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✦ El'Macho Collection ; “Récits Découvertes” XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Collection ; “Récits Découvertes” — Chapitre 2 · Après la mort 1er partie (~30 min)

20 minutes
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Collection ; “Récits Découvertes”

Chapitre 2 · Après la mort 1er partie (~30 min)

Après la mort 1er partie (~30 min)
Collection ; “Récits Découvertes”
— Une exploration, à la rencontre de chaque catégorie, au moins une fois.
Chapitre 1 ; La Mort
La pluie tombait fine et régulière sur les vitres de la chapelle. Dehors, tout semblait figé dans un gris uniforme, comme si le monde lui-même retenait son souffle. Un vent léger soulevait parfois les feuilles mortes, comme une dernière révérence au défunt.
Élise ne pleurait pas. Pas encore. Elle restait debout, droite, le visage tendu vers l'urne posée sur le petit piédestal noir. C'était là, dans ce cylindre anthracite, que reposait désormais Julien. Son mari. Son amant. Son obsession.
Vingt ans d'amour. Vingt ans de corps mêlés, de nuits fiévreuses, de secrets partagés au creux de l'oreiller. Et aujourd'hui, tout s'arrêtait dans un souffle de cendre.
Ils avaient tout essayé. Le cancer, lui, n'avait pas tremblé.
Les mots du prêtre passaient à travers elle sans l'atteindre. Elle se souvenait de la dernière nuit, quelques jours plus tôt. Julien était déjà très faible. Elle l'avait aidé à se déshabiller, comme on déshabille un roi brisé. Il avait souri, pâle et fiévreux, et lui avait demandé, dans un souffle :
— Tu ne m'oublieras pas… pas même… au fond de toi ?
Il avait ri. Elle avait pleuré. Puis elle lui avait fait l'amour, lentement, douloureusement. Et il était mort deux jours plus tard, un sourire aux lèvres.
L'idée lui était venue peu après, comme une évidence étrange.
Elle n'en avait parlé à personne. Le jour de la crémation, elle avait gardé une partie des cendres pour elle. Pas beaucoup. Juste assez.
Elle se rappelait les soirées où il lui parlait de ses fantasmes. Il pouvait être parfois pudique, mais parfois, il se laissait aller à des excentricités. Il adorait les sextoys. Pas pour le remplacer, disait-il, mais pour prolonger le plaisir, explorer le désir autrement.
Et un soir, après une bonne bouteille, il avait même lâché :
— Si je meurs avant toi… tu pourrais toujours te faire du bien avec… je sais pas, mes cendres dans un god ? Ça serait pervers. J'aimerais ça.
Elle avait ri, sur le moment. Mais l'idée avait germé, étrange et fascinante.
Trois semaines plus tard, dans l'atelier discret d'un artisan un peu marginal, Élise avait tenu un discours qu'elle n'aurait jamais imaginé prononcer :
— Je voudrais un sextoy sur mesure. Assez gros. Creux, avec un système d'étanchéité interne. Je fournirai… un contenu spécial. C'est sentimental.
Elle n'avait pas eu besoin d'en dire plus. Le type n'avait pas posé de questions. Son regard était resté professionnel, puis il avait acquiescé avec respect.
Quand elle reçut l'objet, quelques jours plus tard, elle en eut le souffle coupé.
Un godemiché très lourd, en granit noir brillant, à la forme nerveuse, presque agressive. Nervuré, large. Julien aurait adoré, c'était une vraie œuvre d'art. Elle y versa les cendres lentement, les doigts tremblants. Une partie de lui glissa là-dedans, dans cette cavité intime, impénétrable au monde extérieur.
Quand elle scella l'ouverture, elle sentit un frisson lui remonter l'échine.
Elle le posa sur sa table de nuit.
Elle ne le toucha pas ce soir-là. Ni le lendemain. Elle attendait. Elle ne savait pas quoi. Un signe, peut-être. Une pulsion plus forte que le chagrin.
Elle se contentait de le regarder. De temps en temps, ses doigts glissaient sur la pierre froide et vibrante, et elle croyait sentir quelque chose. Un souffle. Une chaleur fugace. Un battement, peut-être.
