Une séance photo particulière
Chapitre 1
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✦ Mr_Pringles Une séance photo particulière XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Une séance photo particulière — Chapitre 1

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Mr_Pringles
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Une séance photo particulière

Chapitre 1

J'avais vingt bonnes minutes d'avance. Le métro avait été plus rapide que prévu, et j'avais préféré ne pas traîner dans la rue, le soleil étant encore haut et dur sur les trottoirs.
Je suivais les indications de son dernier message : Porte du fond ; deuxième étage. Arrivé devant la porte, je ressentis cette angoisse des premières fois, celle qui se répand en nous on ne sait trop pourquoi. Je débarquais de ma province à Paris pour tenter ma chance du haut de mes 20 ans. Je devais faire des photos pour envoyer des candidatures, et Maman m'avait rencardé avec une ancienne copine de promo aux beaux arts. Karine avait eu cet effet sur moi dès les premiers mots échangés par téléphone. D'une voix plutôt grave et froide, elle m'avait semblé intimidante. J'ai inspiré un coup, puis j'ai frappé doucement.
C'est une voix de femme qui a répondu, mais ce n'était pas Karine. La porte s'est entrouverte, et une jeune fille m'est apparue.
Elle devait avoir à peu près mon âge, peut-être un ou deux ans de plus. Fine, sans être fluette, le port droit, les cheveux bruns attachés sans prétention. Elle portait un débardeur clair et un pantalon de toile légère, taché à peine à la hanche d'un peu de pigment bleu. La douceur de son visage contrastait avec la froideur des échanges que j'avais eus avec Karine. Je la trouvais belle et je ne pus cacher un léger sourire presque gêné en la voyant.
Elle m'a regardé quelques secondes, un peu surprise, me retournant un sourire quant à elle beaucoup plus marqué et accueillant. L'angoisse avait soudainement disparu.
— Tu es... Antoine, c'est ça ?
— Oui. Je sais que je suis en avance... désolé.
Elle hésita un instant, puis a ouvert plus largement.
— Ce n'est pas grave. Entre. On finit à peine, mais tu peux patienter.
Karine était là. Au fond de la pièce, dans un halo de lumière blanche, debout dans un peignoir blanc entrouvert, les cheveux lâchés. J'étais surpris et instinctivement gêné de la trouver dans cette tenue.
Lentement, elle s'est retournée pour attraper quelque chose faisant glisser le peignoir le long de son épaule, laissant furtivement apparaître un sein. Rien d'ostensible certes, mais je n'avais aucun doute sur ce qu'elle portait, ou plutôt, ce qu'elle ne portait pas.
Mon regard s'est échappé par réflexe, comme pris en faute, restant immobile, incapable de reculer.
— Tu n'étais pas censé arriver avant 16h30, a-t-elle dit.
Sa voix était calme, mais coupante, comme pour me signaler que j'arrivais dans un moment inopportun.
— Je... je voulais être sûr de ne pas arriver en retard ...
Ma voix s'est éteinte, sans le vouloir. Je dus déglutir pour ne pas m'étouffer devant elle.
Karine n'a pas répondu. Elle a noué son peignoir sans hâte, puis elle s'est éloignée vers une autre pièce comme si de rien n'était. Son élève qui entre-temps avait repris place derrière son chevalet avait repris naturellement son travail sur la toile qu'elle dessinait. Après quelques secondes à l'observer, elle leva la tête et me décrocha de nouveau ce sourire chaleureux me faisant un petit signe pour m'avancer.
Ce que je vis sur le chevalet m'a saisi. On y voyait un corps de femme, nu, dessiné avec une précision presque crue. Cette femme, c'était sans aucun doute Karine dont on pouvait aisément reconnaître les lignes du visage.
