Silence après la défaite
Chapitre 1
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Silence après la défaite — Chapitre 1

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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SophieYo
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Silence après la défaite

Chapitre 1

Silence après la défaite
Le silence dans le vestiaire était pesant. Pas un mot. Juste le froissement des bandes qu’on retirait à contrecœur, les respirations lourdes, les casques posés avec agacement sur le banc. La défaite laissait une odeur âcre, presque plus tenace que celle de la sueur.
Tu étais là, dos contre ton casier, la mâchoire contractée, le regard figé sur un point invisible au sol. Je savais que tu rejouais mentalement chaque passe ratée, chaque occasion gâchée. Ton corps entier trahissait ta tension. Les poings serrés, les cuisses crispées sous la serviette nouée à ta taille. Tu ressemblais à un fauve blessé, encore prêt à mordre.
Je suis entrée.
Le claquement de mes talons sur le béton a coupé l’air. Toutes les têtes se sont tournées.
Une onde de stupeur a traversé la pièce. Personne ne s’attendait à voir une femme ici, encore moins moi. Robe noire courte, cheveux lâchés, regard fixé droit devant. Je ne disais rien. Je n’en avais pas besoin.
Les gars, torse nu ou à moitié vêtus, se sont redressés. Quelques-uns ont discrètement ajusté leur short. D’autres m’ont suivie des yeux avec une envie à peine dissimulée. Mais je ne regardais que toi. Toi, qui ne bougeais pas. Même pas un coup d’œil. Mais je sentais ta colère. Ton orgueil blessé. Et je savais que je n’allais pas te laisser t’enfermer là-dedans.
Alors j’ai marché vers toi. Chaque pas résonnait comme une promesse. J’ignorais les regards, ou peut-être que je m’en nourrissais. J’arrivais devant toi. Je me suis accroupie.
— Hey…
Rien. Même pas un souffle de réponse. Alors j’ai souri. Ce sourire que tu connais trop bien.
Celui qui dit que je vais te faire plier. J’ai posé ma main sur ta cuisse. Tu as frissonné. J’ai senti ce léger tremblement sous mes doigts.
— T’as joué fort.
— On a perdu.
— Toi, t’as pas perdu. Moi je t’ai regardé. Et t’étais… putain…
Tu as fermé les yeux, juste une seconde. Mais j’ai vu ce que je voulais y voir. Cette tension. Ce besoin. Je me suis penchée, mon visage presque contre le tien.
— Je viens prendre soin de toi. Comme toi seul sais me le demander.
Mes doigts ont glissé sous ta serviette. Aucune résistance. Ton souffle s’est coupé. Et là, contre ma paume, tu étais déjà dur. Bien plus que tu n’aurais voulu l’admettre. Je t’ai regardé dans les yeux.
— Tu vois ? Ton corps sait mieux que ta tête.
Et je me suis agenouillée entre tes jambes. Devant tout le vestiaire.
Je t’ai pris dans ma bouche, lentement. Ce n’était pas pour te faire jouir. Pas tout de suite. Je voulais t’apaiser, t’arracher à ta rage, te délier les nerfs avec ma langue. Je te sentais grandir, vibrer, soupirer. Tu as fini par glisser une main dans mes cheveux. Ton bassin s’est tendu vers moi. Tu as grogné. Je me suis arrêtée un instant. Mes lèvres brillantes, mon souffle contre ta peau.
— Voilà. Laisse-moi t’aider.
Et j’ai repris. Plus profond. Plus vite. Le vestiaire s’est effacé. Il n’y avait plus que toi. Moi. Et cette pulsation entre mes lèvres.
Tu as craqué. Ta main s’est crispée, ton corps s’est tendu. Mais je ne t’ai pas laissé aller jusqu’au bout. Pas encore. Je me suis redressée, ma langue effleurant mes lèvres.
Je t’ai soufflé à l’oreille :
— Debout. Sous la douche. Maintenant.
Tu as obéi. Sans un mot. La serviette est tombée. Tu t’es levé, nu, magnifique, encore plus tendu qu’un arc prêt à rompre. Je t’ai suivi, mes talons claquants, les regards plantés dans mon dos. Certains n’avaient pas bougé. Leurs mains toujours dans leurs shorts, la bouche entrouverte.
Je t’ai rejoint sous le jet brûlant. Je me suis déshabillée lentement. La robe a glissé sur ma peau, révélant une lingerie noire collée à mon corps trempé.
Tu as grogné.
— T’es venue pour me torturer ?
Je me suis collée à toi. Peau contre peau. Mon regard dans le tien.
— Non. Pour te vider.
La vapeur avait envahi l’espace. L’eau chaude ruisselait sur ton dos large, dessinant chaque muscle tendu, chaque nerf à vif. Tu t’es arrêté sous le jet, mains contre le mur, jambes légèrement écartées. Offert. Exposé.
Je suis venue derrière toi, sans me presser. Je me suis agenouillée.
