Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La vie des couples — Chapitre 6 · L'amour 4.0
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La vie des couples
Chapitre 6 · L'amour 4.0
6 L'amour 4.0
Sarah et moi avons vécu un week-end extraordinaire, décidés à saisir sans hésiter cette opportunité que Sylvie nous accordait, sans que nous soyons vraiment convaincus ni de son bien-fondé et encore moins de sa pérennité. Nous avons fait l'amour autant que mon corps vieillissant le permettait, mais Sarah possédait un don exceptionnel pour réveiller chez moi ce qui semblait assoupi ou peu enclin à la rigidité.
D'un commun accord nous avons toutefois essayé de contrôler les manifestations vocales de notre plaisir, ne souhaitant ni l'un ni l'autre manier la provocation envers la voisine du dessous à qui nous devions ces instants merveilleux.
Dimanche en fin d'après-midi j'étais de retour chez moi, incapable de prédire ce qui m'y attendait, puisque Sylvie était devenue une autre personne que j'avais de la peine à cerner tant elle était capable de proposer des choses insensées. J'ai ouvert la porte et pris une grande inspiration, puis suis entré, en proie à une gêne profonde, me demandant quoi lui dire.
D'un commun accord nous avons toutefois essayé de contrôler les manifestations vocales de notre plaisir, ne souhaitant ni l'un ni l'autre manier la provocation envers la voisine du dessous à qui nous devions ces instants merveilleux.
Dimanche en fin d'après-midi j'étais de retour chez moi, incapable de prédire ce qui m'y attendait, puisque Sylvie était devenue une autre personne que j'avais de la peine à cerner tant elle était capable de proposer des choses insensées. J'ai ouvert la porte et pris une grande inspiration, puis suis entré, en proie à une gêne profonde, me demandant quoi lui dire.
- Ah te voilà mon chéri, tu as l'air bien soucieux…Sarah ne t'a pas accueillie comme tu l'espérais ? Tu peux quand même m'embrasser tu sais, tu as encore peur de moi ?
- Sylvie…Essaie de comprendre…Tu me jettes dans les bras de ma maîtresse et puis tu m'accueilles comme si de rien n'était, c'est un peu étrange…je ne sais pas comment réagir…je…je…
- Ce que tu peux être conformiste des fois, ouvre-toi un peu l'esprit mon amour, profite de la vie, tu préférerais que je te fasse la gueule ou que je t'envoie te masturber dans la salle de bains ? Allez, viens m'embrasser grand timide ! Bon, j'espère quand même que tu n'as pas encore sur tes lèvres la mouille de ta chérie, encore que comme tu le sais, ça ne m'a pas dégoûté de lécher Pauline, au contraire. Tu vois, je m'adapte moi !
- Sylvie…Essaie de comprendre…Tu me jettes dans les bras de ma maîtresse et puis tu m'accueilles comme si de rien n'était, c'est un peu étrange…je ne sais pas comment réagir…je…je…
- Ce que tu peux être conformiste des fois, ouvre-toi un peu l'esprit mon amour, profite de la vie, tu préférerais que je te fasse la gueule ou que je t'envoie te masturber dans la salle de bains ? Allez, viens m'embrasser grand timide ! Bon, j'espère quand même que tu n'as pas encore sur tes lèvres la mouille de ta chérie, encore que comme tu le sais, ça ne m'a pas dégoûté de lécher Pauline, au contraire. Tu vois, je m'adapte moi !
Complètement déboussolé, j'ai timidement embrassé ma femme, puis je l'ai regardée, fasciné car je la trouvais belle, gracieuse et impériale dans son attitude et ses propos pourtant osés, mais aucun son ni mot n'a réussi à franchir mes lèvres, j'étais en mode off.
- Tu n'es pas très bavard. C'est moi qui te rends muet ? Tu n'as pas envie de me parler ?
- Sylvie, j'ai besoin de temps pour réaliser notre situation, c'est…c'est…invraisemblable. Tu nous imagines raconter aux enfants que je vis parfois ici avec toi, parfois au-dessus avec ma maîtresse, et que nous sommes d'accord ?
- On ne va peut-être pas le leur dire aujourd'hui mon chéri, mais si ce mode de vie nous convient et qu'il se prolonge, alors pourquoi le leur cacher ?
- Mais toi Sylvie, toi ma femme, toi avec qui j'ai élevé nos enfants, tu es vraiment satisfaite de ça ? Tu m'en parles avec enthousiasme, comme si c'était acquis, comme si tout était désormais réglé. Dis-moi mon amour, tu n'as pas repris de tes saloperies de pastilles ?
- Oh Jean-Pierre, tu me blesses là ! C'est vrai que j'étais un peu …euphorique quand j'ai proposé à Sarah de te partager, mais franchement je n'ai aucun regret, j'assume complètement ma décision. Pour toi, on dirait que c'est plus difficile…Tu as quand même fait l'amour à ta maîtresse, j'espère ? Sinon tout ça ne sert à rien. Tu me racontes un peu mon chéri, histoire de me conforter dans mes choix et de m'émoustiller un peu ?
- Sylvie, s'il te plaît, ne me demande pas l'impossible. Je sais bien que Sarah t'a tout raconté de notre sexualité, mais moi je n'y arrive pas, c'est trop tôt, et je ne vois pas ce que cela peut bien t'apporter. C'est quoi ? Du voyeurisme ? Du candaulisme qui ne dit pas son nom ?
- Oh, que de grands mots ! Bon, alors je ne te demande rien, je respecte ta pudeur, mais tu te souviens que je suis encore ta femme ?
- Évidemment, comment l'oublier ? Même si je te découvre sous un jour nouveau et que cela me perturbe passablement, tu es et tu restes ma femme.
- Pour le meilleur et pour le pire, comme il a dit le Monsieur le maire il y a bientôt vingt-six ans ?
- Oui, on peut dire qu'on traverse une sacrée zone de turbulences mais que pour l'instant le cap est maintenu.
- Ah, voilà enfin du positif, bravo mon chéri. Bon, j'ai faim moi, tu nous prépares quelque chose trésor ?
- Sylvie, j'ai besoin de temps pour réaliser notre situation, c'est…c'est…invraisemblable. Tu nous imagines raconter aux enfants que je vis parfois ici avec toi, parfois au-dessus avec ma maîtresse, et que nous sommes d'accord ?
- On ne va peut-être pas le leur dire aujourd'hui mon chéri, mais si ce mode de vie nous convient et qu'il se prolonge, alors pourquoi le leur cacher ?
- Mais toi Sylvie, toi ma femme, toi avec qui j'ai élevé nos enfants, tu es vraiment satisfaite de ça ? Tu m'en parles avec enthousiasme, comme si c'était acquis, comme si tout était désormais réglé. Dis-moi mon amour, tu n'as pas repris de tes saloperies de pastilles ?
