Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Vacances à Agadir. — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Vacances à Agadir.
Chapitre 1
Je m'appelle Maryse, j'ai 46 ans, blonde les cheveux au carré, les yeux bleus, petite, mince, une petite poitrine (85B) mais de très gros mamelons proéminents. Je suis mariée avec Diego depuis 26 ans, qui est le premier homme que j'ai connu et avec lequel j'ai un enfant.
Ces dernières années, j'ai vécu une véritable histoire d'amour avec un autre homme, un de mes collègues de travail, divorcé, avec lequel j'ai connu la passion.
Avec lui, j'ai vécu des moments inoubliables de tendresse, de sensualité, mais il m'a également fait découvrir tant de choses sur la sexualité. C'était un amant extraordinaire. Il m'a fait connaître des moments absolument torrides, j'ai fait l'amour dans des lieux totalement insolites (en tous les cas pour moi) voire improbables. Il m'a procuré des orgasmes d'une telle intensité que je n'avais jamais ressentis auparavant.
Avec lui, j'ai vécu des moments inoubliables de tendresse, de sensualité, mais il m'a également fait découvrir tant de choses sur la sexualité. C'était un amant extraordinaire. Il m'a fait connaître des moments absolument torrides, j'ai fait l'amour dans des lieux totalement insolites (en tous les cas pour moi) voire improbables. Il m'a procuré des orgasmes d'une telle intensité que je n'avais jamais ressentis auparavant.
J'en parle au passé, car (malheureusement) toute bonne chose ayant une fin, notre histoire s'est terminée il y a quelques mois.
Ne parvenant pas à quitter mon mari, mon amant à fini par se lasser de cette situation. Il a fait connaissance d'une autre femme, célibataire, plus jeune que moi, et s'est mis en couple avec elle.
Ne parvenant pas à quitter mon mari, mon amant à fini par se lasser de cette situation. Il a fait connaissance d'une autre femme, célibataire, plus jeune que moi, et s'est mis en couple avec elle.
Cela m'a permis de “revenir” vers mon mari qui ne s'est strictement rendu compte de rien durant toute cette relation adulterine. Celui-ci est par contre, toujours aussi peu performant au lit, et ma frustration est d'autant plus grande à côté de ce que j'ai connu durant toutes ces années avec mon amant.
Nous sommes en septembre, et avec mon mari nous avons décidé de partir au Maroc, passer 15 jours de vacances. Nous avons choisi un hôtel à Agadir, en bord de mer, mais avec piscine, salle de gym, hammam, massages et animations diverses. De quoi passer des vacances sans trop se poser de questions.
Et cela me convient parfaitement, car je dois reconnaître que depuis ma “rupture” avec mon amant, je n'ai pas trop le moral. J'ai repris ma vie d'avant aux côtés de mon mari, vie toujours aussi fade et monotone, et je compte profiter de ce séjour pour me distraire un peu et sortir de cette routine étouffante.
Arrivés à l'aéroport d'Agadir - Al Massira nous sommes pris de suite en charge par un taxi qui nous conduit directement à notre hôtel. Une fois les formalités d'arrivée terminées, on nous conduit à notre chambre. Une véritable suite avec une immense chambre au lit king size et une grande salle de bain bien sûr, mais également un coin salon et une terrasse avec vue sur la mer.
Mon mari s'installe sur la terrasse et commence à bouquiner une revue automobile. Même si la suite est magnifique, je n'ai aucune envie de rester “cloîtrée” et décide de découvrir notre hôtel.
À peine ai-je quitté la chambre que je suis happée par la douceur de l’air marocain. Le soleil commence à décliner sur l’Atlantique, et les odeurs de jasmin et d’épices flottent déjà dans les jardins de l’hôtel. Je flâne un peu, sans but, simplement heureuse de m’éloigner de Diego et de ses commentaires mécaniques sur les nouvelles motorisations hybrides.
Je finis par découvrir le spa. L’ambiance y est feutrée, apaisante. On me propose une visite guidée des installations. Un homme s’approche pour me faire visiter : il s’appelle Yassine. Il se présente comme le responsable du spa et de tout ce qui l'entoure : hammam, espace bien être et beauté.
Grand, mince, la peau couleur caramel, les yeux noirs profonds et brillants, il porte une chemise blanche parfaitement repassée, un pantalon noir ajusté, et un sourire désarmant. Dès les premiers instants, je sens dans son regard quelque chose de différent. Une chaleur, une attention réelle et pas seulement professionnelle.
Il me parle doucement, me décrit les différents soins proposés. Son accent est léger, son français parfait, sa voix chaude comme une caresse. J’ai du mal à me concentrer sur ses mots : je le regarde, fascinée par la finesse de ses traits, la beauté tranquille qui se dégage de lui.
À un moment, il me regarde droit dans les yeux.
— Vous avez des yeux magnifiques, madame… pardonnez-moi, Maryse, c’est bien cela ?
Je souris, surprise qu’il ait retenu mon prénom aussi vite. Je bredouille un merci un peu gêné.
Il poursuit, doucement :
— Vous avez l’air fatiguée, tendue. Ce soir, si vous le souhaitez, je peux vous faire découvrir notre massage oriental traditionnel. Une expérience apaisante, mais aussi très… sensorielle.
Je sens mes joues s’empourprer légèrement. Il n’y a rien d’indécent dans ses mots, mais c'est la manière dont il les prononce qui me trouble. Et cette façon de me regarder… Pas de doute, il me drague. Subtilement, respectueusement certes, mais clairement il cherche à me charmer.