Ma paume a glissé sur l’arrière de tes cuisses trempées, remontant lentement. Puis j’ai écarté tes fesses. Naturellement. Comme si ton corps m’appartenait. Comme si c’était normal que je sois là, à genoux, à te respirer.
Mon souffle a caressé ta peau. Et je t’ai goûté.
D’abord doucement. Un effleurement à peine. Et tu as sursauté. Tes doigts se sont crispés contre le mur.
Puis j’y suis allée. Vraiment.
Ma langue a exploré chaque recoin. Longuement. Avec précision. De bas en haut. En cercles. En pressions lentes. Je voulais que tu oublies tout. Que tu oublies le score, la glace, les cris. Que tu n’aies plus rien d’autre que ma bouche, là, entre tes fesses.
Et pendant que je te léchais, je n’ai pas oublié ta queue, tendue, ruisselante, pulsante. Ma main s’est posée dessus, doucement. J’ai commencé à te pomper. Lentement. Puis j’ai arrêté. J’ai recommencé. Plus vite. Puis rien. Juste ma main qui serre. Qui garde le contrôle.
— Pas encore, mon beau. Pas avant que je dise.
Tu as gémi. Ton dos a tremblé. Tu as soufflé mon nom, rauque, presque brisé.
Je n’ai pas répondu. Ma langue s’est faite plus insistante. Plus profonde. Mes doigts t’écartaient en rythme. Je te travaillais avec une dévotion féroce. Et tu résistais. À peine.
Ton corps vibrait.
Tu étais à bout.
Alors j’ai tout arrêté.
— Non.
Je me suis relevée. Une main sur tes reins. Mes lèvres remontant le long de ta colonne. Et à ton oreille, dans un souffle chaud :
— Je vais te garder là… tendu… en manque… jusqu’à ce que tu me supplies.
Tu ne parlais plus. Tu haletais. Tremblant.
Je t’ai gardé comme ça un moment. Mon corps collé au tien. Mon souffle dans ta nuque. Et quand j’ai levé les yeux vers l’entrée de la douche… ils étaient là.
Trois d’entre eux. Toujours à moitié nus. Bandés. Hypnotisés.
Je les ai regardés un à un. Et j’ai souri.
Puis j’ai repris ta queue dans ma main.
Tu as gémi. Fort. Un râle qui vibrait contre le carrelage.
Mais je ne voulais pas que tu jouisses. Pas encore.
Je te caressais lentement. De la base au gland. Puis plus rien. Puis de nouveau. Ta verge palpitait dans ma paume. Lourde. Brûlante. Prête à exploser.
Et je t’ai soufflé, juste pour toi :
— Tu sais qu’ils nous regardent, pas vrai ? Qu’ils n’ont jamais vu quelqu’un te faire ça ? Te posséder comme je le fais.
Tu ne pouvais plus répondre.
Alors je t’ai retourné. Dos au mur. Tes yeux étaient noirs de tension. Ta verge dressée, brillante de précum et d’eau. Je me suis agenouillée devant toi.
Et cette fois, je t’ai sucé comme si ma vie en dépendait.
Je te dévorais.
Ma bouche descendait lentement, puis d’un coup plus vite. Ma langue tournait autour. Ma main te tenait fermement. Je te pompais avec une précision chirurgicale. Tu hurlais presque. Mais je m’arrêtais toujours avant que tu cèdes.
Je te regardais dans les yeux, même en te prenant en bouche. Je voulais que tu voies ce que je te faisais. Ce que tu devenais entre mes mains.
À la porte, ils se branlaient.
Et je les ai regardés. Toujours accroupie, ta queue dans ma bouche.
— Vous aimez ce que vous voyez ?
Ils ont hoché la tête. Muets. Fascinés.
Je me suis relevée. Me suis collée contre toi. Ma poitrine nue contre ton torse trempé. Ma main toujours sur ton sexe.
— Tu veux jouir ?
Tu as acquiescé. Soumis.
— Pas encore. Tu vas d’abord me baiser. Et si tu le fais bien… je te laisserai exploser en moi.
Je t’ai mené jusqu’au banc. Tu t’es assis, les jambes ouvertes. Ta verge palpitait entre tes cuisses. J’ai grimpé sur toi. Genoux de chaque côté. Mon sexe, prêt, mouillé, gonflé de désir.
J’ai pris ta tête entre mes mains. Et je t’ai tiré vers moi.
— Mange.
Ta langue s’est enfoncée. Et j’ai gémi. Fort. Mes hanches bougeaient lentement contre ta bouche. Je te contrôlais. Ton souffle chaud, ta langue avide… tu me buvais. Littéralement.
Pendant ce temps, je te branlais encore. Lente. Sadique. Juste assez pour te faire gémir de frustration.
Je t’ai senti prêt à craquer. Encore.
Et je me suis levée. J’ai dirigé ta verge contre ma fente. Et je me suis empalée sur toi.
D’un coup. Profondément.
Le cri qu’on a poussé tous les deux a résonné dans la douche.
Je te montais. Fort. Lentement. En te regardant dans les yeux.
— Tu la sens, hein ? Ma chatte qui t’engloutit… qui te serre. Tu veux venir ? Tu ne peux pas.
Pas encore.
Tu soufflais. Tu tremblais. Tes doigts s’accrochaient au banc comme si tu allais l’arracher.
Et quand tu as cru que j’allais te laisser finir…
