Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Jusqu’à ce que mon corps dise “oui” — Chapitre 12 · Et s’il ne me trouve pas belle ?
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Jusqu’à ce que mon corps dise “oui”
Chapitre 12 · Et s’il ne me trouve pas belle ?
Le ciel est lourd en cette fin d'après-midi, couvert d'un voile gris. Isabelle sort de sa voiture, le cœur un peu serré. Une bouffée d'air tiède caresse ses jambes nues sous sa robe. Elle est seule dans la rue silencieuse, la main crispée sur son sac, l'autre effleurant distraitement le tissu fluide de sa tenue.
Devant elle, la maison de Luc. Une maison qu'elle reconnaît maintenant. Une maison où elle est déjà venue, presque par accident. Aujourd'hui, c'est différent. Elle est venue volontairement. Une tension douce vibre dans le bas de son ventre alors qu'elle inspire profondément. Elle avance, le pas ralenti par une appréhension troublante. Elle compose le code. 1 - 4 - 1 - 8. Le bip discret du digicode résonne comme un battement dans sa poitrine, faisant écho à l'élan contenu qui pulse en elle.
La porte cède dans un clic, et elle pousse lentement. L'intérieur est calme, baigné d'une lumière douce. Elle referme la porte sans bruit. Ses talons résonnent légèrement sur le parquet alors qu'elle observe le salon, puis la cuisine. Elle reconnaît chaque chose, chaque odeur. Le parfum de bois ciré, l'arrière-fond de café froid.
Elle revoit le canapé, là où elle avait dormi, recroquevillé sous une couverture, la seconde fois. La première fois, elle était venue en coup de vent, encore sous le choc, le corps parcouru de tensions, le cœur battant à rompre sous le choc de l'accident. Elle se souvenait encore de ce froid qui s'infiltrait sous ses vêtements, de ses mains glacées crispées sur la poignée, du goût métallique de l'adrénaline dans sa bouche. L'odeur de pluie mêlée au cuir de l'intérieur, les battements sourds de son sang dans ses tempes, la sensation oppressante de ne pas avoir sa place ici.
Tout alors lui semblait étrange, étranger, comme si elle entrait dans un monde qui n'était pas le sien. Ce jour-là, elle cherchait seulement un abri. Aujourd'hui, c'est différent. Son regard caresse les contours familiers. Un frisson la parcourt. Ce n'est plus un refuge improvisé. C'est un choix. Et là, le même escalier, les mêmes ombres. Elle avance, et une voix la tire de ses pensées.
— Bonjour, Tu as retenu le code, murmure Luc en souriant.
Il est là, appuyé contre le mur du couloir. Chemise noire ouverte au col, regard calme. Isabelle se fige, puis esquisse un sourire timide.
— Je ne savais pas si j'avais le droit de m'en souvenir.
Il hoche la tête. D'un geste, il lui fait signe de le suivre. Luc lève les yeux vers l'étage.
— En haut, dit-il doucement, ce sont mes sœurs. Camille et Léa. C'est leur domaine, je n'y monte que sur invitation. Au moins, elles peuvent se balader comme elles veulent.
— Oui, j'ai entendu parler de cette règle… Interdiction de traîner en string dans le salon, dit-elle avec un sourire espiègle.
— Oui, j'ai entendu parler de cette règle… Interdiction de traîner en string dans le salon, dit-elle avec un sourire espiègle.
Luc s'approche légèrement, baisse la voix et ajoute, presque dans un souffle :
— Pour toi, je peux faire une exception au règlement… mais je risque d'ouvrir un conflit.
Isabelle le regarde, amusée. Elle se penche un peu vers lui, murmure à son tour :
— Ce n'est pas la peine d'ouvrir un conflit. Les règles sont les règles.
Elle marque une pause, laisse passer un silence chargé, puis ajoute avec un clin d'œil :
— D'autant que la sanction est une fessée, visiblement…
Isabelle s'arrête. Elle le fixe, d'abord sans comprendre. Mais quelque chose en elle se dénoue. Il vient de dire ses sœurs. Pas ses copines, ni ses colocataires, ni les filles.
