Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La chaleur du sud — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La chaleur du sud
Chapitre 1
À Vic et Max
Onze heures, gare de Lyon. Sa valise debout sur ses roulettes, le QR code de son billet affiché sur l'écran du téléphone, Adrien guettait l'annonce du quai de son train. Il n'était pas mécontent de quitter son douze mètres-carré rue de l'Ourcq pour quelques jours, et l'ambiance maussade qui régnait sur la capitale – et plus encore dans le dix-huitième.
Littéralement trois secondes après l'annonce du numéro, un petit mouvement de foule se fit en direction du quai 3 : les vacances de Pâques débutaient, beaucoup prenaient donc le train vers les douceurs du sud.
Mais pour Adrien, les motivations étaient différentes. Voilà plus d'un an déjà, il avait fortuitement fait la rencontre d'un couple, sur un forum. Au détour d'un sujet relatif aux relations amoureuses, ils avaient dit vivre en union libre.
Curieux, désireux de comprendre comment fonctionnait ce genre de liaison hors du commun, Adrien avait donc écrit au garçon par message privé pour lui poser des questions – des questions très habituelles en l'occurrence, mais auxquelles « Alex » répondait toujours avec plaisir.
Curieux, désireux de comprendre comment fonctionnait ce genre de liaison hors du commun, Adrien avait donc écrit au garçon par message privé pour lui poser des questions – des questions très habituelles en l'occurrence, mais auxquelles « Alex » répondait toujours avec plaisir.
Ayant dans un premier temps sympathisé tous les deux – qui étaient du même âge –, il entra aussi en contact avec la fille, plus jeune. Tantôt il parlait à l'un, tantôt à l'autre, au gré de ce que chacun avait à dire. Et c'était intéressant : les deux n'avaient pas le même vécu ni forcément la même vision au moment de se rencontrer. S'ils en étaient arrivés là, c'était par des efforts… et une forme de curiosité doublée d'un sentiment de « pourquoi pas », aussi. Finalement, le goût avait été pris.
Petit à petit, des liens se tissèrent entre eux ; timides au début, mais progressant vers quelque chose de plus proche. Les sujets de discussion étaient variés, et ils se rendirent compte que tous trois partageaient un certain nombre de visions sur la vie et les relations humaines en général.
À présent installé dans son siège côté fenêtre, le Parisien regardait le paysage morose de la banlieue défiler doucement, jusqu'à ce que les champs clairs et l'atmosphère plus épurée ne rendent enfin justice au soleil qui était pourtant radieux depuis le début de la journée, ainsi qu'à la beauté de son pays qui avait trop tendance à être oubliée.
Il y en avait pour quatre heures et demie de rails : Perpignan était la direction, Narbonne la destination. Un assez grand dépaysement pour lui, d'origine rémoise, et qui n'avait jamais mis les pieds au-delà de la Loire. Entre deux best-of Twitch pour passer le temps, Adrien relisait les conversations qu'il avait eues avec le couple.
Enfin, ils allaient se rencontrer. De nature prudente quant aux individus connus sur Internet – ça se comprenait –, Alex et Amandine avaient fini par se laisser convaincre par la sympathie et la droiture d'esprit de ce garçon.
Enfin, ils allaient se rencontrer. De nature prudente quant aux individus connus sur Internet – ça se comprenait –, Alex et Amandine avaient fini par se laisser convaincre par la sympathie et la droiture d'esprit de ce garçon.
D'un autre côté, il avait joué franc-jeu auprès d'eux : quand les langues s'étaient déliées à propos du sexe, il avait admis ne pas être désintéressé par une aventure à l'occasion. Une question à laquelle ils s'attendirent certes, mais sans s'être décidés – une relation ouverte ne signifiait pas pour autant accepter n'importe qui en n'importe quelles circonstances. Mais la transparence d'Adrien, qui pour autant ne se laissait pas entraîner dans une obsession malsaine de cul, faisait un certain effet à la jeune fille ; le fait qu'il accepterait sans vexation un refus abondait en ce sens. N'agréant pas complètement de prime abord, Alex et elle avouèrent que « ça pourrait se faire, on va y réfléchir ».
Ce que les amoureux n'avaient pas prévu en revanche, c'était un autre aveu d'Adrien : ce dernier confia en effet à Alex, quelques semaines plus tard, que malgré le fait de se considérer comme hétéro, il était très curieux à l'idée de faire lui-même une fellation ; cerise sur le gâteau, la sympathie qui était née de leurs échanges, la bonne entente et surtout la confiance entre Adrien et eux, lui fit conclure qu'il aimerait que ce soit fait avec le copain.