Le dessin n'était pas terminé, mais il avait déjà quelque chose de saisissant, de dérangeant aussi. Elle n'avait pas cherché l'élégance ; elle avait capturé l'abandon. Ce que je voyais, ce n'était pas un nu d'atelier comme j'en avais pu voir à travers les travaux que maman m'avait montrés d'elle. C'était un corps qui avait baissé la garde, offert dans sa vérité brute, sans défense, sans mise en scène.
Karine y était allongée, légèrement de biais, une jambe repliée, l'autre tendue, laissant apparaître la courbe douce de sa hanche et ce pli de peau presque imperceptible qui descendait de l'aine. Ses cuisses étaient pleines, féminines, dessinées avec une précision presque douloureuse. Les ombres suggéraient la chaleur, la densité, la vie.
Son ventre n'était ni plat, ni gonflé. Il avait cette souplesse d'un corps mature, vivant, assumé. Les seins esquissés sans fioriture semblaient lourds, naturels, l'un légèrement écrasé contre son bras replié, l'autre libre, à découvert. Le téton, tracé d'un seul geste, restait visible comme un point de tension.
Mais c'était plus bas que mon regard s'attardait malgré moi.
Son élève avait osé tout tracer, sans contour flou, sans pudeur d'élève. Le pubis tapissé d'un léger duvet, sombre et clairsemé laissant entrevoir le clair de sa peau. Les grandes lèvres, légèrement ouvertes, dévoilaient l'intimité nue d'une femme représentée comme un objet de désir. Le sexe n'était pas stylisé : on avait l'impression qu'il vibrait au contact de l'air. Par son simple trait, elle avait rendu une densité, une chaleur presque tactile qui réchauffait l'atmosphère de la pièce. Et ce qui m'a le plus troublé, c'est ce qu'elle avait fait de l'expression du visage : les yeux mi-clos, la bouche entrouverte, pas dans un sourire — dans une absence. C’était comme si Karine ne posait pas, mais qu'elle s'abandonnait à quelque chose.
J'étais là, hypnotisé par le réalisme de cette vulve attirant le regard comme la fleur attire l'abeille. Je sentais naître dans mon ventre, une tension profonde et incontrôlable faisant ressortir la courbure de la braguette de mon jean. J'en avais la gorge sèche, la peau en alerte.
Je fus tiré de cette douce rêverie par le bruit des pieds nus de Karine sur le parquet. J'ai détourné les yeux aussitôt, mais trop tard. Je savais qu'elle m'avait vu bloqué sur son intimité. Le sang m'est monté aux joues. Je me suis tourné et j'ai croisé son regard.
Karine, toujours en peignoir noué à la taille, tenait à la main un verre rempli de quelques glaçons. De la vodka, à vue de nez, et pure. Elle se tenait dans l'embrasure de la porte, comme si elle évaluait la scène avant d'y entrer. Puis elle s'avança de quelques pas, lentement, sans presser le silence.
Elle me fixait sans colère ni gêne, mais avec quelque chose d'insondable. Un calme étrange. Presque une mise à l'épreuve.
Je n'ai rien dit. Elle non plus. Je n'avais pas bougé et je ne l'aurais pas pu.
Alors ? murmura-t-elle, sans s'adresser à personne en particulier.
Son regard a brièvement frôlé le mien puis ses yeux descendirent lentement jusqu'à mon entrejambe où le tissu déformé disait ce que je ne voulais pas admettre. J'étais figé, brûlant de honte, incapable de masquer quoi que ce soit. Mais elle ne dit rien. Elle porta son verre à ses lèvres, but une gorgée, puis se détourna calmement vers le chevalet. Comme si elle n'avait rien vu ou comme si ce silence faisait déjà partie du jeu.
— Tu as pu faire connaissance avec Melissa ? me lançant un hochement de la tête demandant mon approbation.
— Elle a du talent, cette petite. Mais elle va trop vite, ou trop lentement. Jamais au bon tempo.
