Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
C'est la vie — Chapitre 7
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
C'est la vie
Chapitre 7
Charlotte
Nous allons dans sa chambre, mais je veux en avoir le cœur net.
–Dis donc, comment se fait-il que tu sois habillée assez strict alors que maman est presque à poil, vous vous êtes mise d'accord pour le recevoir ?
–Tu as tout compris, Emma m'a demandé de rester en retrait, Etienne l'a vraiment subjugué, elle m'a dit qu'elle était sûre que c'était celui qu'elle attendait depuis toujours, et comme il me laisse indifférente, je lui ai laissé la place.
–Mais, et vous deux ?
–Nous ne sommes pas réellement des amantes, nous nous aimons comme deux copines qui aiment s'envoyer en l'air de temps en temps, ce n'est pas de l'amour au sens où tu l'entends.
–Vous vous connaissez depuis longtemps ?
–En fait, j'étais la copine de ta sœur Charlotte et j'ai fait la connaissance d'Emma à cette époque.
–Tu étais la copine de Charlotte ?
–Oui, je l'ai connu six mois avant son départ pour les US, et je dois dire que je pense à elle tout le temps, elle me manque beaucoup.
–Ok, donc maman est libre de vivre avec Etienne, ça ne te déranges pas.
–Non, bien que j'aimerais bien m'occuper de son corps de temps en temps, mais ça, ce n'est pas pour tout de suite.
–Tu as tout compris, Emma m'a demandé de rester en retrait, Etienne l'a vraiment subjugué, elle m'a dit qu'elle était sûre que c'était celui qu'elle attendait depuis toujours, et comme il me laisse indifférente, je lui ai laissé la place.
–Mais, et vous deux ?
–Nous ne sommes pas réellement des amantes, nous nous aimons comme deux copines qui aiment s'envoyer en l'air de temps en temps, ce n'est pas de l'amour au sens où tu l'entends.
–Vous vous connaissez depuis longtemps ?
–En fait, j'étais la copine de ta sœur Charlotte et j'ai fait la connaissance d'Emma à cette époque.
–Tu étais la copine de Charlotte ?
–Oui, je l'ai connu six mois avant son départ pour les US, et je dois dire que je pense à elle tout le temps, elle me manque beaucoup.
–Ok, donc maman est libre de vivre avec Etienne, ça ne te déranges pas.
–Non, bien que j'aimerais bien m'occuper de son corps de temps en temps, mais ça, ce n'est pas pour tout de suite.
Nous faisons l'amour en douceur, mais je suis assez fatigué par la tonte du gazon, je finis par m'endormir dans ses bras. Elle me réveille à dix-sept heures, maman et Etienne sont toujours dans leur chambre, en passant devant, j'entends maman soupirer de plaisir, ils sont toujours en train de faire l'amour, j'espère qu'il assure, je connais maman, elle peut être insatiable. Nous allons faire quelques courses, c'est Marine qui conduit, je ne peux pas encore conduire de voitures civiles, mon permis de conduire militaire n'est pas encore validé, et ce qui est intéressant, c'est que j'ai aussi le permis poids lourd à faire valider. Au retour des courses, Etienne et maman sont dans le salon assis sur le divan, ils semblent très heureux de ce qui leur arrive, quand je rentre, maman se lève et vient vers moi.
–Patrice mon amour, il faut aller chercher les affaires d'Etienne, il reste avec nous un moment pour voir comment ça se passe tous les deux, accompagne le, il peut conduire la voiture.
–Ok maman.
–Ok maman.
Je regarde Marine, elle ne semble pas surprise par ce que vient de dire maman, on dirait qu'elle s'y attendait. Je suis Etienne, nous allons dans son hôtel.
–Dis donc, c'est un vrai coup de foudre, je n'ai jamais vu maman comme ça.
–Je dois dire que quand je l'ai vu sur le quai de la gare, j'ai flashé sur elle, elle hante mon cerveau, j'ai passé une très mauvaise nuit, je ne pensais qu'à elle, je ne pouvais pas m'endormir. Il faut dire que j'avais un souvenir ému de son corps en parti offert.
–Et surtout de ses seins offerts à ta concupiscence je présume.
