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✦ LEICA LIANE 1 XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lesbiennes Orientation principale dans ce chapitre

LIANE 1 — Chapitre 3

37 minutes
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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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LEICA
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LIANE 1

Chapitre 3

Béa et moi, on doit se revoir pour explorer la cave, située sous la salle du X.
Béa m'avait montré une trappe assez lourde dans un coin du sous-sol aménagé, et nous avions ouvert le panneau qui donnait sur un escalier en pierre assez raide. J'étais descendue, mais sans aller très loin, car c'était noir, froid et humide. Béa avait eu beau m'encourager, j’étais remontée. Il fallait une lumière pour continuer et il n'y avait pas d'interrupteur, pas d'éclairage. Cela faisait penser à une entrée de bunker, comme ceux que j'avais visités autrefois. Excitées et impatientes, nous avions décidé de nous en occuper la semaine suivante. Clara ne pouvant pas venir, nous ne serions que toutes les deux.
**********************
Je fais quelques courses et trouve une lampe de spéléo pour garder les mains libres, et le jour dit, Béa et moi descendons dans le tunnel. Je suis pour que nous nous habillions chaudement, mais Béa me persuade du contraire, et c'est à poil qu'un matin on explore la cave, vêtues uniquement de chaussures de plage. En fait, je me rends compte que j'adore ça, confronter mon corps nu aux éléments, au froid, à la saleté.
Ça me fait bizarre de me retrouver sale de la tête aux pieds, couverte de toiles d'araignées, de boue et autres saletés. Béa n'est pas en reste ; nous nous retrouvons elle et moi couvertes de terre, d'argile. Il fait froid, mais je me sens chaude, bouillante et j'adore le spectacle des tétons effrontément sortis de Béa, et je vois la trace de mes mains sur ses fesses, noir sur blanc.
Le tunnel que nous suivons a dû être éclairé dans le temps, car au plafond court un câble parsemé de lampes sous globes, anciennes pour ne pas dire antédiluviennes.
Plus nous nous y enfonçons, plus les murs deviennent humides, et plus des gouttes glacées s'arrangent pour nous piquer le dos et les fesses.
Nos lampes frontales sont les seules lumières dans cet espace glauque. Elles découpent nos ombres. Je regrette de ne pas avoir emporté la caméra.
Le corps fin et élancé de Béa s'étire sur les murs et danse au gré du relief des grosses pierres luisantes. Nous pataugeons dans dix centimètres d'eau sale et froide et je commence à regretter notre escapade. Je m'arrête brusquement.
— Liane, que se passe-t-il ?
— Ça commence à faire long !
— Je pense que j'ai vu un peu de lumière au bout.
— OK, on éteint nos lampes et on saura tout de suite...
On éteint nos lampes, on attend et on regarde. On voit une lueur. Il y a donc une issue. On se précipite toutes les deux sans rallumer, et c'est la cata ! Je sens le sol se dérober et je me retrouve précipitée dans un cul de basse-fosse, dans une eau glaciale sans rien à quoi m'accrocher. Je coule dans le noir, sans repères, l'eau froide me coupe en deux, je panique et essaye de revenir à la surface. C'est profond, j'ai tellement peur que je pisse dans l'eau.
Une lumière apparaît, c'est sûr, je suis morte ! Une main me saisit, on me tire le bras, je m'accroche et essaie de sortir de ma panique. Béa s'est allongée sur le sol stable et m'agrippe, essayant de me sortir de là. Sa lumière posée sur le sol l'éclaire en contre-jour et je ne peux m'empêcher de contempler, d'admirer son corps parfait aux muscles tendus pour me tirer de l'eau.
Une fois au sec - relativement sec - je l'embrasse et fais courir mes mains sur elle, cherchant la chaleur de son corps. La lueur est en fait le bout du tunnel. Nous sortons après avoir rampé avec plus ou moins de plaisir dans la terre mouillée : il pleut. Nous sommes au bord de la rivière et effrayons un héron en train de faire ripaille d'une grenouille. Je m'approche du bord de l'eau et glisse encore une fois, mais me laisse aller. Je suis si sale que je préfère me laver un peu. Béa me rejoint et nous batifolons dans l'eau froide.
Et là, je me rends compte que le héron n'est pas seul... Il y a un pêcheur sur une barque, cachée sous un saule majestueux ! Il nous a vues, et ne se cache pas. Il se tient debout dans sa vieille barque en bois vert d'eau, lourde et imposante, et nous regarde. Il est plié de nous voir surgir de nulle part, eh oui ; il nous sourit, nous nous approchons de lui à la nage.
— Salut les filles, c'est pas vraiment un temps à faire trempette !
Béa lui répond un peu sèchement - si on peut dire - que l'eau est bonne. Elle est un peu gonflée parce que je commence à me geler. L'eau est très froide.
Il nous tend la main.
— Montez, j'ai de quoi vous réchauffer.
J'accepte son invitation sans consulter Béa et me hisse dans la barque. Le pêcheur me détaille en souriant, sans me déshabiller du regard ; ça c'est déjà fait. Cheveux noirs, yeux noirs, c'est un beau mec ; bon, j'aime bien, quoi !