Et moi… je sens déjà mon corps réagir. Je ne réponds pas tout de suite. Je baisse un instant les yeux, comme une adolescente surprise dans ses pensées. Puis je le regarde à nouveau et je dis :
— Pourquoi pas…
Je le quitte après cette proposition à peine voilée, le cœur battant un peu plus fort que je ne l’aurais cru. Tandis que je regagne la suite, je sens encore sur ma peau le frisson de son regard. Mon Diego, fidèle à lui-même, n’a pas levé les yeux de son magazine.
— C’est joli ici, hein ? me dit-il distraitement.
— Très joli, oui… je réponds doucement.
Mais je ne parle pas seulement de l’hôtel.
Ce soir-là, après le dîner buffet (sans grand intérêt), Diego remonte dans la chambre pour regarder un match de foot sur sa tablette. Moi, je prétexte une promenade digestive. Il ne proteste pas, reste totalement indifférent comme à son habitude.
Je redescends, un peu nerveuse. Yassine est à l’accueil du spa, comme s’il m’attendait. Lorsqu’il me voit, il me sourit, et ce sourire me fait presque fondre.
— Vous êtes venue, souffle-t-il, presque comme une confidence.
— Oui… j’avais envie de… découvrir.
Il m’invite à le suivre. Je le suis à travers un couloir à l'éclairage tamisé, puis une salle baignée d'une lumière douce, emplie d’un parfum d’ambre et de fleur d’oranger. Il me montre un peignoir blanc et me demande de me déshabiller dans l’intimité d’une alcôve. Je sens mes mains trembler légèrement alors que je retire mes vêtements.
Quand je reviens, enveloppée dans le peignoir, il m’attend. Il me fait allonger sur la table. Il pose une serviette sur mes fesses, découvre mon dos nu et commence. Ses gestes sont lents, précis et doux.
Ses mains sont chaudes. Son toucher est ferme mais incroyablement doux. Il effleure mes épaules, descend lentement le long de ma colonne vertébrale. Il ne parle pas, il respire à peine.
Puis soudain, il murmure, tout près de mon oreille :
— Vos yeux sont magnifiques, on ne peut pas les oublier. Ils sont d’un bleu… incroyable, ils m’ont traversé comme une lumière.
Je reste muette. Ce compliment me bouleverse. Il n’a rien de banal, rien de grossier. Il est sincère, presque poétique.
Et à ce moment-là, je sais, je sais que je vais franchir la ligne. Pas ce soir, non bien sûr, pas tout de suite, mais bientôt. Mon corps le sait déjà, mon cœur aussi. Cela ne fait aucun doute.
Le lendemain, Diego décide de s’inscrire à un tournoi de pétanque organisé par l’hôtel. Cela me fait sourire. Il retrouve sans peine ses repères d’homme rangé, satisfait d’un après-midi d’animation tranquille, à parler mécanique et bricolage avec des retraités français. Moi, je décline poliment sa proposition de venir l’encourager et lui dis que je préfère me rendre au hammam.
Ce n’est pas un mensonge, mais ce n’est pas toute la vérité non plus.
Je retourne au spa. En espérant secrètement y retrouver Yassine.
Et il est là. Il ne dit rien, mais son regard s’illumine lorsque je franchis la porte. Comme si ma présence confirmait quelque chose qu’il n’osait croire.
Je retourne au spa. En espérant secrètement y retrouver Yassine.
Et il est là. Il ne dit rien, mais son regard s’illumine lorsque je franchis la porte. Comme si ma présence confirmait quelque chose qu’il n’osait croire.
— Bonjour Maryse, souffle-t-il doucement.
Il prononce mon prénom avec une tendresse retenue, presque respectueuse. Je me sens soudain toute petite, vulnérable… mais vivante.
— Bonjour Yassine. J’ai besoin de me détendre encore un peu… J’espère que ce n’est pas un problème.
— Ce n’est jamais un problème, dit-il sans détour. Vous êtes ici chez vous Maryse.
Il m’installe cette fois dans la salle de repos attenante au hammam. Une pièce tiède, carrelée de mosaïques orientales, emplie d’une vapeur légère et du parfum entêtant du jasmin. Il me tend un verre de thé à la menthe. Nos doigts se frôlent. Ce n’est rien, et pourtant, mon ventre se contracte légèrement.
Il me parle peu, il me regarde avec cette intensité calme qui rend tout autour de lui plus flou. Je perçois à peine la musique douce en fond, les murmures des autres clients. Il n’y a que lui… et ce silence chargé de mille choses qu’on ne dit pas.
— Vous semblez déjà plus apaisée qu’hier, murmure-t-il.
— Oui… un peu. Mais… c’est encore fragile.
Je ne sais même pas pourquoi je lui dis cela. C’est vrai pourtant. Je me sens à la fois apaisée et fébrile. Comme si quelque chose en moi recommençait à vibrer, timidement.
— Il faut laisser le temps au corps de retrouver son propre rythme, dit-il. Et parfois… il faut qu’un autre regard l’aide à se réveiller.
Je relève la tête vers lui, nos regards se croisent, mon souffle s’arrête une demi-seconde. Ses yeux, sombres et profonds, sondent les miens comme s’il y cherchait une vérité cachée. Et moi… je sens mes joues s’échauffer, mes cuisses se serrer instinctivement. Je détourne les yeux.
Il ne dit plus rien. Il me laisse me retirer dans le hammam. Je reste seule dans la brume, le cœur battant. Ses mots résonnent encore.
“Il faut qu’un autre regard l’aide à se réveiller.”
Est-ce cela que je suis en train de chercher ? Une échappée ? Une permission ? Une revanche sur le vide qui me ronge depuis des mois ? Ou est-ce simplement… une étincelle que je ne peux pas contrôler ?
