Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le passé de Sara : Sara — Chapitre 10
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le passé de Sara : Sara
Chapitre 10
Andréa sortit de l'hôpital quelques semaines plus tard et, comme prévu, elle resta chez Sara, dans la chambre d'amis, ce qui permettait à cette dernière et aux autres de s'assurer qu'elle ne fasse pas de bêtises lorsqu'elle serait seule. Cependant, Andréa se sentait mal : après tout ce qu'elle avait fait contre Sara, elle estimait ne pas mériter tout ce soutien et cette gentillesse. Les semaines passèrent, et une nouvelle relation s'installa entre elles. Avec le temps, les différents du passé s'effaçaient peu à peu, laissant place à des amitiés de plus en plus solides. L'occasion de reparler de ces épisodes s'était présentée plusieurs fois, et cela n'avait eu pour seule conséquence que de faire définitivement tomber les tensions et de créer une confiance entre elles qui, d'une certaine manière, solidifiait leurs liens. Mais, bien qu'elles ne le sussent pas encore, cette confiance serait aussi à l'origine d'événements inattendus.
De son côté, Luc, au fil des semaines, avait conquis le cœur de la douce infirmière qu'il avait connue à l'hôpital. Au bout d'une semaine, il la ramena chez Sara pour la première fois et, même s'il n'en avait jamais douté, elle fut acceptée sans aucun problème. En réalité, Matilde et Sara étaient elles-mêmes tombées "amoureuses" de sa personnalité et de sa douceur. Après tant d'épisodes éprouvants, la bande s'agrandissait et se consolidait. Lorsqu'il annonça aux filles le prénom de celle qui faisait chavirer ses jours et ses nuits, Sara ressentit une douceur particulière. Mélanie, elle s'appelait Mélanie, le même prénom que sa grand-mère disparue. Et plus elle en apprenait sur elle, plus elle se réjouissait pour Luc : il méritait tellement une personne comme Mélanie dans sa vie. Un soir, alors que tout le monde s'était endormi, Sara et Matilde restèrent seules au salon avec Mélanie à discuter. Sara n'avait de cesse de la regarder...
Mélanie est une douce brise printanière, une caresse sur la peau un soir d'été. Elle mesure 1m68, une silhouette élancée et délicate, une grâce naturelle dans chacun de ses mouvements. Mince sans être frêle, elle dégage une élégance discrète, celle qui attire sans jamais chercher à captiver. Son corps épouse des courbes harmonieuses, avec une poitrine juste ce qu'il faut pour éveiller la tendresse. Ses longs cheveux bruns, soyeux comme un voile de satin, tombent en cascade le long de son dos, effleurant parfois ses épaules avec légèreté. Ils encadrent un visage au teint clair, où deux joues rosées trahissent ses émotions avec une sincérité touchante. Son regard, un brun profond et velouté, exprime mille nuances de douceur, teinté parfois d'une légère timidité, comme si elle hésitait à se livrer tout à fait. Il y a dans sa voix une chaleur enveloppante, un murmure rassurant, une mélodie qui apaise.
Chaque mot qu'elle prononce est empreint de bienveillance, jamais brusque, jamais acerbe. Ses gestes, eux aussi, sont délicats, toujours mesurés, comme si elle craignait de froisser le monde autour d'elle. Elle n'a ni méchanceté ni colère en elle, juste une infinie patience, une tendresse qui se ressent dans le moindre effleurement, dans la manière dont ses doigts effleurent une tasse de thé, une page de livre ou une main tendue vers elle. En pensant à cela, Sara ne pouvait s'empêcher de repenser à ce que Luc avait dit sur elle.
— Elle porte souvent des vêtements simples mais choisis avec soin, des tissus légers qui l'effleurent comme une seconde peau. Une robe fluide qui épouse son corps sans jamais l'enfermer, un pull doux dans lequel elle aime se lover lorsqu'elle est seule. Mélanie est une âme lumineuse, un éclat de sincérité dans un monde parfois trop bruyant. Il y a chez elle une retenue charmante, une pudeur qui ne cache pourtant pas sa beauté mais la dévoile par petites touches, au gré des instants partagés avec elle.