Elle souriait. L'amour n'avait peut-être pas de fin.
Et le plaisir non plus.
Chapitre 2 ; L'union posthume
La maison était silencieuse. Trop silencieuse. Le genre de silence qui grince dans les murs, s'installe dans le lit, et colle à la peau comme une sueur froide.
Élise errait, nue comme à son habitude, un verre à la main, l'alcool réchauffant son ventre mais pas son cœur.
Cela faisait trois semaines maintenant.
Trois semaines que Julien dormait dans ce cylindre noir, posé sur sa table de nuit.
Trois semaines qu'elle le regardait du coin de l'œil, qu'elle se caressait avec timidité sans jamais oser l'utiliser, comme si elle avait peur de profaner quelque chose... ou quelqu'un.
Ce soir-là, elle craqua.
Elle le prit lentement. Le god était lourd, dense, presque vivant. Il semblait absorber la lumière de la pièce, comme un objet venu d'ailleurs.
Elle le porta à ses lèvres. Un baiser sur un cercueil.
Puis elle le fit glisser contre sa peau.
Son ventre. Son cou. Entre ses seins.
Elle frissonna en premier, surprise par le froid minéral de l'objet contre sa peau. Mais très vite, la sensation évolua, se transformant en une chaleur douce qui s'intensifiait au rythme de son souffle. Le god semblait animé d'une vie propre, comme s'il puisait son énergie dans son corps pour la lui renvoyer, encore plus brûlante. Plus le temps passait, plus la tiédeur devenait ardente, jusqu'à frôler la brûlure délicieuse. Chaque seconde d'attente alourdissait ses sens, et cette chaleur qui montait, implacable, faisait naître en elle un mélange de crainte et de désir.
— Julien… murmura-t-elle. Tu me manques tellement.
Elle s'allongea sur le lit, les jambes légèrement écartées, le dos en arc. Elle ne se caressait pas comme d'habitude. C'était plus lent. Plus solennel.
Ses doigts effleurèrent son clitoris, juste assez pour éveiller la chaleur.
Puis elle prit le god.
Elle le posa contre sa vulve humide. Il était chaud. Massif. Elle ferma les yeux.
— Entre en moi, mon amour.
Elle poussa. Il entra lentement, centimètre après centimètre, jusqu'à ce qu'elle sente sa chair s'ouvrir autour de lui. Elle grogna. Ce n'était pas la douleur qui la faisait vibrer, mais cette étrange certitude : elle le ramenait à la vie.
À l'intérieur du god, quelque chose frémissait.
Un battement, étouffé.
Un souffle, au creux d'un monde de roche et de cendre.
Et une voix. Sourde. Lointaine. Comme un rêve qui se tord.
Élise ?
Est-ce que je rêve ?
Je sens… quelque chose…
Le monde était noir, sans contour. Mais il y avait une chaleur. Une moiteur vivante qui le pressait de toute part. Et des secousses. Des vagues. Des spasmes de plaisir.
Il ne voyait rien, mais il sentait tout.
Julien, ou ce qu'il en restait, comprit.
Il était là.
En elle.
Élise se cambra, le god profondément enfoncé en elle, et gémit, plus fort que depuis longtemps.
Elle bougeait, lentement d'abord, puis plus vite. À chaque coup de reins, elle croyait entendre sa voix. Elle avait l'impression que l'objet vibrait. Pulsait. Comme un sexe vivant. Comme le sien.
Son clitoris était en feu. Elle se pinçait les tétons, gémissait son prénom comme une incantation.
— Julien… putain… mon Julien…
Elle explosa, le corps parcouru de tremblements incontrôlables.
Elle resta là, haletante, le god toujours en elle, le souffle court.
À l'intérieur, l'âme de Julien hurlait de plaisir, perdu entre la mémoire et le désir.
C'était elle. Sa femme. Son amour.
Mais il n'était plus homme. Il était autre chose. Un objet de plaisir. Un sexe. Un outil.
Et il adorait ça.
Il en voulait encore.
Elle était restée là, un long moment, les cuisses tremblantes, le god encore en elle. La sueur perlant à son front, ses cheveux collés sur la tempe. Le silence était revenu, à peine perturbé par le souffle rapide de sa respiration.
