Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le passé de Sara : Sara — Chapitre 8
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le passé de Sara : Sara
Chapitre 8
Andréa ne cessait de s'enfoncer dans une dépression incontrôlable. Plus les jours passaient, plus elle s'enfonçait irrémédiablement dans une tristesse sans fin. Les semaines suivantes, elle sentit un changement dans son corps, des sensations qu'elle ne connaissait pas. Puis, au bout d'un mois, cela l'inquiéta vraiment. Après des examens, des tests précis et une prise de sang, son médecin lui apprit ce qu'elle ne voulait pas croire jusque-là : Andréa était enceinte de Thomas. Voilà ce que lui coûtait le fait de l'avoir cru, d'avoir trahi Sara et d'avoir fait autant de mal autour d'elle, se dit-elle. C'était la nuit que tout empirait. Elle ne parvenait plus à dormir. Quand elle ne pleurait pas, elle se réveillait en sursaut et criait à cause des cauchemars qu'elle faisait. Chaque nuit, les cauchemars devenaient plus violents, plus oppressants. Elle revoyait sans cesse le regard de Thomas, son sourire empreint de fausseté, ses paroles douces qui n'étaient que des mensonges.
Son esprit, torturé par la trahison, ressassait inlassablement ces moments où elle avait cru en lui, où elle s'était abandonnée à ses promesses. À chaque réveil en sursaut, son cœur battait à s'en rompre, sa respiration se bloquait, et une sueur froide lui collait la peau. Elle ne parlait plus à personne. Peu à peu, elle cessait de répondre aux messages, d'ouvrir les volets, de sortir même pour de simples courses.
Son téléphone vibrait parfois sur la table de nuit, mais elle n'avait plus la force de tendre la main pour l'attraper. Tout lui semblait lointain, irréel. Le monde continuait de tourner, mais elle, elle s'enfonçait, prisonnière de son propre chagrin. Les jours se confondaient en une masse informe de douleur et de vide. Elle oubliait de manger, perdait la notion du temps. Parfois, elle restait des heures entières allongée sur son lit, fixant le plafond sans vraiment le voir, écoutant le silence pesant de son appartement. L'angoisse prenait de plus en plus de place. Son corps se tendait sous l'effet du stress constant, son estomac se nouait au point de lui couper toute envie de se nourrir. Ses mains tremblaient parfois sans qu'elle ne sache pourquoi, et son reflet dans le miroir ne lui renvoyait plus que l'image d'une ombre d'elle-même. Le moindre bruit la faisait sursauter. Le vent contre la fenêtre, un craquement du parquet, une voix lointaine dans la rue...
Tout semblait la hanter. La nuit, son esprit s'égarait dans des pensées sombres, des souvenirs qu'elle aurait voulu effacer, des regrets qui la rongeaient jusqu'à l'os. Elle se demandait comment elle avait pu être aussi naïve, comment elle avait pu se laisser aveugler par les belles paroles de Thomas. Mais ce qui la terrifiait le plus, c'était cette sensation de vide qui prenait de plus en plus de place en elle. Elle n'éprouvait plus rien, plus de colère, plus de tristesse, seulement un néant pesant qui l'attirait inexorablement vers le fond. Ses proches, inquiets, tentaient de la joindre, mais Andréa ne répondait plus. Elle se coupait du monde, s'isolait derrière un mur invisible, incapable de demander de l'aide, incapable même de croire qu'elle en avait encore le droit. Et chaque nuit, les cauchemars revenaient, toujours plus oppressants, l'entraînant dans une spirale dont elle ne voyait plus l'issue.
Quelques semaines auparavant, le lendemain de la soirée, comme prévu, Matilde avait rejoint son cousin et Sara chez celle-ci. Cette journée fut tellement agréable que, par la suite, ils devinrent inséparables et passèrent tout leur temps ensemble. Au fil des semaines, pratiquement chaque week-end, Matilde dormait soit chez Luc, soit chez Sara, et ils restaient ensemble du vendredi au dimanche. Au vu de leur relation, elle se doutait qu'il devait leur arriver de partager plus que de simples moments d'amitié. De son côté, Luc avait bien compris que Sara craquait totalement pour sa cousine, et Matilde, quant à elle, ne paraissait pas insensible au charme, à la douceur et à la beauté de Sara. Contre toute attente, Luc espérait qu'elles finiraient par en prendre conscience. Un week-end, alors que Matilde dormait chez Sara, elle se réveilla en pleine nuit, la bouche sèche et assoiffée. Discrètement, elle se leva pour se rendre à la cuisine, veillant à ne faire aucun bruit.