La fatigue frappait à leur porte aussi et, sachant qu'Andréa dormait dans la chambre d'amis, que Luc s'était endormi sur le canapé et qu'il n'y avait de place que pour une seule personne, Matilde et Sara offrirent de lui faire une place entre elles dans leur lit. Elles pourraient ainsi continuer à parler et, si jamais la fatigue remportait le combat, elle tomberait sur un matelas plutôt que sur le sol. Sans réfléchir, elle accepta, suivit ses amies et s'allongea entre elles deux. La discussion continua mais rapidement Matilde s'endormit. Lorsque Sara et Mélanie furent les seules encore éveillées, elles parlèrent de toute l'histoire avec Andréa. Évidemment, Sara trouva le courage d'aborder le sujet de Luc et de leur relation qui avait été assez proche. Elle redoutait la réaction de Mélanie mais, étonnamment, celle-ci ne montra aucun signe de jalousie ni même de peur :
— Je comprends Sara, dit Mélanie, mais quand je vois comment tu regardes Luc et comment lui te regarde, il n'y a aucun doute que vous avez énormément de respect et d'amitié l'un pour l'autre. Et quand je vois ton regard pour Matilde, c'est encore plus facile de constater que ce n'est pas le même que pour Luc. En fait, je suis heureuse qu'il puisse avoir des amies comme vous. Et tu sais, Luc m'avait déjà parlé de votre passé. Il ne voulait pas que je l'apprenne d'une mauvaise façon. Alors, quand c'est devenu sérieux entre nous et qu'il a voulu que je vous rencontre, il m'a expliqué ce qu'il y avait eu entre vous, avant que tu ne rencontres sa cousine. Et le fait que tu m'en parles ouvertement prouve que vous n'avez rien à cacher tous les deux, que vous assumez votre passé mais que vous savez où vous en êtes. Maintenant, ce sera à vous de me prouver si j'ai raison ou non de vous faire confiance, de croire que cela ne se reproduira pas alors que vous êtes tous les deux en couple. Mais depuis que nous nous voyons souvent, toi et moi, ce que je découvre de toi me rassure. Je n'ai pas peur. Tu es une personne incroyable et je suis heureuse d'avoir été acceptée dans votre bande. Malgré les épreuves difficiles, je crois que je n'ai jamais vu une aussi belle démonstration d'amitié. Mélanie sourit et pose sa main sur la joue de Sara.
— Tu auras toujours mon soutien, et tu pourras compter sur moi quand tu en auras besoin, tout comme Andréa et Matilde. Vous comptez beaucoup pour Luc, et vous comptez de plus en plus pour moi aussi.
— Tu auras toujours mon soutien, et tu pourras compter sur moi quand tu en auras besoin, tout comme Andréa et Matilde. Vous comptez beaucoup pour Luc, et vous comptez de plus en plus pour moi aussi.
Alors que Mélanie finissait de parler, Matilde, endormie, se tourna vers elles et son bras tomba autour du bassin de Mélanie. Sara sourit et dit :
— Oh, je crois qu'elle est tellement habituée à dormir comme ça avec moi qu'elle le fait automatiquement maintenant. Mélanie rougit et répondit :
— Tu veux... tu veux qu'on échange nos places? Sara sourit de plus belle et répondit :
— Non, t'inquiète, ça la réveillerait en plus. Elle sourit et posa son bras au-dessus de celui de Matilde, et elles s'endormirent ainsi. Le lendemain matin, à son réveil, Luc s'étonna de se retrouver seul sur le canapé. Il se leva pour aller aux toilettes et passa devant la chambre des filles. La porte étant ouverte, il se demanda si elles étaient encore dans l'appartement. Lorsqu'il arriva dans l'encadrement, il découvrit le tableau attendrissant de Matilde et Sara endormies, leurs bras entourant Mélanie. Alors qu'il observait la scène, content de voir la tendresse et l'amitié grandissantes entre elles, Andréa arriva derrière lui, posa sa main sur son épaule et lui dit avec douceur :
— C'est une fille bien. Elle a toujours été aux petits soins avec moi à l'hôpital dès le premier jour. C'est bien qu'elle ait réussi à se faire une place auprès de Matilde et Sara. Vous êtes tous des gens merveilleux, et tu mérites vraiment une femme comme elle dans ta vie. Jusque-là, même si Luc avait montré du soutien à Andréa, ils n'avaient jamais réellement discuté seuls ni partagé un geste tendre comme celui qu'Andréa venait de faire en posant sa main sur son épaule.