–N'exagérons rien, mais effectivement, ses magnifiques seins ont hanté ma nuit. Je suis raide dingue d'elle, en plus, elle m'a dit qu'elle aussi elle n'avait pas arrêté de penser à moi.
–Alors, tu vas être mon beau père ?
–Rien n'est fait, c'est pour ça que j'emménage chez vous, nous voulons voir si on peut vivre ensemble, nous avons plus de trente ans tous les deux, ça ne s'improvise pas, nous avons nos petites manies de célibataires.
–En tout cas, je vois ma mère heureuse, et ça, ça me plait beaucoup.
–Merci.
–Je dois dire que quand je l'ai vu sur le quai de la gare, j'ai flashé sur elle, elle hante mon cerveau, j'ai passé une très mauvaise nuit, je ne pensais qu'à elle, je ne pouvais pas m'endormir. Il faut dire que j'avais un souvenir ému de son corps en parti offert.
–Et surtout de ses seins offerts à ta concupiscence je présume.
–N'exagérons rien, mais effectivement, ses magnifiques seins ont hanté ma nuit. Je suis raide dingue d'elle, en plus, elle m'a dit qu'elle aussi elle n'avait pas arrêté de penser à moi.
–Alors, tu vas être mon beau père ?
–Rien n'est fait, c'est pour ça que j'emménage chez vous, nous voulons voir si on peut vivre ensemble, nous avons plus de trente ans tous les deux, ça ne s'improvise pas, nous avons nos petites manies de célibataires.
–En tout cas, je vois ma mère heureuse, et ça, ça me plait beaucoup.
–Merci.
Nous récupérons la valise d'Etienne, c'est tout ce qu'il a, il était logé par l'armée. L'hôtelier fait un peu la gueule, mais retrouve le sourire une fois qu'Etienne paye deux nuits. Nous rentrons à la maison, nous trouvons maman et Marine assez excitées.
–Que ce passe-t-il maman ?
–Charlotte est là demain, elle est de retour des US, je viens de recevoir un télégramme d'elle de Paris. Elle vient d'atterrir à Orly, elle sera là demain à six heures trente à Matabiau, elle prend le train de nuit ce soir à la gare d'Austerlitz.
–Excusez-moi, mais c'est qui Charlotte ?
–La sœur jumelle de Patrice, il ne t'en a pas parlé ?
–Non, jamais, mais on ne se racontait pas nos vies.
–Elle ne devait pas revenir fin juillet ?
–Oui, je ne sais pas ce qui s'est passé.
–Elle aurait pu nous prévenir avant, je vais préparer une chambre pour elle.
–C'est gentil mon chéri, tu es heureux de revoir ta sœur ?
–Je dois dire qu'elle me manque beaucoup, malgré nos disputes, nous étions assez fusionnels.
–Ça, je peux en témoigner, toujours ensemble, sauf à la pêche avec papa.
–Oui.
–Tu aimes la pêche Patrice ?
–J'adore ça, c'est ce qui m'a le plus manqué comme activité pendant ces dix-huit derniers mois.
–Moi aussi j'adore ça, si tu connais des coins, je suis ton homme.
–Ok.
–Charlotte est là demain, elle est de retour des US, je viens de recevoir un télégramme d'elle de Paris. Elle vient d'atterrir à Orly, elle sera là demain à six heures trente à Matabiau, elle prend le train de nuit ce soir à la gare d'Austerlitz.
–Excusez-moi, mais c'est qui Charlotte ?
–La sœur jumelle de Patrice, il ne t'en a pas parlé ?
–Non, jamais, mais on ne se racontait pas nos vies.
–Elle ne devait pas revenir fin juillet ?
–Oui, je ne sais pas ce qui s'est passé.
–Elle aurait pu nous prévenir avant, je vais préparer une chambre pour elle.
–C'est gentil mon chéri, tu es heureux de revoir ta sœur ?
–Je dois dire qu'elle me manque beaucoup, malgré nos disputes, nous étions assez fusionnels.
–Ça, je peux en témoigner, toujours ensemble, sauf à la pêche avec papa.
–Oui.
–Tu aimes la pêche Patrice ?