Béa se hisse aussi et j'avoue que j'aurais bien craqué pour elle à la place de ce type. Elle se déride un peu et s'assoit à côté de moi. Gelée, j’ai la chair de poule, je frissonne. Béa est bleue à côté de moi. La pluie nous transperce. On se serre.
— Moi c'est Max.
On se présente en tremblant. ll récupère un plastique dans la barque et nous en drape, sans trop nous toucher, enfin... un peu quand même ; il a les mains douces.
Ça se voit, il a une solide érection, mais je constate qu'il se calme. J'apprécie. Il est mignon en plus. Béa me fait un clin d'œil. Elle s'arrange pour faire glisser la bâche et révèle son entrejambe épilé, si bien fendu et dodu. Je ne sais pas comment elle fait. Moi j'ai le bout des seins bleus, et je vois les veines qui courent sous ma peau blanche. Je grelotte.
La pluie cesse.
— Vous êtes très belles, c'est pas souvent que je vois un déjeuner sur l'herbe ici, même raté !
Un déjeuner sur l'herbe ! Il fantasme ! Et puis je réalise la situation : deux filles totalement nues dans l'eau, par un temps de chien car ce n’est pas l'été, deux filles à poil qui grimpent dans son bateau comme de rien ; encore un peu on prendrait le bus, ce serait pareil !
Je bouge un peu et laisse la bâche glisser. Je sais qu'il apprécie et j'aime bien qu'on m'aime. Je ne sais pas si c'est Béa qui provoque ça, mais je suis excitée au plus haut point ; sentir contre moi le corps nu et frais de Béa, oui, ça me réchauffe et si j’étais un mec, je banderais comme un étalon. Le pire, c'est que j'adore. Je touche discrètement ma copine et passe ma main dans son dos puis m'infiltre entre ses fesses qu'elle écarte gentiment.
— Venez, j'ai ma cabane pas loin, vous pourrez vous réchauffer et prendre un café.
C'est une cabane de pêche, de loisir, plantée au bord de l'eau, une petite merveille posée là comme faisant partie du paysage. Elle est construite sur de solides madriers, posée sur une terrasse en bois patinée et usée. Deux fenêtres et une porte vitrée qui donnent sur une pièce unique, une table, des tabourets, une chaise et un semblant de canapé décati, mais propre. La terrasse borde toute la cabane et une autre fenêtre s'ouvre sur l'arrière, bouchée par un volet en bois.
Il nous propose le canapé et s'affaire auprès d'un poêle qu'il ranime rapidement. Béa et moi restons debout, hésitantes. Il nous regarde et nous détaille. Bizarrement, ça ne me gêne pas. Il sourit et son regard, acéré, reste bienveillant. Il prépare un café qu'il tire d'une thermos king size et s'assoit sur la chaise. J'approche un lourd tabouret, une antiquité, que j’enjambe. Je m'assois les jambes écartées, me cambre, avec une envie de le déranger, le troubler.
Le bois du siège est frais et je le trempe rapidement, étant encore mouillée ; doublement mouillée, car c'est moi qui suis troublée ! Béa s'approche pour se coller à mon dos et je sens ses petits seins froids et excités me frotter. Je vais craquer.
Nos pieds nus ont laissé des pas sur le sol de bois patiné, ils dessinent la danse de notre désir, près de lui, tout près. Il sourit toujours, je crois qu'il a compris. Il se lève et saisit dans une sacoche un appareil photo. La bonne idée !
La pluie a cessé et un rayon de soleil chaleureux transperce les fenêtres rendues presque opaques par les années, et vient éclater sur les tasses de café fumantes pour réchauffer ma peau nue. Je me redresse par plaisir et savoure ce moment sensuel. La chaleur monte en moi, chauffe ma poitrine et vient taquiner mon sexe entrouvert et gourmand. Les tétons de Béa me chatouillent le dos, elle bouge et je sais qu'elle avance sa main entre ses cuisses ; elle se touche, elle se caresse, elle se masturbe discrètement. Sa main s'agite entre mes fesses. Il ne la voit pas.
— Max, tu veux nous photographier ?
— Vous êtes d'accord, ça ne vous gêne pas ?
— Non, mais à une condition, dit Béa.
— Tout ce que vous voulez, mais c'est pour moi, pas de diffusion, ça reste entre nous.
— Oui, bien sûr, mais seulement si toi aussi tu te déshabilles !
— Oui, à poil !
Il sourit, et commence à se désaper.
— Vous l'aurez voulu.
Max est un beau mec, et Béa me le confirme à l'oreille. Il est grand, bien foutu, mais pas trop style Mr Univers, non, c'est plutôt un éphèbe, gracieux, à la peau mordorée et sans marques de slip ou autre. Il me paraît si jeune que je lui demande son âge. Il aurait juste dix-huit ans, c'est lui qui le dit, mais je ne suis pas sûre. Il a un corps de danseur, fin et souple, de longues jambes et de belles fesses, et un sexe magnifique qui est en train de se dresser alors qu'il nous regarde. Il se rase ou s'épile. Pas un poil, tout son corps est imberbe et incite à la caresse, à la découverte. Il bande, bien mais pas gigantesque, épais et c'est la bonne taille. Il est superbe, la nudité lui va bien. Il doit avoir l'habitude, à sa manière de se décalotter, d'arranger son pénis et libérer ses testicules bien accrochés et pendants – bene pedentes ...