— Je vous ai fait souffrir tous les trois, et aujourd'hui, vous offrez à ce bébé la chance d'être entouré des meilleures personnes que je pouvais rêver de lui offrir pour grandir heureux. Je ne crois pas le mériter, mais ce bébé, lui, le méritera sans aucun doute. Il aura trois tantes merveilleuses et un oncle de rêve. Elle sourit tendrement en caressant l'épaule de Luc. Celui-ci, ému de voir que Mélanie avait déjà gagné le droit de devenir une personne importante dans la vie de cet enfant, embrassa Andréa sur le front et la serra dans ses bras.
— On peut tous faire des erreurs dans la vie, Andréa, dit-il. Il faut simplement les reconnaître et agir pour les réparer et ne pas les répéter. Ces dernières semaines, tu as constamment montré que tu mérites ce que nous faisons pour toi. Tu fais partie de la famille, et cet enfant aussi.
— Tu veux... tu veux qu'on échange nos places? Sara sourit de plus belle et répondit :
— Non, t'inquiète, ça la réveillerait en plus. Elle sourit et posa son bras au-dessus de celui de Matilde, et elles s'endormirent ainsi. Le lendemain matin, à son réveil, Luc s'étonna de se retrouver seul sur le canapé. Il se leva pour aller aux toilettes et passa devant la chambre des filles. La porte étant ouverte, il se demanda si elles étaient encore dans l'appartement. Lorsqu'il arriva dans l'encadrement, il découvrit le tableau attendrissant de Matilde et Sara endormies, leurs bras entourant Mélanie. Alors qu'il observait la scène, content de voir la tendresse et l'amitié grandissantes entre elles, Andréa arriva derrière lui, posa sa main sur son épaule et lui dit avec douceur :
— C'est une fille bien. Elle a toujours été aux petits soins avec moi à l'hôpital dès le premier jour. C'est bien qu'elle ait réussi à se faire une place auprès de Matilde et Sara. Vous êtes tous des gens merveilleux, et tu mérites vraiment une femme comme elle dans ta vie. Jusque-là, même si Luc avait montré du soutien à Andréa, ils n'avaient jamais réellement discuté seuls ni partagé un geste tendre comme celui qu'Andréa venait de faire en posant sa main sur son épaule.
— Je vous ai fait souffrir tous les trois, et aujourd'hui, vous offrez à ce bébé la chance d'être entouré des meilleures personnes que je pouvais rêver de lui offrir pour grandir heureux. Je ne crois pas le mériter, mais ce bébé, lui, le méritera sans aucun doute. Il aura trois tantes merveilleuses et un oncle de rêve. Elle sourit tendrement en caressant l'épaule de Luc. Celui-ci, ému de voir que Mélanie avait déjà gagné le droit de devenir une personne importante dans la vie de cet enfant, embrassa Andréa sur le front et la serra dans ses bras.
— On peut tous faire des erreurs dans la vie, Andréa, dit-il. Il faut simplement les reconnaître et agir pour les réparer et ne pas les répéter. Ces dernières semaines, tu as constamment montré que tu mérites ce que nous faisons pour toi. Tu fais partie de la famille, et cet enfant aussi.
Nous serons toujours là pour vous deux. Quant à Mélanie, je suis heureux que vous la laissiez faire partie de notre petite famille. Luc sourit et fit signe à Andréa de le suivre pour réveiller les filles. Andréa se colla doucement contre le dos de Matilde et l'entoura de ses bras pour la réveiller en douceur, tandis que Luc se pencha au-dessus de Mélanie et l'éveilla en l'embrassant tendrement. Une fois réveillée, celle-ci caressa la joue de Sara et lui chuchota de se réveiller. Lorsque Sara ouvrit les yeux, elle découvrit la présence de tout le monde. Luc s'allongea sur Mélanie et entoura tout le monde dans ses bras. Sara posa sa tête contre la joue de Mélanie, Matilde sourit à Andréa et la colla contre Mélanie et Luc. Si ce réveil ne devait pas se reproduire souvent, à cet instant, ce geste avait scellé leurs liens à tous. Ils se disaient que les beaux jours arrivaient enfin.
Les mois défilaient à toute vitesse, et l'heure de l'accouchement approchait à grands pas. La relation entre Matilde et Sara était plus forte que jamais, tout comme celle de Luc et Mélanie. Alors que tout semblait prendre une direction de calme et de sérénité, un jour, la sonnette retentit soudainement. Sara et Luc se rendirent à la porte et, lorsque Sara l'ouvrit, elle se demanda qui était cette personne. Elle la regarda en détail. La jeune femme devant elle était petite, presque fragile, et pourtant, il émanait d'elle quelque chose d'indéfinissable, une présence douce mais pesante à la fois. Elle paraissait hésitante, les bras serrés contre elle, comme si elle eût déjà regretté d'avoir sonné. Ses longs cheveux bruns, légèrement humides sous l'air frais du soir, retombaient en boucles désordonnées sur ses épaules menues. Ils encadraient un visage fin, d'une beauté délicate, mais marqué par une tristesse qui serrait le cœur.