Alors qu'elle avançait dans le couloir, un gémissement attira son attention. Il provenait de la chambre de Sara. Sachant que Luc dormait sur le canapé-lit du salon, elle s'interrogea sur l'état de Sara et s'approcha prudemment de la porte qui était entrouverte. Par curiosité, elle jeta un coup d'œil discret et aperçut du mouvement sur le lit. Sara était assise sur Luc qui était allongé sous elle, le torse redressé.
Matilde comprit immédiatement ce qui se passait. Tous deux étaient nus, et elle ne put s'empêcher de fixer le corps de Sara, captivée par la sensualité avec laquelle elle se mouvait sur son cousin. Matilde restait immobile, le souffle court, son cœur battant à tout rompre. Son regard était happé par la scène qui se déroulait sous ses yeux, comme si elle admirait une œuvre d'art vivante, empreinte d'une sensualité incandescente. Chaque mouvement de Sara sur Luc semblait être le fruit d'une chorégraphie parfaite, où la passion guidait chaque geste, chaque frémissement. Son corps se cambrait avec grâce, vibrant sous les mains expertes de son amant. Les soupirs de Sara, entrecoupés de gémissements plus profonds, s'élevaient dans la pénombre, se mêlant aux respirations haletantes de Luc. Il la tenait avec une possessivité tendre, sa bouche effleurant sa peau alors que leurs corps s'accordaient dans un rythme de plus en plus intense.
Une alchimie envoûtante les enveloppait, une harmonie si pure qu'elle en devenait hypnotique.
Matilde sentait son corps s'échauffer, chaque fibre de son être réagissant à cette danse intime de laquelle elle ne pouvait détourner les yeux. Son ventre se serrait dans une tension qu'elle ne cherchait même plus à ignorer. La manière dont Luc embrassait Sara, dont leurs peaux se frôlaient, s'attrapaient, s'ancraient l'une à l'autre avec une intensité brûlante... tout cela éveillait en elle un désir profond, insoupçonné, irrépressible. Lorsqu'il la retourna avec une aisance fluide, la plaquant sous lui pour mieux s'unir à elle, Matilde sentit un frisson lui parcourir l'échine. Voir Sara ainsi offerte, abandonnée au plaisir, son dos arqué sous les assauts maîtrisés de Luc, lui coupait presque le souffle. Ses propres jambes tremblaient légèrement sous l'effet du trouble qui la gagnait. Sans même s'en rendre compte, ses doigts glissèrent lentement sur son bas-ventre, cherchant à apaiser cette chaleur qui la consumait.
Matilde sentait son corps s'échauffer, chaque fibre de son être réagissant à cette danse intime de laquelle elle ne pouvait détourner les yeux. Son ventre se serrait dans une tension qu'elle ne cherchait même plus à ignorer. La manière dont Luc embrassait Sara, dont leurs peaux se frôlaient, s'attrapaient, s'ancraient l'une à l'autre avec une intensité brûlante... tout cela éveillait en elle un désir profond, insoupçonné, irrépressible. Lorsqu'il la retourna avec une aisance fluide, la plaquant sous lui pour mieux s'unir à elle, Matilde sentit un frisson lui parcourir l'échine. Voir Sara ainsi offerte, abandonnée au plaisir, son dos arqué sous les assauts maîtrisés de Luc, lui coupait presque le souffle. Ses propres jambes tremblaient légèrement sous l'effet du trouble qui la gagnait. Sans même s'en rendre compte, ses doigts glissèrent lentement sur son bas-ventre, cherchant à apaiser cette chaleur qui la consumait.
Sa main se fit plus audacieuse, explorant les méandres de son propre désir alors qu'elle continuait de contempler la scène avec fascination. Elle se mordait la lèvre, incapable de résister à l'envie de se fondre elle aussi dans cette onde de plaisir qui envahissait la pièce. Le rythme de Luc s'accélérait, chaque mouvement devenant plus pressant, plus profond. Matilde observait, captivée, la façon dont Sara se tendait sous lui, ses doigts crispés sur les draps, ses lèvres entrouvertes laissant échapper des gémissements qu'elle tentait d'étouffer. L'atmosphère était chargée d'une tension presque sacrée, où le plaisir se transformait en une force pure, dévorante.