–J'adore ça, c'est ce qui m'a le plus manqué comme activité pendant ces dix-huit derniers mois.
–Moi aussi j'adore ça, si tu connais des coins, je suis ton homme.
–Ok.
Je vais préparer la chambre de Charlotte, je suis heureux, je vais retrouver ma sœur, mon double, nous avons passé plus de dix-huit ans de nos vies à ne jamais être séparés, ne serait-ce d'une journée. La soirée est assez calme, Etienne est assailli de question par maman et Marine, elles évitent tout de même de parler d'Indochine et d'Algérie. Maman va dans sa chambre avec Etienne, Marine dans la sienne et moi dans la mienne, je veux passer une nuit calme, je vais récupérer ma sœur demain, je veux être en forme. La nuit est calme, je me réveille en pleine forme à cinq heures trente, je vais dans la cuisine prendre un café, Etienne est là, il a tout préparé, il est déjà habillé.
–Démerde toi Patrice, nous n'avons pas beaucoup de temps, ta sœur arrive à six heures trente, je vais réveiller ta mère.
–Ok, je préviens Marine et je prends une douche vite fait.
–Ok, je préviens Marine et je prends une douche vite fait.
Un quart d'heure plus tard, je suis prêt, les femmes ne nous accompagnent pas, elles préfèrent se préparer tranquillement. Nous arrivons à la gare cinq minutes avant l'arrivée du train, heureusement qu'on est dimanche, il n'y a pas beaucoup de monde et nous trouvons une place assez facilement. Nous nous mettons sur le quai, Etienne a vu une photo d'elle, il cherche à la repérer, mais c'est elle qui me trouve la première, elle se jette sur moi. Je retrouve ma sœur, grande, jolie, superbement foutue en doudoune et jean moulant ses fesses rondes.
–Patrice mon frère chéri, je suis si heureuse de te revoir.
–Moi aussi, tu commençais à me manquer plus que de raison.
–Moi aussi, tu commençais à me manquer plus que de raison.
On s'enlace fort, elle couvre mon visage de baiser, Etienne est à côté de nous, il ne bouge pas. Quand elle est rassasiée de baisers, elle se détache, elle regarde alentour.
–Maman n'est pas là ?
–Tu sais qu'elle se lève tard et en plus, elle voulait se préparer pour t'accueillir dignement.
–Elle devrait être un peu plus simple, c'est sa présence que je souhaite, pas son look.
–Charlotte, je te présente Etienne, mon ancien sergent-chef à l'armée et le nouveau petit copain de maman.
–Tu sais qu'elle se lève tard et en plus, elle voulait se préparer pour t'accueillir dignement.
–Elle devrait être un peu plus simple, c'est sa présence que je souhaite, pas son look.
–Charlotte, je te présente Etienne, mon ancien sergent-chef à l'armée et le nouveau petit copain de maman.
Elle le regarde avec de grands yeux, elle s'approche de lui et le fait tourner sur lui-même.
–Ouai, pas mal pour un vieux.
Il éclate de rire, elle lui fait une bise en riant.
–Tu as intérêt à la rendre heureuse, sinon, tu auras affaire à nous.
–Ça, je le sais déjà, mais ne t'en fais pas, j'aime ta mère, ça peut paraitre bizarre, mais c'est comme ça, j'ai envie de la rendre heureuse pour être heureux.
–Ça, c'est un très bon raisonnement, tu commences bien.
–Ça, je le sais déjà, mais ne t'en fais pas, j'aime ta mère, ça peut paraitre bizarre, mais c'est comme ça, j'ai envie de la rendre heureuse pour être heureux.
–Ça, c'est un très bon raisonnement, tu commences bien.
Nous prenons sa valise et allons récupérer la voiture.
–Tu aurais pu nous prévenir plus tôt, on t'aurait préparé une petite fête.
–En fait, je me suis faite expulsée parce j'avais complètement oublié de renouveler mon permis de séjour de six mois, et chez eux, c'est presque un délit. Résultat, au premier contrôle de police, tu retournes d'où tu viens fissa, j'ai dû tout laisser tomber et partir en vingt-quatre heures.
–Mais tu avais un visa d'un an.