Ses grands yeux noisette, ombrés de cils épais, brillaient d'une lueur étrange, oscillant entre une peur silencieuse et une douleur profonde. Elle avait cet air de ceux qui avaient trop pleuré, de ceux qui portaient un fardeau invisible, trop lourd pour leur frêle silhouette. Sara la détailla un instant, troublée. Son petit nez droit, ses lèvres rosées, à peine entrouvertes, comme si elle hésitait à parler...
Il y avait quelque chose de fébrile chez elle, une fragilité qui se devinait dans la façon dont elle gardait les épaules légèrement rentrées, comme pour se faire plus petite encore. Son corps, malgré sa délicatesse, dessinait des formes harmonieuses sous son pull fin.
Une poitrine joliment galbée, d'une taille moyenne, s'élevait au rythme de sa respiration légèrement saccadée. Ses bras, fins et élégants, étaient croisés comme pour se protéger d'un froid invisible. Elle paraissait douce, timide, presque égarée. Mais ce qui frappa le plus Sara, ce fut son visage. Ce n'était pas seulement la beauté qui s'en dégageait, mais cette expression, ce mélange de souffrance et de vulnérabilité qui transperçait. Alors que le silence pesait lourdement sur les épaules de chacun, Luc s'écria soudainement :
— Emma? Sara sursauta en entendant ce prénom qu'elle n'avait entendu qu'une seule fois, cette fameuse soirée où tout avait dérapé.
— Emma? demanda-t-elle, troublée. Vous vous connaissez? Luc ne quittait pas l'inconnue des yeux, le regard empli d'un mélange de stupeur et d'inquiétude.
— Oui... Emma, c'est la petite sœur de Thomas. Il s'approcha lentement d'elle, cherchant à comprendre.
— Comment est-ce possible? Que se passe-t-il? Emma baissa la tête, luttant contre les larmes qui menaçaient de couler. Elle essayait de reprendre contenance, mais en relevant les yeux, son regard se figea. Derrière Luc et Sara se tenait une femme enceinte. Son cœur se serra brutalement lorsqu'elle comprit : c'était elle... Celle qui portait l'enfant de son frère. Sans un mot, sans réfléchir, elle s'avança dans l'appartement, s'approcha d'Andréa et posa doucement une main tremblante sur son ventre. Un geste d'une tendresse presque glaçante. Puis, fouillant dans son sac, elle en sortit trois enveloppes qu'elle tendit l'une après l'autre : la première à Andréa, la seconde à Sara et la dernière à Luc.
— Emma? demanda-t-elle, troublée. Vous vous connaissez? Luc ne quittait pas l'inconnue des yeux, le regard empli d'un mélange de stupeur et d'inquiétude.
— Oui... Emma, c'est la petite sœur de Thomas. Il s'approcha lentement d'elle, cherchant à comprendre.
— Comment est-ce possible? Que se passe-t-il? Emma baissa la tête, luttant contre les larmes qui menaçaient de couler. Elle essayait de reprendre contenance, mais en relevant les yeux, son regard se figea. Derrière Luc et Sara se tenait une femme enceinte. Son cœur se serra brutalement lorsqu'elle comprit : c'était elle... Celle qui portait l'enfant de son frère. Sans un mot, sans réfléchir, elle s'avança dans l'appartement, s'approcha d'Andréa et posa doucement une main tremblante sur son ventre. Un geste d'une tendresse presque glaçante. Puis, fouillant dans son sac, elle en sortit trois enveloppes qu'elle tendit l'une après l'autre : la première à Andréa, la seconde à Sara et la dernière à Luc.
Son regard glissa sur chacun d'eux avant qu'elle ne murmure d'une voix brisée :
— Elles ont été écrites par mon frère... J'en ai reçu une aussi. Il y dévoile tout ce qu'il a fait... Sa voix se brisa sous le poids de l'émotion.
