Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le vieux Cowboy et le jeune homme — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le vieux Cowboy et le jeune homme
Chapitre 2
Le lendemain, le soir tombait sur le petit village. John avait terminé son dîner, et il s'était installé un moment sur le porche pour fumer. Tristan, ce soir-là, avait pris son courage à deux mains.
— Monsieur ?
John s'était retourné, fatigué, mais attentif.
— Hm ?
— J'me disais... Vos bottes. Si vous voulez, je peux m'en occuper. Les nettoyer un peu le soir, les faire briller. Vous les retrouveriez comme neuves le matin.
— J'me disais... Vos bottes. Si vous voulez, je peux m'en occuper. Les nettoyer un peu le soir, les faire briller. Vous les retrouveriez comme neuves le matin.
Un silence. John avait plissé les yeux, un brin méfiant.
— Pourquoi tu ferais ça ?
— J'aime bien faire les choses propres. Et... j'crois que ça m'ferait plaisir.
— J'aime bien faire les choses propres. Et... j'crois que ça m'ferait plaisir.
John avait haussé les épaules.
— Si tu y tiens gamin. Elles sont devant ma porte quand je vais me coucher. Fais ça bien.
**
À vingt-deux heures, la porte était close. Deux bottes noires parfaitement alignées sur le paillasson, comme deux sentinelles. Tristan les a prises dans ses bras comme un objet sacré, puis il alla dans sa chambre. Pas un bruit. Il a allumé la petite lampe de chevet, sorti une brosse douce, un chiffon propre. Il savait faire. Il avait appris, enfant. Mais ce soir, ce n'était pas du travail. C'était un rite. Il a commencé par frotter doucement, enlever la poussière, faire briller le cuir. Chaque coup de brosse était lent, soigné, presque caressant. Le cuir grinçait sous ses gestes. Il en connaissait maintenant l'odeur par cœur. Mais là, elle était plus forte. Plus intime. Il a posé la brosse. Et, lentement, il a porté une des bottes à son visage. Il a enfoncé son nez dans la tige.
Là, c'était lui.
Pas le cuir. John. L'odeur de sa peau, de ses pieds. Pas une puanteur, non, une odeur d'homme. C'était puissant, cru, presque brutal. Et pourtant... il a inspiré. Longtemps. Les paupières fermées. La bouche entrouverte. Il a senti son ventre se contracter. Puis il a retourné la botte. Et, du bout de la langue, il a passé un trait lent sur le cuir, juste au-dessus du talon. Un goût de cire, de cuir, d'homme. Son cœur battait dans sa gorge. Il a recommencé. Encore. Sur la pointe cette fois-ci, chaque coin de la botte a été goûté par sa langue. Il s'est redressé, haletant. Il ne comprenait pas pourquoi ça le rendait si... fou. Il se releva, baissa son pantalon, et son caleçon, pour en extraire son sexe, totalement raide. Il se mit à genoux, reprit une des deux bottes, la porta à sa bouche, et se masturba sur l'autre laissé au sol. Il avait le toucher du cuir contre son gland, et l'odeur de l'autre à son nez.
Tristan était dans une extase totale, et ne mit pas longtemps à jouir à grand jet sur la botte laissée au sol. Il y en avait de partout.
Tristan, remis de ses émotions, prit soin de tout nettoyer, et de remettre les bottes souillées en un état de brillance impeccable, ne voulant surtout pas énerver le propriétaire de celle-ci. Il les a replacées là où elles étaient. Parfaitement alignées. Et il est remonté, l'odeur encore dans le nez, vidé et heureux. Il ne savait pas ce qu'il allait faire de ce trouble. Mais maintenant, il ne pouvait plus revenir en arrière.
***
Les jours étaient devenus routine.
Chaque soir, les bottes étaient là. Chaque matin, John les retrouvait propres, brillantes, odorantes, comme neuves. Il ne posait pas de questions. Il les chaussait, et descendait boire son café. Mais il les regardait, ces bottes. Et parfois, il haussait les sourcils en les voyant aussi bien entretenues. Le gamin faisait du bon boulot, et John le complimenta chaque matin. Jusqu'au soir où tout a changé.
Le soleil s'était couché depuis un moment. L'air était lourd. John était installé sur sa chaise en bois, sous le porche. Il fumait lentement, le cigare pendu entre ses doigts, les bottes bien ancrées sur le sol avec les jambes écartées. Son gilet ouvert, la chemise ouverte de deux boutons, avec les poils de son torse qui s'en échappaient. Il ne bougeait pas. Il regardait devant lui. Comme toujours.
Tristan est sorti. Il a hésité. Puis s'est avancé sans un mot. Il s'est arrêté devant lui.
— Quoi ? a lâché John, sans agressivité.
— Vous êtes bien, là ?
— J'peux pas être mieux.
— Vous êtes bien, là ?
— J'peux pas être mieux.
Silence.
— Je peux le faire maintenant ?
— Quoi donc ?
— Quoi donc ?
Tristan a désigné les bottes.
