Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Chaleur D’été — Chapitre 3 · Le Secret
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Chaleur D’été
Chapitre 3 · Le Secret
Le troisième jour des vacances, l’air était si lourd qu’on aurait pu le couper au couteau. Le soleil transformait la villa en sauna géant, et tout le monde cherchait un moyen de survivre à la canicule. Tom s’était levé avec une migraine sourde, les images de Sophie tournant en boucle dans sa tête. Depuis leur arrivée, il n’arrivait plus à penser à autre chose. Sa silhouette, sa voix rauque, la façon dont elle semblait irradier sous la chaleur... Il était en train de perdre pied, et il le savait.
Il descendit dans le salon, où sa mère, Claire, discutait avec Marc, le mari de Sophie, autour d’un café.
— On pourrait aller voir ce village à flanc de colline, non ? proposa Claire, en feuilletant un guide touristique. Y’a un marché artisanal aujourd’hui.
— Ouais, pourquoi pas, répondit Marc, en reposant sa tasse. Mais faut partir tôt, sinon on va fondre sur place.
— Ouais, pourquoi pas, répondit Marc, en reposant sa tasse. Mais faut partir tôt, sinon on va fondre sur place.
Tom haussa les épaules, pas vraiment emballé. Il attrapa une banane dans un panier sur la table et s’affala sur le canapé, faisant semblant de checker son téléphone. Léa et Camille étaient dehors, en train de bronzer près de la piscine, leurs rires résonnant à travers les baies vitrées. Hugo, fidèle à lui-même, racontait une nouvelle anecdote à qui voulait l’entendre.
— Et là, le mec me dit : "T’as pas les couilles de grimper sur le toit !" Alors moi, direct, j’ai...
— Hugo, tu peux pas fermer ta bouche deux secondes ? lança Léa depuis la terrasse, agacée.
— Hugo, tu peux pas fermer ta bouche deux secondes ? lança Léa depuis la terrasse, agacée.
Tom esquissa un sourire, mais son attention fut vite ailleurs. Sophie venait d’entrer dans le salon, et comme à chaque fois, il sentit son cœur s’emballer. Elle portait un short en jean élimé qui mettait en valeur ses cuisses bronzées, et un débardeur blanc qui laissait deviner les contours de son soutien-gorge. Ses cheveux châtains étaient relevés en un chignon désordonné, quelques mèches collant à sa nuque à cause de la sueur. Une paire de lunettes de soleil reposait sur sa tête, et son parfum – un mélange de coco et de fleurs – flottait dans l’air, le frappant comme une vague.
— Claire, t’as pas vu mon chargeur quelque part ? J’ai plus de batterie, et faut que j’appelle ma sœur, dit Sophie, en fouillant dans un sac près du canapé.
— Regarde dans la cuisine, je crois l’avoir vu sur le comptoir, répondit Claire, sans lever les yeux de son guide.
— Regarde dans la cuisine, je crois l’avoir vu sur le comptoir, répondit Claire, sans lever les yeux de son guide.
Sophie se tourna, et son regard croisa celui de Tom. Elle lui adressa un sourire amical, sans arrière-pensée, mais ça suffit à lui nouer l’estomac.
— Tom, t’as pas vu un chargeur blanc qui traîne, par hasard ? demanda-t-elle, sa voix chaude résonnant dans ses oreilles comme une caresse.
Il cligna des yeux, pris au dépourvu, et sentit ses joues s’échauffer.
— Euh... non, désolé, bafouilla-t-il, maudissant son ton hésitant.
— Tant pis, je vais chercher, dit-elle avec un petit rire, avant de s’éloigner vers la cuisine, ses hanches balançant doucement à chaque pas.
— Tant pis, je vais chercher, dit-elle avec un petit rire, avant de s’éloigner vers la cuisine, ses hanches balançant doucement à chaque pas.
Tom la suivit des yeux, incapable de s’en empêcher. Le short remontait légèrement, dévoilant la courbe de ses jambes, et il sentit son souffle se couper. Il imagina ses mains glissant sur cette peau dorée, remontant jusqu’à sa taille, sentant la chaleur de son corps sous ses doigts. Merde, il divaguait complètement. Il serra sa banane si fort qu’elle s’écrasa presque, et il se força à détourner le regard, fixant un point invisible sur le mur.
L’après-midi passa dans une torpeur moite. La visite du village fut annulée à cause de la chaleur, et tout le monde se retrouva autour de la piscine, entre baignades et apéros improvisés. Tom resta en retrait, observant Sophie de loin. Elle était partout, riant avec Claire, jouant dans l’eau avec Camille, et chaque mouvement le rendait un peu plus dingue. Quand elle sortit de la piscine, son maillot rouge trempé collant à sa peau, l’eau dégoulina le long de ses cuisses, scintillant sous le soleil. Elle rejeta ses cheveux en arrière, un geste simple, mais qui le laissa bouche bée. Il imagina son souffle contre son cou, ses lèvres entrouvertes, son corps pressé contre le sien. Putain, il était dans la merde.
Ce soir-là, après un dîner animé où les adultes avaient abusé du vin rosé, Tom décida de prendre l’air. La villa était calme, les autres déjà couchés ou en train de regarder une série dans le salon. Il sortit dans le jardin, cherchant un coin tranquille pour fumer une cigarette – un vice qu’il cachait à sa mère. Alors qu’il s’approchait des chaises longues près de la piscine, il entendit une voix. C’était Sophie, au téléphone, assise à l’écart, dans l’ombre.
— Oui, je sais, c’était une erreur, murmurait-elle, sa voix tremblante. Mais c’était juste une nuit... Un mec que j’ai croisé en voyage d’affaires. Marc peut pas savoir, ça le briserait...
Tom se figea, son briquet à mi-chemin de sa cigarette. Merde. Sophie avait trompé Marc. Une aventure d’un soir, qu’elle semblait regretter, mais qui pourrait tout faire exploser si quelqu’un l’apprenait. Il resta tapi dans l’obscurité, retenant son souffle, écoutant chaque mot.
— Non, personne est au courant, et ça doit rester comme ça, continua-t-elle, avant de raccrocher avec un soupir.
Elle se leva, passant une main dans ses cheveux, et rentra dans la villa sans le voir. Tom resta là, un sourire en coin se dessinant sur ses lèvres. Il venait de trouver une arme. Une arme qu’il n’utiliserait pas tout de suite, mais qui pourrait tout changer.
Il alluma enfin sa cigarette, tirant une longue taffe, et repensa à leur échange de ce matin. Ce sourire innocent, cette voix rauque... Sophie n’avait aucune idée de l’effet qu’elle avait sur lui. Il l’imagina à nouveau penchée sur lui, ses yeux brillants de désir, son corps frémissant sous ses ordres. Il pensa à sa grosse bite énorme, un atout qui avait toujours impressionné, et se demanda ce qu’elle en penserait, elle, une femme si sûre d’elle. Bientôt, se promit-il. Bientôt, elle saurait.
Mais pour l’instant, il devait attendre. Laisser la tension monter, jouer les innocents, et frapper au bon moment. Ces vacances allaient être plus longues qu’il ne l’avait imaginé.
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