Quand je sors, Yassine n’est plus là. C’est une autre employée du spa qui me raccompagne. Je ne le reverrai que le lendemain. Mais cette absence, ce retrait soudain… attise encore le feu discret qu’il a allumé en moi.
Je me surprends à guetter chacun de ses gestes. Chacune de ses apparitions.
Et surtout… à me demander ce qui se passerait s’il m’embrassait.
Et surtout… à me demander ce qui se passerait s’il m’embrassait.
Le lendemain, après un petit déjeuner pris seule, Diego étant reparti pour un tournoi de volley-ball aquatique à la piscine de l'hôtel, je retourne une nouvelle fois au spa. Mais cette fois, je prends une décision.
— J’aimerais réserver un massage… avec Yassine, si c’est possible, dis-je d’une voix timide.
La réceptionniste esquisse un sourire discret.
— Bien sûr madame. Il est libre dans vingt minutes.
Je ressens un mélange d’excitation et de nervosité. Je me demande s’il comprendra ma demande. Pensera-t-il que je suis… déplacée ? Ou a-t-il lui aussi, senti ce lien étrange et silencieux entre nous.
On vient me chercher. C’est lui. Il me fait un simple signe de tête, me précède dans un couloir aux murs ocre, éclairé de lanternes marocaines. Il pousse une porte de bois sculpté.
— Vous êtes sûre de vouloir que ce soit moi ? me demande-t-il doucement.
Je lève les yeux vers lui. Ses pupilles noires, profondes, scrutent les miennes. Il ne sourit pas. Il semble… sérieux. Concentré. Comme s’il voulait s’assurer que je ne fais pas un pas que je regretterais.
— Oui, j’en suis sûre.
Il acquiesce, en silence. Me montre la table de massage, recouverte d’un drap blanc immaculé. Une musique orientale flotte dans l’air. L’odeur enivrante d’huile d’argan, de cannelle et de fleur d’oranger emplit la pièce. J’enlève mon peignoir. Je suis nue dessous. Je me couche sur le ventre.
Il dépose délicatement un drap léger sur mes hanches.
Puis il commence.
Ses mains sont chaudes, enveloppantes. Il commence par mes épaules. Ses gestes sont professionnels, respectueux. Mais il y a quelque chose… une manière de poser ses paumes sur moi, de me suivre du bout des doigts… comme si chaque parcelle de ma peau avait droit à une attention particulière.
Il descend lentement le long de mon dos. Je sens sa respiration calme. Mes seins écrasés contre le drap me rendent consciente de chaque mouvement. Mes yeux sont fermés. Mon esprit divague. Mais mon corps… lui, se réveille.
Il m'invite à me tourner. J’hésite une seconde. Puis j’obéis. Mes seins nus se dressent doucement sous le drap qu’il a replacé avec soin. Il ne regarde pas. Du moins, il fait comme s’il ne regardait pas.
Ses mains remontent de mes chevilles à mes cuisses. Il s’attarde juste ce qu’il faut. Rien d’obscène, mais la chaleur de ses paumes, le glissement de ses doigts huilés, me laissent un frisson brûlant. Je retiens mon souffle. Et je sais… je sais qu’il a senti ma peau frémir sous ses doigts.
Il ne dit rien, il continue, imperturbable, jusqu’à mes hanches, mes flancs. Puis il s’arrête.
Un long silence.
— Voilà… le massage est terminé, dit-il à voix basse.
Je rouvre les yeux. Il me regarde. Cette fois, sans fuir.
— Vous êtes bien… Maryse ?
Il y a dans sa voix quelque chose de plus grave, moins professionnel. Une hésitation. Ou peut-être un appel.
Je me redresse lentement. Le drap glisse légèrement sur ma poitrine. Je ne fais rien pour le retenir. Ses yeux s’attardent sur mes seins et mes mamelons fièrement dressés quelques secondes.
Puis il détourne le regard, avec dignité.
Mais il est trop tard. Le feu est allumé en moi, et sûrement en lui aussi.
Je me rhabille devant lui, en silence, en prenant tout mon temps. Yassine est resté là. Il m'obsède. Avant de sortir, il me murmure :
— Si vous avez besoin de… vous détendre encore… je suis là tous les jours.
Je le remercie d’un regard. Mes joues sont en feu, mon ventre aussi.
Ce n’était qu’un massage, mais je sens encore ses mains sur moi. Et je sais… qu’il y en aura un autre.
Le lendemain, en fin de matinée, j’y retourne. Je n’ai pas prévenu Diego. Il pense que je suis partie me promener dans les souks. Et à vrai dire… je ne me suis jamais sentie aussi heureuse depuis longtemps.
Lorsque j’arrive au spa, Yassine m’attend déjà. Il m’adresse un simple regard, mais je sens qu’il a compris. Il sait que je suis revenue pour lui, pour ses mains, pour cette chaleur qu’il m’a insufflée.
Il me conduit dans la même pièce que la veille. La lumière y est tamisée. L’air aujourd'hui sent le musc et la rose. Je laisse tomber mon peignoir, nue face à lui, sans qu'il détourne le regard. Je m’allonge sur la table, sur le dos.
Il ne dit toujours rien, mais ses yeux parlent pour lui.
Il commence le massage par mes pieds, comme s’il voulait m’ancrer, me faire oublier tout le reste du monde. Il remonte lentement le long de mes jambes, très lentement, trop lentement. Chaque mouvement est une caresse déguisée.
Je sens ses doigts presser la naissance de mes cuisses. Il s’arrête juste avant la limite. Mes lèvres s’entrouvrent, sans que je m’en rende compte, mon souffle se fait plus profond.
Il passe à mon ventre. C’est doux, presque maternel. Mais son pouce frôle le bas de mon ventre. Trop bas. Je frémis. Il ne s’excuse pas. Il continue.
