Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L’été de Carmen — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L’été de Carmen
Chapitre 1
22h15, Calvenne. Un quartier du vieux centre-ville. L'air est lourd, chargé de la moiteur du début d'été. L'été fait semblant de dormir.
La chambre est noyée dans une lumière bleutée, filtrée par un rideau épais. Tout est en désordre : des magazines de mode jonchent le sol, plusieurs bouteilles de parfum entamées trônent sur une commode bancale, un cendrier déborde, et une liasse de vêtements noirs traîne au pied du lit.
Au mur, des Polaroïds punaisés. Des visages flous, des instants volés.
Lina, allongée sur une table de ping-pong, cigarette aux lèvres. Antoine, casquette vissée à l'envers, l'air blagueur. Robinson, trop sérieux pour l'instant. Eva, qui pose sur chaque photo. Et Carmen. Sur certaines, elle rit. Sur d'autres, elle semble ailleurs. Parfois, elle disparaît presque. Comme si son malaise avait traversé l'objectif.
Lina, allongée sur une table de ping-pong, cigarette aux lèvres. Antoine, casquette vissée à l'envers, l'air blagueur. Robinson, trop sérieux pour l'instant. Eva, qui pose sur chaque photo. Et Carmen. Sur certaines, elle rit. Sur d'autres, elle semble ailleurs. Parfois, elle disparaît presque. Comme si son malaise avait traversé l'objectif.
Carmen est assise au bord du lit. Elle porte un débardeur noir collé à la peau et un sous-vêtement en dentelle noire. Sa peau est pâle, son corps fin, presque flottant. Taille de guêpe, jambes longues, dos cambré sans effort.
Elle a de longs cheveux brun cendré qui tombent jusqu'au milieu de son dos, souvent décoiffés, mais jamais négligés.
Son visage est calme, presque figé. Un petit nez droit. Des lèvres pleines, dessinées, un peu tristes. De grands yeux soulignés d'un trait noir précis. On dirait qu'elle ne cligne jamais. Elle fixe son écran. Attente. Silence.
Elle a de longs cheveux brun cendré qui tombent jusqu'au milieu de son dos, souvent décoiffés, mais jamais négligés.
Son visage est calme, presque figé. Un petit nez droit. Des lèvres pleines, dessinées, un peu tristes. De grands yeux soulignés d'un trait noir précis. On dirait qu'elle ne cligne jamais. Elle fixe son écran. Attente. Silence.
La porte s'ouvre doucement. Une lumière chaude découpe la silhouette de sa mère dans l'encadrement.
— Tu sors encore, Carmen ? Tu m'écoutes ?
— J'écoute pas, non.
— Tu fais quoi de tes journées ? Tu te lèves à 14h, tu ne manges rien, tu traînes la nuit comme une ombre...
— T'as pas besoin de demander. Tu sais déjà.
— Avant, tu me parlais. Tu me disais quand tu partais.
— Avant, tu m'écoutais.
— J'écoute pas, non.
— Tu fais quoi de tes journées ? Tu te lèves à 14h, tu ne manges rien, tu traînes la nuit comme une ombre...
— T'as pas besoin de demander. Tu sais déjà.
— Avant, tu me parlais. Tu me disais quand tu partais.
— Avant, tu m'écoutais.
Silence. La mère reste là, la main crispée sur la poignée.
— Tu deviens une étrangère. Et j'ai même pas vu quand ça a commencé.
La porte se referme. Carmen soupire. Longuement.
Elle enfile un jean taille basse qui dévoile ses hanches, un tee-shirt blanc trop court. À certains mouvements, son piercing au nombril scintille sous la lumière bleue.
La fenêtre est déjà ouverte. Elle passe par là.
Elle enfile un jean taille basse qui dévoile ses hanches, un tee-shirt blanc trop court. À certains mouvements, son piercing au nombril scintille sous la lumière bleue.