— Je suis désolée... Je suis tellement désolée pour ce qu'il vous a fait. Luc, perdu, sentait l'angoisse monter en lui. Il posa doucement ses mains sur les épaules d'Emma, cherchant son regard, son cœur battant plus fort sous l'incompréhension. Sa voix se fit plus douce, presque suppliante, comme un grand frère cherchant désespérément à comprendre :
— Emma... Que se passe-t-il? Pourquoi Thomas a-t-il écrit ces lettres? Pourquoi t'a-t-il envoyée ici? Et comment connais-tu cette adresse? Elle soutint son regard une seconde, puis ses forces semblèrent l'abandonner. Elle s'effondra contre lui, enfouissant son visage contre son torse, son corps secoué de sanglots.
— Je suis désolée, Luc... balbutia-t-elle. Je suis désolée d'avoir disparu... Sa respiration était hachée, presque douloureuse.
— Mes parents... Avec tout ce qui s'est passé... Ils m'ont interdit de voir Thomas... Et de te voir, toi aussi. Elle releva la tête, les yeux embués de larmes.
— Tu m'as tellement manqué... Tu étais le seul qui m'écoutait, qui me conseillait... Sa voix se serra davantage.
— Tu as toujours été plus un grand frère pour moi que Thomas ne l'a jamais été. Luc referma ses bras autour d'elle, la serrant contre lui avec une tendresse protectrice, lui caressant doucement le dos. Mais son regard, perdu, se tourna vers Mélanie. L'angoisse lui nouait l'estomac, son souffle était court. Quelque chose clochait. Quelque chose de terrible.
— Emma... dis-moi ce qui se passe, je t'en prie... Elle inspira profondément, puis releva lentement le visage, ses prunelles tremblantes fixées aux siennes.
— Il a écrit ces lettres... Il les a déposées sur mon bureau, demandant qu'elles me soient remises en main propre... Luc sentit son sang se glacer.
— Quand j'ai lu la mienne... j'ai su que quelque chose n'allait pas. Un silence lourd s'abattit dans la pièce. Emma ferma brièvement les yeux avant de lâcher dans un souffle :
— Le soir même... mes parents ont reçu un appel de la police. Elle marqua une pause, comme si prononcer les mots allait les rendre encore plus réels. Puis, dans un murmure brisé :
— Thomas s'est suicidé... Le monde sembla s'arrêter.
— Je suis désolée... Je suis tellement désolée pour ce qu'il vous a fait. Luc, perdu, sentait l'angoisse monter en lui. Il posa doucement ses mains sur les épaules d'Emma, cherchant son regard, son cœur battant plus fort sous l'incompréhension. Sa voix se fit plus douce, presque suppliante, comme un grand frère cherchant désespérément à comprendre :
— Emma... Que se passe-t-il? Pourquoi Thomas a-t-il écrit ces lettres? Pourquoi t'a-t-il envoyée ici? Et comment connais-tu cette adresse? Elle soutint son regard une seconde, puis ses forces semblèrent l'abandonner. Elle s'effondra contre lui, enfouissant son visage contre son torse, son corps secoué de sanglots.
— Je suis désolée, Luc... balbutia-t-elle. Je suis désolée d'avoir disparu... Sa respiration était hachée, presque douloureuse.
— Mes parents... Avec tout ce qui s'est passé... Ils m'ont interdit de voir Thomas... Et de te voir, toi aussi. Elle releva la tête, les yeux embués de larmes.
— Tu m'as tellement manqué... Tu étais le seul qui m'écoutait, qui me conseillait... Sa voix se serra davantage.
— Tu as toujours été plus un grand frère pour moi que Thomas ne l'a jamais été. Luc referma ses bras autour d'elle, la serrant contre lui avec une tendresse protectrice, lui caressant doucement le dos. Mais son regard, perdu, se tourna vers Mélanie. L'angoisse lui nouait l'estomac, son souffle était court. Quelque chose clochait. Quelque chose de terrible.
— Emma... dis-moi ce qui se passe, je t'en prie... Elle inspira profondément, puis releva lentement le visage, ses prunelles tremblantes fixées aux siennes.
— Il a écrit ces lettres... Il les a déposées sur mon bureau, demandant qu'elles me soient remises en main propre... Luc sentit son sang se glacer.
— Quand j'ai lu la mienne... j'ai su que quelque chose n'allait pas. Un silence lourd s'abattit dans la pièce. Emma ferma brièvement les yeux avant de lâcher dans un souffle :
— Le soir même... mes parents ont reçu un appel de la police. Elle marqua une pause, comme si prononcer les mots allait les rendre encore plus réels. Puis, dans un murmure brisé :
— Thomas s'est suicidé... Le monde sembla s'arrêter.