Je sens la chaleur de son corps. Il est tout près. Son visage penché au-dessus du mien. Ses mains glissent vers mes bras, puis redescendent lentement. Il frôle mes seins. Par erreur ? Ou volontairement ? Je ne saurais dire. Mais mes tétons sont durs, tendus, douloureux presque.
Je n’ose ouvrir les yeux.
Puis je sens quelque chose d’inattendu. Ses doigts qui remontent… et qui cette fois s’égarent franchement entre mes cuisses. Il ne touche rien d’intime, pas encore. Mais il est si près. Si près que je me tends de tout mon corps.
Il reste là, une seconde. Une éternité. Son souffle s’est accéléré. Le mien aussi.
Puis, brusquement, il retire ses mains.
— Il vaut mieux que je m’arrête là, murmure-t-il.
— Pourquoi ? soufflé-je, les yeux toujours fermés.
— Pourquoi ? soufflé-je, les yeux toujours fermés.
Il ne répond pas. Mais je sens son trouble, son désir. Il est là, palpable. Il flotte entre nous comme une fumée épaisse.
Je me lève lentement, enroule le peignoir autour de moi. Je ne suis plus tout à fait la même.
— Merci, Yassine… dis-je avec une pointe de regret dans la voix.
Il hoche simplement la tête. Mais dans ses yeux, je vois autre chose. Une promesse.
Je quitte la pièce, les jambes tremblantes…
Ce soir-là, Diego est parti au bar de l’hôtel pour regarder un match avec quelques autres vacanciers. Il m’a proposé de l’accompagner, mais j’ai décliné, prétextant une migraine.
En réalité, je n’attendais que ce moment.
En réalité, je n’attendais que ce moment.
J’ai enfilé une robe longue et légère, fendue jusqu’à la cuisse. Sans soutien-gorge. Rien d’autre que ma peau parfumée d’un voile de Poison. Un hommage à mes souvenirs. Une provocation aussi.
Je rejoins Yassine à l’heure qu’il m’a donnée. Il m’a demandé de venir dans l’espace hammam, fermé au public à cette heure-là. Il m’attend devant, appuyé contre une colonne de marbre, vêtu simplement d’un pantalon de lin et d’une chemise entrouverte.
Ses yeux sombres me détaillent sans vergogne. Il ne me dit rien. Il m’ouvre simplement la porte.
À l’intérieur, une chaleur humide enveloppe l’air. Une douce brume flotte. Il m’invite à m’asseoir sur une banquette de pierre chauffée. Je m’installe, la robe collant déjà à ma peau.
Il s’agenouille devant moi. Ses mains effleurent mes chevilles, puis remontent lentement, caressant mes mollets, mes genoux, l’intérieur de mes cuisses. Je ne dis rien. Je n’ose plus.
Lorsqu’il écarte doucement les pans de ma robe, je frémis. Je sens son souffle se rapprocher. Sa bouche effleure ma peau, à peine. Il remonte vers mon ventre. Puis ses mains glissent vers ma poitrine, qu’il découvre lentement en déboutonnant ma robe.
Il s’arrête un instant. Il me regarde.
— Tu es sûre de toi ? murmure-t-il.
Je réponds en silence, en posant ma main sur sa nuque, l’attirant à moi.
Alors, il m’embrasse. Pas sur les lèvres. Il m’embrasse entre les seins, puis sur le creux de mon ventre. Sa langue trace des sillons brûlants sur ma peau moite.
Je me laisse aller en arrière, jambes entrouvertes, offerte à lui sans retenue.
Il est doux. Puis plus pressant. Il me goûte, et je m’abandonne totalement à lui. Mon corps se cambre, se tend, se noie.
Quand il se relève enfin, ses yeux plongent dans les miens. Il me soulève dans ses bras comme si je ne pesais rien, et m’emmène dans la pièce attenante, plus fraîche, plus intime. Une couchette est dressée là, couverte de draps blancs.
Je le déshabille lentement, découvrant son torse musclé, sa peau dorée, tendue, lisse. Il est magnifique, viril, sûr de lui.
Je n’ai plus peur. Je le veux. Entièrement.
Lorsqu’il s’allonge sur moi, que je le sens entrer en moi lentement, profondément, une onde me traverse de part en part. C’est intense, puissant, et je ne retiens rien. Mes soupirs remplissent la pièce, ma peau contre la sienne, mes ongles dans son dos. Je me sens vivante.
Il me prend avec une maîtrise incroyable, alternant douceur et puissance, m’enivrant de sensations oubliées depuis si longtemps. Mes jambes se nouent autour de ses hanches pour le sentir au plus profond de moi. Je m’ouvre à lui, dans tous les sens du terme.
Et lorsque l’orgasme me submerge, je me perds complètement. Je crie son prénom. Je ne suis plus une femme mariée, je suis juste une femme désirée, comblée et peut-être même… aimée.
Et puis je sens son corps se tendre, trembler, se relâcher, et se déverser en moi. Je reste blottie contre lui, toujours nue, le corps brulant de son empreinte, incapable de parler. Il caresse mes cheveux, m'embrasse doucement et murmure quelque chose en arabe que je ne comprends pas.
Je me sens légère, belle, femme, dans toute l’intensité du mot. Une sensation oubliée depuis trop longtemps.
J’ai ri en me relevant, en cherchant ma robe froissée, encore humide de hammam et de plaisir. Yassine s’est contenté de me regarder me rhabiller. Il n’a rien dit, mais dans ses yeux brillait quelque chose… Un éclat discret, comme la promesse que ce n’était pas fini.
En quittant le hammam, l’air plus frais de la nuit m’a saisie. J’ai senti mes jambes trembler. Pas de fatigue. Pas même de honte. Juste cette étrange sensation d’avoir franchi un seuil irréversible.