— Tes sœurs… souffle-t-elle, un sourire naissant au coin des lèvres. Je m'étais fait tout un film… ce n'étaient pas mes rivales, alors ?
Luc ajoute, un demi-sourire au coin des lèvres, presque distrait :
— Oui, l'autre soir, j'avais prévenu Léa que tu dormirais sur le canapé. Je lui ai dit de ne pas faire trop de bruit en rentrant avec Camille.
Isabelle le regarde, l'œil un peu plissé.
— Tes sœurs ?
Luc hoche la tête, amusé par sa réaction. Il devine à son ton, à la manière dont elle répète le mot, qu'un malentendu a peut-être longtemps rôdé.
— Oui… mes sœurs, confirme-t-il, en insistant légèrement sur le mot.
Il sourit, devinant avec justesse le film qu'elle avait pu se faire. Un film dans lequel elle n'était sans doute pas la seule femme à fréquenter cette maison.
— Tu croyais quoi ? souffle-t-il, avec douceur. Que je faisais tourner un harem au premier étage ?
Isabelle sourit, un peu gênée, un peu soulagée. Elle secoue la tête, mais ses joues rosissent légèrement.
— Disons que… j'avais imaginé d'autres scénarios, murmure-t-elle.
Le mot résonne, puis emporte tout. Une vague de soulagement glisse lentement de sa nuque à son bas-ventre. Le poids qu'elle portait depuis cette nuit dans le salon, cette angoisse sourde, cette rivalité imaginée, tout s'effondre en silence, balayé par ce mot simple, mais décisif.
Un silence doux, complice, s'installe. Le malentendu se dissout, et dans ce creux qui suit, c'est presque une tendresse nouvelle qui s'installe.
Il esquisse un sourire. Elle sent ses jambes fléchir un peu sous elle, l'émotion soudaine se mêle à une chaleur douce. Elle le suit sans un mot.
Ils entrent dans la chambre du fond. La pièce est simple, sobrement masculine. Un lit double, aux draps blancs, un plaid en lin froissé, une lumière chaude filtrée par des rideaux beiges. Une odeur de linge propre, de bois et de cuir.
Il esquisse un sourire. Elle sent ses jambes fléchir un peu sous elle, l'émotion soudaine se mêle à une chaleur douce. Elle le suit sans un mot.
Ils entrent dans la chambre du fond. La pièce est simple, sobrement masculine. Un lit double, aux draps blancs, un plaid en lin froissé, une lumière chaude filtrée par des rideaux beiges. Une odeur de linge propre, de bois et de cuir.
Isabelle reste debout, face à lui. Le silence est paisible, dense, presque vibrant, et son souffle court trahit l'émotion qui la submerge. Elle sent son cœur tambouriner dans sa poitrine, chaque battement pulsant jusque dans son ventre et ses cuisses. Sa gorge est sèche, ses mains moites. Elle a chaud, puis froid. Il la regarde, sans un mot, sans pression, mais avec une attention qui la transperce. Cela l'ébranle.
Elle inspire lentement, lutte contre la panique naissante. Et s'il ne me trouve pas belle ? Et s'il pense que je suis folle? Ces pensées tournent dans sa tête, griffent son assurance naissante. Et pourtant, plus fort que tout, le désir. Le besoin. Celui d'être vue. Accueillie. Aimée.
Ses doigts tremblent légèrement lorsqu'elle saisit la ceinture de sa robe. Le tissu s'ouvre par le devant, dévoilant peu à peu la chaleur de sa peau.
Ses doigts tremblent légèrement lorsqu'elle saisit la ceinture de sa robe. Le tissu s'ouvre par le devant, dévoilant peu à peu la chaleur de sa peau.