Mais ce n'était pas fini.
Elle le savait.
Elle n'avait pas tout donné.
Elle retira le god de son sexe lentement. Un léger bruit mouillé accompagna le mouvement. La pierre était luisant, tiède à présent, presque humain. Elle le porta à sa bouche et, dans un élan d'ivresse, lécha la base, comme pour le remercier.
Julien. Toujours là. Plus que jamais.
Et elle en voulait plus.
Élise se retourna à quatre pattes sur le lit. Elle écarta les jambes avec une indécence qu'elle ne se connaissait pas. Sa main, encore tremblante, enduisit le god de lubrifiant jusqu'à la base.
— Je sais que t'aimais ça, murmura-t-elle. Tu voulais que je me laisse aller. Que je me donne toute entière. Ce soir… je vais t'offrir tout ce que j'ai.
Elle posa l'embout contre l'entrée de son anus. Elle n'avait jamais osé, pas seule, et rarement avec lui. Mais ce soir, c'était différent. C'était lui. Pour lui.
Elle poussa.
Douleur. Brûlure. Frisson, l'objet était tellement gros !
Elle haleta, les dents serrées, les doigts crispés sur les draps.
— Putain Julien… c'est bon ! explose-moi le cul...
Le god s'enfonçait lentement, mais fermement, dans cette partie d'elle qu'elle avait toujours gardée fermée, presque sacrée. Et maintenant, c'était là qu'il revenait. Dans ses profondeurs les plus interdites.
À l'intérieur, Julien suffoquait de plaisir.
C'était plus chaud, plus serré, plus brut. Une pression constante sur chaque millimètre de son essence. Il sentait les contractions, les spasmes, les mouvements du bassin de sa femme. Il entendait ses gémissements, ses grognements.
Il était en elle. Pas comme un homme, mais comme une obsession incarnée.
Elle me veut… comme ça…
Elle m'offre ce que je n'ai jamais eu… même vivant…
Elle m'aime encore…
Et il vibrait, à l'intérieur. Non pas mécaniquement, mais par la force même de sa présence. La cendre palpitait. La pierre devenait chaud. Le plaisir irradiait désormais dans tout son bassin, vibrant comme une onde qui se répercutait dans chaque fibre de son être. L'objet n'était encore qu'à moitié en elle, et pourtant son corps déjà chavirait, ébranlé par des sensations si fortes qu'elles frôlaient l'insupportable. Chaque mouvement, lent mais assuré, la faisait remonter puis redescendre avec une langueur calculée, comme une caresse prolongée qui ne finissait jamais. Elle se lovait, se moulait contre ce titan de granit dressé dans son lit, fier et implacable, qui semblait défier son endurance et éveiller en elle une fièvre insatiable. Plus elle oscillait sur lui, plus la brûlure du désir montait, jusqu'à lui donner l'impression qu'elle s'abandonnait à une puissance plus grande qu'elle.
Élise se laissa aller. Le god enfoncé dans son anus, elle se frottait le clitoris du bout des doigts, comme une bête en chaleur, les larmes aux yeux.
Elle cria.
Pas un gémissement raffiné, non. Un cri de délivrance, presque animal, où se mêlaient amour, rage, frustration et pure extase.
Le plaisir l'envahit, plus violent que jamais. Elle tomba à plat ventre, écrasée par sa propre jouissance, haletante, tremblante, vidée.
Le god, toujours fiché entre ses fesses, semblait encore pulser doucement.
Et au creux de lui, Julien souriait.
Il n'était plus un souvenir. Il n'était plus un homme.
Il était désiré. Consommé. Adoré.
Et quelque chose, en lui, s'éveillait encore un peu plus.
Chapitre 3 ; Prêter le corps de l'âme
Le lendemain matin, Élise s'éveilla lentement, comme arrachée à un long vertige. Son corps engourdi portait encore les traces d'une nuit tourmentée, ses membres lourds, ses reins sensibles, et sa bouche sèche réclamant un souffle d'air frais. Pourtant, malgré cette fatigue palpable, son cœur battait d'une légèreté étrange, presque euphorique, comme si une part d'elle avait été délivrée. Elle s'étira doucement sous les draps, savourant la moiteur tiède de sa peau encore marquée par l'empreinte invisible de ses songes.
