Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Corps et confidences. — Chapitre 1 · Le deuxième meilleur légiste de France
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Corps et confidences.
Chapitre 1 · Le deuxième meilleur légiste de France
Lundi 15 Septembre. 8h25. Dans un commissariat de la capitale.
La salle de réunion est pleine, d'un côté, la capitaine Costes, debout, concentrée sur le dossier d'une nouvelle affaire, exposant les faits à son équipe. De l'autre, l'équipe du légiste, à commencer par Balthazar qui, fidèle à lui-même, entre théâtral comme à son habitude avec retard et son sourire insolent.
Mais ce matin-là, une surprise l'attend : toi.
Déjà installé, chemise impeccable, dossier en main, tu jettes un regard amusé en le voyant débarquer.
— Tiens, le numéro un a daigné se lever… j'avais peur qu'on doive attendre que Monsieur ait fini sa grasse matinée.
Balthazar s'arrête net, un sourcil levé, piqué au vif par cette réflexion dont, normalement, lui seul est coutumié.
— Pardon ? Et vous êtes… ?
— Le deuxième meilleur légiste de France. Mais rassurez-vous, je ne suis pas là pour vous piquer la vedette… quoique.
Un éclat de rire fuse : Camille, accoudée à la table, ne cache pas son amusement. Elle échange un regard complice avec toi, déjà conquise par ton audace.
Balthazar, faussement vexé, se rapproche, son éternel sourire narquois aux lèvres :
— Le deuxième meilleur, vraiment ? Vous savez ce qu'on dit… le premier est admiré, le deuxième… oublié.
— Oh, vous savez, parfois, c'est le deuxième qui rafle la mise.
Un silence, puis un rire général. Camille, elle, ne te quitte plus des yeux. Elle adore déjà cette rivalité subtile, ce mélange de respect et de chambrage permanent.
Elle s'approche discrètement de toi, au moment où tout le monde se disperse. Ses yeux brillent d'un éclat malicieux.
— J'aime bien votre style.
Un sourire en coin traverse ton visage.
— Mon humour ? Ou ma façon de tenir tête à votre star ?
Elle penche la tête, faussement innocente :
— Les deux. Mais je sens que vous pourriez être encore plus… surprenant.
Et déjà, tu comprends : derrière son sérieux de capitaine, Camille joueuse est en train de naître, celle qui aime provoquer, tester, et qui pourrait bien devenir une amante aussi ardente qu'inattendue.
La pluie fine s'abat sur une ruelle sombre de Paris. Rubalises tendues, flashes des techniciens, silhouettes des policiers en gilet. Tu viens de finir ton premier examen sur le corps, notes soigneusement consignées dans ton carnet.
Balthazar a fait son numéro, évidemment. Petites phrases, envolées théâtrales. Mais Camille, excédée, l'a envoyé vérifier un détail en labo. Et pour être sûre que l'enquête avance, elle a demandé à Delgado de partir faire des recherches dans le voisinages.
Résultat : tu te retrouves seul avec Camille.
Elle s'approche de toi, mains dans les poches de son blouson, regard pétillant malgré la fatigue.
— Alors, Monsieur le numéro deux, vous en pensez quoi ?
Tu lèves les yeux de ton carnet, un sourire en coin :
— Que le numéro un a encore réussi à détourner l'attention pendant que je bossais. Classique.
Elle éclate de rire, un vrai rire franc, qui allège l'ambiance pesante de la scène de crime.
— J'avoue, vous lui tenez tête comme personne. Ça me fait presque plaisir de le voir un peu déstabilisé. »
Tu hausses les épaules, fausse modestie.
— Détrompez-vous, capitaine, je ne fais que rétablir un équilibre cosmique. Vous aviez besoin d'un antidote à son ego.
Un silence complice suit. La pluie continue de tomber doucement, créant une bulle entre vous deux. Elle s'approche encore, cette fois plus près, assez pour que tu sentes son parfum mêlé à l'odeur de cuir de son blouson humide.
— Vous savez quoi, Joël ? murmure-t-elle en relevant les yeux vers toi.
— Je crains le pire.
— Vous me plaisez bien. Beaucoup trop, même, pour un collègue.
Ton sourire s'élargit, un peu surpris de son audace, mais ravi.
— Voilà qui risque de compliquer notre collaboration.
Elle arque un sourcil, insolente, et souffle presque contre ton oreille :
— Oh… je n'ai jamais eu peur des complications.
Ses yeux brillent de malice, et tu comprends qu'ici, sur ce trottoir humide, sous les gyrophares des voitures de police, la première étincelle est en train de s'allumer.
