser qui dit j’ai eu peur, je suis soulagé, tu es à moi.
Un baiser qui brûle la bouche, qui fait battre le cœur plus fort.
Un baiser de feu.
Un baiser qui dit j’ai eu peur, je suis soulagé, tu es à moi.
Un baiser qui brûle la bouche, qui fait battre le cœur plus fort.
Tu me rends ce baiser. Complètement.
Tu bascules légèrement ta tête en arrière, tes lèvres s’ouvrent sous les miennes, et ta main vient se poser sur ma nuque.
Tu as le goût du chocolat et du matin.
Tu bascules légèrement ta tête en arrière, tes lèvres s’ouvrent sous les miennes, et ta main vient se poser sur ma nuque.
Tu as le goût du chocolat et du matin.
Mais tu ris doucement, contre mes lèvres.
— Il est déjà tard, murmures-tu. Si tu continues comme ça, on va finir par être très en retard.
Je grogne, je dépose un dernier baiser sur ton menton, puis je me lève à contrecœur.
Je traverse la pièce et me sers un café, encore nu, encore marqué de toi.
Je traverse la pièce et me sers un café, encore nu, encore marqué de toi.
Tu me regardes, silencieuse, et je sens ton regard courir sur moi comme une caresse.
Et ça me fait du bien.
Et ça me fait du bien.
Je bois une gorgée brûlante.
— Journée de fous en perspective, dis-je enfin. Trois chantiers à coordonner, deux livraisons que je sens foireuses, et un gars qui m’a planté hier. Je sens que je vais courir dans tous les sens.
— Journée de fous en perspective, dis-je enfin. Trois chantiers à coordonner, deux livraisons que je sens foireuses, et un gars qui m’a planté hier. Je sens que je vais courir dans tous les sens.
Je me tourne vers toi.
Tu m’écoutes. Vraiment.
Pas juste pour faire semblant. Pas pour meubler.
Tu m’écoutes. Vraiment.
Pas juste pour faire semblant. Pas pour meubler.
— Et toi ? Ta journée ? Un peu plus douce j’espère.
Tu hausses les épaules, tu bois une autre gorgée.
— Réunion ce matin, suivi de projet cet après-midi, et cette collègue qui parle trop fort à côté de moi… Tu vois le tableau.
On sourit ensemble.
Ce n’est rien. Juste le quotidien.
Mais partagé avec toi, même les contraintes me semblent plus légères.
Ce n’est rien. Juste le quotidien.
Mais partagé avec toi, même les contraintes me semblent plus légères.
Je me rapproche. Je dépose un baiser sur ton front.
— J’aimerais qu’on ne bouge pas. Qu’on reste comme ça. Tout le jour. Juste toi, ma chemise, ton chocolat, et moi, à te regarder.
Tu ris doucement.
— Ça, c’est une vraie vie de rêve.
Tu te lèves lentement, finis ton chocolat en silence.
Tu es sublime. Nue sous ma chemise, les jambes nues, le pas souple.
Tu avances jusqu’à l’évier et poses ta tasse dans la bassine.
Tu es sublime. Nue sous ma chemise, les jambes nues, le pas souple.
Tu avances jusqu’à l’évier et poses ta tasse dans la bassine.
— Je vais prendre une douche, dis-tu, simplement.
Je te regarde passer devant moi.
Je ne résiste pas.
Je ne résiste pas.
Ma main glisse, rapide, légère, sur tes fesses. Une claque douce, une tape qui claque juste assez pour te faire sursauter.
— Je t’accompagne.
Puis, dans un sourire :
— Mais on fait vite. Et on reste sages. Promis.
Puis, dans un sourire :
— Mais on fait vite. Et on reste sages. Promis.
Tu me jettes un regard par-dessus l’épaule.
Moqueur. Incrédule.
Presque provocant.
Moqueur. Incrédule.
Presque provocant.
— Toi ? Sage ? J’y crois moyen.