Car elle avait dormi comme rarement auparavant, enveloppée dans une succession de rêves où le désir prenait mille visages. Des images troublantes, érotiques, parfois d'une audace qu'elle n'aurait jamais osé imaginer éveillée, l'avaient entraînée au plus profond de ses fantasmes. Certaines scènes, franchement coquines, la faisaient encore sourire malgré elle, tandis que d'autres, plus extrêmes, plus brutes, lui laissaient une étrange brûlure dans la poitrine. Jadis, elle aurait sans doute rougi d'une telle débauche nocturne, emplie de honte et de pudeur mal assumée. Mais ce matin-là, tout était différent.
Car Élise n'était plus la même. Quelque chose en elle avait basculé, un verrou s'était brisé. Elle n'avait plus peur de ses désirs, plus honte de ses instincts. Elle accueillait désormais ces images sulfureuses comme une révélation, un appel de son corps à s'affranchir, à vivre pleinement ce qu'elle avait longtemps refoulé. Elle se surprit à passer ses doigts sur ses lèvres, comme pour retenir un reste de plaisir, et laissa échapper un soupir qui ressemblait à une promesse : oui, elle était devenue une autre femme. Une femme qui n'aurait plus peur d'aller au bout de ses envies.
Le god était encore sur son oreiller, entre ses draps, posé comme un totem sacré.
Elle le regarda un instant, le caressa du bout des doigts, puis le nettoya soigneusement. Avec lenteur. Avec tendresse. Comme s'il s'agissait d'un artefact sacré, une relique.
Quelques jours passèrent.
Le god restait près d'elle, dissimulé au pied du lit. Elle s'en servait parfois, toujours avec la même ferveur. Mais quelque chose avait changé : Julien était devenu une obsession.
Et une envie étrange s'immisça en elle.
Un souvenir.
Une soirée, quelques années plus tôt, un peu alcoolisée… Julien l'avait regardée longuement et, alors que sa meilleure amie, Sophie, venait de partir, il avait lâché, comme un secret brûlant :
— Tu sais… j'ai toujours eu un faible pour elle. Sa bouche, ses cuisses… Elle dégage quelque chose. Mais c'est toi que j'aime. Toi que je veux. Toi, toujours.
À l'époque, Élise n'avait rien répondu. Les mots l'avaient piquée, froissée même, et la jalousie avait été sa première réaction, brûlante et immédiate. Pourtant, avec le recul, elle devait bien l'admettre : Sophie était belle. Trop belle. Son sourire avait ce charme lumineux qui attirait les regards, et son corps, à la fois souple et affirmé, éveillait chez n'importe qui des pensées qu'on aurait préféré taire. Même chez elle.
Car oui, Élise aussi avait ressenti ce trouble, ce mélange de fascination et d'interdit qu'elle n'avait jamais osé avouer. Des images, furtives mais insistantes, lui avaient traversé l'esprit : la peau satinée de Sophie, ses jambes qu'elle aurait voulu effleurer, sa bouche qu'elle aurait aimé goûter. Elle s'était défendue de ces pensées, les avait enfouies sous une chape de pudeur, mais elles n'avaient jamais vraiment disparu.
Et voilà que ce souvenir remontait à la surface, net et troublant, comme un rêve obscène qu'on tente d'oublier au réveil mais qui colle encore à la peau. Un aveu muet, partagé entre la morsure de la jalousie et l'étrange excitation d'un désir inavoué.
Elle prit son téléphone. Les doigts moites. L'excitation sourde.
Élise :
— Sophie… j'ai un truc à te demander. Promets de ne pas me juger.
Une heures plus tard, Sa meilleur amie était là.
Bottes, jean moulant, chemise entrouverte. Élise la trouva plus belle que jamais. Peut-être parce qu'elle la regardait désormais avec les yeux de Julien.
Elles burent un verre. Puis un autre. Le silence entre elles devint soudainement pesant.
— Bon… balance, finit par dire Sophie avec un sourire moqueur. C'est quoi ce “truc chelou” que tu voulais me montrer ?