Le silence se prolonge. La pluie redouble un instant, rythmant vos respirations. Autour, les techniciens s'affairent plus loin, personne ne fait vraiment attention à vous.
Camille reste proche, trop proche. Son regard se fixe sur ta bouche une fraction de seconde, trahissant son désir. Puis elle se recule à peine, comme pour reprendre son sérieux.
— Vous savez que c'est complètement inapproprié, là, tout de suite ? souffle-t-elle, un sourire en coin.
— Oui.
— Et qu'on devrait se concentrer sur l'affaire ?
— Oui.
Elle fronce les sourcils, amusée.
— Alors pourquoi vous ne bougez pas ?
— Parce que vous non plus.
Un court éclat de rire lui échappe, nerveux et excité à la fois. Et soudain, elle fait le pas que tu attendais : d'un geste vif, elle t'attrape par le col de ta tenue et colle ses lèvres aux tiennes.
Le baiser est d'abord brutal, fougueux, comme une provocation. Mais tu réponds avec autant d'ardeur, ta main glissant sur sa nuque, l'attirant plus près encore. Le bruit de la pluie s'efface, remplacé par vos souffles entrecoupés.
Elle rompt le baiser, les joues roses malgré le froid.
— Bordel… je crois que vous allez vraiment me compliquer la vie.
Tu souris, la voix basse, presque rauque :
— Promis… je ferai de mon mieux.
Elle rit encore, nerveuse mais ravie, avant de reculer d'un pas, reprenant un semblant de contenance alors qu'un agent passe à côté de vous sans se douter de rien.
Et déjà, tu sais : ce n'est que le début.
La journée s'est achevée plus tard que prévu. Tu ranges tes affaires dans ton bureau provisoire, prêt à rentrer, quand ton téléphone vibre.
Un message.
Une adresse suit, sans plus d'explication.
Intrigué, tu t'y rends. C'est un petit bar à vin discret, planqué dans une ruelle du XIe. À travers la vitrine, tu aperçois Camille, accoudée au comptoir, en blouson de cuir, un verre déjà à la main. Elle te fait signe d'entrer, un sourire malicieux aux lèvres.
— Pas trop dur de trouver ? demande-t-elle en te servant un verre avant même que tu ne t'installes.
— J'avoue, j'ai cru que c'était un piège.
— Ça l'est.
Elle trinque, son regard brillant d'un éclat dangereux. La conversation s'engage, légère, pleine de rires et de piques sur Balthazar, le boulot, vos caractères trop proches. Mais au fil des verres, la tension se fait plus palpable.
Camille s'approche, son coude frôlant le tien, ses yeux plantés dans les tiens. Elle baisse la voix.
— Tu veux savoir pourquoi je t'ai fait venir ?
— J'ai ma petite idée…
— Je voulais vérifier un truc.
Et sans prévenir, elle t'embrasse. Mais cette fois, rien de furtif ni de volé : un baiser long, profond, qui ne laisse aucune place au doute. Son corps se colle contre le tien, et quand tu passes une main sur sa hanche, elle se cambre légèrement, gémissant à peine.
Elle se détache, haletante, ses lèvres encore humides.
— Voilà. Vérifié. souffle-t-elle en riant. Puis, plus bas, presque féline :
— Mais si tu crois que je vais m'arrêter là… tu me connais mal.
Quelques minutes plus tard, vous quittez le bar. Ses doigts serrent les tiens avec impatience, et elle t'entraîne dans les ruelles sombres, jusqu'à un petit appartement qu'elle occupe près du canal. À peine la porte refermée, elle te plaque contre le mur, ses lèvres retrouvant les tiennes avec une avidité brûlante.
Ses mains glissent déjà sur ta chemise, cherchant ta peau, tandis que son souffle chaud se mélange au tien. Plus de commissariat, plus d'enquête : juste elle, toi, et ce désir incandescent qui menace d'exploser.
À peine la porte de son appartement claquée, Camille t'a déjà projeté contre le mur, ses lèvres cherchant les tiennes avec une urgence qui ne laisse aucune place au doute. Son corps chaud se colle au tien, son blouson tombe à vos pieds, et dans un rire haletant elle murmure :
— Tu vois… je savais que tu serais un problème. Mais un problème dont j'avais envie.
Tu l'attrapes par la taille, la retournes et la plaques doucement contre le mur. Elle écarquille les yeux, surprise, puis éclate de rire avant de t'embrasser encore, mordant ta lèvre avec insolence.