La fenêtre est déjà ouverte. Elle passe par là.
La rue est vide. Les lampadaires viennent tout juste de s'allumer. Un chat noir traverse sans bruit. Une cigarette entre les doigts, Carmen avance. Elle ne se retourne pas.
— Elle croit que je fuis. Mais j'étouffe pas. Je respire. Juste ailleurs.
Au fond de la rue Miroir, le feu rouge clignote comme chaque nuit. Carmen lève les yeux. Tout en haut, elle distingue déjà la silhouette de Robinson, accroupi au bord d'un toit. Il lui fait signe.
Ils sont en cercle, sur le toit couvert de gravier, un vieux matelas détrempé par la pluie servant de fauteuil central, la musique sort d'une petite enceinte posée sur un sac : Dagger, du groupe Slowdive. Le ciel est sans lune, la ville dort.
Carmen est assise en tailleur, la peau nue de son ventre exposée sous son haut blanc. Elle fume, ses ongles noirs sont légèrement écaillés. Ses yeux maquillés de khôl leur donnent un air mystique.
— Tu veux de la vodka pêche ou le truc chelou que Rayan a ramené ?
— Fais voir le truc chelou.
— Fais voir le truc chelou.
Lina rit et lui tend une bouteille étiquetée en cyrillique. Carmen boit une gorgée et grimace.
— On dirait du dissolvant. T'as trouvé ça où ?
— Chez le père d'un pote. Il a fui l'Ukraine avec deux valises et une caisse d'alcool, répondit Antoine.
— Y a pire comme héritage.
— Chez le père d'un pote. Il a fui l'Ukraine avec deux valises et une caisse d'alcool, répondit Antoine.
— Y a pire comme héritage.
La remarque d'Eva fit rire le groupe, tous sauf Carmen. Elle regarde les lumières lointaines, les tours des quartiers nord, le clocher de Saint-Hilaire. Ses jambes croisées bougent lentement.
Robinson se tourne vers elle et lui dit à voix basse :
— T'es bizarre ce soir. T'as pas dit un mot.
— C'est parce que j'écoute. Et quand j'écoute, je ne m'entends plus penser. C'est agréable.
— C'est parce que j'écoute. Et quand j'écoute, je ne m'entends plus penser. C'est agréable.
Le groupe commença à échanger les bouteilles. Carmen lève à peine les yeux, elle écoute, mais plus vraiment. Les paroles de la chanson résonnent dans sa tête : « The world is full of noise here, I hear it all the time. » Les voix de ses amis se fondent dans la musique. Carmen se lève sans prévenir, traverse doucement l'espace entre les sacs et les jambes croisées.
— Tu vas où ? demande Lina.
— Fumer seule.
— Fumer seule.
Elle s'éloigne, passe derrière la structure en béton qui cache les antennes, et rejoint un autre toit d'immeubles. Il y a un courant d'air plus froid ici. Loin du cercle, elle respire mieux. Elle sort une cigarette, la cale entre ses lèvres. Une voix surgit dans le noir.
— T'as du feu ?
Elle se retourne. Il est là. Grand, les cheveux noirs rasés sur les côtés, un polo rayé vert et bleu marine. Il la fixe tranquillement.
— J'allume pas les inconnus, répond Carmen.
— Alors je suis foutu.
— Alors je suis foutu.
Elle l'observe une seconde, puis allume sa clope et lui tend le briquet. Il s'approche. Carmen se dit intérieurement qu'elle se fiche de son prénom, elle a juste envie qu'il la fasse vivre cette nuit, qu'il lui fasse ressentir les choses.
Ils ne disent plus rien. Quelques bouffées plus tard, il l'invite d'un signe de tête vers l'escalier de secours.
Carmen hésite à peine.
Ils descendent en silence, croisant des fenêtres éclairées, des cris étouffés, une ville qui respire à peine.