Mélissa n'a pas réagi, ou peut-être qu'elle était trop habituée pour s'en formaliser. Ce que j'appris plus tard ce jour-là, c'est que Melissa venait préparer un prestigieux concours et qu'il était essentiel pour elle de maîtriser toutes les formes et techniques de dessin. Elle était douée, je n'avais pas besoin de l'avis de Karine pour le penser et je me sentais presque privilégié d'assister à sa séance de travail.
— Tu vois, dit-elle en se tournant vers moi, ce qui compte, ce n'est pas seulement ce qu'on voit. C'est ce qu'on ose regarder. Ce qu'on laisse durer dans l'œil.
Je n'ai pas su répondre. Je me sentais attaqué. Comme si elle aurait voulu que je la mate davantage sur le dessein, sans honte, sans réaction. Mais j'avais fui le regard, tout en montrant vulgairement mes émotions dans mon pantalon. Je sentais mes tempes cogner, et sous ma chemise, une chaleur nerveuse grimper le long de ma nuque.
Elle m'a tendu son verre.
— Bois. Ça détend.
J'ai hésité, avant de le prendre, mais je sentais que ce n'était presque pas une invitation. La vodka m'a brûlé la gorge, mais m'a fait du bien. Comme si je participais enfin, qu'elle n'acceptait.
Elle s'est tournée vers un coin de l'atelier et a pris un appareil photo sur une étagère.
— Bon. On va faire simple. Toi, tu restes là, a-t-elle dit en me désignant un tabouret. Melissa, toi tu prends ton carnet, on a pas terminé. Ce sera bon pour tes gestes. On a la chance d'avoir un beau modèle, donc tu vas me faire un maximum de croquis, je veux que tu captures un maximum de traits en un minimum de temps. C’est compris ?
Elle s'exécuta sans sourciller, lâchant un “Oui madame” dans l'air presque en signe de soumission.
A mon tour, j'ai obéi. Elle a réglé l'éclairage, déplacé une lampe de chantier sur pied, ouvert un rideau partiellement, et l'ombre du soir a glissé doucement sur le parquet. J'attendais patiemment les derniers réglages sans trop savoir comment cela allait se passer. Elle a levé son appareil, puis s'est arrêtée.
— Enlève ton t-shirt.
J'ai cru mal entendre. Un silence de mort régnait dans la pièce.
— Pardon ? dis-je timidement, la voix presque chevrotante.
— Ton t-shirt. Enlève-le. Tu vas briller sous les spots, et moi j'ai besoin d'ombres nettes. De plus, Melissa est là pour travailler les corps, et sa séance n'est pas encore finie. J'ai regardé Mélissa. Elle ne semblait pas surprise. Elle attendait, déjà le crayon à la main, comme si c'était la suite logique. Moi, je sentais mon ventre se contracter. Ce n'était pas tant la pudeur, mais ce que ça impliquait. Être vu par elle, immortalisé.
— Pardon Madame, mais je viens de faire des photos pour un book, je ne crois pas que ça soit intéressant que je sois torse nu.
Karine arrêta les derniers réglages qu'elle faisait sur l'appareil et me lança un regard noir. Je sentais que je venais de dire quelque chose que je pourrais regretter.
— Tu crois savoir mieux que moi, c'est ça ? Rappelle-moi depuis combien de temps tu fais ça déjà ? Ses mots claquaient dans l'air de la pièce qui devenait de plus en plus irrespirable. Je ne savais plus comment me tenir sur mon tabouret au milieu du praticable, ébloui par les projecteurs et assommé par cette déferlante de mots.
— Au théâtre, crois-moi si tu veux t'en sortir un tant soit peu, il va falloir être à l'aise avec ton corps.
Je ne sais pas si c'est l'énervement de Karine ou bien si ce sont ses paroles même qui ont su me faire réfléchir. Elle avait en effet touché un point sensible sur lequel je travaillais.
— J'ai dit à ta mère que je voulais bien t'aider, mais c'est à ma manière. Donc tu fais ce que tu veux, mais je n'ai pas de temps à perdre avec des gamins qui ne savent pas ce qu'ils veulent.
