Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
A nous les petites Anglaises — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
A nous les petites Anglaises
Chapitre 1
Histoire unique
Ce récit est entièrement vrai et s'est déroulé à Londres. Je vais vous narrer cette histoire au présent, afin de la rendre plus vivante. Les intervenants de ce récit se cachent derrière un nom d'emprunt.
Ce récit est entièrement vrai et s'est déroulé à Londres. Je vais vous narrer cette histoire au présent, afin de la rendre plus vivante. Les intervenants de ce récit se cachent derrière un nom d'emprunt.
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Je me prénomme Tristan et je viens de terminer ma formation commerciale de trois ans dans une compagnie de transport aérien. Enfin presque terminée, car la quatrième année consiste à parfaire mes connaissances linguistiques. Je suis donc catapulté à Londres, et ça tombe à pic, modeste guitariste, du matin au soir je me gave de rock anglo-saxon.
Je me prénomme Tristan et je viens de terminer ma formation commerciale de trois ans dans une compagnie de transport aérien. Enfin presque terminée, car la quatrième année consiste à parfaire mes connaissances linguistiques. Je suis donc catapulté à Londres, et ça tombe à pic, modeste guitariste, du matin au soir je me gave de rock anglo-saxon.
Valise bouclée, je m'envole pour le Royaume-Uni. Si vous débarqué seul dans la capitale et que comme moi vous baragouinez seulement quelques mots d'anglais, vous allez vite comprendre que personne ne vous comprend et que même si l'on vous comprend, vous ne comprendrez pas la réponse à votre question.
Finalement je trouve mon quartier, ma rue, mon immeuble. Là, c'est facile : un gros 15 peint en noir sur une porte jaune fluo. Oufff !!!
Là, trois de mes compatriotes m'attendent. Oui, je vous explique. Ce logement appartient à ma compagnie et sert à loger des stagiaires comme moi. Il est prévu pour 4 personnes et par une subtile rotation, le quatrième c'est moi.
Là, trois de mes compatriotes m'attendent. Oui, je vous explique. Ce logement appartient à ma compagnie et sert à loger des stagiaires comme moi. Il est prévu pour 4 personnes et par une subtile rotation, le quatrième c'est moi.
— Salut mec !!! t'as fait bon voyage ? Viens je te montre ta chambre, tu pourras y déposer tes bagages, me dit Robert.
Mais laissez-moi vous les présenter. Nous sommes tous les quatre entre 19 et 21 ans.
Il y a le plus vieux, enfin le moins jeune. Il se prénomme Kurt, il a 21 ans et il est de langue maternelle allemande. Il est calme, studieux, tolérant, toujours prêt à rendre service.
Il y a Robert, fils de paysan de montagne, costaud, massif, pas trop raffiné mais marrant.
Le troisième est Micky (Michel). Une pile électrique, coureur de jupons. Je devrais plutôt dire que ce sont les jupons qui courent derrière lui. Bien bâti, belle gueule, toujours tiré à quatre épingles et musicien à ses heures, lui aussi.
Il y a le plus vieux, enfin le moins jeune. Il se prénomme Kurt, il a 21 ans et il est de langue maternelle allemande. Il est calme, studieux, tolérant, toujours prêt à rendre service.
Il y a Robert, fils de paysan de montagne, costaud, massif, pas trop raffiné mais marrant.
Le troisième est Micky (Michel). Une pile électrique, coureur de jupons. Je devrais plutôt dire que ce sont les jupons qui courent derrière lui. Bien bâti, belle gueule, toujours tiré à quatre épingles et musicien à ses heures, lui aussi.
Et moi, Tristan. Un peu comme les couteaux suisses : multifonctionnel. Bon presque partout, excellent nulle part.
A quatre, pour l'intendance, pour les achats de nourriture et l'organisation des sorties, pas simple, du fait que nous n'avons pas des horaires ni de lieux de travail communs.
Géo-socialement parlant, notre résidence est à l'épicentre de notre vie sociale. Nous vivons au sous-sol de l'immeuble, avec un jardinet devant nos fenêtres et il faut lever les yeux pour voir la rue. Au 13 de la même rue, nous avons deux voisines qui pratiquent le plus vieux métier du monde. Mais nos échanges avec elles restent purement amicaux et se limite à de l'aide.