Bon sang, je suis scotchée. C'est un roc ! ... C’est un pic ! ... C’est un cap ! Béa se lève pour mieux voir, s'approche du jeune homme et tend la main pour toucher son sexe. Il recule.
— J'aime ça, mais pas tout de suite...
Un rayon de soleil illumine sa verge déployée et fait étinceler une goutte de cristal au bout de son gland. Dans mon dos, je sens Béa jouir sur moi et me mouiller les fesses tandis que sa main se crispe sur mon sein et le broie sans vergogne, ce qui me fait pousser un petit cri. Ça me fait partir aussi et je me sens dégouliner. Je rentre mon ventre pour prolonger mon orgasme et je vois Max ouvrir la bouche, se passer la langue sur les lèvres. Il a tout vu, et sa main vient doucement jouer avec son prépuce. Il se branle doucement devant nous. On devine que sa peau est douce. Il rosit légèrement, sa verge pulse au rythme de son sang, son gland devient lisse et brillant, laissant échapper une guirlande de diamants qui filent au sol, sur un collier de soie. Son ventre se durcit. Il ferme les yeux, il lâche son sexe et sans prévenir éjacule une fontaine de sperme droit sur mes seins. Oh !
La rafale couvre ma poitrine et mon sexe largement. Sa liqueur chaude dégouline doucement dans mon sillon et je ne peux m'empêcher de m'en enduire les seins. C'est délicieux. Je jouis de nouveau et cette fois je sens mon sexe couler de concert avec lui. Je ferme les yeux, un ange passe et seul le bruit mouillé de notre plaisir entame le silence de la cabane.
Il reprend son appareil photo, son sexe reste tendu, il l'essuie distraitement et s'approche de nous.
Il ne dit rien, il ne s'est rien passé. Je me sens bizarre, nue devant lui. Béa ne me trouble jamais, même quand nous faisons l'amour ou que je la masturbe, mais là, devant Max, je me sens encore plus nue et j'ai de nouveau envie de sentir une verge tendue me pénétrer, venir épouser mon vagin avec douceur ou force. Je laisse son sperme sécher sur moi, je me sens sale, mais son odeur me plaît.
Nous sortons au bord de la rivière. Il fait beau et le soleil nous fait du bien. J’entre dans l'eau avec Béa, que j'enlace pour les photos. Max nous fait prendre plusieurs poses et nous accompagne dans l'eau en faisant attention à son appareil. Il est toujours en érection et je dois me forcer pour ne pas lui sauter dessus, pour ne pas le prendre dans ma bouche, pour ne pas lui demander de me prendre, de me sodomiser aussi. Béa se rend compte de mon trouble. Je sens qu'elle me regarde différemment. Je suis gênée, je n'ai pas envie de la perdre.
Nous lui expliquons d'où nous venons, mais il ne connaît pas la maison. Pour lui, c’est toujours resté un endroit mort, volets fermés, jardin en friche. Il vient en vacances chez des parents, la maison juste à côté, près de la rivière. Il a un petit coin à lui ; c'est rustique, un ancien atelier dans une grange. Il nous le fera découvrir si on est d'accord.
On sort et on se sèche dans la cabane. Il nous propose de nous raccompagner, restant à poil pour notre plus grand plaisir. On reprend la barque et il nous fait accoster au fond du jardin.
Je le regarde diriger la lourde embarcation. C'est un régal ; le jeu de ses muscles, discrets, mais présents, transforme sa silhouette en un guerrier gaulois, de ceux qui combattaient nus. Il passe avec habileté sous les branches des saules qui lèchent l'eau et viennent ensuite, tout mouillés, chatouiller nos seins et sa queue. Les branches sont longues et viennent quelquefois se loger entre mes cuisses et remonter doucement, agaçant mon clitoris déjà bien sollicité. Je n'en perds pas une miette. La vision de sa verge oscillante et trempée me fait chavirer. Ça me fait tout drôle de me balader nue avec un homme, nu lui aussi et qui plus est en érection, car il n'a pas fléchi depuis sa giclée mémorable. Il a une manière élégante de se mouvoir, se comportant comme s'il était habillé, pas gêné. Béa me fait des clins d'œil, je sens qu'elle craque elle aussi.
Voir ce morceau de chair tendu le précéder ainsi me fait frissonner et je me demande ce qu'il ressent ; cet émissaire de son désir, droit devant lui, fragile, me paraît tellement en danger que j'imagine les pires accidents : s'empaler sur les tiges de rosiers sauvages, se faire happer par un chat errant, se prendre dans du barbelé ... mais il continue et je remarque qu'il se touche souvent et même s'arrange pour se faire frôler, toucher, frotter justement à ces dangereuses opportunités. De ce fait, sa verge est toute mouillée. Il dégouline de désir et ça, il ne le dit pas. Il est un peu hypocrite, se prétendant vacciné et neutre devant nos fesses et nos sexes nus alors qu'il bande comme un sauvage et laisse apparaître les traces évidentes de son désir le plus intense. Je suis sûre que si je le touchais là, maintenant, il ne pourrait pas résister. Je vais devoir tirer ça au clair...