- Oh Jean-Pierre, tu me blesses là ! C'est vrai que j'étais un peu …euphorique quand j'ai proposé à Sarah de te partager, mais franchement je n'ai aucun regret, j'assume complètement ma décision. Pour toi, on dirait que c'est plus difficile…Tu as quand même fait l'amour à ta maîtresse, j'espère ? Sinon tout ça ne sert à rien. Tu me racontes un peu mon chéri, histoire de me conforter dans mes choix et de m'émoustiller un peu ?
- Sylvie, s'il te plaît, ne me demande pas l'impossible. Je sais bien que Sarah t'a tout raconté de notre sexualité, mais moi je n'y arrive pas, c'est trop tôt, et je ne vois pas ce que cela peut bien t'apporter. C'est quoi ? Du voyeurisme ? Du candaulisme qui ne dit pas son nom ?
- Oh, que de grands mots ! Bon, alors je ne te demande rien, je respecte ta pudeur, mais tu te souviens que je suis encore ta femme ?
- Évidemment, comment l'oublier ? Même si je te découvre sous un jour nouveau et que cela me perturbe passablement, tu es et tu restes ma femme.
- Pour le meilleur et pour le pire, comme il a dit le Monsieur le maire il y a bientôt vingt-six ans ?
- Oui, on peut dire qu'on traverse une sacrée zone de turbulences mais que pour l'instant le cap est maintenu.
- Ah, voilà enfin du positif, bravo mon chéri. Bon, j'ai faim moi, tu nous prépares quelque chose trésor ?
Je n'avais pas tellement envie de discuter, alors je suis allé dans la cuisine et y ai préparé le dîner, Sylvie était au téléphone dans le salon. Il m'a fallu presque quarante-cinq minutes pour cuisiner ce que j'avais choisi, ensuite j'ai mis la table. Ma femme était toujours au téléphone. Un dimanche soir, qui donc pouvait la retenir au bout du fil aussi longtemps ? Je me suis approché d'elle discrètement et lui ai fait signe que nous pouvions passer à table, mais elle avait l'air préoccupée. De retour à la cuisine, j'ai tendu l'oreille de manière indiscrète.
o …mais Pauline, je suis mariée…
o Oui…oui…je comprends, mais ce n'est pas raisonnable…oui tu me plais, tu le sais bien... oui j'ai eu beaucoup de plaisir mais…
o Pauline, ouvre les yeux, j'ai cinquante-quatre ans, et même si tu m'as permis de vivre des moments forts, très forts même, je vieillis…et….
o Bon, ok, je suis d'accord que l'on se voie…mais demain matin je reprends le boulot et je serai pas mal occupée. Oui, promis, je te rappelle. Moi aussi je t'embrasse…Oh Pauline, arrête…Oui…peut-être…d'accord…Bonne soirée ma belle.
o Oui…oui…je comprends, mais ce n'est pas raisonnable…oui tu me plais, tu le sais bien... oui j'ai eu beaucoup de plaisir mais…
o Pauline, ouvre les yeux, j'ai cinquante-quatre ans, et même si tu m'as permis de vivre des moments forts, très forts même, je vieillis…et….
o Bon, ok, je suis d'accord que l'on se voie…mais demain matin je reprends le boulot et je serai pas mal occupée. Oui, promis, je te rappelle. Moi aussi je t'embrasse…Oh Pauline, arrête…Oui…peut-être…d'accord…Bonne soirée ma belle.
Cette fois c'est Sylvie qui avait l'air soucieuse, l'enthousiasme dont elle avait fait preuve en m'accueillant semblait s'être totalement évaporé.
- Eh bien, il est rare que tu t'attardes autant au téléphone…Des soucis ma chérie ? Tu as l'air absente. Tu veux que l'on dîne plus tard ?
- Non non, j'ai faim. C'était Pauline, au téléphone.
- Oh non, pas elle, tu sais ce que j'en pense. En plus c'est elle qui t'a droguée, qui t'a rendue incohérente et qui a profité de toi alors je ne pense pas que ce soit une copine très fréquentable. Elle voulait quoi, cette…cette débauchée ?
- Non non, j'ai faim. C'était Pauline, au téléphone.
- Oh non, pas elle, tu sais ce que j'en pense. En plus c'est elle qui t'a droguée, qui t'a rendue incohérente et qui a profité de toi alors je ne pense pas que ce soit une copine très fréquentable. Elle voulait quoi, cette…cette débauchée ?
Ma femme m'a alors regardé avec dans les yeux une terrible expression de désespoir, elle semblait effondrée et s'est mise à pleurer.
- Jean-Pierre, aide-moi s'il te plaît. Pauline vient de m'engueuler parce que je ne l'ai pas rappelée après notre nuit de folie à Rome. Elle m'a déclaré qu'elle est amoureuse de moi depuis des années, que cette nuit d'amour a été la plus belle de sa vie parce qu'elle l'attendait comme d'autres attendent le Messie. Je ne sais pas quoi faire…
Sylvie pleurait maintenant à chaudes larmes, semblent incapable de se reprendre. Elle a quand même réussi à m'expliquer la situation, entre deux sanglots.
- En plus, elle vient de rompre avec sa partenaire actuelle parce que c'est moi qu'elle aime. Tu te rends compte ? Mais qu'est-ce que j'ai fait…Tout ça pour avoir accepté sa putain de dope de merde et m'être fait gougnoter en pleine défonce. Je suis la reine des connes Jean-Pierre, je me suis comportée comme une gamine et maintenant me voilà dans la merde…Pfff…
Nous avons discuté un long moment, à l'issue duquel ma sublime épouse a repris un peu le dessus et s'est montrée ouverte à la recherche d'une solution raisonnable.
- Détends-toi Sylvie, il y a sûrement une solution. J'ai même déjà une idée, dont tu vas vite comprendre qu'elle n'est pas de moi :
- Démerde-toi pour m'arranger un rendez-vous avec ta brouteuse. C'est moi qui vais aller lui parler avant que tu ne la rencontres, si c'est encore d'actualité.
- Oh mon chéri, tu es adorable, mais tu sais bien qu'elle déteste les hommes, jamais elle n'acceptera de te rencontrer, surtout si c'est pour lui faire la morale. Et puis c'est moi qui me suis mise dans cette salade, alors c'est à moi de gérer.
- Peut-être, mais comme c'est avec elle que tu m'as trompé et que de toute évidence elle pense que tu vas recommencer, j'ai quand même mon mot à dire, qu'elle déteste les mecs ou pas.
- Vu comme ça, pourquoi pas. Je vais essayer de la convaincre, mais je n'y crois pas beaucoup.
- Démerde-toi pour m'arranger un rendez-vous avec ta brouteuse. C'est moi qui vais aller lui parler avant que tu ne la rencontres, si c'est encore d'actualité.
