Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Changement de statut dans le couple — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Changement de statut dans le couple
Chapitre 1
Ce récit est partiellement basé sur ce que j'ai vécu avec mon ex. J'ai romancé une partie et y ai ajouté une part de fantasmes. Les prénoms ont été changés.
Bonne lecture.
Bonne lecture.
Nous sommes en février 2020. C'est l'anniversaire de Pauline, ma compagne, qui fête ses 25 ans. De mon côté, j'en ai 28 et je m'appelle Adrien.
Au réveil, dans le lit, connaissant la date à laquelle nous sommes, je me tourne vers Pauline. Je vois qu'elle est réveillée également et semble absorbée par une discussion sur Messenger.
Au réveil, dans le lit, connaissant la date à laquelle nous sommes, je me tourne vers Pauline. Je vois qu'elle est réveillée également et semble absorbée par une discussion sur Messenger.
— Coucou chérie, bon anniversaire ! lui dis-je sur un ton enjoué.
— Merci. Coucou, répond-elle d'une voix morne, en levant à peine ses yeux de son téléphone.
— Merci. Coucou, répond-elle d'une voix morne, en levant à peine ses yeux de son téléphone.
Je m'approche pour l'embrasser et elle me rend mon baiser tout en continuant de regarder sa conversation.
Je ne suis pas vraiment surpris. Cela doit faire au moins un an que nous n'avions pas eu de relations intimes. D'ailleurs, si nous avions deux ou trois relations sexuelles chaque année, c'était le bout du monde. Étant souvent absorbé par mon travail, je suis loin de ce que l'on peut appeler un « bon coup » au lit. Les rares fois où Pauline a tenté un rapprochement, j'ai eu beaucoup de mal à bander et cela a fini par mon passage sous les draps à utiliser ma langue pour tenter de la satisfaire un minimum.
C'est un vrai cercle vicieux, car j'ai perdu toute confiance en moi à ce niveau-là, et afin d'éviter une déconvenue supplémentaire, je ne prends pas les devants.
Je ne suis pas vraiment surpris. Cela doit faire au moins un an que nous n'avions pas eu de relations intimes. D'ailleurs, si nous avions deux ou trois relations sexuelles chaque année, c'était le bout du monde. Étant souvent absorbé par mon travail, je suis loin de ce que l'on peut appeler un « bon coup » au lit. Les rares fois où Pauline a tenté un rapprochement, j'ai eu beaucoup de mal à bander et cela a fini par mon passage sous les draps à utiliser ma langue pour tenter de la satisfaire un minimum.
C'est un vrai cercle vicieux, car j'ai perdu toute confiance en moi à ce niveau-là, et afin d'éviter une déconvenue supplémentaire, je ne prends pas les devants.
Je regarde Pauline et je suis conscient que je dois marquer des points aujourd'hui.
— Je vais à la boulangerie, que veux-tu pour ton petit-déjeuner ?
— Prends-moi un pain au chocolat.
— Bien chérie, je reviens, à tout à l'heure.
— Prends-moi un pain au chocolat.
— Bien chérie, je reviens, à tout à l'heure.
Pauline ne répond pas et sourit à son téléphone tout en pianotant.
Je m'habille en vitesse et me rends à la boulangerie. Je trouve Pauline distante depuis quelques mois, mais j'ai toujours choisi de ne pas la contrarier et de ne rien dire. Dans notre couple, c'est plutôt Pauline qui prend les décisions et qui lance les sujets structurants. De mon côté, je me contente de suivre.
De retour, les pains au chocolat à la main, je passe le seuil de la porte. Je vois que Pauline est debout et habillée, ce qui ne lui ressemble pas, car elle aime traîner au lit.
— Il faut que l'on ait une discussion, dit-elle sur un ton ferme.
— Je... Oui chérie, bien sûr...
— Je... Oui chérie, bien sûr...
Mes tempes et mes oreilles rougissent. J'ai toujours été très intimidé par Pauline. Ce n'est pas quelqu'un avec qui on aime être en conflit.