N'ayant jamais caché apprécier tant les femmes que les hommes, Alex fut touché par cette attention, laquelle ne manqua pas de donner plus d'attrait encore à ce partenaire potentiel. Face à la difficulté d'Adrien à faire ce genre de confession, Alex le rassura : cette curiosité n'était pas rare au sein de la gent masculine, tout comme pas mal de femmes étaient tentées par une expérience lesbienne – ce qui n'était pas le cas de sa chérie, à son grand désespoir. Ça restait déjà une bonne chose qu'il veuille essayer, peu importait l'expérience agréable ou non que ça procurerait.
N'ayant jamais caché apprécier tant les femmes que les hommes, Alex fut touché par cette attention, laquelle ne manqua pas de donner plus d'attrait encore à ce partenaire potentiel. Face à la difficulté d'Adrien à faire ce genre de confession, Alex le rassura : cette curiosité n'était pas rare au sein de la gent masculine, tout comme pas mal de femmes étaient tentées par une expérience lesbienne – ce qui n'était pas le cas de sa chérie, à son grand désespoir. Ça restait déjà une bonne chose qu'il veuille essayer, peu importait l'expérience agréable ou non que ça procurerait.
À vrai dire, ce partage aida considérablement le couple à lui accorder sa confiance : se protégeant beaucoup quand il s'agissait de relations avec Amandine, et Alex recevant finalement très peu de demandes quand un garçon venait chez eux, ils finirent par communiquer leur décision favorable.
Et maintenant, Adrien prenait le train. Il avait hâte ; s'étant déjà fait une visio, il avait trouvé Amandine vraiment charmante et belle ; Alex avait du goût, et bien de la chance – il avait lui aussi des qualités dans l'esthétique, au demeurant ; les deux s'étaient bien trouvés.
Et maintenant, Adrien prenait le train. Il avait hâte ; s'étant déjà fait une visio, il avait trouvé Amandine vraiment charmante et belle ; Alex avait du goût, et bien de la chance – il avait lui aussi des qualités dans l'esthétique, au demeurant ; les deux s'étaient bien trouvés.
Adrien n'était pas mécontent d'aller baiser. Bien sûr, il n'y avait pas que ça, mais il fallait admettre que cette éventualité restait la principale motivation de leur entrevue. Le copain, en plus de son attrait pour les deux sexes, révéla son penchant candauliste : il adorait regarder d'autres hommes prendre sa bien-aimée, et elle son pied. Le voyageur n'avait jamais fait ça, mais se laissa tenter : ça pouvait être une amusant, et pourquoi pas enrichissant ? Même sans avoir essayé, il n'avait pas d'a priori négatif quant au fait de se déshabiller devant un autre. Il avait un corps très commun, ni beau ni laid, mais dont au moins il n'avait pas honte.
« Mesdames et messieurs, nous allons bientôt arriver en gare de Narbonne. Veuillez vérifier de n'oublier aucun objet derrière vous, et attendez l'arrêt total du train avant de descendre. Merci d'avoir voyagé à bord de ce TGV, et à très bientôt. »
Et voilà. Sur le quai, Adrien se dirigea vers la sortie en prenant son téléphone. Une fois les portes franchies, il baissa immédiatement son masque. Faisant défiler sa liste de contacts en regardant aux alentours, il vit approcher la silhouette d'Alex.
Et voilà. Sur le quai, Adrien se dirigea vers la sortie en prenant son téléphone. Une fois les portes franchies, il baissa immédiatement son masque. Faisant défiler sa liste de contacts en regardant aux alentours, il vit approcher la silhouette d'Alex.
— Salut ! lui fit ce dernier avec fort enthousiasme.
— Salut Alex ! Ça va ?
— Bien, et toi ? Ça s'est bien passé, ton voyage ?
— Sans problème. Ça fait plaisir de te voir !
— Ouais, pareil ! Viens, je suis garé sur le parking.
— Amandine est pas là ? demanda l'invité en marchant.
— Non, elle travaille cet aprem. Elle rentre vers dix-neuf heures trente.
— Et toi ? Tu bosses pas ?
— Je suis en télétravail : je peux m'adapter.
— Salut Alex ! Ça va ?
— Bien, et toi ? Ça s'est bien passé, ton voyage ?
— Sans problème. Ça fait plaisir de te voir !
— Ouais, pareil ! Viens, je suis garé sur le parking.
— Amandine est pas là ? demanda l'invité en marchant.
— Non, elle travaille cet aprem. Elle rentre vers dix-neuf heures trente.
— Et toi ? Tu bosses pas ?
— Je suis en télétravail : je peux m'adapter.