Je me suis levée. Je t’ai quitté. Ta queue vibrait dans le vide.
Je me suis retournée. Penchée contre le mur. Fesses offertes. Doigts qui écartent doucement mon anus.
Je t’ai regardé par-dessus mon épaule.
— Maintenant. Prends-moi là. Mais si tu jouis sans ma permission… tu le regretteras.
Tu es venu. Tu t’es placé. Tu as poussé.
Lentement. Centimètre par centimètre.
Je grognais. Ta verge entrait dans cet endroit serré, chaud, brûlant. Mon front collé au mur, je serrais les dents. Et toi, tu gémissais.
Tu as commencé à me baiser. Lentement. Puis plus vite. Tes hanches claquant contre mes fesses. Les bruits obscènes résonnaient entre les murs.
Et un des gars a joui. Contre le mur. Son râle étouffé rebondissant dans la pièce.
Je me suis mise à rire.
— Tu vois ? Même eux ne tiennent plus. Et toi… tu vas rester dur… jusqu’à ce que je dise.
Et là, mon orgasme m’a foudroyée.
Je me suis contractée autour de toi. Fort. Mon corps tremblait. J’ai crié ton nom.
Et toi… tu étais au bord.
Je me suis retournée. T’ai regardé. Et j’ai murmuré :
— Maintenant… jouis en moi. Remplis-moi.
Tu as explosé.
Tu t’es enfoncé profondément. Ton râle résonnait. Ton corps tout entier secoué de spasmes. Ton sperme me brûlait à l’intérieur.
Et puis… plus rien. Juste l’eau. Juste le silence.
L’eau continuait de couler, tiède maintenant, caressant nos peaux comme pour apaiser ce qu’on venait de traverser. Tu étais encore en moi, ton front posé entre mes omoplates, ta respiration lente, saccadée, comme un souffle qui revenait de loin. Je sentais ton cœur battre contre mon dos, fort, irrégulier, vivant.
Tes bras m’enlaçaient, plus tendres qu’avant. Plus calmes. Tes mains n’étaient plus crispées. Elles glissaient doucement sur mes hanches, comme si tu voulais m’ancrer à toi.
Comme si tu avais besoin de sentir que j’étais là. Que je t’avais ramené de l’endroit où ta rage t’avait enfermé.
Je me suis redressée lentement, t’ai laissé sortir de moi avec un soupir. J’ai tourné la tête pour croiser ton regard.
— Ça va ? ai-je soufflé, les lèvres contre ta mâchoire trempée.
Tu as hoché la tête. Ton regard était différent. Tu n’étais plus le même que tout à l’heure. Tu avais cette vulnérabilité dans les yeux que tu ne laissais jamais voir. Sauf à moi.
— Je n’ai jamais rien vécu d’aussi fort, t’as murmuré.
Je t’ai attiré contre moi, mes bras autour de ton cou, mon corps pressé contre le tien. On est restés là, enlacés, nus, trempés, dans ce cocon de vapeur et de silence retrouvé. Je t’ai embrassé doucement dans le creux du cou, comme pour sceller ce moment.
— T’avais besoin d’évacuer, hein ? Toute cette rage, toute cette pression…
Tu as esquissé un sourire fatigué.
— Et t’es la seule à pouvoir faire ça.
Mes doigts ont glissé le long de ta mâchoire, tendres. Plus de jeu. Plus de pouvoir. Juste toi et moi. Vrais. Brûlants.
— Tu peux être fort, rugir sur la glace… mais avec moi, t’as le droit de déposer les armes.
Tu m’as serrée plus fort. Tes bras autour de moi étaient une réponse. J’ai senti ton front se poser contre le mien. Ton souffle s’est mêlé au mien.
Puis tu m’as guidée, doucement, jusqu’au banc. Tu m’as fait asseoir. Cette fois, ce n’était pas pour me dominer, ni pour me soumettre. Juste pour être là. Avec moi. Pour me rendre ce que je t’avais donné.
Tu t’es agenouillé devant moi. Tes mains sur mes genoux. Tu as caressé l’intérieur de mes cuisses. Pas pour me reprendre. Pas pour relancer. Juste pour me sentir. Pour me remercier.
Tu as embrassé ma peau. Un baiser juste sous mon nombril. Puis un autre, plus haut. Et encore un, entre mes seins.
Ton regard, quand tu l’as levé vers moi, m’a bouleversée.
— T’es bien plus que ce qu’ils voient…
J’ai souri doucement, mes doigts glissés dans tes cheveux mouillés.
— Ils ont vu ce que je voulais qu’ils voient. Toi… tu sais ce qu’il y a en dessous.
On est restés là longtemps. Nus. Haletants. Enlacés dans cette chaleur humide.
Il n’y avait plus de défaites. Plus de frustration. Plus de tension.
Juste toi. Moi. Et cette vérité silencieuse qui battait entre nos corps.
Et je savais que même si on se retrouvait encore dans d’autres vestiaires, d’autres soirs de colère ou de triomphe… ce lien-là, brut, intime, irréversible, nous appartenait.
Rien qu’à nous.
SophieYo
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SophieYo
23 juin 2025 à 13:27
Hello, je me permets de revenir ici pour développer un peu mon premier commentaire fait à la va-vite faute de temps.