A quatre, pour l'intendance, pour les achats de nourriture et l'organisation des sorties, pas simple, du fait que nous n'avons pas des horaires ni de lieux de travail communs.
Géo-socialement parlant, notre résidence est à l'épicentre de notre vie sociale. Nous vivons au sous-sol de l'immeuble, avec un jardinet devant nos fenêtres et il faut lever les yeux pour voir la rue. Au 13 de la même rue, nous avons deux voisines qui pratiquent le plus vieux métier du monde. Mais nos échanges avec elles restent purement amicaux et se limite à de l'aide.
— Vous n'auriez pas un peu de sucre ???
— Il nous manque un peu d'huile.
— Nous n'avons plus de thé,
— Il nous manque un peu d'huile.
— Nous n'avons plus de thé,
Ces échanges sont bilatéraux et le remplacement des denrées empruntées se fait dès le lendemain, largement.
Par contre, et c'est là où cela devient intéressant, pour la chasse aux « girls », notre emplacement est idéal.
Il y a un collège de filles qui préparent leur entrée à l'université, un restaurant « fast food » juste à côté, un supermarché et un salon-lavoir.
Alors régulièrement, prenant Micky comme appât, nous entrons au resto, bondé de filles, et prenant bien la peine de parler fort, en français, pour piquer la curiosité des jeunes femmes. Et croyez-moi, les petits Frenchies ont toujours la cote.
Par contre, et c'est là où cela devient intéressant, pour la chasse aux « girls », notre emplacement est idéal.
Il y a un collège de filles qui préparent leur entrée à l'université, un restaurant « fast food » juste à côté, un supermarché et un salon-lavoir.
Alors régulièrement, prenant Micky comme appât, nous entrons au resto, bondé de filles, et prenant bien la peine de parler fort, en français, pour piquer la curiosité des jeunes femmes. Et croyez-moi, les petits Frenchies ont toujours la cote.
Notre scénario, bien rôdé, marche presque à chaque coup.
Toujours au resto, un échange de sourires, une invitation à prendre un soda, et une proposition de venir prendre un verre à la maison et éventuellement un repas le soir, immuablement spaghettis sauce bolognaise, ensuite il y a deux options :
Toujours au resto, un échange de sourires, une invitation à prendre un soda, et une proposition de venir prendre un verre à la maison et éventuellement un repas le soir, immuablement spaghettis sauce bolognaise, ensuite il y a deux options :
Si elles ne sont pas farouches elles passent en chambre pour le grand plaisir du ou des rabatteurs, le cas contraire nous leur demandons un coup de main pour repasser notre lessive lavée et séchée quelques jours plutôt. Certaines choisissent même les deux options.
Nous vivons à cent à l'heure. Le travail terminé, nos occupations étaient de revoir les copains, écouter des concerts au Marquee ou d'autres clubs à la mode dans Soho, réputé pour ses pépinières de boîtes. Pour trouver des minettes, les pubs, c'est aussi un bon créneau, ils foisonnent dans la mégalopole londonienne, et souvent pas le temps de ramener sa proie à la maison. En été, Holland Park, Hyde Park sont plein de bosquets, de taillis propice à la gaudriole. Sous la ramure, pas trop de temps de raconter sa vie, assez banale en plus, et avec mon anglais de contrebande, on passerait à l'action au petit jour.
Le soir, nous ne sommes que rarement tous les quatre. Un est encore au travail et un autre roucoule sur les bords de la Tamise ou ailleurs. Quelques fois, nous sommes invités chez des collègues d'autres compagnies, on appelle cela « Interline Party » ce qui nous permet de rencontrer de nouvelles personnes et surtout affiner notre anglais, pas toujours commercial.
Lors d'une de ces soirées, organisée par des stagiaires d'Air India, je rencontre Sarita. Elle est vêtue à l'indienne, enroulée dans un sari doré recouvert de paillettes et incrusté de pierres précieuses (fausses). Mon oral est raté. Impossible de sortir un seul mot de ma bouche. Elle est trop belle, surtout trop belle pour moi. En français, je peux encore trouver les mots pour la séduire, mais dans la langue de Shakespeare, c'est une autre paire de manches.
Elle comprend vite mon désarroi, s'approche lentement de moi, me gratifie d'un sourire hors norme et me dit
— How do you do ? My name is Sarita and I was born in Bombay. (traduction : Comment vas-tu ? Je me prénomme Sarita et je suis née à Bombay).