- Oh mon chéri, tu es adorable, mais tu sais bien qu'elle déteste les hommes, jamais elle n'acceptera de te rencontrer, surtout si c'est pour lui faire la morale. Et puis c'est moi qui me suis mise dans cette salade, alors c'est à moi de gérer.
- Peut-être, mais comme c'est avec elle que tu m'as trompé et que de toute évidence elle pense que tu vas recommencer, j'ai quand même mon mot à dire, qu'elle déteste les mecs ou pas.
- Vu comme ça, pourquoi pas. Je vais essayer de la convaincre, mais je n'y crois pas beaucoup.
Pourtant, le samedi suivant j'ai rencontré Pauline. Nous avions rendez-vous sur un parking de supermarché, ce qui m'a semblé étrange mais je n'ai rien dit. Elle était là, une sacrée belle plante cette Pauline, jolie silhouette, un visage adorable et des yeux d'un bleu très particulier, très expressifs, que son abondante chevelure brune et bouclée faisait ressortir. Élégamment vêtue, en tailleur chic, elle était très éloignée de l'image un peu datée que je me faisais des lesbiennes.
Elle m'a accueilli d'un ton glacial, peu encourageant pour la suite de ma démarche, mais j'y croyais encore.
- Bonjour Pauline, merci d'avoir accepté de me rencontrer.
- Salut, tu sais très bien que ce n'est pas toi que je voulais voir, mais je fais un effort. Monte dans ma voiture, on va aller marcher un peu, il fait beau et je n'ai pas envie de m'enfermer dans un bistrot où tout le monde peut écouter ce que l'on dit.
- Salut, tu sais très bien que ce n'est pas toi que je voulais voir, mais je fais un effort. Monte dans ma voiture, on va aller marcher un peu, il fait beau et je n'ai pas envie de m'enfermer dans un bistrot où tout le monde peut écouter ce que l'on dit.
Je suis montée dans sa luxueuse limousine anglaise (Sylvie m'avait informée qu'elle était DRH dans une multinationale et gagnait très bien sa vie), un peu impressionné par l'assurance de cette femme qui semblait vouloir mener les négociations à sa guise. Une vingtaine de minutes plus tard nous marchions en pleine nature, à l'abri des regards et des oreilles indiscrets.
- Bon, on ne va pas tourner autour du pot, alors je t'explique la situation. Ta femme, je la connais depuis plus longtemps que toi, et elle m'a toujours attirée même si elle est un peu plus âgée que moi. Elle est superbe, gracieuse, belle comme personne. À la fac, elle était toujours en jeans T-shirt baskets, cheveux courts, pas maquillée, pas de bijoux, et on ne la voyait jamais traîner avec des garçons mais toujours avec des filles, alors plusieurs fois je l'ai draguée, avec insistance, et au moins à une reprise elle a failli cédé complètement. Lors d'une soirée festive un peu arrosée, alors qu'elle n'y participait presque jamais, c'est elle qui m'a invitée à danser et m'a embrassée langoureusement dans la pénombre propre aux slows, sa langue ne quittant pas la mienne, en me prenant dans ses bras, avant de me caresser les fesses puis de glisser sa main sous ma jupe et d'introduire ses doigts en moi jusqu'à me faire jouir comme une folle, me laissant sans voix, les cuisses inondées. J'étais sur un nuage, amoureuse, j'y ai cru, pensant seulement qu'elle avait peur d'afficher et de reconnaître son homosexualité au grand jour. Le temps que j'aille nous chercher un verre pour fêter cette libération, elle avait disparu. Introuvable. On ne l'a pas revue aux cours pendant une semaine, j'étais folle d'inquiétude, elle ne répondait même pas au téléphone.
- Tu lui avais déjà fait bouffer des saloperies de pastilles, à l'époque ?
- Tais-toi ! Laisse-moi terminer et tu la ramèneras quand je te le dirai. Désolée mais avec les mecs, la diplomatie, je peux pas.
- Quand elle est revenue, dix jours après, c'était avec toi, qui la bécotais frénétiquement et qui la cramponnais comme si elle allait s'envoler. Le choc pour moi, j'ai pleuré trois jours, je ne pouvais pas y croire. Ma Sylvie, ma beauté subtile, mon amour impossible avec un mec…Et puis vous vous êtes rapidement mariés, alors de dépit j'ai déménagé et la distance a fait du bien à tout le monde. Quand je suis revenue dans la région, quelques années après, j'ai recontacté Sylvie, on s'est revues, sachant très bien l'une et l'autre ce qui s'était passé mais sans en parler. Entre-temps elle avait eu des enfants, sa vie semblait parfaite, on se téléphonait de temps à autre. De mon côté j'ai eu des relations, mais jamais je n'ai été amoureuse comme je le suis de ta femme depuis que je la connais. Et puis, il y a eu cette sortie organisée entre anciennes étudiantes, et je reconnais que j'y ai vu une opportunité de séduire Sylvie et de faire l'amour avec elle, ce dont je rêvais depuis longtemps et qui est enfin devenu réalité. Elle est magnifique ta femme, elle est douce, tendre, mais pas faite pour un mec, elle me l'a prouvé lors de notre nuit à Rome. En plus je sais que tu la trompes, ce qui confirme que les mâles ne sont que des porcs qui ne pensent qu'à baiser. Quand on a tous les jours dans son lit une femme comme Sylvie, on la respecte, on la dorlote, mais on ne va pas se faire sucer chez la voisine. Voilà. Je t'écoute, maintenant.
- Tu lui avais déjà fait bouffer des saloperies de pastilles, à l'époque ?
- Tais-toi ! Laisse-moi terminer et tu la ramèneras quand je te le dirai. Désolée mais avec les mecs, la diplomatie, je peux pas.
- Quand elle est revenue, dix jours après, c'était avec toi, qui la bécotais frénétiquement et qui la cramponnais comme si elle allait s'envoler. Le choc pour moi, j'ai pleuré trois jours, je ne pouvais pas y croire. Ma Sylvie, ma beauté subtile, mon amour impossible avec un mec…Et puis vous vous êtes rapidement mariés, alors de dépit j'ai déménagé et la distance a fait du bien à tout le monde. Quand je suis revenue dans la région, quelques années après, j'ai recontacté Sylvie, on s'est revues, sachant très bien l'une et l'autre ce qui s'était passé mais sans en parler. Entre-temps elle avait eu des enfants, sa vie semblait parfaite, on se téléphonait de temps à autre. De mon côté j'ai eu des relations, mais jamais je n'ai été amoureuse comme je le suis de ta femme depuis que je la connais. Et puis, il y a eu cette sortie organisée entre anciennes étudiantes, et je reconnais que j'y ai vu une opportunité de séduire Sylvie et de faire l'amour avec elle, ce dont je rêvais depuis longtemps et qui est enfin devenu réalité. Elle est magnifique ta femme, elle est douce, tendre, mais pas faite pour un mec, elle me l'a prouvé lors de notre nuit à Rome. En plus je sais que tu la trompes, ce qui confirme que les mâles ne sont que des porcs qui ne pensent qu'à baiser. Quand on a tous les jours dans son lit une femme comme Sylvie, on la respecte, on la dorlote, mais on ne va pas se faire sucer chez la voisine. Voilà. Je t'écoute, maintenant.