Elle sent l'air ambiant glisser sur elle, effleurer ses seins qui se tendent. Elle ferme les yeux une seconde, envahie d'un vertige. Ses reins se cambrent d'un réflexe ancien, offert, vulnérable. Son ventre se contracte. Elle se sent vivante, nue, puissante et fragile à la fois.
La robe glisse ensuite lentement sur ses épaules, et elle sent le tissu frôler sa peau comme une caresse, à la fois douce et bouleversante. Le tissu s'échoue à ses pieds. Un frisson nerveux parcourt ses jambes nues. Ses cuisses se tendent légèrement. Sa poitrine se soulève dans un souffle retenu. Elle est là, immobile, nue, offerte, la gorge serrée, les joues brûlantes. Elle sent chaque parcelle de sa peau vibrer d'attente, de peur, de désir mêlé. Elle est à lui. Mais surtout, elle est enfin à elle-même.
La robe glisse ensuite lentement sur ses épaules, et elle sent le tissu frôler sa peau comme une caresse, à la fois douce et bouleversante. Le tissu s'échoue à ses pieds. Un frisson nerveux parcourt ses jambes nues. Ses cuisses se tendent légèrement. Sa poitrine se soulève dans un souffle retenu. Elle est là, immobile, nue, offerte, la gorge serrée, les joues brûlantes. Elle sent chaque parcelle de sa peau vibrer d'attente, de peur, de désir mêlé. Elle est à lui. Mais surtout, elle est enfin à elle-même.
— Apprends-moi, murmure-t-elle, la voix voilée d'émotion.
Luc s'approche lentement. Il ne dit rien, mais sa main vient cueillir son visage, le pouce effleurant la courbe de sa joue avec une lenteur qui l'électrise. Isabelle sent une chaleur monter sous sa peau, irradier depuis ses joues jusqu'à son ventre, se propager dans le bas de son dos comme une vague vibrante.
Il effleure sa joue, puis glisse le long de sa gorge, où il sent le frémissement de son pouls. Elle frissonne, ses lèvres s'entrouvrent à peine sous la surprise et le désir mêlés. Chaque frôlement, chaque silence devient une pression invisible, une montée de tension charnelle presque insupportable.
Il effleure sa joue, puis glisse le long de sa gorge, où il sent le frémissement de son pouls. Elle frissonne, ses lèvres s'entrouvrent à peine sous la surprise et le désir mêlés. Chaque frôlement, chaque silence devient une pression invisible, une montée de tension charnelle presque insupportable.
Il se penche, dépose un baiser humide sous son oreille. Sa bouche tiède électrise sa peau, déclenche un frisson immédiat qui descend le long de son dos. Elle ferme les yeux, submergée.
Ses mains, larges, fermes, glissent lentement sur ses hanches, effleurent la naissance de ses fesses, puis remontent avec une lenteur sensuelle vers le creux de ses reins. Elle soupire, frissonne sous cette caresse ascendante.
Ses mains, larges, fermes, glissent lentement sur ses hanches, effleurent la naissance de ses fesses, puis remontent avec une lenteur sensuelle vers le creux de ses reins. Elle soupire, frissonne sous cette caresse ascendante.
Il la guide vers le lit. Elle sent le tissu contre l'arrière de ses cuisses lorsqu'elle s'assied. Il s'agenouille devant elle, son souffle chaud contre sa peau nue. Il effleure la courbe de ses genoux du bout des lèvres, puis de la langue, déclenchant des picotements brûlants qui irradient à travers ses jambes.
Ses baisers remontent lentement, traçant un chemin de feu sur ses cuisses, ses hanches, jusqu'à frôler la naissance de son sexe. Lentement. Précisément. Chaque geste est une montée irrésistible de tension, une promesse suspendue qui fait haleter son souffle et cambrer son dos.
Isabelle halète. Tout son corps s'ouvre, comme une fleur offerte à la lumière. Elle sent sa peau frissonner à chaque souffle, chaque regard posé sur elle. Sous ses yeux, elle se sent à la fois vulnérable et souveraine. Il la touche sans jamais brusquer, effleurant du bout des doigts l'arche de son flanc, la courbe tendre de son sein, la ligne sensible de son ventre.