–Oui, mais je ne peux avoir de permis de séjour que de six mois, il faut le renouveler avant les six mois, ce que j'ai complètement oublié.
–Et tu n'étais pas dans une famille dont le mari était avocat pénaliste ?
–Oui, mais il n'a pas eu le temps de faire quoi que ce soit, les autorités sont très à cheval sur les règles. J'avais un permis de travail de six moi et j'ai dépassé de plus de deux mois, ils considèrent ça comme du travail illégal. Ils ne se posent pas de question, il m'ont amenée directement là où j'habitais pour que je prenne mes affaires, le lendemain très tôt, ils m'accompagnaient à Kennedy-Airport.
–Ok, je comprends mieux.
–Et toi Etienne que fais-tu réellement avec ma mère ?
–Je l'aime, c'est tout, je suis tombé raide de cette superbe femme, j'ai l'impression que c'est elle que j'attends depuis toujours. Je ferais tout pour la garder, même si ça doit déranger certaines personnes de son entourage. Je dois dire que je n'aime pas beaucoup qu'on doute de moi quand je dis quelque chose.
–En fait, je me suis faite expulsée parce j'avais complètement oublié de renouveler mon permis de séjour de six mois, et chez eux, c'est presque un délit. Résultat, au premier contrôle de police, tu retournes d'où tu viens fissa, j'ai dû tout laisser tomber et partir en vingt-quatre heures.
–Mais tu avais un visa d'un an.
–Oui, mais je ne peux avoir de permis de séjour que de six mois, il faut le renouveler avant les six mois, ce que j'ai complètement oublié.
–Et tu n'étais pas dans une famille dont le mari était avocat pénaliste ?
–Oui, mais il n'a pas eu le temps de faire quoi que ce soit, les autorités sont très à cheval sur les règles. J'avais un permis de travail de six moi et j'ai dépassé de plus de deux mois, ils considèrent ça comme du travail illégal. Ils ne se posent pas de question, il m'ont amenée directement là où j'habitais pour que je prenne mes affaires, le lendemain très tôt, ils m'accompagnaient à Kennedy-Airport.
–Ok, je comprends mieux.
–Et toi Etienne que fais-tu réellement avec ma mère ?
–Je l'aime, c'est tout, je suis tombé raide de cette superbe femme, j'ai l'impression que c'est elle que j'attends depuis toujours. Je ferais tout pour la garder, même si ça doit déranger certaines personnes de son entourage. Je dois dire que je n'aime pas beaucoup qu'on doute de moi quand je dis quelque chose.
Je sens que la question de Charlotte a un peu énervé Etienne, je n'aimerais pas qu'il s'installe une mauvaise ambiance dans la maison. Je sais d'expérience qu'il ne faut pas trop l'asticoter.
–Ecoute Charlotte, Etienne et maman ont fait connaissance avant-hier soir, ils sont tombés raides dingues l'un de l'autre, tu ne peux rien contre ça, laisse faire le temps, rien ne presse.
–Ok, ok frérot, mais je sais que maman est très fragile, tu sais qu'elle n'a pas connu d'homme depuis la partouze qui nous a enfantée.
–Plus depuis hier, Etienne a passé la nuit avec elle et je crois qu'elle ne s'en plaint pas. Et quand on voit ce qu'elle a fait de sa vie, je ne pense pas qu'elle soit si fragile que ça.
–Très bien, mais je suis comme St Thomas, je ne crois que ce que je vois.
–Ok, ok frérot, mais je sais que maman est très fragile, tu sais qu'elle n'a pas connu d'homme depuis la partouze qui nous a enfantée.
–Plus depuis hier, Etienne a passé la nuit avec elle et je crois qu'elle ne s'en plaint pas. Et quand on voit ce qu'elle a fait de sa vie, je ne pense pas qu'elle soit si fragile que ça.
–Très bien, mais je suis comme St Thomas, je ne crois que ce que je vois.