Élise rougit.
Puis elle sortit le coffret.
— Tu vas me tuer, souffla Sophie en découvrant l'objet.
Élise expliqua. Tout. Le projet, les cendres, le fantasme de Julien. Sa propre pulsion. L'obsession.
— Je te juge pas, dit Sophie au bout d'un long silence. C'est bizarre… mais aussi incroyablement… intense.
— Je veux que tu le prennes. Juste une fois. Il aurait adoré ça. Il te désirait. Je le sais.
Sophie la regarda. Longuement.
— T'es malade, Élise… mais je vais le faire.
La scène suivante se déroula dans la chambre d'amis d'Élise. On était le soir et Sophie avait décidée de dormir sur place, elle ne voulait pas ramener l'objet chez elle.
À l'intérieur du god, Julien se réveilla.
Il n'était pas dans Élise. Ce n'était pas elle. C'était… différent.
Une autre odeur. Une autre peau.
Et pourtant… familier.
Il sentit des mains l'envelopper. Une bouche. Une langue.
Un gémissement court, joueur.
Sophie.
Sophie !
Elle aussi. Elle le voulait. Elle l'engloutit dans sa bouche chaude, gourmande, avec une avidité qui le bouleversa. Chaque mouvement de langue, chaque succion, résonnait comme une caresse sur son âme. Il vibrait. Il se liquéfiait de plaisir.
Puis elle se caressa. L'inséra lentement en elle. Parfaitement lubrifiée. Avide.
Elle s'empala sur lui, à califourchon sur son lit, ses seins dansants au rythme de ses va-et-vient.
Elle parlait. À lui.
— T'étais un putain de beau mec, Julien… je t'ai toujours voulu. T'imaginais pas à quel point…
Elle s'abaissait, le prenait profond, le faisait disparaître en elle. Elle gémissait, se giflait les seins, tirait sur ses tétons. Elle jouait avec son clito, le dos cambré, offerte à son souvenir.
Et Julien jouissait avec elle, dans un orgasme spectral, inhumain, terrassant.
De l'autre côté de la porte, Élise avait une main dans sa culotte, l'autre serrée contre son cœur.
Elle écoutait les cris de son amie, les bruits de succion, les coups de bassin, les sanglots.
Elle pleurait. De jalousie. De désir. De jouissance partagée.
Elle savait que Julien vivait à travers leur plaisir, et elle était heureuse de l'avoir partagé.
Le god reposa sur la table, plus chaud que jamais, presque vivant.
Et dans ses profondeurs, l'âme de Julien rêvait encore… d'autres corps, d'autres femmes…
Quelques jours plus tard, Élise était au téléphone avec Karine.
Une ancienne collègue, une fêtarde invétérée, gouailleuse, provocante, toujours partante pour aller trop loin. Elle avait les yeux qui déshabillaient, le rire qui renversait les règles, et une obsession assumée pour les jeux anaux.
Elle avait déjà lâché un jour, à moitié ivre, en parlant d'un ex :
— S'il ne va pas derrière, c'est pas un homme. Le plaisir, le vrai, il est là, ma belle. Derrière la pudeur.
Élise avait ri. Et gardé ça en mémoire.
— T'as entendu parler de Julien… ? souffla Élise au téléphone.
— Bien sûr… putain, je suis désolée. Il était... unique.
— Il l'est encore, répondit Élise, énigmatique. J'ai un truc à te proposer. Une expérience… très intime.
Karine ne posa pas beaucoup de questions. Elle débarqua le lendemain soir, une bouteille de rhum arrangé à la main, et une curiosité pleine de sous-entendus dans les yeux.
Quand Élise lui montra le god, et expliqua “à sa façon” que les cendres de Julien étaient à l'intérieur, Karine resta bouche bée quelques secondes, puis éclata de rire.
— Tu sais que t'es complètement tarée ?
— Peut-être…
— Et tu veux que je me le mette dans le cul ? C'est ça ?
— Oui. Il en aurait rêvé.
Karine mordit sa lèvre.
— C'est le truc le plus tordu que j'ai jamais entendu. J'adore ! et il est tellement gros putain, je vais me faire défoncée.