Elle était pour le moins directe, la Pauline, pas de figures de style, du factuel à la mitraillette, en pleine tronche, et vraiment anti-mâles au plus profond de son âme. Sylvie ne m'avait jamais raconté les choses de cette manière, sa version était plus innocente et bien moins précise, évasive, et le passé y semblait sans importance, voire oublié. Pourtant…
- À défaut de maîtriser la diplomatie, tu maîtrises plutôt bien l'exposé des faits, je t'en remercie car je ne savais pas tout, contrairement à toi qui semble bien renseignée sur ma vie de couple. Pour aller à l'essentiel, comme toi, j'ai deux questions.
o Un - Est-ce que tu penses que Sylvie est toujours amoureuse de toi mais refuse de se l'avouer ?
o Deux - Pourquoi tu lui as fait avaler des amphétamines ? Tu avais peur qu'elle te repousse encore une fois ? Tu l'as dopée pour la mettre dans ton lit plus facilement ? C'est limite viol ça, la drogue du violeur c'est ta manière de séduire ?
o Un - Est-ce que tu penses que Sylvie est toujours amoureuse de toi mais refuse de se l'avouer ?
o Deux - Pourquoi tu lui as fait avaler des amphétamines ? Tu avais peur qu'elle te repousse encore une fois ? Tu l'as dopée pour la mettre dans ton lit plus facilement ? C'est limite viol ça, la drogue du violeur c'est ta manière de séduire ?
Pauline m'a lancé un regard assassin, semblant outragée par mes propos. Je me suis même demandé si elle n'allait pas me frapper, de rage ! Elle a élevé la voix, incapable de se contrôler.
- Tu mériterais que je t'en colle une, pauvre con ! À Rome c'est vrai que je m'étais chargée, mais c'est Sylvie qui m'a demandé de lui donner de quoi planer un peu, parce qu'elle aussi avait compris que ce serait ce soir-là ou jamais, alors qu'on dormait dans la même chambre depuis déjà trois nuits à se mater mutuellement, à s'effleurer en tremblant, chacune attendant un geste de l'autre. Et le lendemain matin, alors que l'effet du speed avait disparu, c'est elle qui m'a réveillée en me léchant la chatte et en me doigtant le cul, avant de me faire l'amour comme tu ne peux pas imaginer. C'est une magicienne au lit, ta femme, une gourmande, je ne sais plus combien de fois elle m'a fait jouir, mais avec ta queue tu ne pourrais jamais rivaliser. Je l'aime, je suis folle d'elle, et je veux le lui montrer.
- On ne peut pas dire que tu t'embarrasses de propositions ou de l'avis des autres concernés, toi.
- Pourquoi perdre tu temps quand tout est clair ?
- Attends, tu vas un peu vite là…Rien n'est si clair que ça. Je te rappelle que jusqu'à nouvel avis Sylvie c'est ma femme et que…
- Arrête tes salades ! C'est peut-être ta femme mais ça te gêne pas pour niquer ta beurette du dessus ! Me prends pas pour une conne ! Je veux au minimum un arrangement dans le style de celui que vous avez convenu pour que monsieur puisse tringler sa voisine.
- On ne peut pas dire que tu t'embarrasses de propositions ou de l'avis des autres concernés, toi.
- Pourquoi perdre tu temps quand tout est clair ?
- Attends, tu vas un peu vite là…Rien n'est si clair que ça. Je te rappelle que jusqu'à nouvel avis Sylvie c'est ma femme et que…
- Arrête tes salades ! C'est peut-être ta femme mais ça te gêne pas pour niquer ta beurette du dessus ! Me prends pas pour une conne ! Je veux au minimum un arrangement dans le style de celui que vous avez convenu pour que monsieur puisse tringler sa voisine.
Je n'en revenais pas. Entre la détresse, les larmes de mon épouse et la situation telle que décrite par Pauline, il y avait une sacrée différence. Sylvie se révélait en fait une femme aimant les femmes mais qui ne l'avait jamais accepté, cherchant à mener une vie « normale » pour éviter le regard de la société quitte à vivre une épouvantable frustration. Comment peut-on assumer cela autant d'années ?
- Rien ne t'arrête toi, tu décides, tu ordonnes, mais tu n'es pas seule au monde ma jolie, et je ne suis pas ton subordonné alors ton numéro de DRH intraitable, tu te le gardes.
- Ne me parle pas comme ça ! Je ne suis pas « ta jolie », et mon boulot n'a rien à voir dans tout ça. C'est juste que les mecs me dégoûtent.
- Oh…Tu commences à me gonfler ! À toi de la fermer et de m'écouter maintenant, sinon je me tire et je dépose plainte contre toi pour usage de stupéfiants. Tout à ton amour pour celle qui partage ma vie depuis bientôt vingt-six ans, tu as un peu oublié que nous avons en commun quatre enfants et trois petits-enfants. On leur dit quoi ? Eh bien maman, elle est partie vivre avec une lesbienne et…
- …pendant que papa saute la voisine. Exactement. T'as jamais regardé L'Amour 4.0 sur Flix-Canal ?
- Arrête de m'interrompre ! Non, je n'ai jamais regardé, et alors ? Qu'est-ce que ça peut bien te foutre ?
- Tu devrais. C'est une émission consacrée aux nouvelles formes de la vie amoureuse, avec des couples, des amants, des maîtresses, de tous genres et de tous âges qui viennent témoigner de leurs expériences. On est assez loin de papa-maman, mais il y a des situations inattendues assez séduisantes. Regarde une fois, et pour information c'est ma sœur qui gère la production et qui choisit les intervenants. Il y a une émission ce soir, à 21h30.
- Ne me parle pas comme ça ! Je ne suis pas « ta jolie », et mon boulot n'a rien à voir dans tout ça. C'est juste que les mecs me dégoûtent.
- Oh…Tu commences à me gonfler ! À toi de la fermer et de m'écouter maintenant, sinon je me tire et je dépose plainte contre toi pour usage de stupéfiants. Tout à ton amour pour celle qui partage ma vie depuis bientôt vingt-six ans, tu as un peu oublié que nous avons en commun quatre enfants et trois petits-enfants. On leur dit quoi ? Eh bien maman, elle est partie vivre avec une lesbienne et…
- …pendant que papa saute la voisine. Exactement. T'as jamais regardé L'Amour 4.0 sur Flix-Canal ?