Ses baisers remontent lentement, traçant un chemin de feu sur ses cuisses, ses hanches, jusqu'à frôler la naissance de son sexe. Lentement. Précisément. Chaque geste est une montée irrésistible de tension, une promesse suspendue qui fait haleter son souffle et cambrer son dos.
Isabelle halète. Tout son corps s'ouvre, comme une fleur offerte à la lumière. Elle sent sa peau frissonner à chaque souffle, chaque regard posé sur elle. Sous ses yeux, elle se sent à la fois vulnérable et souveraine. Il la touche sans jamais brusquer, effleurant du bout des doigts l'arche de son flanc, la courbe tendre de son sein, la ligne sensible de son ventre.
Chaque geste est d'une précision troublante, presque sacrée. Il sait. Il sait où poser ses mains, comment la regarder pour qu'elle se sente femme, précieuse, unique. Un frisson chaud remonte le long de sa colonne, se propage dans sa nuque. Elle ferme les yeux, suspendue entre vertige et confiance, et s'abandonne à lui, à elle, à ce moment d'absolue vérité.
Il l'allonge. Sa peau nue glisse contre les draps. Elle sent le tissu un peu frais, la douceur du lin contre ses hanches. Elle tremble. Luc retire sa chemise, lentement. Son torse est ferme, chaud, vivant. Elle tend la main, frôle sa peau du bout des doigts.
Il l'allonge. Sa peau nue glisse contre les draps. Elle sent le tissu un peu frais, la douceur du lin contre ses hanches. Elle tremble. Luc retire sa chemise, lentement. Son torse est ferme, chaud, vivant. Elle tend la main, frôle sa peau du bout des doigts.
— Laisse-moi te guider, souffle-t-il.
Elle acquiesce. Elle le veut.
Il se couche sur elle, sans tout son poids, mais avec toute sa présence. Il l'embrasse. Un baiser long, profond, qui découvre plus qu'il ne prend. Sa bouche explore, sa langue goûte. Elle répond, enfiévrée. Chaque mouvement déclenche en elle une onde de plaisir tendu.
Ses mains glissent sur son ventre, déclenchant de petits frissons qui lui font arquer les reins. Ses doigts effleurent sa toison, remontent, redescendent, puis glissent enfin entre ses cuisses, avec une lenteur calculée, presque cérémonieuse.
Il se couche sur elle, sans tout son poids, mais avec toute sa présence. Il l'embrasse. Un baiser long, profond, qui découvre plus qu'il ne prend. Sa bouche explore, sa langue goûte. Elle répond, enfiévrée. Chaque mouvement déclenche en elle une onde de plaisir tendu.
Ses mains glissent sur son ventre, déclenchant de petits frissons qui lui font arquer les reins. Ses doigts effleurent sa toison, remontent, redescendent, puis glissent enfin entre ses cuisses, avec une lenteur calculée, presque cérémonieuse.
Sa peau semble brûler sous ce contact. Il la caresse sans hâte, explore, palpe, écoute les soupirs qu'il déclenche, les frémissements de ses muscles. Il cherche ses réactions et les trouve aussitôt : un souffle coupé, un léger sursaut, un murmure étranglé.
Son souffle s'accélère, son ventre se contracte, son dos se cambre dans une offrande instinctive. Elle s'ouvre, chaude, humide, réceptive. Il la regarde dans les yeux, et dans ce regard, elle se perd, chavire, s'abandonne à cette onde montante qui l'enveloppe tout entier.
Son souffle s'accélère, son ventre se contracte, son dos se cambre dans une offrande instinctive. Elle s'ouvre, chaude, humide, réceptive. Il la regarde dans les yeux, et dans ce regard, elle se perd, chavire, s'abandonne à cette onde montante qui l'enveloppe tout entier.