Emma leur fit signe de lire les lettres, puis, d'une voix presque éteinte, demanda à Sara si elle pouvait attendre dans le salon, assise. Sans hésiter, Sara l'y conduisit, lui offrit à boire et à manger, puis lui dit doucement :
— Reste autant que tu le voudras. Emma hocha la tête en silence. Pendant ce temps, les autres, restés près de l'entrée, avaient déjà ouvert leurs enveloppes. Sara les rejoignit, jeta un dernier regard vers Emma, puis, prenant une profonde inspiration, elle s'empara de sa lettre et commença à lire.
« Sara,
Je ne sais pas pourquoi j'écris ces lettres. Après tout ce que j'ai fait, après mon comportement, quel droit ai-je de m'adresser à toi? Peut-être est-ce une ultime lâcheté, ou simplement le besoin de déposer un poids avant de disparaître. Tout a commencé ce jour-là, avec Luc, ma petite sœur et moi. Nous n'en avons jamais parlé, ni toi, ni lui. C'était notre point commun, une douleur en creux que l'on ne pouvait soigner... jusqu'à ce que tu couches avec lui. Alors, il ne restait plus rien. J'ai toujours voulu rendre Luc responsable de ce qui était arrivé. Mais la vérité... la vérité, c'est que c'était moi. C'était moi, bien plus que lui. Et pourtant, je n'ai même pas le droit de le dire, de le hurler. J'ai déjà trop détruit. Si je t'écris aujourd'hui, c'est pour remonter à l'instant où tout a basculé. Ce soir-là, où Luc, en organisant une soirée, t'a mise sur mon chemin. J'ai su dès cet instant que je t'aimais. Tu étais éblouissante, au centre de tout, et moi, insignifiant à côté.
Je ne sais pas pourquoi j'écris ces lettres. Après tout ce que j'ai fait, après mon comportement, quel droit ai-je de m'adresser à toi? Peut-être est-ce une ultime lâcheté, ou simplement le besoin de déposer un poids avant de disparaître. Tout a commencé ce jour-là, avec Luc, ma petite sœur et moi. Nous n'en avons jamais parlé, ni toi, ni lui. C'était notre point commun, une douleur en creux que l'on ne pouvait soigner... jusqu'à ce que tu couches avec lui. Alors, il ne restait plus rien. J'ai toujours voulu rendre Luc responsable de ce qui était arrivé. Mais la vérité... la vérité, c'est que c'était moi. C'était moi, bien plus que lui. Et pourtant, je n'ai même pas le droit de le dire, de le hurler. J'ai déjà trop détruit. Si je t'écris aujourd'hui, c'est pour remonter à l'instant où tout a basculé. Ce soir-là, où Luc, en organisant une soirée, t'a mise sur mon chemin. J'ai su dès cet instant que je t'aimais. Tu étais éblouissante, au centre de tout, et moi, insignifiant à côté.
Lorsque nous nous sommes rapprochés, j'ai ressenti une intensité que je n'avais jamais connue. Mais tu étais proche de Luc, trop proche. Même si tu avais toujours repoussé ses avances avant que nous soyons ensemble, j'étais persuadé qu'il voulait ma chute, ma ruine, en représailles à l'histoire avec ma sœur. Et alors, j'ai commencé à haïr notre amour. Chaque jour, chaque regard, chaque baiser n'était qu'un rappel de ma peur. Cette peur qu'il puisse t'utiliser contre moi, qu'il fasse de toi une arme pour me briser définitivement.
Et plus cette peur grandissait, plus la haine la nourrissait. Je voulais te le faire payer, je ne sais pas pourquoi, c'était plus fort que moi. Comme un poison qui se diffusait dans mes veines, un délire qui me poussait aux pires décisions. Puis il y a eu cette soirée. La soirée où tout a dérapé. La première séparation. L'entrée en scène d'Andréa. J'avais appris par d'autres que vous vous rapprochiez. Cela me rendait fou. Alors, j'ai tenté le tout pour le tout. Je voulais t'avoir, seule dans cette salle de bain. Je priais pour qu'Andréa ne nous surprenne. J'espérais qu'en te récupérant, elle s'effacerait. Mais tu as eu l'intelligence de refuser. Même si, en cet instant, tu perdais sans doute Andréa. Quand je suis sorti, je l'ai croisée. La rage m'a consumé. J'ai voulu être la victime. J'ai voulu la séduire. La conquérir aurait été la plus belle des vengeances. Je voulais t'arracher quelque chose, te priver de quelqu'un.