- Arrête de m'interrompre ! Non, je n'ai jamais regardé, et alors ? Qu'est-ce que ça peut bien te foutre ?
- Tu devrais. C'est une émission consacrée aux nouvelles formes de la vie amoureuse, avec des couples, des amants, des maîtresses, de tous genres et de tous âges qui viennent témoigner de leurs expériences. On est assez loin de papa-maman, mais il y a des situations inattendues assez séduisantes. Regarde une fois, et pour information c'est ma sœur qui gère la production et qui choisit les intervenants. Il y a une émission ce soir, à 21h30.
Nous avons discuté encore un moment, toujours sur un ton désagréable et agressif de la part de Pauline. Elle m'a ramené à ma voiture et je suis rentré à la maison. Sylvie m'y attendait, le visage défait, la voix à peine audible.
- Tu veux un verre, mon chéri ?
- Oui, un whisky dosé large, j'en ai besoin.
- Oui, un whisky dosé large, j'en ai besoin.
Je lui ai résumé au plus juste ma conversation avec Pauline, Sylvie a baissé la tête et s'est remise à pleurer. Je m'y attendais un peu, alors je me suis levé et l'ai prise dans mes bras.
- Pourquoi m'avoir menti aussi longtemps ma chérie ? Pourquoi avoir choisi la souffrance volontaire ? Je ne l'aime pas cette Pauline, mais elle m'a ouvert les yeux. Sylvie, elle a vraiment l'air amoureuse de toi, au bout de tant d'années on ne peut pas mentir. Mais toi, tu en es où de tes sentiments refoulés ? Tu dois me le dire, arrête de faire semblant, ça ne sert plus à rien puisque maintenant je sais ce qui s'est passé.
Sylvie a relevé la tête, son visage ruisselait de larmes mais dégageait toujours cette grâce, cette beauté sobre, cette douceur qui m'avaient séduit mais dont jamais je n'aurais pensé qu'ils aient aussi séduit Pauline, bien avant moi. Ma femme s'est laissé tomber dans le fauteuil, en face de moi.
- J'ai eu peur, Jean-Pierre, peur de transgresser la norme de l'époque, il y a presque trente ans dans cette ville personne ou presque ne faisait son « coming out » et je ne me voyais pas informer mes parents, mon frère et ma sœur, que j'étais amoureuse d'une femme. Alors j'ai été on ne peut plus lâche, et sans rien dire à Pauline j'ai fui puis accepté d'être courtisée par des hommes, ou plutôt par un seul homme. La suite je n'ai pas besoin de te la raconter. Mais je te jure que je t'aime, que je n'ai pas « fait semblant » toutes ces années, par contre je n'ai jamais pu oublier Pauline, c'est vrai, et peu d'autres femmes m'ont vraiment attirée.
- Ça veut dire quoi, exactement ?
- Qu'elle me fascine toujours, mon chéri, je suis honteuse de te dire ça mais, comme tu l'as dit, pourquoi mentir ? Oui, elle m'attire, elle est belle, elle est brillante, extravertie et elle m'a fait l'amour comme jamais. Ne te vexe pas Jean-Pierre, mais une femme connaît parfaitement le corps d'une autre femme et sait la faire jouir follement, même si ce soir-là nous étions toutes les deux sous amphétamines. Mais le lendemain, quand elle m'embrassait dans les rues de Rome, j'étais redescendue sur terre et elle aussi. Dans une petite rue, elle m'a poussée dans une courette sombre et m'a plaquée face contre un mur, sa bouche me dévorant le cou pendant qu'une main me caressait les seins et que son autre main se glissait sous ma robe, sous laquelle j'étais nue, à sa demande. Deux de ses doigts ont pénétré mon sexe dégoulinant, et c'est au moment où elle a entièrement enfoncé le troisième dans mon orifice le plus étroit, ce que je t'ai toujours refusé, que j'ai joui violemment, là, debout, tellement fort qu'elle a dû me retenir pour ne pas que je m'effondre au sol. J'avais à nouveau vingt-cinq ans. Si tu avais vu ses yeux à ce moment-là, tu me comprendrais mon chéri. Voilà.
- Ça veut dire quoi, exactement ?
- Qu'elle me fascine toujours, mon chéri, je suis honteuse de te dire ça mais, comme tu l'as dit, pourquoi mentir ? Oui, elle m'attire, elle est belle, elle est brillante, extravertie et elle m'a fait l'amour comme jamais. Ne te vexe pas Jean-Pierre, mais une femme connaît parfaitement le corps d'une autre femme et sait la faire jouir follement, même si ce soir-là nous étions toutes les deux sous amphétamines. Mais le lendemain, quand elle m'embrassait dans les rues de Rome, j'étais redescendue sur terre et elle aussi. Dans une petite rue, elle m'a poussée dans une courette sombre et m'a plaquée face contre un mur, sa bouche me dévorant le cou pendant qu'une main me caressait les seins et que son autre main se glissait sous ma robe, sous laquelle j'étais nue, à sa demande. Deux de ses doigts ont pénétré mon sexe dégoulinant, et c'est au moment où elle a entièrement enfoncé le troisième dans mon orifice le plus étroit, ce que je t'ai toujours refusé, que j'ai joui violemment, là, debout, tellement fort qu'elle a dû me retenir pour ne pas que je m'effondre au sol. J'avais à nouveau vingt-cinq ans. Si tu avais vu ses yeux à ce moment-là, tu me comprendrais mon chéri. Voilà.
Je ne pense pas que beaucoup de couples aient dû vivre en aussi peu de temps autant de bouleversements que nous, j'avais de la peine à suivre mais au moins je parvenais à trouver des explications à ce qu'était devenue notre vie (de couple) et notre vie sexuelle. Et dire que je n'avais rien vu, rien compris… Avais-je, à mon insu, la bite à la place du cerveau ? Étais-je plus bête que la moyenne, pauvre mâle sûr de lui et de ses inégalables performances sexuelles ? Un triste clone du panzériste de Sarah ? J'ai eu d'un coup l'impression de me tenir debout au bord d'un précipice.
- Si je résume, tu es toujours amoureuse d'elle ? Et maintenant que vous avez goûté au plaisir commun, il va être difficile de vous en priver ?
- Oui mon chéri, oui, je te le confirme. Je sais que tout est de ma faute, parce que j'ai fui une partie de ma vie au lieu d'affronter mes démons, mais maintenant la vérité m'a rattrapée et je ne peux pas la fuir de nouveau.
- Sylvie, sois vraiment honnête avec moi. Le fait que tu aies accepté assez « facilement » ma relation avec Sarah à ton retour de Rome, que tu m'aies humilié – je sais que tu étais droguée mais c'est toi qui l'avais voulu - était-ce pour me préparer à ce que je viens de réaliser ? En gros, donnant-donnant, moi dans le lit de Sarah (et pas au lavabo) et toi dans celui de Pauline, à une fréquence que nous devons encore décider ?