Je demande à Etienne de faire un petit détour pour passer à la boulangerie, j'achète du pain frai et des croissants, je présume que Charlotte n'en a pas beaucoup mangé aux US alors qu'elle adore ça. Nous arrivons à la maison, Charlotte a déjà mangé un croissant. Maman se précipite sur elle, elles restent un long moment enlacées à s'embrasser un peu partout sur le visage et le cou. Quand elles se séparent, elle va embrasser Marine, là aussi, les baisers sont longs et tendres, elles semblent se retrouver avec plaisir. Une fois les effusions finies, maman se retourne vers Etienne, elle l'enlace et l'embrasse passionnément, Charlotte les regarde un peu étonnée. Je présume que maman veut lui montrer qu'elle a envie de cet homme et qu'elle fait ce qu'elle veut, connaissant Charlotte, je sais qu'elle a compris, d'ailleurs un léger sourire éclaire son visage. Marine vient vers Charlotte et lui pose une main sur les fesses pour les caresser ostensiblement.
–Tu as toujours un très beau cul ma chérie, je pourrai y regoûter ?
–C'est quand tu veux, je dois dire que j'ai souvent pensé à tes lèvres sur ma petite chatte, ça m'a beaucoup manqué, à ce que je vois, c'est maman qui a pris la relève ?
–Oui, jusqu'à ton retour, mais je crois que vu les derniers événements, c'est terminé. En attendant, tout le monde à table, le petit déjeuner est prêt.
–C'est quand tu veux, je dois dire que j'ai souvent pensé à tes lèvres sur ma petite chatte, ça m'a beaucoup manqué, à ce que je vois, c'est maman qui a pris la relève ?
–Oui, jusqu'à ton retour, mais je crois que vu les derniers événements, c'est terminé. En attendant, tout le monde à table, le petit déjeuner est prêt.
C'est vrai qu'il est déjà huit heures, je vois que Charlotte se régale avec les croissants, j'espère qu'elle va en laisser pour les autres. Une fois le petit déjeuner fini, je me trouve seul avec ma sœur.
–Dis donc sœurette j'ai appris que vous vous connaissez bien avec Marine.
–Très bien même, nous étions amantes avant mon départ aux US.
–Tu sortais avec une femme de l'âge de ta mère ?
–Mais pas du tout, Marine a tout juste vingt-cinq ans, elle ne te l'a pas dit ?
–Mais oui, je te taquinais.
–Elle fait juste son âge, pas comme maman qui fait dix ans de moins.
–Ok, et tu l'as connu comment ?
–Après ton départ pour l'armée, je m'ennuyais, au bout de deux mois seule, n'y tenant plus, j'ai décidé de prendre des cours d'art graphique, elle était modèle et son corps m'a ému. C'était la première fois qu'un corps de femme me faisait cet effet, nous sommes allées boire un verre et nous ne nous sommes plus quitté jusqu'à mon départ pour les US. Elle devait venir avec moi, mais elle n'a pas obtenu de visa, son père est inscrit au parti communiste.
–Tu plaisante j'espère ?
–Pas du tout, les américains ont une hantise des communistes, ils sont interdits sur le territoire. Le parti communiste est interdit aux US.
–Mais ce n'est pas elle qui est communiste.
–Pour eux, c'est la même chose.
–Je ne savais pas.
–C'est con, mais c'est comme ça, c'est pour ça qu'elle est restée en France.
–Ok, et avec maman ?
–Marine est venue plusieurs fois à la maison, elles ont dû se revoir après mon départ.
–Ok, comme deux copines qui aiment s'envoyer en l'air de temps en temps, c'est ce qu'elle m'a dit.
–Je pense que nous allons recommencer à vivre ensemble, j'en ai envie et je pense qu'elle aussi. Je l'ai toujours au fond du cœur, et ce sera d'autant plus pratique qu'elle vit avec nous maintenant.
–Je crois que c'est le cas, elle m'a dit que tu lui manquais beaucoup, je suis sûr qu'elle t'aime encore.
–Ça ne te déranges pas qu'on vive ensemble ?
–C'est ta vie sœurette, je ne souhaite que ton bonheur, donc, je te laisse avec elle, de toute manière, elle est trop vielle pour moi.
–Petit con !!!