Je t’attrape par la taille, t’embrasse dans le cou, et nous filons ensemble vers la salle de bain, comme deux enfants complices en retard pour l’école.
La douche est rapide. Pour de vrai cette fois.
Quelques caresses, quelques sourires étouffés.
Des baisers volés, des regards appuyés.
Mais on tient bon.
À peu près.
Quelques caresses, quelques sourires étouffés.
Des baisers volés, des regards appuyés.
Mais on tient bon.
À peu près.
Quelques minutes plus tard, nous voilà prêts.
Habillés. Légèrement décoiffés.
Mais heureux. Chargés l’un de l’autre.
Habillés. Légèrement décoiffés.
Mais heureux. Chargés l’un de l’autre.
On sort ensemble, chacun ses clés, ses affaires, ses pensées déjà tournées vers la journée à venir.
Sur le trottoir, juste avant de nous séparer, je me tourne vers toi.
Tu es là, devant ta voiture.
Belle. Vivante. Rayonnante, même sous le ciel gris.
Belle. Vivante. Rayonnante, même sous le ciel gris.
Je m’approche.
Je pose mes mains sur tes hanches.
Et je t’embrasse.
Je pose mes mains sur tes hanches.
Et je t’embrasse.
Pas un baiser pressé.
Un vrai baiser.
Un tiens-moi toute la journée, un reviens-moi ce soir.
Un vrai baiser.
Un tiens-moi toute la journée, un reviens-moi ce soir.
Quand nos lèvres se quittent, je murmure :
— Bonne journée, ma belle.
Tu souris.
— Toi aussi, mon Maître.
— Toi aussi, mon Maître.
Et puis tu montes dans ta voiture.
Moi dans la mienne.
Moi dans la mienne.
Deux routes séparées.
Mais un seul point de ralliement, ce soir.
Mais un seul point de ralliement, ce soir.
La voiture ronronne doucement sous mes doigts.
Je roule sans vraiment regarder la route, le regard perdu dans les souvenirs de ta peau, de ton sourire ce matin.
Ton goût flotte encore sur mes lèvres.
Ton odeur sur ma peau.
Je roule sans vraiment regarder la route, le regard perdu dans les souvenirs de ta peau, de ton sourire ce matin.
Ton goût flotte encore sur mes lèvres.
Ton odeur sur ma peau.
Le monde défile, flou, insignifiant.
Il n’y a que toi.
Et cette promesse silencieuse, glissée entre tes bras avant de partir : ce soir, nous serons à nouveau ensemble.
Il n’y a que toi.
Et cette promesse silencieuse, glissée entre tes bras avant de partir : ce soir, nous serons à nouveau ensemble.
Je me gare devant le premier chantier.
Un bâtiment en réfection, des échafaudages dressés comme des squelettes d'acier contre le ciel gris.
Je coupe le moteur.
Je respire profondément.
Un bâtiment en réfection, des échafaudages dressés comme des squelettes d'acier contre le ciel gris.
Je coupe le moteur.
Je respire profondément.
Allez, Paul.
Il faut bosser.
Être présent. Solide. Fiable.
Être cet homme que tu es aussi pour elle.
Il faut bosser.
Être présent. Solide. Fiable.
Être cet homme que tu es aussi pour elle.
Je sors de la voiture.
Le vent est frais, il emporte avec lui les dernières bribes de rêve.
Le vent est frais, il emporte avec lui les dernières bribes de rêve.
Le bruit m'assaille : marteaux, scies, voix qui s'interpellent.
L’odeur de la poussière, du ciment frais, du bois coupé.
Un univers brut. Rugueux. Vivant.
L’odeur de la poussière, du ciment frais, du bois coupé.
Un univers brut. Rugueux. Vivant.
Je salue les gars d’un signe de tête.
Un café vite fait dans la cabane de chantier, puis j'attaque.
Un café vite fait dans la cabane de chantier, puis j'attaque.
Première commande à vérifier.
Second chantier à visiter.
Une livraison de poutres métalliques qui tarde.
Un livreur absent, un camion en panne.