Isabelle observe ce membre, dressé, épais, le gland luisant. Il va l'envahir, la traverser. Et cette fois, elle le veut. Elle le veut en elle. Elle veut le sentir s'ouvrir un chemin entre ses cuisses, elle veut qu'il prenne possession des lieux les plus secrets, les plus brûlants, les plus avides. Elle le veut en elle comme une vérité qu'on laisse éclater.
Quand il entre, lentement, elle sent tout son corps s'arquer, se tendre, s'offrir. Une chaleur humide l'accueille. C'est profond. C'est plein. Il bouge en elle, et à chaque mouvement, elle sent une onde vibrer jusque dans sa colonne, jusque dans son ventre, jusque dans sa gorge. Son souffle devient rauque, haché. Elle agrippe les draps, cambre les reins, ouvre les jambes plus encore. Le plaisir monte, intense, animal et sacré tout à la fois. Il la prend avec force et douceur, avec patience et ferveur, et elle s'abandonne à lui comme jamais encore elle ne s'était donnée.
Elle sent son propre corps devenir un arc vibrant, chaque nerf à fleur de peau, comme si son être entier vibrait sous une tension électrique. Son ventre se noue délicieusement, ses cuisses s'alourdissent, l'intérieur palpite d'un désir incandescent.
Chaque poussée de Luc la remplit d'une vague qui monte, enfle. Elle sent ses ongles s'enfoncer dans son dos, son souffle devenir un râle, ses jambes s'ouvrir plus encore, offerte à cette intensité brûlante. L'air semble dense, moite autour d'eux, chaque frottement de peau, chaque pression est un feu sous sa chair.
Chaque poussée de Luc la remplit d'une vague qui monte, enfle. Elle sent ses ongles s'enfoncer dans son dos, son souffle devenir un râle, ses jambes s'ouvrir plus encore, offerte à cette intensité brûlante. L'air semble dense, moite autour d'eux, chaque frottement de peau, chaque pression est un feu sous sa chair.
Elle est tendue, portée dans un vertige de plaisir où elle se découvre, se redéfinit, s'épanouit dans le regard et les gestes de l'homme qui la possède comme aucun ne l'a jamais fait. Chaque gémissement qu'elle laisse échapper est un appel, chaque mouvement de hanches, une réponse instinctive à la danse brûlante de Luc en elle.
Sa peau est moite, ses cuisses tremblent, ses seins écrasés contre son torse palpitent au rythme d'un cœur affolé. Il la fait jouir ainsi, sans brutalité, mais avec une maîtrise redoutable, puissante.
Elle sent l'intensité monter comme une marée, irrésistible, l'engloutir. Sa gorge se serre, un cri lui échappe, presque rauque, sauvage, libératoire. Elle se tend, le dos arqué, chaque muscle tendu dans une offrande finale, puis s'effondre en frissons, vidée, ivre, éblouie.
Ils restent liés, unis, réunis, leurs peaux moites encore collées l'une à l'autre, leurs souffles mêlés dans une lente décélération, tandis que la chaleur de leurs corps apaise les derniers frissons d'une tempête charnelle. Chaque battement de cœur, chaque parcelle de peau en contact prolonge l'écho de cette union. Le monde peut bien attendre, ils ne sont plus que sensations.
Luc l'enlace. Il la garde contre lui. Elle ferme les yeux. Des larmes coulent, lentes, libératrices.
— Je ne savais pas que c'était possible, murmure-t-elle.
Luc ne répond pas. Il la serre un peu plus fort. Et c'est assez.
Ils sont encore l'un contre l'autre, étendus dans les draps froissés. La nuit a pris place tout autour, discrète, enveloppante. Isabelle n'a pas bougé. Sa joue repose contre le torse de Luc, encore chaud, vivant.
Elle sent son cœur battre lentement sous sa peau, cadence profonde qui apaise. Le silence est doux, presque sacré. Elle sent encore dans son sexe un écho vibrant, un frémissement à peine dissipé, comme une braise qui refuse de s'éteindre.