Matilde, elle, se laissait emporter par ce même courant, ses caresses suivant inconsciemment le rythme des amants devant elle. Son souffle se saccadait, ses paupières tremblaient, et son corps tout entier vibrait sous l'effet de cette sensualité à laquelle elle se livrait pleinement. Elle n'aurait jamais cru qu'observer une telle scène puisse l'ébranler à ce point, et pourtant, elle ne pouvait plus s'arrêter. Luc poussa un soupir plus profond, son corps se tendant alors qu'il s'accrochait aux hanches de Sara. Il plongeait en elle une dernière fois, sa tête basculant en arrière, ses traits marqués par l'abandon ultime. Sous lui, Sara se cambra une dernière fois, un cri étouffé s'échappant de ses lèvres, avant qu'ils ne s'effondrent l'un contre l'autre, leurs corps encore frémissants sous les derniers éclats de plaisir. Matilde, elle, suffoquait presque sous l'intensité du moment.
Dans un ultime frisson, elle ressentit son propre plaisir éclore en elle, la traverser comme une onde brûlante. Son corps se détendit lentement alors qu'elle reprenait son souffle, le regard toujours rivé sur les amants désormais apaisés.
Dans le silence retrouvé de la pièce, seul restait le murmure de leurs respirations entrelacées, empreintes de satisfaction et d'une tendresse brûlante. Matilde, les joues en feu, sentit une vague d'émotions contradictoires l'envahir. Honte, fascination, désir inavoué...
Elle n'aurait jamais imaginé être témoin d'un moment d'une telle intensité, d'une telle beauté. Mais à cet instant précis, alors qu'elle se reculait discrètement, une seule certitude s'imposa à elle : elle ne pourrait jamais oublier cette nuit. Dans l'obscurité tamisée de la chambre, Matilde reprenait lentement son souffle, son cœur battant encore à un rythme effréné. Ses doigts tremblaient légèrement alors qu'elle se reculait prudemment du seuil de la porte, veillant à ne pas faire craquer le parquet sous ses pas. À l'intérieur, les deux amants reprenaient doucement leurs esprits, leurs corps encore alanguis par l'onde de plaisir qui venait de les traverser. Matilde entendit alors la voix grave et encore légèrement essoufflée de Luc briser le silence.
— Je ferais mieux de retourner sur le canapé... Si je reste ici, Sara, ça risque d'éveiller des soupçons. Un léger soupir lui répondit. Puis, la voix douce et encore voilée de désir de Sara murmura :
— Tu as raison... Je vais aller prendre une douche. Matilde sentit un frisson parcourir sa peau à ces simples mots. Son esprit s'embrasa aussitôt d'images troublantes. Sara, nue sous l'eau, la peau encore marquée par les caresses de Luc, l'eau glissant sur son corps... Sans trop savoir pourquoi, guidée par une impulsion qu'elle ne comprenait pas entièrement, Matilde se détourna rapidement et se dirigea vers la salle de bain. Son cœur battait toujours fort, mais ce n'était plus seulement dû à ce qu'elle avait vu. C'était l'idée d'être face à Sara, seule, dans l'intimité d'un moment suspendu, hors du temps. Elle poussa doucement la porte et entra, allumant la lumière. Son reflet dans le miroir lui renvoya l'image d'un visage encore brûlant, les joues empourprées, les lèvres légèrement entrouvertes. Elle baissa les yeux et, dans un geste presque mécanique, remonta lentement son pantalon de pyjama. À ce moment précis, la porte s'ouvrit brusquement sur Sara, qui s'arrêta net en voyant Matilde devant elle.
— Oh... Je suis désolée, je n'avais pas vu que c'était occupé...
— Tu as raison... Je vais aller prendre une douche. Matilde sentit un frisson parcourir sa peau à ces simples mots. Son esprit s'embrasa aussitôt d'images troublantes. Sara, nue sous l'eau, la peau encore marquée par les caresses de Luc, l'eau glissant sur son corps... Sans trop savoir pourquoi, guidée par une impulsion qu'elle ne comprenait pas entièrement, Matilde se détourna rapidement et se dirigea vers la salle de bain. Son cœur battait toujours fort, mais ce n'était plus seulement dû à ce qu'elle avait vu. C'était l'idée d'être face à Sara, seule, dans l'intimité d'un moment suspendu, hors du temps. Elle poussa doucement la porte et entra, allumant la lumière. Son reflet dans le miroir lui renvoya l'image d'un visage encore brûlant, les joues empourprées, les lèvres légèrement entrouvertes. Elle baissa les yeux et, dans un geste presque mécanique, remonta lentement son pantalon de pyjama. À ce moment précis, la porte s'ouvrit brusquement sur Sara, qui s'arrêta net en voyant Matilde devant elle.