Sur ces derniers mots, je me suis levé lentement. J'ai saisi le bas de mon t-shirt et je l'ai ôté. Le calme était instantanément revenu dans le studio.
Je l'ai entendue murmurer :
— Voilà. C'est déjà mieux ; en plus bâti comme tu es - marquant une légère pause, l'œil fixé derrière l'objectif - ça aurait été dommage de cacher ces beaux abdos ...
Puis l'obturateur a claqué pour la première fois.
Karine s'était tue un moment. Elle observait Mélissa travailler, debout derrière elle, le menton levé, le regard légèrement plissé. Elle lui portait une attention particulière, me laissant seul à la merci des coups de crayon de son élève, seul au milieu de l'arène.
De temps en temps, elle me demandait de prendre de nouvelles pauses. J'en profitais pour relâcher les crispations que certaines positions me procuraient. Melissa quant à elle enchaînait les croquis avec une volonté sans équivoque de bien faire. Son air sérieux me charmait, je la trouvais belle. J'éprouvais presque un certain plaisir à m'exhiber ainsi devant elle, moi d'ordinaire si pudique et réservé. Je sentais son regard épouser les formes saillantes de mon corps et cela me rendait fier.
J'essayais par moments de lui sourire lorsque nos regards se croisaient, mais elle semblait ne pas se soucier de moi. Elle n'était intéressée que par le modèle, pas moi.
De son côté, Karine ne cachait pas son mécontentement. Elle tournait autour de la jeune élève, l'air inquisitrice, soulignant par des gestes de la main le moindre défaut dans son travail. Plusieurs fois, elle lui demanda de recommencer.
A force de bouger, l'étoffe de son peignoir glissa. Pas d'un coup, pas avec ostentation. Mais juste assez pour que l'échancrure se creuse et que la lumière frôle ce qu'elle ne devait pas montrer. Je pouvais voir la courbe douce d'un sein, à demi dissimulé sous le pan du peignoir ; juste assez pour me replonger dans mes rêveries du dessin...
Et très vite, comme un réflexe honteux, mon corps réagit. Une tension dans le bas-ventre. Un frottement léger contre le tissu. Juste une bosse, minuscule, mais trahissant ce que j'aurais voulu cacher. Je le sentais, je le savais et je ne pouvais rien faire contre cela.
Karine semblait ne pas tenir en place. De nouveau agacée par un trait mal appliqué de Melissa, elle se pencha sur son carnet avec plus d'énergie, laissant presque échapper son sein en dehors de son peignoir.
Je n'en revenais pas de mes propres yeux.
Son sein semblait irrémédiablement attiré vers la lumière, sans filet de secours ou presque. Il est retenu in extremis par ce téton gonflé par les frottements répétés contre le tissu. Tantôt à gauche, tantôt à droite, il subissait les mouvements de Karine dans un balancement presque chorégraphié. La tension dans mon pantalon se faisait de plus en plus pressante.
Puis, sans préambule Karine dit :
— Bon, ça ne marche pas Melissa. On va essayer quelque chose. Antoine, enlève ton pantalon.
Je crus avoir mal entendu.
Je me redressai un peu, les mains hésitantes, les muscles raides.
— Je ne préfère pas, répondis-je, presque dans un souffle étouffé.
Karine ne releva même pas les yeux vers moi. Elle resta penchée au-dessus de l'épaule de Mélissa, comme si ma réponse ne l'intéressait pas vraiment.
— On en a déjà parlé, donc je croyais que c'était clair ? Tu veux faire du théâtre ou pas ? dit-elle simplement, sans colère, mais sans appel non plus. Parce que des metteurs en scène qui vont demander de te déshabiller, tu vas en avoir.
Je ne savais pas quoi répondre. Mon regard passa de son profil à celui de Mélissa, concentrée, silencieuse.
Puis, à ma grande surprise, c'est elle qui prit la parole :
— Antoine... Fais-le, s'il te plaît. Ça m'aiderait.