Le jardin est vraiment en friche, avec de hautes herbes et aussi des ronces. Il protège quand même son sexe toujours aussi raide. Béa et moi nous faisons griffer au sang en passant devant les buissons. Quelle idée aussi ! à poil dans la forêt de la Belle au bois dormant ...
À un moment, je passe derrière lui, lui caresse les fesses puis le ceinture doucement. Béa se retourne, s'agenouille puis le prend goulûment dans sa bouche. Il ne dit rien mais je sens qu'il cède ; il se donne à elle. Il me pousse, surpris, et je fais connaissance avec le massif d'orties de la maison. C'est jouissif ! Béa s'occupe de lui, il frémit dans mes bras, et au début il résiste un peu avant de s'abandonner, pas complètement cependant. Je lui caresse la poitrine. Je le lâche un peu pour regarder son pénis luisant aller et venir dans la bouche de ma copine. C'est fascinant, il est beau, superbe et je détaille les muscles de son abdomen qui se contractent à chaque coup de langue de Béa.
Je vois les joues de Béa se creuser au passage de son sexe, de son gland. Je lui touche les tétons, si fragiles, si sensibles chez les mecs. Il frissonne. Il est adorable, j'ai l'impression qu'il est novice et je me demande même s'il n'est pas tout simplement vierge. Je crois qu'il est vraiment dépassé par les évènements. Il jouit, décharge dans la bouche de Béa qui lui sourit, il ferme les yeux et tremble. Son sperme coule sur la gorge de Béa, qui se relève et l'embrasse pour le lui rendre.
J'ai encore envie de sexe, mais il est tard et il doit rentrer. Il se sauve, presque ; je me demande qui l'attend.
Restées seules, Béa et moi fantasmons. Venant d'arriver dans la maison, elle ne le connaît pas, c'est terre inconnue pour elle. Je lui fais part de mes réflexions sur Max et nous décidons de ne pas trop le forcer. Elle est d'accord avec moi pour dire qu'il est vraiment fragile. Je n’ai pas envie de le brusquer, je le trouve si gentil et je pense que nos galipettes sado maso ne sont pas pour lui. Nous irons le voir demain.
Je passe une nuit d'enfer, seule avec mes souvenirs avec lui. Je convoque quelquefois Béa, mais la plupart de la nuit se passe au bout de son sexe. Tout y passe, ma bouche qui le mord, mon anus qui l'avale et mon vagin qui l'aspire ; mes mains, mes cuisses, mes seins sont à la tâche et je suis inondée, remplie, gavée de sa liqueur blanche et opaline. Au matin, je me lève, épuisée, morte mille fois de ma petite mort et revenue d'outre-tombe pour partir à sa conquête.
Jamais je n'ai ressenti ce genre de besoin. Je suis loin d'être vierge, et ce depuis pas mal de temps. J'ai souvent aimé, souvent quitté et à chaque fois c'était une découverte, découverte de l'amour et découverte du désamour, de la lassitude souvent et aussi de la trahison, qui rendait vraiment la vie impossible. Cette fois quelque chose me prend, pas seulement le désir charnel, pas seulement envie de me confronter à un autre corps que le mien avec ses noirs et ses blancs. Je sais que le désir peut être résolu, circonscrit, éteint avant de revenir, car ça revient toujours, différemment, mais renouvelé. Mais cette autre chose que je ne connais pas risque de disparaître, cet alignement des planètes ne s'opère qu'une fois et c'est de ça qu’il s'agit. Et j'ai peur.
Béa est chez elle, toujours à la recherche du type qui habitait sa maison auparavant. C'est elle qui parle de « type ». Elle ne veut pas qu'il soit de sa famille, il la dégoûte trop. Je la retrouve perdue dans les revues pornos des années 50. Elle trace une chronologie et à chaque fois elle bute sur ...
Clara ! Celle-ci est omniprésente dans les revues, chaque numéro la représente plusieurs fois et chaque fois ce sont les photos les plus chaudes. L'homme, le type est presque toujours aux commandes, c'est lui qui la ligote, qui la fouette, c'est lui à qui elle fait une fellation. C'est aussi lui qui la sodomise, qui la prend, attachée, écartelée, pendue en strappado. Béa et moi trouvons ça bizarre, Clara a éludé la plupart de nos questions, elle ne se souvient plus...
On sonne, je vais ouvrir, cette fois je suis habillée. Coup au cœur, c'est Max ! Je me traite de tous les noms, je bafouille devant lui, me trouve godiche. Il entre et doucement me prend la main, il la pose sur son cœur que je sens battre au travers de son polo, il m'enlace et je me laisse faire avec plaisir, me serrant contre lui. Je sens que sous son bermuda, il bande. Il rougit.
— J'attends ce moment depuis hier, pardonne-moi, je peux t'embrasser ?
— Viens, embrasse-moi, tu es gentil.
Il m'embrasse sur la joue, je le reprends et lui donne mes lèvres.
— On se connaît un peu, non ?
Il rougit et me reprend, sa langue explore ma bouche, il sent bon, il embrasse bien. J'hésite et puis merde, je pose ma main sur son entrejambe, il est en érection, nu sous son bermuda, où je sens une tache mouillée. Je le caresse doucement sans le dénuder, il ferme les yeux et pose sa main sur mes seins, qu’il touche délicatement, doux et prévenant.