Elle me montre une chaise de la table du salon et prend place sur celle d'en face. Je m'y assois et je reste silencieux, attendant qu'elle prenne la parole.
Pauline me fixe de ses yeux marron intense. Son visage est fermé et mon regard fuit le sien.
Elle me montre une chaise de la table du salon et prend place sur celle d'en face. Je m'y assois et je reste silencieux, attendant qu'elle prenne la parole.
Pauline me fixe de ses yeux marron intense. Son visage est fermé et mon regard fuit le sien.
— Comme tu le sais, aujourd'hui, j'ai 25 ans. Ça fait donc presque 6 ans que l'on est ensemble et que ma vie sexuelle est un désastre.
Elle marque une pause, guettant une réaction de ma part. Sa phrase, directe, me fait l'effet d'un coup de poing à l'estomac. Rouge de honte, je ne sais pas quoi répondre et décide de baisser les yeux, ne pouvant soutenir son regard plus de quelques secondes.
— Je ne veux plus subir. Je suis encore jeune, je veux profiter de ces années. J'ai le droit d'avoir une sexualité épanouie, tu ne crois pas ? Réponds-moi franchement, lâche-t-elle sur un ton froid.
— Chérie... Je t'aime... Je suis sincèrement désolé de ne pas réussir... dis-je, honteux de me rendre compte du niveau de frustration de ma partenaire.
— J'ai l'impression que tu ne me désires pas ! Bref. Du coup, je ne sais pas si tu t'en doutes, mais depuis quelques mois, je vais chercher du plaisir de mon côté.
— Chérie... Je t'aime... Je suis sincèrement désolé de ne pas réussir... dis-je, honteux de me rendre compte du niveau de frustration de ma partenaire.
— J'ai l'impression que tu ne me désires pas ! Bref. Du coup, je ne sais pas si tu t'en doutes, mais depuis quelques mois, je vais chercher du plaisir de mon côté.
Ma tête est sur le point d'exploser. Que veut-elle dire ? Parle-t-elle de masturbation ou bien a-t-elle trouvé un amant ? Je n'ai jamais été quelqu'un de très jaloux, mais... Je ressens néanmoins une puissante sensation, comme si mon cœur était serré dans un gant de métal, tout en étant parcouru d'une chaleur indescriptible.
Pauline semble lire dans mon regard que je n'ai pas vraiment compris le sens de sa phrase et ajoute :
Pauline semble lire dans mon regard que je n'ai pas vraiment compris le sens de sa phrase et ajoute :
— Je vois quelqu'un régulièrement. C'est d'ailleurs lui qui m'a suggéré de te refuser l'accès à mes seins, poursuit-elle, cette fois-ci avec un léger sourire comme si elle vivait à nouveau cette conversation.
Pourquoi parler de ses seins maintenant ? Ce n'était pas nécessaire, à part pour me faire perdre toute contenance !
Néanmoins, je comprends mieux. Cela fait plus de 6 mois que Pauline ne me laisse plus m'approcher de sa poitrine. Auparavant, j'étais autorisé à la caresser, l'embrasser, sucer ses tétons ou bien les lécher... C'était même l'une des seules choses que j'étais capable de faire et qui procurait à Pauline un peu d'excitation et de plaisir.
De la même manière, maintenant que j'y pense, c'est depuis la même période qu'elle ne se déshabille plus devant moi et qu'elle verrouille la porte de la salle de bains alors qu'elle ne le faisait jamais auparavant. Je ne l'ai plus vue nue ou partiellement nue depuis de longs mois.
Néanmoins, je comprends mieux. Cela fait plus de 6 mois que Pauline ne me laisse plus m'approcher de sa poitrine. Auparavant, j'étais autorisé à la caresser, l'embrasser, sucer ses tétons ou bien les lécher... C'était même l'une des seules choses que j'étais capable de faire et qui procurait à Pauline un peu d'excitation et de plaisir.