Sa voix était douce, presque implorante, mais sérieuse. Il n'y avait ni gêne ni ironie, juste une attente sincère et bienveillante.
— Elle a raison, poursuivit Karine. Elle doit apprendre à sentir les tensions dans les corps, pas juste à les deviner sous le tissu.
J’étais touché par l'intervention de Melissa qui, bien qu'elle en bavait avec les méthodes de Karine, avait toujours cette attitude très résiliente.
Je baissai les yeux vers mon jean, fort heureusement, cette petite discussion avait détourné mon attention, si bien que mon sexe avait dégonflé. Je pris une courte inspiration, et lentement, les doigts un peu tremblants, je défis ma ceinture.
Le tissu glissa le long de mes jambes dans un froissement discret. Je restai là, debout en boxer, vulnérable. La lumière du studio caressait ma peau. J'étais debout, offert au regard des deux femmes, et pourtant jamais aussi silencieusement observé.
Karine hocha imperceptiblement la tête, puis murmura :
— Mieux.
Elle fit quelques pas de côté, récupéra son appareil et recommença à shooter, tandis que Mélissa reprenait son dessin.
Je baissai les yeux. Je croisai le regard de Mélissa. Elle ne dit rien. Peut-être n'avait-elle rien vu. Ou peut-être que, pour elle, cela faisait partie du modèle. De ce qu'elle devait apprendre à dessiner.
Karine, elle, ne semblait pas remarquer. Ou alors elle choisissait de ne pas voir.
Elle continuait de prendre quelques clichés.
— Garde cette tension, dit-elle simplement.
Sans savoir si elle parlait du dessin ... ou du modèle.
Karine continuait de tourner autour du chevalet. Elle observait. Rectifiait parfois d'un mot sec, ou d'un simple froncement de sourcils. Elle semblait de plus en plus absorbée... ou peut-être agacée.
Je n'aurais su dire exactement quand son peignoir s'était entrouvert davantage. C'était imperceptible, graduel. Un glissement à peine visible, au fil de ses pas, de ses gestes, de ses silences. Mais à présent, ce n'était plus un simple aperçu : l'ouverture béante laissait voir presque toute sa poitrine dans la pénombre du tissu mouvant.
Et elle ne semblait pas s'en rendre compte. Ou alors elle faisait semblant.
De toutes mes forces, je tentais de ne pas regarder, sachant pertinemment quelle réaction mon corps offrirait en retour. Mais mon regard, involontairement, ou consciemment, je ne savais plus, revenait sans cesse s'échouer là. Sur cette peau nue, offerte par accident.
Mon ventre se serrait. Et dans mon boxer, la tension reprenait inexorablement sa place.
Je me figeai de plus en plus, le souffle court. Je croisai son regard. Elle me vit. Pas un mot. Puis son regard s'immobilisa un instant sur ma taille.
C'est là qu'elle s'aperçut que son peignoir était grand ouvert, laissant à ma vue son corps nu. Elle ne dit rien. Ne fit rien pour le cacher de ma vue... comme pour augmenter mon excitation.
Je ne bougeais plus. Je crois que je n'aurais pas pu, même si on me l'avait demandé. Je sentais affluer le sang dans ma queue à chaque battement de cœur.
J'avais l'air calme, sûrement — c'est ce qu'on attendait d'un modèle —, mais à l'intérieur, c'était tout le contraire.
Je sentais le tissu du boxer me coller à la peau, et cette sensation me rendait fou. Ce n'était pas la chaleur ni du trac. C'était autre chose. Quelque chose en moi voulait qu'il glisse, mais je ne pouvais pas l'avouer. Pas même à moi-même.
L'instant d'après, son ton changea brusquement.
— Tu ne ressens rien, Mélissa. Tu traces, tu recopies !
Elle se pencha au-dessus de l'épaule de son élève, d'un geste brusque cette fois.
— Il est là, devant toi. Vivant ! Et toi, tu gribouilles comme si tu recopiais un mannequin en vitrine.