Devant une voiture grise aux vitres teintées, il sort les clés de sa poche. Carmen entre sans parler.
Carmen hésite à peine.
Ils descendent en silence, croisant des fenêtres éclairées, des cris étouffés, une ville qui respire à peine.
Devant une voiture grise aux vitres teintées, il sort les clés de sa poche. Carmen entre sans parler.
Elle se laisse tomber sur le siège passager, le cuir collant à la peau nue de son ventre. Son pantalon est entrouvert, sa culotte descendue à mi-cuisses. Il referme la portière — le bruit sec résonne comme un coup de feu.
Dehors, la ville dort ; dedans, l'habitacle est saturé de chaleur, de tabac froid, de tension.
Il la regarde — il n'est pas beau, juste brut, concentré. Il attend un signe. Elle n'en donne pas, écarte les jambes, le fixe sans cligner des yeux. Il comprend.
Il se penche, ses mains glissent sous le débardeur, agrippent ses seins avec une brutalité presque animale. Elle étouffe un soupir, ne veut pas qu'il croie qu'il a déjà gagné, mais son corps répond malgré elle : ses tétons durcissent, son ventre se contracte, la chaleur monte.
Il la regarde — il n'est pas beau, juste brut, concentré. Il attend un signe. Elle n'en donne pas, écarte les jambes, le fixe sans cligner des yeux. Il comprend.
Il se penche, ses mains glissent sous le débardeur, agrippent ses seins avec une brutalité presque animale. Elle étouffe un soupir, ne veut pas qu'il croie qu'il a déjà gagné, mais son corps répond malgré elle : ses tétons durcissent, son ventre se contracte, la chaleur monte.
Il s'approche, lui enlève son t-shirt et lèche sa peau, maladroit, mais elle s'en fout. Il prend ses petits seins à pleine bouche, les embrasse, joue avec ses tétons. Elle veut qu'il remplisse ce vide, ce creux qui la suit partout.
Son pantalon glisse jusqu'aux chevilles, il passe entre ses cuisses. Elle est déjà mouillée, le contraste avec l'air frais la fait frissonner. Il caresse son vagin lisse, joue avec ses lèvres, puis glisse deux doigts en elle, sans prévenir. C'est brutal, ça la ramène à elle.
Elle ouvre les yeux : le plafond de la voiture est bas, l'univers s'est resserré — parfait.
Il la tire contre lui, son jean est déjà déboutonné. Elle le touche — dur, chaud, presque trop réel. Avec sa main, il guide la tête de Carmen vers son sexe. Elle lui prend le gland dans la bouche, le lèche, le suçote. Elle lèche son pénis, de la main droite joue avec ses testicules, va même jusqu'à les lécher.
Il la tire contre lui, son jean est déjà déboutonné. Elle le touche — dur, chaud, presque trop réel. Avec sa main, il guide la tête de Carmen vers son sexe. Elle lui prend le gland dans la bouche, le lèche, le suçote. Elle lèche son pénis, de la main droite joue avec ses testicules, va même jusqu'à les lécher.
— Si tu continues, je vais gicler, dit-il.
Elle attend un peu avant de grimper sur lui, déplace sa culotte afin de libérer le passage. Quand il entre, ça brûle, ça fend. Elle retient sa respiration puis le laisse faire, va-et-vient lentement. Il ne parle pas, elle ne veut pas qu'il parle.
Sa tête cogne le toit, son corps rebondit.
Sa tête cogne le toit, son corps rebondit.
Il l'emmène ensuite à l'arrière, mène la danse — c'est violent, mais ce n'est pas subi. Elle l'a voulu, elle décide, le laisse la traverser. Pas de plaisir clair, pas d'extase, juste cette tension sourde. Son cœur cogne plus fort que ses reins.
Il se retire au dernier moment afin de jouir sur ses fesses cambrées vers lui.
Il se retire au dernier moment afin de jouir sur ses fesses cambrées vers lui.
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