Les vêtements tombent presque sans que vous vous en rendiez compte : sa chemise ouverte sur sa peau dorée, ton pantalon qu'elle déboutonne d'une main pressée. Chaque geste est une provocation, chaque baiser un défi.
La chambre devient votre terrain de jeu. Elle te repousse sur le lit d'un geste brusque, grimpe sur toi et s'installe à califourchon, son regard brûlant rivé au tien.
— Alors, Monsieur le deuxième meilleur légiste… voyons si vous êtes meilleur ailleurs.
Le rire qui vous échappe à tous les deux se noie dans un gémissement quand vos corps s'unissent enfin. Camille est insatiable, mouvante, chaque mouvement de ses hanches te fait perdre un peu plus le contrôle. Elle alterne entre passion brute et sensualité lente, te défiant de tenir son rythme.
Les heures s'enchaînent comme des vagues. Sur le lit, contre le mur, au sol, dans la cuisine où tu es parti te désaltérer. Vos souffles s'emmêlent, vos corps se cherchent encore et encore. Elle rit entre deux baisers, lâche des piques coquines au creux de ton oreille, puis se cambre avec un gémissement sauvage.
Vers l'aube, quand la lumière pâle filtre à travers les rideaux, vous êtes toujours là, éreintés mais incapables de lâcher prise. Elle s'allonge sur toi, le visage rougi, les cheveux en bataille, et souffle d'une voix rauque, presque tendre malgré l'épuisement :
— Alors, numéro deux, toujours sûr de toi ? Lance Camille essoufflée.
— Disons que j'ai trouvé mon domaine d'expertise.
— Bon… je crois que je vais devoir admettre que le numéro deux… est carrément au top dans ce domaine.
Tu éclates de rire, la serre contre toi, et déjà, tu sais une chose : cette nuit blanche n'était que la première d'une longue série de complications délicieuses.
8h55. Le couloir du commissariat bruisse d'activité. Dossiers qui s'empilent, téléphone qui sonne, café qui fume dans les gobelets en plastique.
Delgado, fidèle à lui-même, est déjà à son bureau, concentré, lunettes sur le nez. Quand la porte s'ouvre, il lève les yeux… et manque d'en lâcher son stylo.
Tu rentres le premier, costard impeccable mais mine épuisée, cernes profondes, cheveux un peu plus en bataille qu'à l'ordinaire.
Puis, trente secondes plus tard… Camille. Veste de cuir sur l'épaule, cheveux encore humides d'une douche expédiée, regard à la fois éclatant et terriblement fatigué.
Delgado fronce les sourcils, cligne des yeux, puis lâche à voix basse :
— … Non… c'est pas vrai ?
Puis plus fort à notre intention, mais afin que tout le monde l'entende :
— Tiens, c'est rare que vous soyez en retard tous les deux... et en même temps ou presque !
Tellement surpris par ce qu'il n'ose imaginer, il en renverse son café et lâche un juron.
Balthazar choisit précisément ce moment pour entrer, en sifflotant, son éternel sourire narquois aux lèvres. Il vous regarde tour à tour, note vos mines défaites, puis éclate de rire.
— Oh mais c'est délicieux !
Camille lève les yeux au ciel, en posant sa veste sur le dossier de son fauteil comme si de rien n'était.
— Quoi encore, Raphaël ?
— Oh rien, rien du tout… juste que vous avez tous les deux exactement la même tête... fatiguée... épuisée... et surtout… satisfaite !!!
Tu hausses les épaules, faussement innocent.
— J'ai bossé tard sur le dossier.
Camille renchérit, un sourire insolent au coin des lèvres :
— Moi aussi.
Balthazar ricane, théâtral :
— Ah oui, bien sûr. Le fameux dossier. Celui qui se traite toute la nuit, sans pause café, sans aucune aide extérieure… je comprends.
Delgado, gêné, se racle la gorge, rouge comme une tomate.
— Bon, euh… je vais voir les résultats du labo, dit-il en filant précipitamment.
Camille se penche vers toi, un sourire mutin :
— On est grillés, non ?
Tu murmures, assez bas pour qu'elle seule entende :
— Tant qu'on ne finit pas avec des surnoms débiles, ça va.
Mais déjà, Balthazar, hilare, sort son téléphone et note quelque chose.
— Mesdames et messieurs, voici l'épisode pilote de la série : "Les amants maudits de la PJ".
Vous éclatez de rire malgré vous, et la journée commence ainsi : sous les sarcasmes, les regards complices, et cette certitude qu'il sera désormais impossible de cacher longtemps votre liaison brûlante.
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