Nous éclatons de rire en nous enlaçant, je retrouve la complicité que nous avions, j'en suis très heureux, mais maintenant, nous sommes adultes, et la vie est un peu plus compliquée qu'à quinze ou dix-huit ans. J'ai envie de foie gras, je veux aller au marché Victor Hugo pour en acheter chez Samaran, c'est celui que je préfère, je demande à Charlotte de m'y amener, elle a le permis, Marine veut nous accompagner. Charlotte s'est changé, elle change sa tenue de voyage pour une plus sexy, jupe plissée courte, tee-shirt assez moulant sur des seins nus, je retrouve ma sœur chérie. Arrivés à Victor Hugo nous achetons des légumes, du vin et un très beau foie gras de huit cent cinquante grammes que je compte faire faire à maman avec de la confiture de figues. Je vais chez un marchand de légumes quand j'entends crier derrière moi.
–Charlotte, Charlotte, tu es revenue ?
Charlotte se retourne pour voir arriver sur elle une splendide fille qui je jette dans ses bras. C'est Ambre, de la voir apparaitre d'un seul coup me surprend, mais surtout me subjugue. Tout me revient, mon cœur fait un énorme bond dans ma poitrine, je suis instantanément retombé amoureux de cette fille dynamique.
–Tu pourrais prévenir quand tu reviens des US.
–D'une part, nous n'avons toujours pas le téléphone à la maison, et d'autre part, je ne suis arrivé que ce matin à six heures et demi à Matabiau, et il n'est que onze heures quarante-cinq.
–Ok, je ne dis plus rien, mais on ne se quitte plus, il faut que tu me racontes.
–Tu vis toujours chez tes parents ?
–Oui, je suis en deuxième année de math à Rangueil, ils habitent toujours centre-ville, c'est assez pratique, j'ai un bus direct et surtout, très avantageux pour moi, ils me donnent la moitié de ce que leur couterait un loyer. Ils sont partis aux US il y a quinze jours, papa a été engagé par Motorola et doit faire un stage d'ingénieur de huit mois chez eux à Schaumburg dans la banlieue de Chicago. Ils créent une usine Ave du président Eisenhower, elle ouvre l'année prochaine.
–Et ils font quoi Motorola ?
–Ils fabriquent des semi-conducteur pour les ordinateurs.
–Tes parents doivent se geler les miches sur le lac Michigan.
–C'est un peu le sens de leur première lettre mais ils s'y plaisent sachant que ça ne va pas durer toute la vie.
–Tu as toujours ta Vespa quatre cents ?
–Oui, pourquoi cette question ?
–Parce que si tu le veux bien, tu nous accompagnes chez ma mère pour déjeuner avec nous, si tu viens en voiture, tu seras complètement libre de tes mouvements.
–Ok, mais je ne sais pas où tu habites maintenant, il y a un mois, en voulant voir ta mère, j'ai vu qu'elle avait déménagé.
–Et bien, mon cher frère t'accompagnera pour t'indiquer le chemin, tu es d'accord ?
–Bien sûr si c'est toujours le beau gosse de mes souvenirs qui me plaisait beaucoup.
–C'est toujours lui, je n'en ai pas d'autre, suis nous.
–Très bien même, nous étions amantes avant mon départ aux US.
–Tu sortais avec une femme de l'âge de ta mère ?
–Mais pas du tout, Marine a tout juste vingt-cinq ans, elle ne te l'a pas dit ?
–Mais oui, je te taquinais.
–Elle fait juste son âge, pas comme maman qui fait dix ans de moins.
–Ok, et tu l'as connu comment ?
–Après ton départ pour l'armée, je m'ennuyais, au bout de deux mois seule, n'y tenant plus, j'ai décidé de prendre des cours d'art graphique, elle était modèle et son corps m'a ému. C'était la première fois qu'un corps de femme me faisait cet effet, nous sommes allées boire un verre et nous ne nous sommes plus quitté jusqu'à mon départ pour les US. Elle devait venir avec moi, mais elle n'a pas obtenu de visa, son père est inscrit au parti communiste.
–Tu plaisante j'espère ?
–Pas du tout, les américains ont une hantise des communistes, ils sont interdits sur le territoire. Le parti communiste est interdit aux US.
–Mais ce n'est pas elle qui est communiste.
–Pour eux, c'est la même chose.