— Je…je… I'm fine, thank you.
— Je…je… I'm fine, thank you.
Elle me tend un verre et une petite assiette avec quelques spécialités de son pays.
C'est la première fois qu'elle rencontre quelqu'un de francophone et elle me demande de lui dire quelques mots dans ma langue. Je lui avoue qu'elle est d'une rare beauté, et que cette beauté m'impressionne. Mon côté hésitant, mal habile la séduit et la fait beaucoup rire. J'espère simplement que ce n'est pas de la moquerie. Je tente désespérément de traduire ces compliments, mais rapidement je jette l'éponge. Trop d'émotion me bloque.
C'est la première fois qu'elle rencontre quelqu'un de francophone et elle me demande de lui dire quelques mots dans ma langue. Je lui avoue qu'elle est d'une rare beauté, et que cette beauté m'impressionne. Mon côté hésitant, mal habile la séduit et la fait beaucoup rire. J'espère simplement que ce n'est pas de la moquerie. Je tente désespérément de traduire ces compliments, mais rapidement je jette l'éponge. Trop d'émotion me bloque.
Nous sommes près d'une quarantaine de personnes dans cette soirée et je ne connais personne, sauf Kurt, mon collègue-ami, et bien sûr, dans ce patchwork multiculturel et multiracial, l'anglais est le dénominateur commun.
J'avoue être un peu perdu au milieu de ce rassemblement, et pour faire bonne figure, je déambule, mon verre à la main, entre le buffet et la sortie, en ne lâchant pas des yeux Sarita. Nous regards se croisent souvent. Notre rencontre de ce soir n'est qu'une prise de contact, mais je veux et je dois absolument la revoir.
Dans cette soirée je m'emmerde comme un rat mort. Je voudrais être seul avec ma belle indienne. M'a-t-elle entendu. Madame La Chance vient à mon secours.
Sarita me rejoint pour m'annoncer son départ. Elle est loin de son domicile et elle ne veut pas rater son dernier métro, ce qui est aussi mon cas.
Sarita me rejoint pour m'annoncer son départ. Elle est loin de son domicile et elle ne veut pas rater son dernier métro, ce qui est aussi mon cas.
— Où habites-tu ? lui demandais-je.
— Je prends la Blue Line jusqu'à South Ealing pas très loin de l'aéroport de Heathrow.
— Je pars avec toi. C'est la même ligne mais je descends plus tôt. A South Kensington. Ici je m'ennuie.
— Je prends la Blue Line jusqu'à South Ealing pas très loin de l'aéroport de Heathrow.
— Je pars avec toi. C'est la même ligne mais je descends plus tôt. A South Kensington. Ici je m'ennuie.
Après avoir salué quelques personnes de l'assemblée nous quittons cette ambiance bruyante pour se retrouver, elle et moi, dans le silence de la nuit. Nous formons in drôle de couple. Moi, chemise sport, jean et tennis, elle sari, foulard et escarpins.
Dans l'escalier roulant qui nous avale et nous plonge dans les profondeurs de la terre j'attrape ma compagne par la taille et la sers contre moi. Nos regards se croisent et lancent des cris de désir. Je ne sais pas ce qui se passe sous ses vêtements, mais, de mon côté, mon sexe danse la lambada dans sa cage devenue rapidement trop exigüe. La station de métro est bondée. Remplie par une foule turbulente et bruyante. Un match de football vient de se terminer au stade d'Arsenal. Notre métro finalement arrive, nous sommes catapultés à l'intérieur, heureusement restent deux sièges libres, face à face. Dans ce brouhaha, impossible de communiquer. Un papier et un crayon feront l'affaire ; mon nom, mon prénom, adresse et numéro de téléphone seront les seules infos transmises durant le trajet.
— Tu descends à Kensington avec moi ?
— Non. Je commence très tôt demain matin, ce n'est pas possible. Mais je t'appelle demain soir.
— Non. Je commence très tôt demain matin, ce n'est pas possible. Mais je t'appelle demain soir.
Je dépose mes lèvres sur les siennes et quitte le wagon, la boule au ventre. Va-t-elle me rappeler ?
Fin
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Commentaires ()
Je dois lire la suite...
Ah nothing
Merde
je dois lire la suite...
Ah no pas de suite
Merde
je dois lire la suite...
Dommage, l'écriture était bonne !