J'étais persuadé que Luc était à l'origine de tout, mais c'était plus simple de vous haïr, toi et elle. Et, par un miracle tordu, Andréa a accepté de me voir. Elle voulait comprendre, elle voulait te défendre. Mais j'ai su la manipuler. Je l'ai retournée contre toi. Je l'ai déformée, corrompue à mes côtés. Pourtant, elle était douce, infiniment douce.
Mais quand j'ai commencé à l'aimer, à vraiment l'aimer, la peur a repris ses droits. La haine s'est réveillée, affamée. Ce soir-là, cette dernière soirée, cette bagarre avec Luc...
En rentrant, j'ai senti que j'allais lui faire subir ce que je t'avais fait subir. Une folie glaciale s'est emparée de moi. Mais cette nuit-là, j'ai réfléchi. Pour la première fois depuis longtemps, j'ai compris que je ne devais plus faire souffrir personne. Alors, j'ai décidé de disparaître. Mais voilà... aujourd'hui, j'ai appris. Andréa porte mon enfant. Et elle a failli commettre l'irréparable. Par ma faute. Par ma putain de faute. Heureusement, il semble qu'elle n'y soit pas parvenue et que tu sois à ses côtés. Je suis désolé, Sara. Je ne peux pas te dire qui m'a informé, seulement qu'il voulait me forcer à affronter mes actes. Cet enfant... il vaut mieux qu'il ne sache jamais qui je suis. Il ne doit pas savoir qu'il est né du délire d'un homme rongé par la jalousie et la psychose. S'il pose des questions, inventez une histoire, un père imaginaire, un fantôme rassurant. Je n'existe pas. Je ne mérite pas d'exister. Hier, j'ai tout avoué. Une vidéo. Mes actes. Mes menaces.
En rentrant, j'ai senti que j'allais lui faire subir ce que je t'avais fait subir. Une folie glaciale s'est emparée de moi. Mais cette nuit-là, j'ai réfléchi. Pour la première fois depuis longtemps, j'ai compris que je ne devais plus faire souffrir personne. Alors, j'ai décidé de disparaître. Mais voilà... aujourd'hui, j'ai appris. Andréa porte mon enfant. Et elle a failli commettre l'irréparable. Par ma faute. Par ma putain de faute. Heureusement, il semble qu'elle n'y soit pas parvenue et que tu sois à ses côtés. Je suis désolé, Sara. Je ne peux pas te dire qui m'a informé, seulement qu'il voulait me forcer à affronter mes actes. Cet enfant... il vaut mieux qu'il ne sache jamais qui je suis. Il ne doit pas savoir qu'il est né du délire d'un homme rongé par la jalousie et la psychose. S'il pose des questions, inventez une histoire, un père imaginaire, un fantôme rassurant. Je n'existe pas. Je ne mérite pas d'exister. Hier, j'ai tout avoué. Une vidéo. Mes actes. Mes menaces.
Notre histoire. La police vous contactera bientôt. Ils savent pour ces lettres. Ils ont des vidéos de moi en train de les écrire. Je ne paierai jamais mes crimes de mon vivant. Pas par lâcheté. Pas par refus d'assumer. Mais parce qu'on m'a diagnostiqué une maladie incurable. Il me reste moins d'un an. Si j'avais attendu un procès, j'aurais fui mon châtiment en mourant avant. Alors, j'ai tout reconnu. Tout.
J'ai laissé vingt vidéos. Quinze pages de confessions dans un cahier. Des lettres pour toi, pour Andréa, pour Luc. Une pour ma sœur. Dix de ces vidéos sont destinées à Andréa. Elle ne le sait pas, mais j'avais filmé certains de nos moments intimes. Pas pour moi. Pas pour elle. Juste pour vous les donner. Pour prouver qu'elle était avec moi avant cette fameuse soirée. Mais je n'ai jamais eu la force d'aller jusqu'au bout de ma monstruosité. Ces vidéos sont marquées d'une pastille bleue. Laisse-la décider de leur sort. Ma sœur Emma, si vous acceptez qu'elle tienne son rôle de tante, elle sera à la hauteur. Méfiez-vous de mes parents. Lorsqu'ils apprendront l'existence de l'enfant, ils tenteront de tout contrôler, de tout dissimuler. Ne cédez pas. Jamais. Voilà. Je ne mendierai ni pardon ni rédemption. Je ne mérite rien. Mais vous, vous méritez de vous libérer de tout ce que j'ai fait. Restez unis. Vous êtes les seules personnes capables de survivre ensemble malgré tout.