— Oh... Je suis désolée, je n'avais pas vu que c'était occupé...
Sa voix était à peine un souffle, teintée d'une gêne douce, presque hésitante. Ses yeux se posèrent instinctivement sur Matilde, détaillant un instant ses traits, comme si elle devinait, sans vraiment comprendre, qu'un trouble imperceptible flottait dans l'air entre elles. Matilde releva la tête, plongeant son regard dans celui de Sara. Elle soutint cette hésitation, ce flottement, ce frisson invisible qui venait de naître entre elles. Puis, dans un murmure à peine audible, elle répondit :
— Ne t'en fais pas... Rentre, j'ai fini de toute façon. Sara ne bougea pas immédiatement. Elle resta là, à la regarder, comme figée entre l'envie d'entrer et l'intuition confuse que quelque chose venait de changer, imperceptiblement. Elles étaient là, à quelques pas l'une de l'autre, enfermées dans cet instant suspendu, leurs regards accrochés l'un à l'autre, dans une tension qu'aucune d'elles ne savait encore comment nommer. Sara hésita un instant avant d'entrer, refermant doucement la porte derrière elle. L'air semblait s'être épaissi entre elles, chargé d'une tension à la fois imperceptible et évidente. Matilde, adossée au lavabo, l'observait en silence, détaillant son visage encore légèrement marqué par les émotions de la nuit. Sara évitait son regard au début, puis finit par relever les yeux, comme attirée malgré elle par cette force invisible qui semblait s'être installée entre elles. Matilde, les bras croisés sur sa poitrine, prit la parole d'une voix calme, presque joueuse, mais où perçait une curiosité sincère.
— Alors... pourquoi vous cachez ça? Sara cligna des yeux, prise au dépourvu, un léger trouble traversant ses traits.
— Caché quoi? demanda-t-elle, feignant l'innocence, mais le rose qui teinta aussitôt ses joues la trahissait déjà. Mathilde esquissa un léger sourire, penchant doucement la tête sur le côté, savourant l'embarras naissant de Sara.
— Toi et Luc. Vous êtes ensemble, non? Sara ouvrit la bouche pour répondre, puis la referma aussitôt, comme si elle cherchait les bons mots. Elle détourna légèrement le regard, visiblement mal à l'aise, avant de souffler dans un murmure hésitant :
— Qu'est-ce que tu as vu...?
— Alors... pourquoi vous cachez ça? Sara cligna des yeux, prise au dépourvu, un léger trouble traversant ses traits.
— Caché quoi? demanda-t-elle, feignant l'innocence, mais le rose qui teinta aussitôt ses joues la trahissait déjà. Mathilde esquissa un léger sourire, penchant doucement la tête sur le côté, savourant l'embarras naissant de Sara.
— Toi et Luc. Vous êtes ensemble, non? Sara ouvrit la bouche pour répondre, puis la referma aussitôt, comme si elle cherchait les bons mots. Elle détourna légèrement le regard, visiblement mal à l'aise, avant de souffler dans un murmure hésitant :
— Qu'est-ce que tu as vu...?
Mathilde se redressa, s'approchant à peine, réduisant l'espace entre elles. Elle plongea son regard dans celui de Sara, sans la lâcher, laissant planer un silence avant de répondre, sa voix à peine plus forte qu'un souffle.
— Je vous ai vus dans la chambre. Elle marqua une pause, observant Sara rougir encore plus, mais elle continua, sa voix étrangement calme, posée, presque hypnotique.
— J'ai vu la façon dont tu étais sur lui... la manière dont ton corps bougeait, lentement, comme si tu dansais sur lui. J'ai vu son regard sur toi, j'ai entendu tes soupirs quand il t'a prise dans ses bras pour te retourner. Sara se figea légèrement, son souffle court, ses joues brûlantes. Mathilde, elle, poursuivit, sans la lâcher des yeux.