Ils sont encore l'un contre l'autre, étendus dans les draps froissés. La nuit a pris place tout autour, discrète, enveloppante. Isabelle n'a pas bougé. Sa joue repose contre le torse de Luc, encore chaud, vivant.
Elle sent son cœur battre lentement sous sa peau, cadence profonde qui apaise. Le silence est doux, presque sacré. Elle sent encore dans son sexe un écho vibrant, un frémissement à peine dissipé, comme une braise qui refuse de s'éteindre.
Une moiteur douce coule lentement entre ses cuisses, trace tiède et intime de leur union. Elle en frissonne malgré elle, troublée par cette sensation vivante, presque indécente. Sa respiration se suspend un instant. Elle sent son jus glisser, elle le sent, elle le vit. Une vague d'émotion la submerge, mélange de honte résiduelle, de bonheur interdit et de stupeur.
Son corps entier semble encore chanter cette offrande silencieuse. Elle redescend lentement, encore habitée, les paupières lourdes, le ventre creux, mais plein d'un apaisement étrange. Elle ne sait pas comment poser les mots, mais elle sait qu'elle ne regrette rien.
Son corps entier semble encore chanter cette offrande silencieuse. Elle redescend lentement, encore habitée, les paupières lourdes, le ventre creux, mais plein d'un apaisement étrange. Elle ne sait pas comment poser les mots, mais elle sait qu'elle ne regrette rien.
Elle n'ose rien dire d'abord. Son regard reste flou, fixé quelque part sur les plis du drap, mais son esprit, lui, bouillonne. Des souvenirs la traversent, comme des décharges. Des images crues, des scènes figées, des mots qui cognent.
Puis sa gorge se serre. Les mots viennent. Faibles, écorchés, puis plus clairs. Elle parle. D'abord à peine un souffle, puis d'un jet, sans filtre. De ce qu'elle a tu si longtemps. De ce qu'elle a encaissé, ravalé, caché. Gérard. Elle ne prononce pas son nom, mais le poison, lui, coule à flots.
Puis sa gorge se serre. Les mots viennent. Faibles, écorchés, puis plus clairs. Elle parle. D'abord à peine un souffle, puis d'un jet, sans filtre. De ce qu'elle a tu si longtemps. De ce qu'elle a encaissé, ravalé, caché. Gérard. Elle ne prononce pas son nom, mais le poison, lui, coule à flots.
Elle décrit. Comment il la prenait. Comme un objet. Un trou. Sans préambule, sans tendresse. Il la plaquait sans même un regard, parfois une main sur sa nuque pour l'écraser contre le lit, parfois debout, juste baissé son froc puant la bière. « Tais-toi. Tourne-toi. Ce n'est pas un hôtel ici. » Ou encore : « Écarte. T'es bonne qu'à ça, de toute façon. »
Elle répète ces phrases, une à une, comme un trop-plein de crasse qu'elle expulse enfin. Il l'appelait « ma salope », « la bourge coincée », « mon sac à foutre ».
Et parfois il riait, un rire sec, moche, comme un crachat dans la gorge. Elle ne les oubliera jamais. Elle ne veut pas les oublier. C'est avec ces mots-là qu'elle va reconstruire, brique par brique, ce qu'il a sali.
Elle répète ces phrases, une à une, comme un trop-plein de crasse qu'elle expulse enfin. Il l'appelait « ma salope », « la bourge coincée », « mon sac à foutre ».
Et parfois il riait, un rire sec, moche, comme un crachat dans la gorge. Elle ne les oubliera jamais. Elle ne veut pas les oublier. C'est avec ces mots-là qu'elle va reconstruire, brique par brique, ce qu'il a sali.
Elle dit, la voix plus grave, presque rauque :
— Il me baisait comme on balance un sac de linge sale sur une table. Rien de tendre, rien d'humain. Il me traitait comme une pute, mais pas une pute qu'on désire une pute qu'on méprise, qu'on salit.