Ce qui est marquant c'est la puissance qui ressort des mots et du texte en général. Ce côté dominant qui en ressort. On est pris dans la lecture qui se fait toute seule. Sur le fond je ne suis pas un adepte de certaines pratiques décrites ici (je suis trop timide et pas très fan du côté exhib par exemple) mais la façon dont c'est raconté rend cela très érotique et donne envie.
Le tout sans vulgarité. On a là une scène sexuelle, pornographique incroyablement érotique, puissante et pleine de tension. Tout y est.
Les personnages ont une certaine profondeur qui est donnée à travers le récit sans passer par des descriptions ultra détaillées. On a l'impression de les connaître intiment alors qu'on n'a même pas leur prénom...
Bref le tout est superbement écrit avec des phrases expressions marquantes. Un cocktail remarquable !

Ça vaut ce que ça vaut mais de mon point de vue ce texte sort du lot ici et des comme celui-ci je n'en ai pas beaucoup vu, ça se compte sur les doigts d'une main. Et encore... Il mériterait bien plus de succès et de visibilité. "T'es bien plus que ce qu'ils voient..."

Chapeau !

Ho là là ! Vous avez touché ma corde sensible. Votre commentaire me fait très plaisir! Merci énormément !
Soyez respectueux
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Wedreca
22 juin 2025 à 19:48
Bravo Sophie !
Un texte bien excitant.
Tu sais t'y prendre pour nous émoustiller 😉.
Soyez respectueux
Répondre
Belong
20 juin 2025 à 11:27
Très subtil. On apprend en fait, qu'il s'agissait d'un match de hockey sur glace.
Soyez respectueux
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SophieYo
20 juin 2025 à 00:11
Wow... Quel texte ! J'ai une multitude de compliments qui me passent par la tête. Mais je reste sans voix. Je reviendrai peut-être plus tard pour essayer après une autre lecture. Bravo !

Un grand merci à vous ;)
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de BluePanthere
BluePanthere
18 juin 2025 à 22:39
Texte fort !
Soyez respectueux
Répondre

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