- Ce n'était pas prémédité, je te le jure, mais après avoir fait l'amour avec Pauline j'ai eu la certitude que plus rien ne serait comme avant, et nous en avons parlé. Elle sait pour Sarah et toi, alors tu penses bien qu'elle veut aussi bénéficier de notre « grande ouverture d'esprit » comme elle dit un peu fielleusement, précisant qu'elle n'a pas à ménager d'enfants ou petits-enfants et qu'elle est libre comme l'air.
- Tu es en train de me dire que si je refuse, tu pars avec elle ?
- Je n'ai jamais pensé que tu puisses refuser mais tout semble désormais possible, même si vivre avec Pauline me paraît totalement irréaliste au vu de son caractère.
- Oui mon chéri, oui, je te le confirme. Je sais que tout est de ma faute, parce que j'ai fui une partie de ma vie au lieu d'affronter mes démons, mais maintenant la vérité m'a rattrapée et je ne peux pas la fuir de nouveau.
- Sylvie, sois vraiment honnête avec moi. Le fait que tu aies accepté assez « facilement » ma relation avec Sarah à ton retour de Rome, que tu m'aies humilié – je sais que tu étais droguée mais c'est toi qui l'avais voulu - était-ce pour me préparer à ce que je viens de réaliser ? En gros, donnant-donnant, moi dans le lit de Sarah (et pas au lavabo) et toi dans celui de Pauline, à une fréquence que nous devons encore décider ?
- Ce n'était pas prémédité, je te le jure, mais après avoir fait l'amour avec Pauline j'ai eu la certitude que plus rien ne serait comme avant, et nous en avons parlé. Elle sait pour Sarah et toi, alors tu penses bien qu'elle veut aussi bénéficier de notre « grande ouverture d'esprit » comme elle dit un peu fielleusement, précisant qu'elle n'a pas à ménager d'enfants ou petits-enfants et qu'elle est libre comme l'air.
- Tu es en train de me dire que si je refuse, tu pars avec elle ?
- Je n'ai jamais pensé que tu puisses refuser mais tout semble désormais possible, même si vivre avec Pauline me paraît totalement irréaliste au vu de son caractère.
J'ai répondu avec l'air résigné de celui qui a compris que la situation lui échappe complètement, qu'il n'est plus maître de rien et risque de tout perdre.
- Bon…Est-ce que dans un premier temps, on s'accorde chacun un week-end sur deux hors du domicile conjugal afin de « tester » ce mode de vie ? De toute manière, je ne peux pas rester dormir chez Sarah lorsque Nicolas y est, en tout cas en l'état actuel mais toi, tu n'as pas de contrainte, alors…c'est encore et toujours toi qui décides, « ma chérie », mais jure-moi que plus jamais tu ne m'assigneras le lavabo comme maîtresse, ni que tu te défonceras aux amphètes pour me parler sérieusement.
Ma femme s'est levée et s'est jetée dans mes bras, sans dire un mot, mais me serrant contre elle de toutes ses forces. Je n'ai rien dit non plus, parce que j'étais dans un état de totale sidération, peut-être même de soumission, je ne savais plus. Ma femme m'avait accordé de passer du temps avec ma maîtresse, et en retour je lui laissais la possibilité de vivre son amour refoulé pour Pauline. Qui étions-nous vraiment ? Formions-nous encore un couple ? Fallait-il encore vivre sous le même toit ? J'ai proposé une approche pour nous aider.
- Pauline m'a parlé d'une émission de télévision consacrée à l'amour dans laquelle des « couples » un peu en perdition, comme nous, adoptent des solutions pragmatiques et originales. On pourrait regarder, tu en penses quoi ?
Le soir même nous avons suivi L'Amour 4.0, retrouvant chez certains invités des composantes de ce que nous vivions désormais. Sylvie a beaucoup apprécié, aussi bien la présentatrice que les participants faisaient preuve de pertinence, dans les questions comme dans les réponses. Pas de récits salaces, pas de question-piège ni de jugement, mais des expériences, bonnes et moins bonnes, parfois mauvaises, toutes relatées avec franchise et objectivité, témoins de l'évolution des mœurs dans notre société.
- Au moins, on peut voir que nous ne sommes pas les seuls à vivre des situations compliquées, et nous on a trouvé des solutions.
- Attends un peu ma chérie, pour le moment nous n'avons pas beaucoup d'expérience.
- C'est vrai, mais j'ai fait un effort, tu en as accompli aussi, Sarah et Pauline sont d'accord alors je ne vois pas ce qui pourrait faire échec.
- Attends un peu ma chérie, pour le moment nous n'avons pas beaucoup d'expérience.
- C'est vrai, mais j'ai fait un effort, tu en as accompli aussi, Sarah et Pauline sont d'accord alors je ne vois pas ce qui pourrait faire échec.
Nous avons donc mis en œuvre ces invraisemblables compromis, plus contraignants pour moi puisque j'étais limité à un week-end sur deux, alors que Sylvie restait parfois chez son amante trois jours de suite. Nous avons dû faire preuve d'imagination pour répondre aux questions de nos enfants s'étonnant de notre peu de disponibilités, utilisant parfois des stratégies évoquées dans l'Amour 4.0, dont nous étions devenus des spectateurs assidus, conscients toutefois que cela ne ferait pas illusion très longtemps.
Malgré nos écarts en matière d'ébats sexuels, Sylvie et moi gardions des moments de tendresse et d'amour, au cours desquels nous avons petit à petit accepté de parfois nous raconter ce que nous vivions hors du lit conjugal, sans tabous, surtout lorsque cela sortait de l'implacable routine qui, inexorablement, envahit puis endort la sexualité année après année.
- Tu ne vas pas me croire mon chéri, mais hier Pauline m'a fait l'amour comme un homme !
- En effet, je peux croire à pas mal de choses, mais pas à ça. Vous aviez encore consommé des amphètes ?
- Non ! On n'en a pas eu besoin tu sais, et pourtant…là elle m'a étonnée, d'ailleurs j'ai encore mal !
- Oh ! Elle est devenue violente ? Ne te laisse pas faire Sylvie, n'accepte pas n'importe quoi.
- Non, rassure-toi. J'étais dans la cuisine en train de préparer notre petit-déjeuner, juste vêtue de ma nuisette « de salope » comme elle l'appelle – celle que tu m'as vu porter pour t'exciter - pour l'exciter elle aussi car j'avais encore envie qu'elle me donne du plaisir. Quand je l'ai entendue arriver derrière moi, je ne me suis pas retournée car j'adore, le matin, quand elle vient m'embrasser dans le cou et me caresse les fesses, ce qu'elle a fait. C'est quand elle a commencé à se frotter contre moi que j'ai senti…quelque chose de bizarre.