— J'ai entendu ton gémissement quand il s'est enfoncé en toi, j'ai vu la façon dont tu te cambrais sous lui... comment tu le laissais te posséder avec une telle intensité... Elle laissa sa phrase en suspens, laissant à Sara le temps d'assimiler ses mots. L'atmosphère entre elles devint encore plus électrique, irrespirable.
— J'ai vu la façon dont tu étais sur lui... la manière dont ton corps bougeait, lentement, comme si tu dansais sur lui. J'ai vu son regard sur toi, j'ai entendu tes soupirs quand il t'a prise dans ses bras pour te retourner. Sara se figea légèrement, son souffle court, ses joues brûlantes. Mathilde, elle, poursuivit, sans la lâcher des yeux.
— J'ai entendu ton gémissement quand il s'est enfoncé en toi, j'ai vu la façon dont tu te cambrais sous lui... comment tu le laissais te posséder avec une telle intensité... Elle laissa sa phrase en suspens, laissant à Sara le temps d'assimiler ses mots. L'atmosphère entre elles devint encore plus électrique, irrespirable.
Sara détourna le regard, mordillant inconsciemment sa lèvre, comme si elle ne savait plus comment réagir. Puis, après un silence presque insoutenable, elle souffla dans un murmure :
— On... ce n'est rien. Elle semblait hésiter, peser ses mots, avant de reprendre, la voix plus basse, comme si elle avait du mal à l'admettre :
— On couche ensemble, parfois... Mais ce n'est rien de plus. Juste... des amis. Matilde haussa légèrement les sourcils, non pas surprise par la révélation, mais par la façon dont Sara semblait presque honteuse en l'admettant.
— Pourquoi tu rougis? Je ne te juge pas, tu sais. Sara releva aussitôt les yeux vers elle, cherchant à deviner si ses paroles étaient sincères. Matilde lui offrait un sourire doux, un regard où ne se lisait ni moquerie ni réprobation, juste une curiosité teintée d'une étrange douceur.
— C'est juste que... enfin... murmura Sara en baissant les yeux. Matilde observa sa gêne, la façon dont ses doigts jouaient nerveusement avec l'ourlet de son t-shirt, la manière dont elle humectait ses lèvres sans même s'en rendre compte. Un frisson courut le long de sa propre échine, et elle se rendit compte à quel point cette proximité, cet échange feutré dans la chaleur moite de la salle de bain, éveillait quelque chose de puissant en elle. Sara releva doucement les yeux vers elle, et cette fois, elle ne détourna pas le regard. Un silence plus pesant s'installa, mais il n'avait rien d'inconfortable. Au contraire, il était chargé d'une tension à peine contenue, d'une attente silencieuse. Les battements du cœur de Matilde s'accélérèrent imperceptiblement. Elle savait, au fond d'elle, que si elle s'approchait encore un peu plus, si elle laissait ses doigts frôler ceux de Sara, il suffirait d'un souffle, d'un battement de cils, pour que tout bascule. Et Sara, elle, semblait suspendue à cet instant, comme si elle attendait que Matilde fasse un pas de plus. Un pas de trop.
— On couche ensemble, parfois... Mais ce n'est rien de plus. Juste... des amis. Matilde haussa légèrement les sourcils, non pas surprise par la révélation, mais par la façon dont Sara semblait presque honteuse en l'admettant.
— Pourquoi tu rougis? Je ne te juge pas, tu sais. Sara releva aussitôt les yeux vers elle, cherchant à deviner si ses paroles étaient sincères. Matilde lui offrait un sourire doux, un regard où ne se lisait ni moquerie ni réprobation, juste une curiosité teintée d'une étrange douceur.
— C'est juste que... enfin... murmura Sara en baissant les yeux. Matilde observa sa gêne, la façon dont ses doigts jouaient nerveusement avec l'ourlet de son t-shirt, la manière dont elle humectait ses lèvres sans même s'en rendre compte. Un frisson courut le long de sa propre échine, et elle se rendit compte à quel point cette proximité, cet échange feutré dans la chaleur moite de la salle de bain, éveillait quelque chose de puissant en elle. Sara releva doucement les yeux vers elle, et cette fois, elle ne détourna pas le regard. Un silence plus pesant s'installa, mais il n'avait rien d'inconfortable. Au contraire, il était chargé d'une tension à peine contenue, d'une attente silencieuse. Les battements du cœur de Matilde s'accélérèrent imperceptiblement. Elle savait, au fond d'elle, que si elle s'approchait encore un peu plus, si elle laissait ses doigts frôler ceux de Sara, il suffirait d'un souffle, d'un battement de cils, pour que tout bascule. Et Sara, elle, semblait suspendue à cet instant, comme si elle attendait que Matilde fasse un pas de plus. Un pas de trop.