Mélissa baissa la tête, un peu mortifiée.
— J'essaye...
Lève-toi, dit Karine à Mélissa, soudain plus sèche.
Elle ne lui laissa pas le temps de répondre. D'un geste sec, elle attrapa sa main et l'entraîna quelques pas plus près de moi. Mélissa semblait surprise, presque déstabilisée, mais elle se laissa faire.
Dans son mouvement, le nœud de la ceinture de Karine céda, offrant à ma vue le peu qu'il m'était encore interdit de voir. J'étais pétrifié, à la fois obnubilé par la vue qui m'était offerte, et cette sensation d'avoir l'interdiction de bouger comme si en ne bougeant pas, j'arriverai à cacher ce qu'on ne pouvait ignorer.
— Tu regardes de loin. Tu crois que c'est suffisant pour sentir ce qu'il dégage ?
Karine parlait sans me regarder, mais je sentais que tout tournait autour de moi. Ou plutôt... autour de ce que je représentais.
Elle s'arrêta à moins d'un mètre.
— Là. Dessine à cette distance. Oublie ce que tu crois savoir. Regarde.
Mélissa, debout devant moi, tenait toujours son carnet contre elle.
Son regard avait changé. Moins distant. Plus confus.
Je sentais la chaleur de son corps proche, le léger frémissement de sa respiration.
Et puis, Karine s'approcha à son tour. Elle me contourna, sans un mot, et, dans un silence lourd, ajusta la lumière d'un spot.
Son bras frôla mon dos, et un courant me traversa. Je n'osais plus respirer. Je sentais tout le sang de mon corps cogner affluer, repoussant les limites que ma verge pouvait tolérer.
— Ce qui compte, dit-elle plus bas, ce sont les lignes de tension. Le poids des hanches, l'axe du regard, la manière dont le corps retient ou cède.
Elle posa une main sur ma hanche. Juste une main. Légère. Précise.
— Ici. Là. Ce que tu dois capter, Mélissa, c'est ce qui vibre. Ce qu'il ne montre pas, mais que tu vois quand même.
Et alors, Karine a levé la main.
Je l'ai vue se tendre vers moi, naturelle, tranquille. Ses doigts ont effleuré le bord de mon boxer. Et d'un geste presque imperceptible... elle l'a baissé. Le tissu a glissé contre mes cuisses, lentement, avec ce bruit discret qu'on fait quand on retire quelque chose qu'on ne devrait pas. Il est tombé à mes pieds. Et moi, je suis resté là. Nu. Je ne savais plus quoi faire de mon regard. Ni de mes pensées. Je suis resté droit, honteux de ce que mon corps disait malgré moi. Il n'y avait pas besoin de mots. Ni même de gestes.
Je bandais devant deux femmes qui me regardaient dans une indifférence presque glaciale. Pas un mot. Pas un bruit. Seuls les bruits du crayon sur le papier.
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Photo de profil de Gubbe
Gubbe
30 août 2025 à 10:58
Trés beau texte, excitant et Nous tiens en haleine, j’adore. Ce que j’aurais aimé étre à la place d’Antoine
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Répondre
BrunoParis
30 août 2025 à 09:08
On est pris par le récit, belle plume, vivement la suite
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Photo de profil de SuzePhil
SuzePhil
29 août 2025 à 17:39
Excellent, juste ce qu'il faut. Très excitant. La suite...
Soyez respectueux
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Photo de profil de Frederyc
Frederyc
29 août 2025 à 15:47
J’adore !!!
Soyez respectueux
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Utilisateur supprimé
29 août 2025 à 13:26
J’adore l’indifférence des ces femmes face à ton excitation présente mais honteuse, avoué mais que tu souhaiterais cacher… une suite?
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Fiorek
Fiorek
29 août 2025 à 13:06
Récit vivant et millimétré, l'auteur a manifestement pris à son compte les conseils de Karine.
Soyez respectueux
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