Nous sommes toujours dans l'entrée, je l'attire sur la terrasse, où il y a une série de coussins. Je le dénude complètement, et reste habillée à le regarder, le contempler, J'ai le David de Michel Ange sous les yeux, sauf le sexe, bien plus humain lui. Il me sourit, il est beau. Droit, érigé et fier, son sexe pulse doucement sous l'assaut du sang qui le bouscule, et comme hier, des gouttes de cristal ornent son gland turgescent. Je le laisse ainsi sans rien faire. Il touche ma chatte, mais je lui tape sur les mains, et sa verge oscille sous le coup.
Il s'approche de moi et commence à me déshabiller, déboutonnant ma robe pour libérer ma poitrine, délicatement comme on déballe un bijou, puis il fait glisser le vêtement lentement et le laisse à terre, comme un pétale de fleur, rouge et blanc. Il me regarde, me dévore des yeux et s'approche de moi. Je lui mets une tape sur le sexe, pas forte, mais quand même. Il s'arrête et essuie les gouttes qui luisent sur son gland.
Alors je lui caresse la poitrine, les tétons, oui, il en a aussi, et je constate que mes effleurements les font grossir ; il réagit comme moi ! C'est adorable. J'insiste un peu et il se rapproche de moi jusqu’à me toucher : je lui remets une tape sur la queue, il me mouille. Je descends et touche son ventre, son nombril, je joue avec, je vois son sexe tressaillir et remonter encore, le gland totalement dégagé maintenant, qui devient lisse comme une cerise burlat, rouge et poli comme un miroir.
Je m'écarte de lui, ne le touche plus, c'est un test. Il reste tendu, raide et bien droit, il ne s'approche pas, mais me regarde droit dans les yeux. Je vais craquer, c'est méchant de ma part, il doit bouillir, mais il doit aussi se maîtriser, et ça, c'est important, nous devons être d'accord, raccord.
Un mouvement derrière moi, c'est Béa, à poil, pour changer, et elle se caresse, appuyée au chambranle de la porte. Elle ne dit rien, la lumière du matin la nimbe d'un bleu éclatant. Elle est sculpturale, les cuisses entrouvertes. Sa jolie poitrine est inondée de soleil bouge au rythme de sa respiration. Elle est déjà bien excitée, car elle doit être là depuis le début.
Max la regarde se masturber, et son sexe coule de plus belle. Et moi je suis au bord de l'attaque cardiaque. J'avance la main, je touche le sexe de Max et reçois comme une décharge électrique. Il a un spasme, je vois son sexe se redresser, il va éjaculer comme la dernière fois ! Et puis non, il se reprend, arrive à se reconnecter à moi, et me regarde, suppliant. Il pousse sa verge dans ma main, je l'enserre, elle est toute chaude et je sens son cœur qui bat, ses veines bleutées font un dessin compliqué sur sa peau blanche.
Je le masturbe doucement, car je ne veux pas qu'il gicle sur moi. Je veux qu'il me remplisse, je le veux en moi. Je le pousse vers les coussins de couleur, blanc de peau sur couleur été et là je le chevauche délicatement. Je sens sa queue entre mes fesses, qui sont toutes mouillées. Il cherche à entrer, mais je le repousse un peu, car il doit d'abord me caresser.
Alors il m'explore, il part à ma découverte, je suis transportée, ben oui, je plane ! Il est doux et vraiment gentil, il caresse ma peau, mon corps, un peu maladroit, mais ce n’est pas grave, sa main est douce même s'il me fait parfois mal et moi qui suis toujours pressée, rapide, je ralentis, l'attends et ça me propulse, oui, ça me transporte.
Je sens son corps à côté de moi. Il pose ses mains sur moi et m'ouvre les bras, les jambes, les cuisses et enfin le sexe, qu’il décapsule puis investit de ses doigts pour finir par poser son gland à l'orée de mon vagin. Il fait une pause et m'embrasse.
J'ai découvert Béa en tant qu'amante et là, je fais l'amour à un homme ; je suis perturbée.
Béa s'est approchée de nous et je sens sa main sur moi, qui me caresse, et à un moment, elle saisit le pénis érigé de Max et le loge doucement dans mon sexe, après m'avoir caressé la raie des fesses avec.
C'est délicieux et totalement dérangeant, sentir sa main sur lui et sur moi, savoir qu'elle me baise avec sa queue, ça me fait partir et je jouis en écrasant la verge tendue de Max en même temps que la main de Béa entre mes fesses. Je sens avec joie son sperme m'envahir, m'irriguer. Max est généreux, éjaculant avec force. Son sperme gicle dans mon vagin et jaillit entre nous quand il en ressort, mouillant Béa en même temps.
J'imaginais jusqu'à ce jour le sexe avec un homme comme un combat, une lutte où c'est lui qui décide et commande, mais je me trompais, Max est différent, il me réconcilie et en même temps me déchire : je suis attirée par Béa et par lui.
Béa, justement.
Elle est à mon côté, sur les coussins, je la sens respirer doucement, je vois la pointe de ses petits seins se soulever, douceur tranquille et fragile, elle ferme les yeux et pose sa main sur mon ventre sans rien faire.