Je vous souhaite tout le bonheur que je n'ai pas su vous offrir. Quand vous lirez ces mots, je ne serai plus. Mon histoire s'arrête ici. Prenez soin d'Emma. Ne la privez pas de ce bonheur à cause de moi.
Adieu, Sara.
PS : Ne me pardonne jamais. Mais accorde-toi la paix. Vis. Aime. Deviens celle que tu as toujours été destinée à être.
Alors que Sara achevait la lecture de sa lettre, elle sentit les larmes rouler sur ses joues, tout comme celles de Luc et d'Andréa. Andréa, posa doucement une main sur son ventre arrondi, échangea un regard avec ses amis, puis se leva et se dirigea vers le salon Lorsqu'elle se retrouva face à Emma, elle s'assit près d'elle, prit sa main et la posa délicatement sur son ventre. D'une voix empreinte de douceur et d'émotion, elle murmura : « Je serais si heureuse que cet enfant puisse grandir avec l'amour et la présence de sa tante, mais seulement si, de ton côté, tu acceptes de faire partie de sa vie. - Emma resta sans voix. Incapable de prononcer le moindre mot, elle laissa simplement couler ses larmes, tandis que sa main caressait doucement le ventre d'Andréa. Un sourire, timide d'abord, illumina peu à peu son visage, empreint d'un bonheur naissant. Luc, Sara, Matilde et Mélanie les rejoignirent, et les heures suivantes furent emplies de confidences et de souvenirs partagés.
PS : Ne me pardonne jamais. Mais accorde-toi la paix. Vis. Aime. Deviens celle que tu as toujours été destinée à être.
Alors que Sara achevait la lecture de sa lettre, elle sentit les larmes rouler sur ses joues, tout comme celles de Luc et d'Andréa. Andréa, posa doucement une main sur son ventre arrondi, échangea un regard avec ses amis, puis se leva et se dirigea vers le salon Lorsqu'elle se retrouva face à Emma, elle s'assit près d'elle, prit sa main et la posa délicatement sur son ventre. D'une voix empreinte de douceur et d'émotion, elle murmura : « Je serais si heureuse que cet enfant puisse grandir avec l'amour et la présence de sa tante, mais seulement si, de ton côté, tu acceptes de faire partie de sa vie. - Emma resta sans voix. Incapable de prononcer le moindre mot, elle laissa simplement couler ses larmes, tandis que sa main caressait doucement le ventre d'Andréa. Un sourire, timide d'abord, illumina peu à peu son visage, empreint d'un bonheur naissant. Luc, Sara, Matilde et Mélanie les rejoignirent, et les heures suivantes furent emplies de confidences et de souvenirs partagés.
Dans les jours qui suivirent, Emma passait de plus en plus de temps avec eux, trouvant un réconfort inattendu auprès de ses nouveaux amis. Pourtant, elle garda précieusement ce secret pour elle, ne révélant rien à ses parents.
Mais un jour, en son absence, sa mère découvrit la lettre de son fils. Dès lors, les choses se compliquèrent pour Emma, qui dut lutter pour préserver son lien naissant avec le groupe. Pendant ce temps, Mélanie et Luc s'aimaient d'un amour toujours plus profond. Désormais installés ensemble, ils rêvaient d'avenir tout en profitant intensément du présent aux côtés de leurs amies. Sara et Matilde, elles aussi, partageaient leur quotidien, sans rien officialiser, laissant les choses se construire naturellement. Quant à Andréa, elle vivait toujours en colocation avec elles, trouvant peu à peu un équilibre et une sérénité nouvelle. Grâce à un travail en télétravail, elle reconstruisait doucement sa vie, reprenant goût aux jours paisibles. Tout semblait enfin s'apaiser, comme si, après tant d'épreuves, le bonheur avait trouvé sa place. Mais ils étaient loin d'imaginer que l'orage grondait déjà à l'horizon. Pour l'instant, ils savouraient chaque instant.
Et ainsi s'achevait « Le Passé de Sara », laissant place à la suite de la trilogie '' Sara'' : « Les Choix de Sara ».
FIN
FIN
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