— Les nettoyer. Pendant que vous les portez. Ce sera plus... plus pratique.
John l'a regardé, un instant. Le cigare au bord des lèvres. Il a haussé un sourcil. Un demi-sourire, curieux, mais froid.
— Pendant que je les porte ?
— Oui, si vous ne bougez pas. Je ferai gaffe.
— Oui, si vous ne bougez pas. Je ferai gaffe.
Un long silence.
Puis John a haussé les épaules.
Puis John a haussé les épaules.
— Fais comme tu veux, gamin.
Tristan s'est agenouillé lentement. Il a posé sa boîte, ouvert le chiffon, sorti la cire. Il a commencé par la botte droite. Doucement. Consciencieusement. John ne disait rien. Il fumait. Il regardait l'horizon. Mais il sentait.
Il sentait les mains du garçon, lentes, précises. Le chiffon glissait, remontait, contournait le cou-de-pied, caressait le cuir lustré. Il sentait la chaleur du souffle de Tristan, parfois, quand il se penchait trop. Et surtout... il sentait que ce n'était pas juste du cirage. C'était autre chose. Une forme d'attention qu'il n'avait jamais connue. Tristan, lui, n'en pouvait plus. Là, à genoux, devant cet homme massif, qui fumait au-dessus de lui sans dire un mot, c'était le fantasme incarné. Il n'avait pas besoin de le toucher. Il avait ses bottes. Et l'odeur. Le cuir chauffé par le pied de John. Le tabac dans l'air. Il aurait pu y plonger la langue, là, devant lui. Il aurait pu... Mais il se retint. Juste la brosse. Juste ses doigts.
Et John, en silence, le regardait maintenant. Il n'avait pas bougé. Mais ses yeux avaient quitté l'horizon. Ils fixaient la nuque du garçon. La position. Les gestes. Le souffle. Une sensation étrange était montée en lui. Une chaleur sourde. Un grondement muet. Pas de colère. Pas du désir, pas encore. Mais quelque chose. Quelque chose de nouveau. De dérangeant. De puissant. Il tira une bouffée lente.
— Tu t'appliques, gamin.
Tristan releva les yeux. Et croisa ceux de John. Un regard lourd. Incompréhensible. Et Tristan sentit son ventre se tordre. Il venait de franchir un seuil. Et John... venait de s'en rendre compte.
***
John était maintenant allongé sur son lit. Les bras derrière la tête. Le cigare éteint depuis longtemps. Il ne dormait pas. Il fixait le plafond. Et il pensait. Non, il luttait.
Depuis le début de sa vie, il n'avait jamais eu à remettre en question ce qu'il était. Il aimait les femmes. Il a toujours eu ce côté dominateur, pas du genre maître/esclave, mais le genre de mâle alpha où lorsqu'il parle, on l'écoute, lorsqu'il arrive quelque part, on le regarde. Il était né comme ça. C'était dans son sang. Dans son pas. Dans sa voix. Mais ce soir... quelque chose ne tournait pas rond.
Depuis le début de sa vie, il n'avait jamais eu à remettre en question ce qu'il était. Il aimait les femmes. Il a toujours eu ce côté dominateur, pas du genre maître/esclave, mais le genre de mâle alpha où lorsqu'il parle, on l'écoute, lorsqu'il arrive quelque part, on le regarde. Il était né comme ça. C'était dans son sang. Dans son pas. Dans sa voix. Mais ce soir... quelque chose ne tournait pas rond.
Le gamin.
À genoux. Là. À ses pieds. Le souffle contre sa cheville. Ce regard bref qu'il avait levé vers lui. Ce regard chargé, comme un orage. Et John l'avait vu. Il l'avait senti. Et il n'arrivait pas à s'en débarrasser. Il s'était tourné sur le côté. Puis sur l'autre. Il avait grogné, tiré la couverture. Mais rien n'y faisait. L'image revenait. Encore. Encore. Encore. L'instant précis où un autre homme s'agenouille pour vous. Pas pour prier. Pas pour supplier. Mais pour... offrir. Et ce n'était pas normal. Il le savait. Il le refusait. Il serra les dents, comme s'il pouvait écraser le doute entre ses mâchoires. Son cerveau voulait qu'il se raisonne et rester dans le droit chemin, mais la façon dont son sexe réagissait disait tout le contraire. Il posa sa main sur sa queue.
— Merde... Qu'est-ce que je fous !
Mais il ne pouvait pas s'en empêcher, et c'est comme ça qu'il jouit pour la première fois en pensant à un homme. Il parvint tout de même à s'endormir après avoir évacué cette nouvelle pression, mais il restait troublé et inquiet de ce qu'il venait de faire.
***********
Merci pour vos retours sympas sur le début de cette histoire, en espérant que cette suite vous plaise. Si tel est le cas, la suite arrivera rapidement. :) Si vous souhaitez, ma messagerie perso est toujours dispo pour parler de tout sujet.
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Commentaires ()
merci hâte de connaitre la suite !