Le contact si doux de ses doigts sur cet endroit si intime me fait du bien. J'avance ma main et saisis le sexe presque flaccide de Max, je le caresse et le flatte, il se redresse doucement, encore humide de moi, mouillé de lui. Max me regarde, ses yeux noirs pétillent, il sourit.
— Quelle aventure, tu n'as pas peur ? Moi j'ai peur.
— Peur de quoi ?
— De vous perdre, j'aime bien être avec vous, mais c'est pas comme ça que ça se joue, à trois !
— Il faut essayer, c'est difficile, mais pas impossible, Liane est douce et intelligente, moi je suis impulsive, mais tolérante et pragmatique et toi ?
Max reste songeur, je sens son sexe perdre de sa vigueur, il regarde Béa puis moi et il bande de nouveau, fort.
— J'ai encore envie de vous, de vous deux, j'aime que vous me touchiez, j'aime le sexe de Béa sur ma langue, mon sexe dans Liane.
Il se redresse et pose sa verge entre les fesses de Béa et doucement avance son gland sur son sexe. Béa remonte son cul, s'ouvre et il s'engloutit en elle, il la pénètre sans bouger, enfoncé jusqu'aux couilles, béat.
Je passe sous Béa et lui caresse les seins, les lui avale. Elle me doigte, c'est divin. Je sens son odeur, douce et forte en même temps. Elle gémit déjà et Max gicle en elle. Ça coule sur moi, fort, terrible, je jouis aussitôt. Béa s'abat sur moi, s'écroule de rire et de plaisir.
Béa a décidé d'inviter Clara, histoire de tirer au clair ses connaissances du fameux type qu'elle prétend ne pas connaître.
Max sera là, il fait partie de la bande maintenant, nous ne lui avons pas encore montré le sous-sol. Nous hésitons, sans nous décider. Nous verrons sa réaction.
Nous sommes dans le jardin où Béa et moi avons décidé de dresser un festin nu. Il a été un peu domestiqué et nettoyé, pas partout, mais suffisamment pour pouvoir y organiser un repas entre amis.
Il fait canicule, l'orage est pour plus tard, mais ça convient parfaitement, Max n'est pas au courant, ni Clara.
J'adore rester à poil quand il fait chaud et lourd ; ça me rend joyeuse, c'est Béa qui m'a convaincue et convertie.
Max arrive le premier et nous lui demandons de mettre en place la table et les chaises. Pendant ce temps, à la cuisine, on se débarrasse de nos vêtements, une petite robe et un haut et un short pour Béa.
On s'affaire à la cuisine. Max revient avec des chaises de jardin, il les pose brutalement en nous voyant nues. Il sourit et se met nu aussi. Il bande déjà, bien fort.
On sonne, Béa va ouvrir. Max, étonné, se demandant quoi faire, cherche des yeux son short, mais Béa l'a fait disparaître. Il pose sa main sur son sexe, mais visiblement ça ne sert à rien.
Clara précédée de son rire apparaît, encore habillée. Elle se fige en découvrant Max, qui de son côté a renoncé à cacher son état.
Sans attendre, elle va l'embrasser sur la joue, puis délicatement saisit son sexe et le caresse doucement, jouant avec son gland tout mouillé, le faisant rougir sur toute sa poitrine.
Max bafouille quelque chose puis Clara le lâche et envoie voler sa robe d'été, sous laquelle elle est nue.
Béa et moi la découvrons nue au soleil, encore plus belle que dans nos souvenirs. Elle est musclée, avec un corps de danseuse, sec, mais harmonieux, des fesses fermes, des seins ronds aux aréoles petites, un ventre plat et fendu généreusement. Max la dévore des yeux et je vois son sexe tendu couler comme une fontaine. Il lubrifie, sonné par ce corps offert, tellement beau.
— C'est moi qui te fais cet effet ?
Max un peu étonné par le comportement de Clara se recule, je le prends par la main et l'enlace. Je réponds pour lui.
— Clara, c'est Max, un ami commun, c'est la première fois qu'il vient, il n'a pas l'habitude.
— Max, je ne vais pas te manger, ce sont mes amies, excuse-moi, je suis peut-être un peu directe. J'ai l'habitude de me balader à poil et j'aime les beaux mecs, t'en es un, alors bon, c'était gentil.
Max se dégage doucement de mes bras, il sourit à Clara.
— Vous êtes très belle, Clara, vous me faites de l'effet, c'est tout.
— Tu as raison, tu ne dois pas avoir honte, tu es beau et j'apprécie, Liane et Béa ont de la chance de t'avoir. Profites-en, mais ne te brûle pas les ailes.
Sur ce, Clara s'installe dans un fauteuil en rotin, cuisses écartées, rayonnante. Je vois nettement un piercing que je n'avais pas remarqué précédemment.
— C'est nouveau ! Je viens de me le faire faire, regarde !
Béa s'approche et moi aussi, Clara a une fibule en or qui lui traverse les lèvres, un truc improbable.
Max pose la question qu'il fallait poser :
— Mais, Clara comment tu fais pour...
— Baiser ! C'est possible, mais moi c'est les filles, alors, les doigts, ça passe sans problème. Pour une queue, j'ai pas encore essayé.