Un silence suspendu s'étira entre elles, plus lourd, plus brûlant que jamais. Matilde sentait son cœur battre plus fort dans sa poitrine, un frisson d'adrénaline lui parcourant la peau. Elle savait que quelque chose était en train de se jouer, quelque chose d'incontrôlable, d'inévitable. Sara, elle, semblait figée, le souffle court, ses joues toujours marquées par la rougeur de l'embarras, ou peut-être... autre chose. Ses doigts fins s'agrippaient nerveusement au tissu de son t-shirt, et son regard oscillait entre celui de Matilde et ses propres mains, comme si elle luttait intérieurement contre ce qui était en train de naître entre elles. Matilde fit un pas en avant. Un seul. Et ce fut comme si l'air se chargeait soudain d'électricité.
— Tu n'as pas à être gênée, souffla-t-elle, sa voix plus basse, plus douce, presque rassurante. Sara releva la tête vers elle, leurs visages désormais bien trop proches. Matilde distinguait chaque frisson sur sa peau, chaque battement de cils incertain. L'eau de la douche continuait de couler en un murmure apaisant, comme un écho à la tension qui s'intensifiait dans la pièce.
— Ce que j'ai vu... ce n'était pas juste un moment anodin, ajouta Matilde, son regard s'accrochant à celui de Sara. C'était... beau. Sara retint son souffle. Matilde la vit déglutir, ses lèvres s'entrouvrir légèrement, comme prête à répondre, mais aucun son ne sortit de sa bouche.
— Ce que j'ai vu... ce n'était pas juste un moment anodin, ajouta Matilde, son regard s'accrochant à celui de Sara. C'était... beau. Sara retint son souffle. Matilde la vit déglutir, ses lèvres s'entrouvrir légèrement, comme prête à répondre, mais aucun son ne sortit de sa bouche.
Puis, comme poussée par une impulsion qu'elle ne contrôlait plus, elle fit un pas en arrière, s'appuyant contre le rebord du lavabo. Matilde la suivit, réduisant à nouveau la distance entre elles.
— Matilde... murmura Sara, la voix vacillante. Mais c'était un murmure qui n'avait rien d'un refus. Les doigts de Matilde frôlèrent ceux de Sara. Un effleurement à peine perceptible, mais suffisant pour envoyer une onde de chaleur à travers elles. Sara tressaillit légèrement, mais elle ne bougea pas, ne s'éloigna pas.
— Tu trembles... Ce n'était pas une question, juste un constat murmuré. Matilde sentit son propre souffle se mêler à celui de Sara, plus erratique, plus rapide. Sara mordit sa lèvre, détournant un instant le regard, comme si elle luttait contre un désir qu'elle ne voulait pas nommer. Mais ses doigts, eux, parlaient pour elle. Ils effleurèrent à leur tour ceux de Matilde, dans un geste timide, incertain, mais terriblement révélateur.
— Tu trembles... Ce n'était pas une question, juste un constat murmuré. Matilde sentit son propre souffle se mêler à celui de Sara, plus erratique, plus rapide. Sara mordit sa lèvre, détournant un instant le regard, comme si elle luttait contre un désir qu'elle ne voulait pas nommer. Mais ses doigts, eux, parlaient pour elle. Ils effleurèrent à leur tour ceux de Matilde, dans un geste timide, incertain, mais terriblement révélateur.
Le silence entre elles était devenu une promesse. Une attente insoutenable. Mathilde savait qu'un seul mouvement suffirait à tout faire basculer. Qu'il suffisait qu'elle ose, qu'elle franchisse cet infime espace qui les séparait encore. Et Sara, elle, semblait attendre ce moment autant qu'elle le redoutait. Un frisson parcourut Matilde. Elle hésita une seconde de plus, juste une, avant d'effacer la dernière distance entre elles. Leurs souffles se mélangèrent. Leur peau frissonna sous la proximité. Et puis, plus rien n'exista d'autre que cet instant. Leurs souffles entremêlés résonnaient dans la salle de bain, lourds et passionnés. Matilde et Sara étaient absorbées l'une par l'autre, leurs corps se pressant dans une étreinte brûlante, oubliant tout sauf l'instant présent. Chaque frisson, chaque frôlement leur enflammait la peau un peu plus. Sara, les yeux à demi-clos, laissait échapper des soupirs tremblants sous les caresses expertes de Matilde.