Mais à mesure que je traversais les couloirs de l’hôtel pour rejoindre notre suite, un nœud s’est formé dans mon ventre.
J’allais retrouver Diego. Mon mari. Celui que je venais de tromper il y a à peine une heure.
Et soudain, je me suis sentie sale, hypocrite. Mon cœur s’est mis à battre plus vite. Et si ça se voyait ? Mon regard ? Mon odeur ? Mes cheveux décoiffés ? Mon rouge à lèvres effacé ?
Et surtout… ce feu qui ne me quittait pas entre les cuisses.
Et soudain, je me suis sentie sale, hypocrite. Mon cœur s’est mis à battre plus vite. Et si ça se voyait ? Mon regard ? Mon odeur ? Mes cheveux décoiffés ? Mon rouge à lèvres effacé ?
Et surtout… ce feu qui ne me quittait pas entre les cuisses.
Quand j’ai ouvert la porte de la chambre, il était allongé sur le lit, un coussin derrière la nuque, en train de feuilleter son magazine de voitures. Il m’a à peine jeté un regard.
— Ça va, t’as pu te reposer un peu ? a-t-il demandé sans quitter sa page.
Je suis restée debout un instant, figée. Et puis, comme dans un réflexe de survie, j’ai souri.
— Oui, je me suis baignée au spa, ça m’a fait un bien fou.
Il a haussé les épaules, comme si ça n’avait aucune importance.
— Demain, j’ai repéré une expo de vieilles bagnoles à Agadir. On pourrait y aller. Paraît qu’il y a une Peugeot 504 Coupé en super état.
J’ai acquiescé, machinalement, et d'un coup, ma culpabilité s’est évaporée. Ce ton, Cette absence de curiosité, ce manque d’attention. Je venais de vivre un des moments les plus bouleversants de ma vie de femme. Et lui… il me parlait de voitures. Comme toujours, comme si j’étais transparente.
Je suis allée dans la salle de bain. J’ai fermé la porte et je me suis regardée dans le miroir. Mes joues rosies, mes lèvres intimes encore gonflées, mes seins marqués par la bouche et les mains d’un autre.
Le lendemain matin, j’ouvre les yeux avant Diego. Étendue sur les draps froissés, nue, je repense à la nuit précédente. Au corps de Yassine, à sa bouche, à ses mains, à son regard quand il m'a prise, lentement au début puis de plus en plus fort au fur et à mesure que son plaisir grandissait.
A cet instant, dans ses bras, je me suis sentie désirée, pas simplement possédée.
A cet instant, dans ses bras, je me suis sentie désirée, pas simplement possédée.
Je me lève sans bruit et file sous la douche. L’eau chaude coule sur ma peau, ranimant chaque souvenir.
Je m’habille d’une petite robe légère, blanche, presque transparente sous le soleil d’Agadir. Pas de soutien-gorge, juste une culotte fine, presque décorative. Je me maquille avec soin, juste un trait d’eyeliner pour souligner mes yeux.
En sortant de la chambre, je croise mon reflet dans le miroir du couloir. Je me regarde un instant… je ne suis déjà plus la même.
En fin de matinée, je retrouve Yassine près du spa. Il parle avec une collègue. Quand nos regards se croisent, il s'interrompt une fraction de seconde.
Je m'approche de lui.
Je m'approche de lui.
— Bonjour, dis-je d'une voix douce, presque chantante.
Je pose ma main sur son avant-bras pour ponctuer mon salut. Un contact bref, mais chargé d’électricité.
Il comprend aussitôt. Son regard glisse sur moi, lentement, de mes yeux à la naissance de ma poitrine, puis à mes jambes dévoilées.
Il comprend aussitôt. Son regard glisse sur moi, lentement, de mes yeux à la naissance de ma poitrine, puis à mes jambes dévoilées.
— Vous êtes encore plus radieuse qu'hier, dit-il, d'un ton enjoué.
— Je me sens… légère, répondis-je avec un sourire en coin. Légère et curieuse. Je pensais repasser au hammam cet après-midi. Pour me détendre encore un peu… Tu y seras ? demandé-je, en le tutoyant soudain, sans prévenir.
Yassine ne répondit pas tout de suite. Il me fixe, un éclat joueur au fond des yeux.
— Si tu viens… je serai là… zïntï….
L’après-midi baignait dans une chaleur moite. Maryse marcha d’un pas lent dans les couloirs du spa, sa robe blanche ondulant autour de ses cuisses nues. Elle n’avait rien mis dessous cette fois, absolument rien. Elle voulait sentir l’air contre sa peau, se sentir nue sous le tissu.
Elle entra dans le hammam à l’heure dite. Yassine était là, seul, comme s’il l’attendait. Il se redressa légèrement en la voyant.
— Bonjour, dit-il. Tu es… divine.
Maryse sourit. Elle n’était plus intimidée.
— Merci, dit-elle simplement.
Il la prit par la main et l'entraîna dans une salle de massage. Une fois la porte refermée, elle laissa glisser sa robe le long de son corps sans le quitter des yeux. Sa poitrine, libre, pointait sous la lumière douce des bougies. Elle s’approcha, lente, féline, comme un animal sûr de son effet.
— Tu aimes ce que tu vois ? murmura-t-elle en le regardant droit dans les yeux.
— Tu me rends fou, chuchota-t-il.
Elle s’approcha de lui un peu plus, posa ses mains sur ses épaules, puis sur sa poitrine, puis plus bas… Un frisson parcourut Yassine.
Elle glissa ses doigts sous l’élastique de son pantalon en souriant. Le feu n’était plus sous contrôle.