De la même manière, maintenant que j'y pense, c'est depuis la même période qu'elle ne se déshabille plus devant moi et qu'elle verrouille la porte de la salle de bains alors qu'elle ne le faisait jamais auparavant. Je ne l'ai plus vue nue ou partiellement nue depuis de longs mois.
J'ouvre la bouche pour répondre quand Pauline reprend son monologue, haussant les épaules.
— Ma relation avec lui me satisfait et je ne compte pas l'arrêter. Sur les autres aspects, toi et moi on se complète plutôt bien et on a trouvé un bon équilibre. Je te propose donc deux choix.
Pauline marque une nouvelle pause. Elle est douée, je suis suspendu à ses lèvres, espérant être autorisé à poursuivre notre histoire, alors qu'elle vient de me dire qu'elle me trompe et ne compte pas y renoncer.
— Première possibilité : tu n'acceptes pas ma relation. On s'arrête là toi et moi. Tu trouves un appartement et tu déménages. On a vécu de belles années et on se quitte en bons termes...
J'avale ma salive difficilement, ça allait beaucoup trop vite pour moi. Ma vision se brouille l'espace d'un instant. Pauline reprend sans faire attention à moi.
— Seconde possibilité : tu acceptes que je puisse coucher avec qui je veux, même si je pense avoir trouvé la perle rare. Bref, c'est moi que ça regarde. Tu es libre de coucher avec qui tu veux toi aussi, mais si tu as un minimum de décence, tu n'en feras rien. On reste ensemble, on s'embrasse, on se tient la main... ça ne change pas de ce côté-là. Par contre...
Pauline plante son regard dans le mien, comme pour marquer la prochaine phrase au fer rouge.
— Par contre, répète-t-elle, on aménage le bureau en chambre d'amis. Cette nuit était quoiqu'il arrive notre dernière nuit côte à côte. Me voir nue, me toucher, tout ça, tu oublies. Est-ce que tu comprends les choix que je te propose ?
Je suis ébahi. Le ciel me tombe sur la tête. Je vois ma compagne me mettre devant un ultimatum et je n'ai rien vu venir. Il n'est pas question pour moi de la laisser s'en aller. D'ailleurs, je ne comprends pas vraiment pourquoi, mais cette chaleur continue de grandir en moi. Pauline m'offre tout de même une belle porte de sortie pour que tout s'arrange. Et cela ne changerait presque rien à notre quotidien, pensais-je alors.
Je lève les yeux vers elle. Elle me regarde, attendant que je prenne la parole.
Je lève les yeux vers elle. Elle me regarde, attendant que je prenne la parole.
— Je... ça fait beaucoup d'informations d'un coup ma chérie... Mais tout ce que je sais, c'est que je ne veux pas renoncer à toi.
— Tu choisis donc la seconde option ? dit-elle en souriant, visiblement contente de ma réponse.
— Je ne sais pas encore tout ce que cela implique, mais si c'est celle qui me permet de rester à tes côtés, je choisis la seconde option sans hésiter...
— Tu choisis donc la seconde option ? dit-elle en souriant, visiblement contente de ma réponse.
— Je ne sais pas encore tout ce que cela implique, mais si c'est celle qui me permet de rester à tes côtés, je choisis la seconde option sans hésiter...
Pauline continue de sourire. Cette fois-ci, c'est un sourire joyeux qui s'affiche sur son visage.
— Ton choix me touche. J'avoue que je n'étais pas certaine de ta réaction. Ne t'inquiète pas, nous parlerons des implications bien assez tôt. Alors, tu me le donnes ce pain au chocolat ?
Elle est passée à autre chose en une fraction de seconde... Je me dis que ce n'était que le début et que le sujet allait rapidement me revenir au visage.
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Commentaires ()
Je connais ce genre de situation bancale mais j'ai un âge plus avancé que tes personnages...
Pourquoi diable ne divorcent-ils pas comme d'ailleurs elle le lui propose ?
Le personnage masculin est lâche comme beaucoup d'hommes.