Elle se sentait emportée, complètement abandonnée à cette vague de sensations nouvelles. Matilde, quant à elle, savourait chaque instant avec volupté. Chaque réaction de Sara la grisait, attisant encore plus son désir. Tout semblait irréel, hors du temps, comme si elles étaient les seules à exister dans cette bulle de passion. Soudain, leur monde se brisa lorsque la porte s'ouvrit dans un claquement brutal.
— Putain, non...! Luc se figea dans l'embrasure de la porte, le visage cramoisi, les yeux écarquillés par le choc. Il resta là, comme paralysé, avant de détourner vivement le regard en levant les mains.
— Merde, je... je suis désolé! Matilde et Sara sursautèrent, haletantes, leur réalité les frappant de plein fouet. Luc se racla la gorge, visiblement aussi gêné qu'affolé.
— Vraiment désolé, les filles, mais... il y a un problème. Rejoignez-moi dans le salon, il faut qu'on parle. Sa voix tremblait légèrement, entre l'embarras et l'urgence. Sans attendre de réponse, il referma la porte derrière lui, leur laissant à peine le temps de réaliser ce qui venait de se passer. Un silence pesant envahit la pièce. Sara, toujours essoufflée, passa une main sur son visage, brûlant de honte et de trouble mêlés.
— Tu crois qu'il... il va mal le prendre? murmura-t-elle en évitant le regard de Matilde.
— Merde, je... je suis désolé! Matilde et Sara sursautèrent, haletantes, leur réalité les frappant de plein fouet. Luc se racla la gorge, visiblement aussi gêné qu'affolé.
— Vraiment désolé, les filles, mais... il y a un problème. Rejoignez-moi dans le salon, il faut qu'on parle. Sa voix tremblait légèrement, entre l'embarras et l'urgence. Sans attendre de réponse, il referma la porte derrière lui, leur laissant à peine le temps de réaliser ce qui venait de se passer. Un silence pesant envahit la pièce. Sara, toujours essoufflée, passa une main sur son visage, brûlant de honte et de trouble mêlés.
— Tu crois qu'il... il va mal le prendre? murmura-t-elle en évitant le regard de Matilde.
Cette dernière, encore secouée par l'interruption soudaine, prit une inspiration avant d'effleurer doucement la joue de Sara.
— Je ne sais pas... mais ce qui est sûr, c'est qu'il nous a vues. Leurs regards se croisèrent, et dans ce simple échange, elles comprirent l'ampleur de ce qui venait de se passer. Il ne s'agissait plus d'un simple moment d'égarement. Quelque chose d'autre, de plus profond, venait de se révéler. Sara baissa les yeux, mordillant sa lèvre avec nervosité.
— Tu penses que... que c'était une erreur? Matilde glissa ses doigts sous son menton et la força à lever les yeux.
— Non, murmura-t-elle avant de déposer un dernier baiser sur ses lèvres. Je pense que ça devait arriver. Sara ferma un instant les yeux, troublée, puis hocha doucement la tête. Elles savaient qu'elles allaient devoir affronter Luc. Mais plus encore, elles allaient devoir affronter ce que cette nuit signifiait réellement pour elles. Dans le salon, l'atmosphère était lourde de doute et de colère. Luc les avait réunis pour leur faire part d'une nouvelle qui allait chambouler leur vie.
— J'ai reçu un appel, commença Luc, la voix tremblante. C'était à propos d'Andréa. Elle... elle a essayé de mettre fin à ses jours. Le silence se fit soudain plus profond. Tous trois étaient sous le choc. Le passé ne s'effaçait pas aussi facilement.
— Mais ce n'est pas tout, reprit Luc, il semblerait qu'Andréa ait écrit une lettre avant de tenter de mettre fin à ses jours. Dans cette lettre, elle explique que Thomas a reconnu ses mensonges et qu'il a disparu. Elle leur a également appris qu'elle était enceinte. Sara écarquilla les yeux. Un mélange d'émotion la submergea. La douleur de la trahison d'Andréa était toujours bien présente, mais la situation prenait une tournure inattendue.