Elle glissa ses doigts sous l’élastique de son pantalon en souriant. Le feu n’était plus sous contrôle.
Nue, lumineuse dans la pénombre dorée, elle s’agenouilla face à lui. Son regard planta ses crochets dans le sien.
— Ne dis rien… Laisse-moi faire.
D'un geste lent mais assuré, elle baissa le pantalon de Yassine. Ses mains commencèrent par caresser ses cuisses, doucement. Elle remonta jusqu’à son sexe, encore flasque mais frémissant, qu’elle prit délicatement entre ses doigts. Elle le caressa d’abord du bout des ongles, avec une tendresse infinie. Puis ses paumes enveloppèrent la colonne de chair, la faisant durcir instantanément.
Sa bouche le frôla. Elle effleura son gland de ses lèvres, un simple baiser léger, puis recommença, un peu plus longtemps. Et enfin, elle le prit en bouche, profondément, en prenant tout son temps, en le regardant droit dans les yeux.
Sa langue tourbillonna lentement autour du gland, chaque mouvement précis, voluptueux. Elle allait et venait, de plus en plus profondément, avalant chaque centimètre avec une douceur dévastatrice. Yassine gémissait, ses mains dans les cheveux de Maryse, incapable de résister.
Elle le suçait avec une lenteur presque cruelle, salivant exprès, laissant le bruit de succion résonner sous les voûtes du hammam. Elle alternait succion profonde et légers baisers, de longues pauses pour le regarder, puis replongeait avec un soupir.
Quand elle sentit son sexe prêt à exploser, elle se redressa, le regard brillant, les lèvres humides.
— Pas maintenant, souffla-t-elle. Je veux que tu jouisses en moi.
Elle le fit s'allonger sur la table de massage et vint le chevaucher. Elle s'agenouilla sur lui, se saisit de son membre tendu au zénith et le dirigea vers son intimité.
Il entra en elle avec facilité tant elle était trempée, dilatée par le désir. Elle posa ses mains sur son torse et se mit à onduler, sensuellement, comme une danse. Lentement d’abord, puis plus vite, gémissant, haletante, les seins rebondissant au rythme de ses mouvements.
Il entra en elle avec facilité tant elle était trempée, dilatée par le désir. Elle posa ses mains sur son torse et se mit à onduler, sensuellement, comme une danse. Lentement d’abord, puis plus vite, gémissant, haletante, les seins rebondissant au rythme de ses mouvements.
Elle s’abandonna totalement, maîtresse de l’instant, son plaisir montait. Elle hurla son plaisir alors qu’elle se cambrait une dernière fois, emportée par un orgasme foudroyant.
Yassine la fit rouler sur le côté, l'installa à genou, la saisit par la taille et la pénétra à son tour en levrette, plus fort, dans un va-et-vient brut et animal. Elle l’encourageait d’une voix rauque, les mains crispées sur le drap blanc.
Yassine avait transformé ses coups de reins en véritables coups de boutoirs, ahanant comme un bûcheron, suant et soufflant comme un animal en rut.
Quand il jouit en elle, dans un râle étouffé, elle le regardait, triomphante, ses mains sur son visage, son corps plaqué au sien, ruisselant de plaisir.
Quand il jouit en elle, dans un râle étouffé, elle le regardait, triomphante, ses mains sur son visage, son corps plaqué au sien, ruisselant de plaisir.
Maryse resta quelques instants blottie contre Yassine. Son cœur battait encore fort, ses cuisses humides portaient la trace de leur union brûlante. Elle sentait sur sa peau la moiteur du hammam, la chaleur de son amant, la semence de celui-ci au fond d'elle et cette vague de plénitude qui la submergeait tout entière.
Lorsqu'elle entra dans sa chambre, Diego était sur le balcon, en short, un verre à la main, concentré sur une émission de sports diffusée sur sa tablette.
— Ah, t’étais passée où ? dit-il sans détourner les yeux de son émission. J’ai failli aller voir si t’étais pas restée enfermée au hammam…
Elle répondit d’un sourire distrait.
— Je me suis fait masser, j’ai pris mon temps… j’avais besoin de me détendre.
— Mouais… Tant mieux. Parce que demain j’ai repéré un marché artisanal, on pourra y aller si tu veux. Y paraît qu’ils ont des trucs en cuir pas trop chers.
Il reposa sa tablette, la regarda enfin. Ses yeux passèrent rapidement sur elle, sans réel intérêt. Aucune question, aucun soupçon. Juste l’habitude.
Et c’est à ce moment-là que la culpabilité fondit comme neige au soleil. Maryse se sentit soudain légère, presque amusée. Elle aurait pu lui avouer, nue devant lui, les cheveux encore humides de sueur et de plaisir… qu’il n’aurait rien deviné. Il ne voyait plus rien. Il ne la regardait plus vraiment.
Le lendemain, Maryse s’habilla différemment. Une robe légère, presque trop courte pour le matin. Sans soutien-gorge, sans culotte. Elle n’avait jamais osé s’habiller ainsi en présence de Diego. Mais aujourd’hui, c’était comme un défi silencieux.
Quand elle sortit, son mari leva à peine les yeux de son café.
— T’as mis ça pour aller au marché ? T’as pas peur qu’on te mate un peu trop ?
Elle haussa les épaules, un sourire en coin.
— Et alors ? Je me sens bien comme ça. Il fait chaud, non ?
Il grogna vaguement, sans insister.
Maryse savourait ce pouvoir retrouvé : celui de séduire, de s’affirmer, de provoquer. Son corps vibrait encore du plaisir de la veille, et cette énergie, elle ne voulait plus la refouler.