— Il me crachait des saloperies du genre : “T'aimes ça hein, ma salope ?” avec ce rire dégueulasse, froid comme une claque. Et puis il se cassait, me laissant là, tremper, dégoulinant, comme un déchet. Pas un mot, pas un regard. Juste son foutre entre mes cuisses, et la nausée dans ma gorge. J'étais plus qu'un trou pour lui. »
— Il me crachait des saloperies du genre : “T'aimes ça hein, ma salope ?” avec ce rire dégueulasse, froid comme une claque. Et puis il se cassait, me laissant là, tremper, dégoulinant, comme un déchet. Pas un mot, pas un regard. Juste son foutre entre mes cuisses, et la nausée dans ma gorge. J'étais plus qu'un trou pour lui. »
Et ces soirs où, frustré de ne pas avoir pu se vider dans sa secrétaire, il venait se défouler sur moi, brutalement.
Elle a honte. Elle le sent, cette honte, comme une sueur glacée entre ses seins, dans le creux de ses reins. Mais elle continue. Parce que c'est le prix. Parce que c'est sa façon à elle de se libérer. De hurler en silence. De dire : voilà, regarde ce qu'on m'a fait. Entends-moi.
Elle a honte. Elle le sent, cette honte, comme une sueur glacée entre ses seins, dans le creux de ses reins. Mais elle continue. Parce que c'est le prix. Parce que c'est sa façon à elle de se libérer. De hurler en silence. De dire : voilà, regarde ce qu'on m'a fait. Entends-moi.
Elle tremble. Elle pleure. Elle le regarde. Ne réclame pas qu'il parle. Elle ne veut pas de pitié ni d'indignation. Juste qu'il reste là. Qu'il l'écoute. Qu'il sache. Qu'il prenne la mesure de ce qu'elle est en train de faire : se reconstruire, miette par miette, en osant dire l'indicible.
— Je ne sais même plus… à quel moment j'ai arrêté de me sentir vivante, souffle-t-elle. Peut-être le jour où j'ai commencé à faire semblant.
Luc ne répond pas. Il passe doucement une main dans ses cheveux, la ramène un peu plus contre lui. Elle frissonne. Son propre corps la surprend, encore brûlant de leur union, et pourtant sensible à cette douceur.
Elle continue. Plus bas. Plus tremblante.
Elle continue. Plus bas. Plus tremblante.
— J'ai cru que c'était ça, la vie. Ne pas faire de vagues. Tenir. Fermer les yeux. Et puis j'ai eu peur. Peur de ne plus jamais ressentir. Jusqu'à toi.
Il se redresse à peine, l'observe. Elle tourne les yeux vers lui. Une larme glisse le long de sa tempe. Luc l'essuie sans un mot.
— Tu n'as plus à fermer les yeux, dit-il. Tu peux les rouvrir. Et reprendre.
Il pose sa main sur son ventre, là où elle avait tant de mal à poser les siennes. Elle la recouvre de ses doigts. Elle sent le contact, chaud, franc, rassurant. Elle ferme les yeux, mais cette fois, c'est différent. Elle ne fuit pas. Elle respire profondément.
Alors, lentement, elle guide ses mains sur sa peau. Son ventre. Sa hanche. Ses seins. Comme pour se dire à elle-même : ce corps est à moi. Elle redécouvre. Elle ose. Sous son regard, elle ne se cache plus.
Leur silence se prolonge. Le sommeil s'approche. Elle se niche contre lui. Il la garde ainsi, le bras passé autour de ses épaules.
Alors, lentement, elle guide ses mains sur sa peau. Son ventre. Sa hanche. Ses seins. Comme pour se dire à elle-même : ce corps est à moi. Elle redécouvre. Elle ose. Sous son regard, elle ne se cache plus.
Leur silence se prolonge. Le sommeil s'approche. Elle se niche contre lui. Il la garde ainsi, le bras passé autour de ses épaules.
— Merci, souffle-t-elle dans l'ombre.
Il ne répond pas. Mais il embrasse doucement son front, et la serre un peu plus fort contre lui. Et c'est assez.
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