Max la regarde un peu effaré, il n'a pas compris. Il se sent un peu perdu avec ces filles autoproclamées lesbiennes. Il me regarde et cherche mon regard. Je me lève et le prends par la main, on se met à l'écart des filles.
— Max, Clara est lesbienne, Béa aussi et moi aussi.
Il s'écarte de moi, rougit et paraît contrarié.
— Attends, je vais t'expliquer...
— Je sais ce que cela veut dire, tu m'as bien possédé ! J'arrive avec la queue tendue, je fais l'amour avec toi et Béa et tout ça pour une petite expérience, pour changer, comme ça. C'est dégueulasse, j'ai... j'ai cru en toi, j'aime bien le sexe et c'était agréable avec Béa et toi, mais tu aurais dû me prévenir, tout de suite. Quand je vous ai vues toutes les deux, à poil, magnifiques, magiques, des sylphides, des petites déesses du sexe, j'ai craqué. Tu me regardais et j'ai cru voir autre chose dans tes yeux, autre chose que le sexe pur.
— Max, je suis désolée, mais...
Il détourne les yeux, m'échappe, ne bande plus. Il récupère ses vêtements, s'habille et s'en va. Je le suis et me retrouve dans la rue. Une voiture passe et klaxonne à tout va ; je n’ai pas réalisé que je suis toute nue. Lui est déjà loin.
Il fait une chaleur éprouvante, assommante, l'orage menace, je suis en nage malgré ma tenue. Une autre voiture me croise ; un couple avec des enfants. Le conducteur ouvre la bouche, sidéré, sa femme se tourne vers ses gamins.
Je sais où il habite, ce n’est pas loin, je rase les haies et croise les gens dans les jardins, je commence à avoir peur.
Je suis devant chez lui, c'est une maison avec une palissade blanche, le portail est un peu en renfoncement, je me colle contre. Je sonne.
Il ne répond pas.
Alors, la boule au ventre, je grimpe sur la palissade, que j’enjambe. Je dois offrir un drôle de spectacle, à poil en équilibre sur ces bouts de bois fatigués. Je saute et merde, je me fais mal. J'ai pris une pierre de travers et je crie ma douleur. J'ai du mal à me relever, je n’ai pas l'air fine, à poil dans son jardin, coincée avec un pied foulé. Je me demande ce que je dois faire. Je me redresse et pars en clopinant vers la maison. Il habite un atelier en appentis, du moins c'est qu'il m'a dit.
Je vois la bâtisse, un vieux bâtiment en bois vermoulu, vieux, mais bien entretenu. Il y a des grandes fenêtres à carreaux, plusieurs. On dirait un atelier d'artiste. Je regarde à l'intérieur, c'est vaste et lumineux, propre, et je vois des équipements de photo : un studio ! Les fenêtres donnent une lumière magnifique et je comprends son hobby, la photo. Je frappe aux carreaux.
J'ai l'air conne, à poil devant les fenêtres, mais j'ai vraiment mal. Je ne peux pas revenir, car je n’arrive pas à marcher. C'est horrible, mon pied a déjà enflé et doublé de volume. De plus le vent se lève et l'orage éclate, il pleut des cordes, je suis trempée, la pluie est froide. Je me laisse doucher, c'est agréable.
Max est rentré chez lui, furieux, mais surtout anéanti par ce qu'il vient de découvrir, la fille de ses rêves, celle pour laquelle il avait pour la première fois ressenti un élan, un sentiment qui l'avait fait trembler, qui l'avait fait se sentir vivant, Liane, au prénom si juste, vive et belle, qui le méprise et joue avec lui comme un chat avec une souris. C'est lui la souris et il est délaissé, il ne vaut plus rien, il est mort. Mort. Il s'enferme et se fait surprendre par les premiers coups de tonnerre, la pluie tombe, il regarde par les fenêtres, qui sont fermées.
Et puis il la voit, Liane, nue contre les vitres, trempée, les seins pressés contre le verre, le ventre blanc et brun, vision trouble et si belle. Il voudrait la prendre en photo, mais quelque chose ne va pas. Elle ne le voit pas. Pourquoi ne bouge-t-elle pas ? Il se décide, il va ouvrir et lui parler, la chasser ; il n'en veut plus.
La pluie me glace maintenant. Je frappe, tremblante de froid et de douleur, je n'arrive plus à bouger, je me laisse glisser, j'ai trop mal.
— Liane, entre, que se passe-t-il ?
— Je me suis blessée au pied.
Il me prend, m'entoure et me porte sur un sofa. Il va chercher une serviette et m'essuie, me sèche. Ses gestes sont doux, mais il ne me touche pas. Il m'essuie sans caresses, sans envie, quelque chose est cassé. Je le regarde, je suis triste, je pleure. Il pense que c'est la douleur et s'occupe de mon pied. Je suis effondrée, réalisant qu'il est triste lui aussi, dévasté. Qu'est-ce que j'ai fait ?
Je dois lui parler, lui expliquer, mais il ne m'écoute pas. Il sort de la pièce.
Je suis allongée sur le sofa, toujours nue, j'ai du mal à bouger. Je me remonte un peu pour m'asseoir et j'ai un mal de chien. Je laisse ma jambe pendre et ce faisant j'écarte en grand les jambes. Je cherche la serviette, mais elle est hors de ma portée. Je ne veux pas qu'il me voie aussi ouverte, impudique, surtout maintenant. Il revient, et merde il n'est pas seul !