- En effet, je peux croire à pas mal de choses, mais pas à ça. Vous aviez encore consommé des amphètes ?
- Non ! On n'en a pas eu besoin tu sais, et pourtant…là elle m'a étonnée, d'ailleurs j'ai encore mal !
- Oh ! Elle est devenue violente ? Ne te laisse pas faire Sylvie, n'accepte pas n'importe quoi.
- Non, rassure-toi. J'étais dans la cuisine en train de préparer notre petit-déjeuner, juste vêtue de ma nuisette « de salope » comme elle l'appelle – celle que tu m'as vu porter pour t'exciter - pour l'exciter elle aussi car j'avais encore envie qu'elle me donne du plaisir. Quand je l'ai entendue arriver derrière moi, je ne me suis pas retournée car j'adore, le matin, quand elle vient m'embrasser dans le cou et me caresse les fesses, ce qu'elle a fait. C'est quand elle a commencé à se frotter contre moi que j'ai senti…quelque chose de bizarre.
o Je vais te baiser comme un queutard ma Sylvie, et tu vas jouir comme jamais !
o Mais…Pauline…je n'ai pas besoin de ça, tu es sûre que… ?
o Ouais, je veux savoir ce qu'ils ressentent quand ils enfoncent leur queue dans un cul. Donne-moi ta main, tu vas comprendre.
o Mais…mais tu as un sexe d'homme ? Il est gros on dirait. Tu veux vraiment me prendre avec ce…ce…
o Ça s'appelle un dildo, et celui-là en plus il peut gicler, moi aussi je peux te mettre du foutre partout sur tes bas ! Écarte tes cuisses ma beauté, que je te prépare à l'assaut du mâle !
o Mmm…j'adore quand tu me lèches par-derrière, il n'y a que toi à qui je laisse faire ça tu sais…plus fort avec ta langue…Mmm…mouille-moi bien ma petite étoile…Oh oui….encore ma chérie…Prends-moi maintenant !
Oh…doucement…ça me fait un peu mal…tu es bien montée dis-donc…
o Tu la sens bien ? Tu aimes ? Ça te fait drôle que je te prenne comme un mec ? Je vois ma queue qui s'enfonce en toi…Je mouille Sylvie, je dégouline pour toi !
o Oh oui, j'aime, fais-moi l'amour Pauline, prends-moi comme un mâle en rut ! Défonce-moi !
- C'était incroyable mon chéri, Pauline m'a fait l'amour comme toi, très fort, et au moment où j'ai joui en criant son sexe a dégorgé en moi une incroyable quantité de liqueur, j'en ai presque eu un deuxième orgasme ! Cette cochonne de Pauline s'est retirée et m'a fait me retourner puis m'agenouiller, me montrant fièrement sa virilité de silicone toujours dressée qu'elle m'a demandé de sucer avant de la masturber pour m'arroser de son « sperme », souillant ma jolie nuisette et mon visage, j'en avais partout ! Je n'avais jamais imaginé qu'on puisse comme ça se transformer en homme, c'est fou !
- Pour une qui déteste les hommes, elle fantasme quand même un peu sur leurs attributs virils ta copine, et tu as aimé ?
- C'était un peu brutal, mais oui j'ai aimé, surtout que quand j'ai joui je savais bien que c'était Pauline qui me pinçait les seins mais j'ai eu l'impression que c'était toi qui me remplissais, que vous me faisiez l'amour tous les deux en même temps.
- Et tu le lui as dit ?
- Oh non, je ne crois pas qu'elle aurait aimé, elle est très susceptible et n'a pas beaucoup de filtres dans ses réparties.
- Oh oui, ça je sais…Et toi, tu l'as aussi prise « comme un homme ? »
- Pas encore, je n'ose pas le lui demander…mais ça me fait envie. Je crois qu'elle est un peu dominatrice alors je ne suis pas certaine qu'elle voudra.
- Je savais qu'elle est DRH, apparemment elle est aussi ta DRS… !
- ??
- Ta Directrice des Ressources Sexuelles ! Par contre moi, maintenant, j'ai très envie de toi ma chérie, vraiment très envie, regarde !
Sylvie et moi avons fait l'amour tendrement, dans les gestes comme dans les mots, nous témoignant d'un attachement réciproque malgré nos doubles vies.
Quelques mois ont passé, sans heurts véritables si ce n'est quelques doutes de Sylvie quant à l'amour de Pauline pour elle, leur relation reposant essentiellement sur le sexe pour lequel son amante s'avérait insatiable. Sylvie a un peu espacé leurs rencontres, m'avouant apprécier le calme, la tendresse et la douceur qui faisaient loi dans le foyer originel, loin des exigences parfois perverses de sa maîtresse. J'ai apprécié !
Et puis, un matin, j'ai été contacté par Émilie, la sœur de Pauline et productrice de L'Amour 4.0. Elle m'a brièvement expliqué qu'un couple invité à l'émission trois semaines plus tard avait dû se désister, et qu'elle cherchait par conséquent un autre couple menant une double vie en accord mutuel. C'est Pauline, bien sûr, qui lui avait donné nos coordonnées et elle avait aussi contacté Sylvie.
Vingt-et-un jours, cela faisait court pour se préparer mais, surtout, pour en informer nos proches et nos enfants afin d'éviter qu'ils ne tombent des nues si jamais ils regardaient cette émission.
- Jean-Pierre, tu penses vraiment qu'il est utile que toute la France sache comment nous vivons ? Tu imagines ce que vont entendre nos amis, nos enfants, les commentaires grossiers et les sous-entendus, le regard des voisins ?
- Je préfère qu'ils l'entendent de nous, même via la télévision, plutôt que de laisser courir des rumeurs toutes plus détestables les unes que les autres, et il y en a déjà !
- Oh oui, je sais…Ça se défend…Mais tu en as parlé à Sarah ?
- Oui, et je veux absolument qu'elle ne soit pas mêlée à cela, son prénom ne sera même pas cité, la productrice comprend tout à fait, il faut protéger Nicolas. Et Pauline ?
- Elle s'en fout, tu la connais, si elle peut militer pour le mouvement LGBT via l'émission de sa sœur, ça ne la dérange pas d'être présente.
- Mais toi ? Tu t'imagines avec elle, main dans la main sur un plateau de télé ? Et moi tout seul comme un con à côté de vous ? Imprévisible comme elle est je la vois déjà te rouler un patin ou te mettre la main aux fesses…
- Tu es jaloux mon chéri ?