Au marché, elle s’attarda plus que nécessaire à certains stands. Elle croisait les regards, jouait de ses yeux bleu profond, laissait parfois échapper un rire léger, un geste évocateur. Elle sentait le regard des hommes glisser sur elle, sans honte. Cela ne l’agaçait pas. Bien au contraire, cela l’excitait. Elle avait besoin qu’on la regarde à nouveau.
Mais c’est en rentrant à l’hôtel que son cœur se mit à battre un peu plus fort.
Yassine était là, à la réception, parlant avec un collègue. Son regard croisa brièvement le sien.
Un simple regard, mais qui parlait pour lui.
Elle ne dit rien. Lui non plus. Mais elle sentit une chaleur immédiate lui remonter entre les cuisses. Discrètement, il lui fit signe de venir le retrouver plus tard.
Dans l’après-midi, elle ne suivit pas Diego à la piscine.
— J’ai juste envie d’un peu de calme, je vais peut-être retourner à l'institut et me faire faire un soin du visage…
Diego haussa les épaules, ravi de pouvoir s’installer sans elle au bord du bassin avec un magazine de voitures.
Maryse, elle, marcha d’un pas tranquille vers le spa.
Elle n’avait pris que son peignoir. En dessous, elle ne portait rien.
Et dans son regard bleu profond, brûlait le feu d’une femme prête à tout.
Et dans son regard bleu profond, brûlait le feu d’une femme prête à tout.
Le hammam était silencieux, plongé dans une pénombre moite et parfumée. De légères volutes d’eucalyptus flottaient dans l’air épais. Maryse pénétra lentement, le cœur battant fort, déjà nue sous son peignoir entrouvert.
Elle savait qu’il serait là. Et il y était.
Elle savait qu’il serait là. Et il y était.
Yassine, assis sur un banc de pierre chaude, la regardait avec cette intensité tranquille qui la faisait fondre. Torse nu, seulement vêtu d’un pagne noué à la taille. Il ne dit rien. Il l’attendait. Il la désirait. Et elle n’avait plus peur de se brûler.
Maryse referma la porte. L’endroit était à eux seuls.
D’un geste lent, sensuel, elle fit glisser son peignoir sur ses épaules. D’abord l’un, puis l’autre. Il tomba dans un froissement doux. Elle était nue. Entièrement. La buée sur sa peau faisait perler de fines gouttes sur son ventre, entre ses seins, le long de ses cuisses.
— Tu es magnifique, murmura Yassine.
Elle s’approcha, à petits pas, le bassin roulant légèrement sous la chaleur, comme si chaque mouvement de hanche annonçait déjà l’extase à venir.
Elle s’agenouilla devant lui, sans un mot, et ses mains commencèrent leur danse.
Elle s’agenouilla devant lui, sans un mot, et ses mains commencèrent leur danse.
Elle écarta doucement le tissu qui couvrait encore son sexe. Il était déjà dur, épais, vibrant.
Ses doigts, doux et assurés, l’entourèrent lentement. Elle ne se contenta pas de le masturber. Elle le caressa, l’explora, s’attarda sur son frein, ses bourses, le long de sa hampe. Elle semblait vouloir le redécouvrir à chaque souffle, avec la patience d’une femme qui a attendu trop longtemps.
Puis ce fut sa bouche.
Elle approcha ses lèvres, effleura à peine le gland gonflé, fit durer l’attente.
Un baiser. Un autre. Puis sa langue, chaude, soyeuse, glissa lentement de la base jusqu’au sommet, dans un mouvement si lent qu’il fit frémir Yassine.
Elle le prit dans sa bouche, tout doucement, sans brutalité, avec une lenteur exquise.
Un baiser. Un autre. Puis sa langue, chaude, soyeuse, glissa lentement de la base jusqu’au sommet, dans un mouvement si lent qu’il fit frémir Yassine.
Elle le prit dans sa bouche, tout doucement, sans brutalité, avec une lenteur exquise.
Une fellation d’une douceur inouïe, un ballet lent, presque tendre, fait de va-et-vient très profonds et très lents, de pauses où elle suçait longuement le gland, de moments où elle descendait jusqu’à ce qu’il sente sa gorge se contracter autour de lui.
Elle gémissait doucement, s’offrant au plaisir qu’elle donnait.
Puis elle se releva, son regard bleu brillant de fièvre, les lèvres encore humides.
Puis elle se releva, son regard bleu brillant de fièvre, les lèvres encore humides.
— J’ai envie de toi, Yassine. Là. Maintenant.
Il la prit par la taille, la fit asseoir à califourchon sur lui. Sa main guida son sexe jusqu’à l’entrée de Maryse, déjà trempée, offerte, vibrante.
Et elle s’empala sur lui, lentement, dans un râle de plaisir.
Elle prit le contrôle.
Ses mains sur ses épaules, ses seins frémissant à chaque mouvement, ses hanches dessinant des cercles lents et profonds. Elle le chevaucha avec sensualité, ses cheveux collés par la vapeur, ses ongles griffant sa peau.
Yassine la tenait fermement, fasciné par cette femme qui avait tout oublié : son mari, son fils, sa vie entière.
Il n’y avait plus que lui et elle…
Elle accéléra, haletante, jusqu’à ce que les gémissements deviennent cris étouffés, jusqu’à ce que leurs corps se contractent, se perdent, jouissent ensemble, dans un long râle animal.
Maryse resta un instant sur lui, tremblante, la tête enfouie dans son cou.
— Tu es… si belle, si merveilleuse, souffla-t-il.
Elle sourit, sans répondre.
Le hammam était de nouveau silencieux. La vapeur s’était épaissie, comme un voile complice, gommant les contours du réel. Ils étaient restés là, l’un contre l’autre, leurs peaux moites soudées, leurs respirations encore saccadées par le plaisir partagé.