Second chantier à visiter.
Une livraison de poutres métalliques qui tarde.
Un livreur absent, un camion en panne.
La matinée file entre mes doigts comme du sable.
Je cours. Je parle. Je négocie.
Je plaisante un peu, aussi.
On se chambre avec les ouvriers, avec les chefs de poste.
On se serre les coudes.
Ça râle, ça rit, ça avance.
Je cours. Je parle. Je négocie.
Je plaisante un peu, aussi.
On se chambre avec les ouvriers, avec les chefs de poste.
On se serre les coudes.
Ça râle, ça rit, ça avance.
Et pourtant...
À chaque pause, à chaque silence, ton image revient.
À chaque pause, à chaque silence, ton image revient.
Quand je tends une feuille à signer, c’est ton poignet que je revois, fin, offert sous mes doigts.
Quand je lève les yeux vers une poutre suspendue, c’est ton regard que j’imagine, accroché au mien, suspendu à mon souffle.
Quand je bois une gorgée de café brûlant, c’est ta bouche que je goûte à nouveau.
Quand je lève les yeux vers une poutre suspendue, c’est ton regard que j’imagine, accroché au mien, suspendu à mon souffle.
Quand je bois une gorgée de café brûlant, c’est ta bouche que je goûte à nouveau.
Tu es partout.
Sous ma peau.
Dans mes gestes.
Dans cette énergie que je donne aujourd'hui.
Sous ma peau.
Dans mes gestes.
Dans cette énergie que je donne aujourd'hui.
Parce que tout ce que je fais, quelque part, c’est aussi pour toi.
Pour bâtir un monde où tu pourras t’appuyer sur moi.
Te reposer.
Aimer sans peur.
Pour bâtir un monde où tu pourras t’appuyer sur moi.
Te reposer.
Aimer sans peur.
Vers midi, je m’adosse un instant contre le camion de livraison, la tête renversée vers le ciel.
Je pense à ce soir.
Je te veux.
Pas seulement nue.
Pas seulement offerte.
Je te veux contre moi, vivante, rieuse, vraie.
Pas seulement offerte.
Je te veux contre moi, vivante, rieuse, vraie.
Je veux t’enlacer après la tempête.
Te nourrir.
Te veiller.
T’aimer.
Te nourrir.
Te veiller.
T’aimer.
Une voix me tire de mes pensées.
— Hey, Paul ! Tu rêves ou quoi ?
— Non, je construis, répondis-je dans un sourire.
— Non, je construis, répondis-je dans un sourire.
Et je repars au travail.
Le cœur léger.
Le corps lourd de manque.
Et l’âme pleine de toi.
Le cœur léger.
Le corps lourd de manque.
Et l’âme pleine de toi.
Les chantiers s’épuisent lentement au fil de mes visites.
L’après-midi s’étire, lourde, bruyante.
Les allées et venues, les cris des gars, le vrombissement des machines… Tout se superpose, se brouille.
Je fais ce que j’ai à faire. Correctement. Sérieusement.
Mais mon esprit est ailleurs.
Les allées et venues, les cris des gars, le vrombissement des machines… Tout se superpose, se brouille.
Je fais ce que j’ai à faire. Correctement. Sérieusement.
Mais mon esprit est ailleurs.
Vers toi.
Vers ta peau.
Vers ton regard, ce matin, quand tu as bu ton chocolat chaud avec ce calme désarmant, comme si tu étais déjà chez toi, dans ma vie, dans mes jours.
Vers ton regard, ce matin, quand tu as bu ton chocolat chaud avec ce calme désarmant, comme si tu étais déjà chez toi, dans ma vie, dans mes jours.
Chaque heure passée loin de toi effrite ma patience.
Je regarde ma montre toutes les dix minutes.
Je m’invente des prétextes pour accélérer.
Signer plus vite. Charger plus vite.
Finir plus tôt.
Je regarde ma montre toutes les dix minutes.
Je m’invente des prétextes pour accélérer.