Cette fois, Élise ne resta pas derrière la porte.
Elle s'assit sur une chaise, dans un coin de la chambre, à moitié dans l'ombre. Observatrice. Silencieuse. Complice.
Karine se déshabilla lentement. Ses formes étaient pleines, assumées, sensuelles. Elle avait le genre de corps qui disait “j'aime baiser” sans parler.
Elle s'allongea sur le ventre, les jambes ouvertes, le god à la main. Puis elle le lubrifia généreusement, en riant.
— Tu regardes, hein ? Tu vas voir comment on accueille un homme en profondeur…
Julien sentit tout.
Encore une autre femme. Une nouvelle odeur. Une peau différente. Et un chemin plus secret.
La pression autour de lui était démente. Chaque millimètre de sa forme était compressé, pressé, avalé. Il n'y avait plus d'air. Juste de la chaleur. Une moiteur animale, un étranglement délicieux.
Elle me prend. Par-derrière. Elle me dévore…
Et cette femme jouait. Elle gémissait. Elle se caressait. Mais surtout, elle poussait, contractait, bougeait ses fesses en ondulant.
Elle faisait de lui un objet d'adoration anale.
— T'aimes ça, hein ? murmurait Karine en s'empalant plus profond encore. Tu voulais explorer mon enfer, mon cul bien serré ? Viens… perds-toi en moi.
Julien suffoquait de plaisir.
Ce n'était plus du sexe.
C'était une transgression.
Élise se caressait à petits mouvements circulaires, le souffle court, presque hypnotisée par la scène qui se déroulait devant ses yeux. Les fesses de Karine se soulevaient puis s'abaissaient avec une lenteur gourmande sur le god, luisantes de sueur et de désir, frémissantes comme celles d'une bête affamée. À chaque descente, l'objet s'enfonçait entièrement en elle, écartelant son intimité avec une brutalité fascinante, laissant son cul grand ouvert, offert, vibrant.
Le spectacle était à la fois impressionnant et terriblement excitant : cette obscénité assumée, cette avidité animale, éveillaient chez Élise un désir qu'elle n'aurait jamais cru si fort. Ses doigts s'accéléraient malgré elle, comme guidés par cette vision interdite. Elle se surprit même à imaginer sa propre langue glissant entre ces chairs offertes, goûtant cette chaleur intime, explorant sans retenue ce territoire qu'elle rêvait de conquérir. L'idée seule lui arracha un gémissement étouffé, et son corps tout entier sembla se tendre vers Karine, comme happé par l'intensité de ce tableau charnel.
— Il est à toi… souffla Élise. Juste pour ce soir.
— Il est à moi putain, répliqua Karine en jouissant violemment, le god entièrement en elle.
Son cri éclata et résonna dans toute la pièce, grave, bestial, interminable, comme un appel venu des entrailles mêmes de son corps. Dans cette vibration presque surnaturelle, le god sembla frémir, trembler réellement, comme si une force invisible répondait à cette jouissance déchaînée.
Karin, submergée par l'extase, fut emportée dans un vertige sans fin. Son sexe se contracta avec violence et laissa jaillir des flots brûlants, des jets de plaisir incontrôlables qui éclaboussèrent Élise. Trempée, couverte de cette offrande indécente, elle n'eut d'autre réflexe que d'en recueillir le plus possible, avide, la bouche ouverte pour en boire la moindre goutte. Le goût la submergea, la sensation l'électrisa, et son propre orgasme la saisit à son tour, brutal, dévastateur, presque démoniaque. Son corps entier se cambra, convulsé par la jouissance, comme si le cri de Karin s'était transmis en elle, les unissant dans une même transe sauvage et inavouable.
Après, Karine s'allongea sur le ventre, nue, le visage écrasé dans l'oreiller, haletante.
— T'as créé un putain de monstre… souffla-t-elle.
— Oui… répondit Élise, en ramenant doucement le god à elle, encore chaud de l'intérieur.
— T'as d'autres copines comme moi ? Parce que si tu fais tourner le fantôme… je prends un abonnement.
Élise sourit.
Julien aussi.
Et le god vibra très légèrement entre ses doigts.
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