— Liane, c'est ma mère, elle est infirmière.
J'ai juste le temps de poser ma main sur mon sexe ouvert, je lui fais un sourire un peu con. Je suis étonnée, car elle paraît très jeune, plus jeune que Clara.
— Moi c'est Anne !
— Liane, une amie de Max.
— Hum, drôle de tenue pour ce temps de cochon !
Je rougis comme une pivoine, gênée, je ne sais pas comment me comporter.
— C'est pas grave, je suis moi même naturiste ou nudiste, c'est selon, j'aime me mettre à mon aise quand c'est possible. Montrez-moi ça.
Elle se penche et examine mon pied. Elle le manipule et je retiens un cri. Mon corps sursaute, elle a compris.
— Max, donne-lui une serviette pour la vêtir un peu.
— C'est pas la peine, Anne.
— Alors, allons-y, c'est pas très grave, vous pouvez bouger le pied ?
— Oui, ça bouge. Vous pouvez me tutoyer si vous voulez.
— Oui, c'est mieux, tu peux essayer de te lever ?
Je me mets debout, pose le pied et grimace. J'arrive à bouger. Elle me regarde intensément et me sourit.
— Bon sang, Max, Liane est très belle, j'ai rarement vu aussi jolie fille avec toi !
— Merci Anne, c'est gentil.
— Maman, arrête, c'est une amie.
— Tu aurais pu me présenter plus tôt.
— J'habite en ville et je suis passée voir Béatrix, à côté, Max nous a surprises à la rivière, il y a quelques jours.
— J'ai vu que la maison était ouverte, le précédent propriétaire avait mauvaise réputation ! Viens, je vais te poser un bandage, ça te soulagera.
Le soleil est revenu, Anne m'installe sur une chaise et bande mon pied, elle serre fort. Je suis un peu sur mes gardes, toute nue devant elle et Max, habillés tous les deux. Je n’ai pas vraiment l'habitude, le contraste entre eux habillés et moi nue me fait un peu flipper, mais c'est bizarre, car je réalise que j'aime ça. Anne remarquant mon trouble, elle se relève et avec un clin d'œil elle se déshabille aussi, se met nue.
Max rigole.
— Maman, arrête !
— Mais non, c'est dans nos habitudes, toi aussi, allez, rapporte-moi le tube de crème pour les foulures.
Max rougit et se déshabille aussi. Il bande, droit et raide. Anne ne dit rien et l'ignore, ce n’est pas un sujet pour elle. Il va chercher la crème en maugréant.
Je suis un peu étonnée de la liberté de la famille. Voir Max, le fils, nu ne me dérange pas, je commence à le connaître, mais il est vrai que sa propension à se mettre si facilement nu m'avait interrogée. Anne me trouble, oui elle aussi, elle n'est pas si jeune que je le pensais et voir son corps nu et mûr me fait reconsidérer beaucoup de choses, sur la beauté par exemple.
Anne est une belle femme. Elle a une petite poitrine bien formée, de jolis mamelons, un corps mince et bien proportionné, et je note l'accent noir de son pubis bien taillé en V sous un ventre plat, mais marqué de quelques vergetures. Elle voit que je la regarde et rit en se tournant pour me montrer ses superbes fesses.
— Max t'a déjà prise en photo ? Tu sais que tu as un corps de mannequin, tu es faite pour ça, tu es belle.
Je rougis un peu.
— Oui, merci, il m'a prise avec Béa, Béatrix, la fille d'à côté, des photos un peu chaudes.
— Ça ne m'étonne pas, il a de qui tenir.
— Comment ça ?
— Eh bien, j'ai été modèle plus jeune, avant Max, modèle nu et aussi plus, j'ai pas fait de porno, mais des photos plus sexy. Tu vois le genre, mais pas de quoi fouetter un chat.
— Tu es naturiste ?
— Plutôt nudiste, j'adore être nue dès que possible, à la maison, à la cuisine, dans le jardin et même en bricolant, ce qui m'arrive souvent. Il n'y a pas d'homme ici, le père de Max n'est plus.
Je la regarde, songeuse. Je l'admire. Max, c'est elle.
Elle déroule les bandes et enveloppe mon pied et le serre. Ses mains sont douces et elle manipule ma jambe délicatement. Je me place et écarte en grand les jambes, mon sexe se dévoile et je rougis quand je me rends compte que je suis mouillée.
Je pose une main sur mon ventre, mais Anne me devance en écartant ma main et prend une compresse pour doucement m'essuyer et masser mon clitoris. Paralysée, je la laisse faire et savamment elle me pénètre de ses doigts, me caresse et s'enfonce dans mon vagin. Sa main fine me pénètre totalement, et me besogne délicieusement. Elle ouvre ses doigts en moi et me masturbe avec art. Je mouille de plus en plus, des ondes annonciatrices me dévastent, mon ventre durcit et je sens mes muscles se raidir de plaisir ; alors je me lâche avec délice, jouissant sur sa main. Je vois qu'elle se caresse en même temps ; je l'entends gémir doucement. Max revient, elle retire sa main, s'essuie, me fait un clin d'œil et c'est tout. Je suis choquée.
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