Signer plus vite. Charger plus vite.
Finir plus tôt.
Enfin, vers dix-sept heures, je boucle tout.
Je file vers ma voiture, ignorant les éclats de voix derrière moi.
Je monte. Je démarre.
Je monte. Je démarre.
La route défile sous mes yeux.
Je roule vite, trop vite, mais je n’en ai rien à foutre.
Je n’ai qu’une hâte : te retrouver.
Je roule vite, trop vite, mais je n’en ai rien à foutre.
Je n’ai qu’une hâte : te retrouver.
Mais plus j’approche de la maison, plus une angoisse sourde monte en moi.
Et si tu n’étais pas là ce soir ?
Et si tu t’étais éloignée ?
Et si, ce matin, ce baiser sous le ciel gris n’était qu’un éclat furtif, déjà éteint ?
Et si tu t’étais éloignée ?
Et si, ce matin, ce baiser sous le ciel gris n’était qu’un éclat furtif, déjà éteint ?
Je me gare. Je coupe le moteur.
Je reste là, assis, les deux mains crispées sur le volant.
Je reste là, assis, les deux mains crispées sur le volant.
Le silence est épais.
Je finis par sortir. Lentement.
Je grimpe les quelques marches.
J’ouvre la porte de chez moi.
Je grimpe les quelques marches.
J’ouvre la porte de chez moi.
Vide.
L’appartement est calme.
Trop calme.
Trop calme.
Je pose mes clés sur la table.
Je dépose mon sac d’un geste las.
Je dépose mon sac d’un geste las.
Et puis je m’effondre sur le canapé, la tête entre les mains.
Mon cœur bat fort.
Trop fort.
Mon cœur bat fort.
Trop fort.
Je prends mon téléphone.
Un instant, j’hésite.
Je déteste paraître faible, inquiet, dépendant.
Je déteste paraître faible, inquiet, dépendant.
Mais merde.
Je t’écris.
Quelques mots.
Simplement.
Quelques mots.
Simplement.
"Tout va bien ? Tu me manques."
Le message file dans l’air.
Je pose le téléphone sur la table basse.
Je fixe l’écran noir.
Je fixe l’écran noir.
Une minute.
Deux.
Trois.
Deux.
Trois.
Rien.
Et puis...
La vibration.
Je me jette presque sur le téléphone.
Un message de toi.
Un message de toi.
"Coucou mon Maître. Cette semaine, je suis indisposée… Et je ne veux pas que tu t’ennuies."
Je lis.
Je relis.
Je relis.
Et d’un coup, sans prévenir, j’éclate de rire.
Un vrai rire. Fort. Sincère.
Qui me secoue. Qui me soulage.
Qui me secoue. Qui me soulage.
Pauvre petite soumise qui s’inquiète que je puisse m’ennuyer, alors que c’est son cœur, sa présence, son odeur, son souffle que je cherche.
Pas son sexe.
Je balance le téléphone sur le canapé.
Je me lève d’un bond.
Je grimpe les escaliers, deux marches par deux.
Je monte, le cœur battant.
Je ris encore en gravissant les dernières marches.
Je monte, le cœur battant.
Je ris encore en gravissant les dernières marches.
Arrivé devant ta porte, je frappe doucement.
Un bruit de pas feutrés derrière la porte.
Un grincement.
Un grincement.
Tu ouvres.
Tu es là.
Belle.
Délicate.
Fatiguée, peut-être.
Mais tellement toi.
Mais tellement toi.
Je ne te laisse même pas parler.
Je m’avance.
Je prends ton visage entre mes mains.
Je plonge mon regard dans le tien.
Et je murmure, presque solennel :
— Comment pourrais-je m’ennuyer dans une vie où tu existes ?
Tu restes figée.
Tes yeux s’embuent légèrement.
Tu souris, tremblante.
Et moi, je me penche.
Je pose mon front contre le tien.
Je ferme les yeux.
Et je respire.
Toi.
Juste toi.
Tout est là.
Tout est dit.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()