Maryse, allongée sur le banc chaud, la tête sur les cuisses de Yassine, laissait ses doigts tracer des arabesques sur sa peau, lentement, comme si elle écrivait un secret.
Puis elle releva la tête, plongea ses yeux bleus brûlants dans ceux de son amant.
— Je veux… que tu me prennes. Encore. Mais différemment.
Yassine fronça légèrement les sourcils, intrigué.
— Je veux que tu me fasses tienne. Entièrement. Que tu me possèdes… sans retenue, sans limite… comme si j’étais à toi, à ta merci… Je veux… tout découvrir. Même ce que je n’ai jamais osé.
Elle hésita une seconde, puis, dans un souffle à peine audible :
— Même… là. Par-derrière. Comme jamais Diego ne l’a fait.
Un silence lourd suivit, plein de tension érotique. Yassine la regardait intensément, comme pour s’assurer qu’il avait bien compris. Mais elle soutint son regard, nue, offerte, avide.
Alors il se leva, la prit doucement par la main, et l’amena vers une petite alcôve carrelée, intime, isolée, dont la lumière tamisée jetait des reflets dorés sur leurs corps.
Il la fit s’agenouiller, puis se pencher en avant, les mains à plat sur une serviette épaisse, les genoux écartés. Elle haletait déjà, exposée, soumise, offerte à son désir.
Il s’agenouilla derrière elle, caressa ses fesses, les écarta lentement. Son sexe ruisselait encore, mais c’est plus haut qu’il porta ses doigts, humides et précis. Il caressa doucement l’orifice interdit avec de petits gestes circulaires, avant d’y poser un doigt.
Maryse se tendit, surprise par cette sensation étrange, mais si intensément excitante. Il prit tout son temps pour la préparer. Un doigt tout d'abord, puis un deuxième. Il l’ouvrit patiemment, avec une infinie douceur, et Maryse se détendit, se laissa faire, gémissant à chaque millimètre de progression.
— Prends-moi, souffla-t-elle. Je suis prête, je n'en peux plus, je te veux… là, maintenant.
Yassine se positionna, son sexe tendu contre la fente serrée de Maryse. Il poussa lentement. Très lentement.
Elle agrippa la serviette, haletante. C’était intense, déroutant, presque trop… mais elle ne voulait pas reculer. Elle voulait tout vivre.
Il avança encore. Elle se tendit, puis… soupira profondément. Il était en elle. Entièrement.
Yassine la pénétra avec des mouvements lents et profonds, la tenant fermement par les hanches. Il la dominait, mais sans brutalité : avec une puissance contrôlée, une maîtrise virile.
Et Maryse se mit à gémir, basculant peu à peu dans un plaisir nouveau, saisissant, animal. Chaque va-et-vient devenait plus fluide, plus intense. Il la tenait par les cheveux, la faisait cambrer, l’honorait, la possédait.
— Oui… oui, prends-moi… comme ça… encore… encore, cria-t-elle, ivre de sensations.
Elle atteignit un orgasme puissant, surprenant, une décharge chaude et profonde qui l’envahit tout entière. Yassine jouit presque en même temps, profondément enfoui en elle, dans un râle animal.
Ils restèrent ainsi un moment, noués, soudés, hors du monde.
Elle regagna sa chambre. Diego était toujours à la piscine. Elle profita de cet instant de solitude pour faire le point. Elle se laissa tomber sur le lit, encore nue sous sa robe, le corps moite, le sexe endolori, la peau frémissante. L’air climatisé souleva doucement le tissu, caressant ses cuisses nues. Elle ferma les yeux.
Elle venait une nouvelle fois de franchir une limite.
Elle avait offert à Yassine ce qu’elle n’avait jamais osé donner à personne. Même pas à son amant d’avant. Même pas à Diego.
Elle n’avait pas seulement accepté, elle l’avait voulu. Elle lui avait demandé, supplié presque.
Elle n’avait pas seulement accepté, elle l’avait voulu. Elle lui avait demandé, supplié presque.
Et maintenant ?
Elle n’éprouvait ni honte, ni regret, juste… un vertige.
Elle n’éprouvait ni honte, ni regret, juste… un vertige.
Elle ne se reconnaissait plus vraiment. Cette femme tremblante, offerte, assoiffée, qui avait gémi sous les coups de reins d’un inconnu il y a quelques jours, puis s’était abandonnée à la sodomie avec cet homme aujourd’hui… C’était bien elle.
Celle qu’elle avait réprimée pendant vingt ans. Celle qui dormait, sous la routine, sous les silences, sous l’indifférence de son mari.
Celle qu’elle avait réprimée pendant vingt ans. Celle qui dormait, sous la routine, sous les silences, sous l’indifférence de son mari.
Elle savait qu’elle ne pourrait plus revenir en arrière.
Elle jeta un œil à sa montre. Diego allait remonter d’un instant à l’autre. Il parlerait de la température de l’eau, de la mousse trop sucrée de la pina colada, de ses coups de soleil. Il ne remarquerait rien.
Pas l’odeur d’un autre, pas la fièvre dans ses yeux, pas la trace pourtant visible sur ses hanches et l’arrière de ses cuisses.
Pas l’odeur d’un autre, pas la fièvre dans ses yeux, pas la trace pourtant visible sur ses hanches et l’arrière de ses cuisses.
Elle se leva, se lava rapidement, remit un short et un débardeur et s’attacha les cheveux en chignon. Elle redevint la Maryse de façade.
Mais en elle, quelque chose était en train de grandir. Une faille, une flamme, une forme de liberté.
Et elle savait que bientôt, elle voudrait plus encore. Pas forcément de Yassine, mais de ce monde qui venait de s’ouvrir sous sa peau.
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