- Ne dis pas de conneries, c'est toi-même qui me dit qu'elle ne pense qu'au sexe, partout, au mépris de toute décence. Tu es certaine qu'elle saura se tenir ?
o Mais…Pauline…je n'ai pas besoin de ça, tu es sûre que… ?
o Ouais, je veux savoir ce qu'ils ressentent quand ils enfoncent leur queue dans un cul. Donne-moi ta main, tu vas comprendre.
o Mais…mais tu as un sexe d'homme ? Il est gros on dirait. Tu veux vraiment me prendre avec ce…ce…
o Ça s'appelle un dildo, et celui-là en plus il peut gicler, moi aussi je peux te mettre du foutre partout sur tes bas ! Écarte tes cuisses ma beauté, que je te prépare à l'assaut du mâle !
o Mmm…j'adore quand tu me lèches par-derrière, il n'y a que toi à qui je laisse faire ça tu sais…plus fort avec ta langue…Mmm…mouille-moi bien ma petite étoile…Oh oui….encore ma chérie…Prends-moi maintenant !
Oh…doucement…ça me fait un peu mal…tu es bien montée dis-donc…
o Tu la sens bien ? Tu aimes ? Ça te fait drôle que je te prenne comme un mec ? Je vois ma queue qui s'enfonce en toi…Je mouille Sylvie, je dégouline pour toi !
o Oh oui, j'aime, fais-moi l'amour Pauline, prends-moi comme un mâle en rut ! Défonce-moi !
- C'était incroyable mon chéri, Pauline m'a fait l'amour comme toi, très fort, et au moment où j'ai joui en criant son sexe a dégorgé en moi une incroyable quantité de liqueur, j'en ai presque eu un deuxième orgasme ! Cette cochonne de Pauline s'est retirée et m'a fait me retourner puis m'agenouiller, me montrant fièrement sa virilité de silicone toujours dressée qu'elle m'a demandé de sucer avant de la masturber pour m'arroser de son « sperme », souillant ma jolie nuisette et mon visage, j'en avais partout ! Je n'avais jamais imaginé qu'on puisse comme ça se transformer en homme, c'est fou !
- Pour une qui déteste les hommes, elle fantasme quand même un peu sur leurs attributs virils ta copine, et tu as aimé ?
- C'était un peu brutal, mais oui j'ai aimé, surtout que quand j'ai joui je savais bien que c'était Pauline qui me pinçait les seins mais j'ai eu l'impression que c'était toi qui me remplissais, que vous me faisiez l'amour tous les deux en même temps.
- Et tu le lui as dit ?
- Oh non, je ne crois pas qu'elle aurait aimé, elle est très susceptible et n'a pas beaucoup de filtres dans ses réparties.
- Oh oui, ça je sais…Et toi, tu l'as aussi prise « comme un homme ? »
- Pas encore, je n'ose pas le lui demander…mais ça me fait envie. Je crois qu'elle est un peu dominatrice alors je ne suis pas certaine qu'elle voudra.
- Je savais qu'elle est DRH, apparemment elle est aussi ta DRS… !
- ??
- Ta Directrice des Ressources Sexuelles ! Par contre moi, maintenant, j'ai très envie de toi ma chérie, vraiment très envie, regarde !
Sylvie et moi avons fait l'amour tendrement, dans les gestes comme dans les mots, nous témoignant d'un attachement réciproque malgré nos doubles vies.
Quelques mois ont passé, sans heurts véritables si ce n'est quelques doutes de Sylvie quant à l'amour de Pauline pour elle, leur relation reposant essentiellement sur le sexe pour lequel son amante s'avérait insatiable. Sylvie a un peu espacé leurs rencontres, m'avouant apprécier le calme, la tendresse et la douceur qui faisaient loi dans le foyer originel, loin des exigences parfois perverses de sa maîtresse. J'ai apprécié !
Et puis, un matin, j'ai été contacté par Émilie, la sœur de Pauline et productrice de L'Amour 4.0. Elle m'a brièvement expliqué qu'un couple invité à l'émission trois semaines plus tard avait dû se désister, et qu'elle cherchait par conséquent un autre couple menant une double vie en accord mutuel. C'est Pauline, bien sûr, qui lui avait donné nos coordonnées et elle avait aussi contacté Sylvie.
Vingt-et-un jours, cela faisait court pour se préparer mais, surtout, pour en informer nos proches et nos enfants afin d'éviter qu'ils ne tombent des nues si jamais ils regardaient cette émission.
- Jean-Pierre, tu penses vraiment qu'il est utile que toute la France sache comment nous vivons ? Tu imagines ce que vont entendre nos amis, nos enfants, les commentaires grossiers et les sous-entendus, le regard des voisins ?
- Je préfère qu'ils l'entendent de nous, même via la télévision, plutôt que de laisser courir des rumeurs toutes plus détestables les unes que les autres, et il y en a déjà !
- Oh oui, je sais…Ça se défend…Mais tu en as parlé à Sarah ?
- Oui, et je veux absolument qu'elle ne soit pas mêlée à cela, son prénom ne sera même pas cité, la productrice comprend tout à fait, il faut protéger Nicolas. Et Pauline ?
- Elle s'en fout, tu la connais, si elle peut militer pour le mouvement LGBT via l'émission de sa sœur, ça ne la dérange pas d'être présente.
- Mais toi ? Tu t'imagines avec elle, main dans la main sur un plateau de télé ? Et moi tout seul comme un con à côté de vous ? Imprévisible comme elle est je la vois déjà te rouler un patin ou te mettre la main aux fesses…
- Tu es jaloux mon chéri ?
- Ne dis pas de conneries, c'est toi-même qui me dit qu'elle ne pense qu'au sexe, partout, au mépris de toute décence. Tu es certaine qu'elle saura se tenir ?
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Commentaires ()
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On entend maintenant parler de Pauline mais où est Sarah? Actuellement tout ce passe à trois mais pourquoi pas à quatre? Que pense Sarah de cet arrangement? Il me semble qu’elle aussi aurait quelques choses à dire.
Ça bouge vite maintenant dans ce couple dont l’une me semble plus infidèle que l’autre.
Jean-Pierre et Sylvie vont aller déballer leurs vies privées à la télévision accompagné de Pauline et ce sans Sarah. Il va avoir l’air fin le Jean-Pierre! Leur amis communs vont-ils être d’accord avec leur nouveau style de vie? Ils vont probablement leurs faire peur avec leurs déboires.
Il y a beaucoup de discussions dans le couple mais où va leurs vies après ces discussions?
Le couple féminin semble s’essouffler, pourquoi Jean-Pierre irait expliquer ses déboires avec la Pauline si il juge que la fin est à la prochaine intersection?.
Je retiens à date que Jean-Pierre discute tres bien mais il est tres faible quand a ses réactions autant avec Pauline qu’avec sa femme. Il me donne l’impression d’aimer être manipulé et même humilié.
La suite viendra certainement nous éclairer d’avantage.
Ou cela va le mener
Vivement la suite
S femme semble plus épanouie et c’est s’arrêter
Elle revient vers son mari
Vivement la suite