–Je ne savais pas.
–C'est con, mais c'est comme ça, c'est pour ça qu'elle est restée en France.
–Ok, et avec maman ?
–Marine est venue plusieurs fois à la maison, elles ont dû se revoir après mon départ.
–Ok, comme deux copines qui aiment s'envoyer en l'air de temps en temps, c'est ce qu'elle m'a dit.
–Je pense que nous allons recommencer à vivre ensemble, j'en ai envie et je pense qu'elle aussi. Je l'ai toujours au fond du cœur, et ce sera d'autant plus pratique qu'elle vit avec nous maintenant.
–Je crois que c'est le cas, elle m'a dit que tu lui manquais beaucoup, je suis sûr qu'elle t'aime encore.
–Ça ne te déranges pas qu'on vive ensemble ?
–C'est ta vie sœurette, je ne souhaite que ton bonheur, donc, je te laisse avec elle, de toute manière, elle est trop vielle pour moi.
–Petit con !!!
Nous éclatons de rire en nous enlaçant, je retrouve la complicité que nous avions, j'en suis très heureux, mais maintenant, nous sommes adultes, et la vie est un peu plus compliquée qu'à quinze ou dix-huit ans. J'ai envie de foie gras, je veux aller au marché Victor Hugo pour en acheter chez Samaran, c'est celui que je préfère, je demande à Charlotte de m'y amener, elle a le permis, Marine veut nous accompagner. Charlotte s'est changé, elle change sa tenue de voyage pour une plus sexy, jupe plissée courte, tee-shirt assez moulant sur des seins nus, je retrouve ma sœur chérie. Arrivés à Victor Hugo nous achetons des légumes, du vin et un très beau foie gras de huit cent cinquante grammes que je compte faire faire à maman avec de la confiture de figues. Je vais chez un marchand de légumes quand j'entends crier derrière moi.
–Charlotte, Charlotte, tu es revenue ?
Charlotte se retourne pour voir arriver sur elle une splendide fille qui je jette dans ses bras. C'est Ambre, de la voir apparaitre d'un seul coup me surprend, mais surtout me subjugue. Tout me revient, mon cœur fait un énorme bond dans ma poitrine, je suis instantanément retombé amoureux de cette fille dynamique.
–Tu pourrais prévenir quand tu reviens des US.
–D'une part, nous n'avons toujours pas le téléphone à la maison, et d'autre part, je ne suis arrivé que ce matin à six heures et demi à Matabiau, et il n'est que onze heures quarante-cinq.
–Ok, je ne dis plus rien, mais on ne se quitte plus, il faut que tu me racontes.
–Tu vis toujours chez tes parents ?
–Oui, je suis en deuxième année de math à Rangueil, ils habitent toujours centre-ville, c'est assez pratique, j'ai un bus direct et surtout, très avantageux pour moi, ils me donnent la moitié de ce que leur couterait un loyer. Ils sont partis aux US il y a quinze jours, papa a été engagé par Motorola et doit faire un stage d'ingénieur de huit mois chez eux à Schaumburg dans la banlieue de Chicago. Ils créent une usine Ave du président Eisenhower, elle ouvre l'année prochaine.
–Et ils font quoi Motorola ?
–Ils fabriquent des semi-conducteur pour les ordinateurs.
–Tes parents doivent se geler les miches sur le lac Michigan.
–C'est un peu le sens de leur première lettre mais ils s'y plaisent sachant que ça ne va pas durer toute la vie.
–Tu as toujours ta Vespa quatre cents ?
–Oui, pourquoi cette question ?
–Parce que si tu le veux bien, tu nous accompagnes chez ma mère pour déjeuner avec nous, si tu viens en voiture, tu seras complètement libre de tes mouvements.
–Ok, mais je ne sais pas où tu habites maintenant, il y a un mois, en voulant voir ta mère, j'ai vu qu'elle avait déménagé.
–Et bien, mon cher frère t'accompagnera pour t'indiquer le chemin, tu es d'accord ?
–Bien sûr si c'est toujours le beau gosse de mes souvenirs qui me plaisait beaucoup.
–C'est toujours lui, je n'en ai pas d'autre, suis nous.
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