— Oh mon Dieu, murmura-t-elle. On doit y aller. Elle ne doit pas rester seule, quelles que soient ses erreurs. Matilde observait Sara, surprise par la soudaine résolution dans sa voix. Elle-même était toujours perplexe face à la situation.
— Tu es sûre? répondit-elle enfin.
— Tu penses que... que c'était une erreur? Matilde glissa ses doigts sous son menton et la força à lever les yeux.
— Non, murmura-t-elle avant de déposer un dernier baiser sur ses lèvres. Je pense que ça devait arriver. Sara ferma un instant les yeux, troublée, puis hocha doucement la tête. Elles savaient qu'elles allaient devoir affronter Luc. Mais plus encore, elles allaient devoir affronter ce que cette nuit signifiait réellement pour elles. Dans le salon, l'atmosphère était lourde de doute et de colère. Luc les avait réunis pour leur faire part d'une nouvelle qui allait chambouler leur vie.
— J'ai reçu un appel, commença Luc, la voix tremblante. C'était à propos d'Andréa. Elle... elle a essayé de mettre fin à ses jours. Le silence se fit soudain plus profond. Tous trois étaient sous le choc. Le passé ne s'effaçait pas aussi facilement.
— Mais ce n'est pas tout, reprit Luc, il semblerait qu'Andréa ait écrit une lettre avant de tenter de mettre fin à ses jours. Dans cette lettre, elle explique que Thomas a reconnu ses mensonges et qu'il a disparu. Elle leur a également appris qu'elle était enceinte. Sara écarquilla les yeux. Un mélange d'émotion la submergea. La douleur de la trahison d'Andréa était toujours bien présente, mais la situation prenait une tournure inattendue.
— Oh mon Dieu, murmura-t-elle. On doit y aller. Elle ne doit pas rester seule, quelles que soient ses erreurs. Matilde observait Sara, surprise par la soudaine résolution dans sa voix. Elle-même était toujours perplexe face à la situation.
— Tu es sûre? répondit-elle enfin.
Matilde regarda Sara, et dans ses yeux, elle vit une détermination qu'elle n'y avait jamais vue auparavant. C'était une jeune femme forte, prête à surmonter les obstacles.
— Oui, répondit-elle enfin, nous devons y aller. Luc inspira profondément, toujours secoué par ce qui venait d'arriver. C'était un véritable choc pour eux tous. Cependant, il se ressaisit, conscient qu'ils devaient se préparer à soutenir Andréa. L'ambiance était grave, teintée d'une pointe de tristesse. Pendant que Matilde et Sara s'affairaient dans leur chambre, Luc attendait seul dans le couloir. Il réfléchissait à ce qu'il avait surpris dans la salle de bain. Sara finit par rejoindre Luc dans le couloir, la mine résignée. Elle croisa son regard et, après une hésitation, s'excusa.
— J'espère que tu n'es pas en colère pour ce que tu as vu. Luc sourit tristement.
— Je n'ai pas été aussi surpris que tu l'imagines. J'avais compris depuis bien longtemps qu'il y avait quelque chose entre vous deux. Il marqua une pause, les yeux empreints de tristesse et de sincérité.
— Je suis heureux que vous ayez pu trouver ce bonheur. Mais je suis désolé de vous avoir surpris. Sara rougit légèrement, touchée par les mots de Luc. Elle lui prit la main avec gentillesse.
— Merci de comprendre, Luc. Tu es un ami formidable. Et nous avons besoin de ton soutien. Il hocha la tête, ses yeux se posant un instant sur leurs mains jointes.
— Aurais tu vraiment douter que je puisse être heureux pour vous?
— J'espère que tu n'es pas en colère pour ce que tu as vu. Luc sourit tristement.
— Je n'ai pas été aussi surpris que tu l'imagines. J'avais compris depuis bien longtemps qu'il y avait quelque chose entre vous deux. Il marqua une pause, les yeux empreints de tristesse et de sincérité.
— Je suis heureux que vous ayez pu trouver ce bonheur. Mais je suis désolé de vous avoir surpris. Sara rougit légèrement, touchée par les mots de Luc. Elle lui prit la main avec gentillesse.
— Merci de comprendre, Luc. Tu es un ami formidable. Et nous avons besoin de ton soutien. Il hocha la tête, ses yeux se posant un instant sur leurs mains jointes.
— Aurais tu vraiment douter que je puisse être heureux pour vous?
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