Ils déposèrent la valise dans le coffre et montèrent en voiture. Du peu qu'ils avaient conversé, Alex avait l'accent plus léger que ce qu'on pouvait entendre en Occitanie.
Adrien reprit :
Adrien reprit :
— Enfin, on se voit ! Depuis le temps…
— Ouais ! Ça fait quoi ? Un an ?
— Ça fait un an et demi qu'on se connaît, mais je dirais… Cinq, six mois qu'on dit qu'il faut qu'on se voie ?
— Déjà ? Ça passe trop vite.
— Ouais ! Ça fait quoi ? Un an ?
— Ça fait un an et demi qu'on se connaît, mais je dirais… Cinq, six mois qu'on dit qu'il faut qu'on se voie ?
— Déjà ? Ça passe trop vite.
Le couple ne vivait pas à Narbonne, mais dans la périphérie : Armissan, une dizaine de minutes en voiture. Ils arrivèrent à une maison.
— Une maison ? demanda le nouveau-venu, surpris. Vous avez les moyens ?
— C'est un mas. On l'a acheté pour presque rien, il était délabré, on a dû tout retaper en travaux. Mais on est tranquilles.
— C'est un mas. On l'a acheté pour presque rien, il était délabré, on a dû tout retaper en travaux. Mais on est tranquilles.
Alex lui fit la visite : salle de bain, toilettes, et sa chambre – car ils en avaient deux. Le clic-clac était déjà déplié et drapé ; le sens de l'hospitalité jusque dans ce genre de détail ! Ça restait toujours agréable, même si au vu de l'heure, il n'y avait pas besoin de se coucher.
Une fois les affaires déposées, Adrien sortit une bouteille de vin qu'il offrit à son hôte.
Une fois les affaires déposées, Adrien sortit une bouteille de vin qu'il offrit à son hôte.
— Oh, merci ! Fallait pas !
— C'est la moindre des choses, j'allais pas non plus venir les mains vides.
— C'est la moindre des choses, j'allais pas non plus venir les mains vides.
Alex prit donc le cadeau, puis les garçons se rendirent dans la cuisine pour boire un verre d'eau et continuer de discuter ; parler de la vie, de leurs boulots. Et puis d'autres choses aussi : musique, cinéma, relations amoureuses et sexuelles… Une occasion pour Adrien de poser d'autres nouvelles questions ou de demander des précisions sur leur couple. De fil en aiguille, cela revint à leur propre rencontre sur le site.
— Ça vous fait quoi, de me recevoir ?
— Ça nous fait plaisir ! Bon, c'est sûr, on est aussi un peu excités… mais même, humainement, on est contents de te voir.
— Vous êtes pas trop… intimidés ? Enfin, je demande surtout pour Amandine.
— Pas trop, non. Ça fait toujours quelque chose, c'est sûr, mais tu sais… ben, t'es pas le premier non plus. Et on a appris à bien te connaître, aussi : ça aide. Et toi ?
— Ça va, je me sens plutôt bien. On verra quand elle sera là et qu'on… enfin, que les choses vont se faire.
— Oui. T'inquiète, ça va être bien, tu verras. Et au pire, si jamais tu te sens pas à l'aise ou quoi, n'importe quand, t'hésites pas à le dire.
— D'accord, j'y penserai.
— Ça nous fait plaisir ! Bon, c'est sûr, on est aussi un peu excités… mais même, humainement, on est contents de te voir.
— Vous êtes pas trop… intimidés ? Enfin, je demande surtout pour Amandine.
— Pas trop, non. Ça fait toujours quelque chose, c'est sûr, mais tu sais… ben, t'es pas le premier non plus. Et on a appris à bien te connaître, aussi : ça aide. Et toi ?
— Ça va, je me sens plutôt bien. On verra quand elle sera là et qu'on… enfin, que les choses vont se faire.
— Oui. T'inquiète, ça va être bien, tu verras. Et au pire, si jamais tu te sens pas à l'aise ou quoi, n'importe quand, t'hésites pas à le dire.
— D'accord, j'y penserai.
Un silence plana quelques instants dans la pièce, avant qu'Adrien ne reprenne :
— Alex… puisqu'on parle de ça, je… Je repense à ce que je t'ai dit.
— Oui ?
— Voilà, euh… sache que ça tient toujours.
— Oui ?
— Voilà, euh… sache que ça tient toujours.
Le bisexuel ne dit rien, mais un imperceptible sourire se dessina dans ses yeux.
— Tant mieux ! Mais là aussi, si jamais tu es gêné à un moment, que tu changes d'avis ou quoi, tu le dis. C'est vraiment important pour nous que les autres se sentent bien.
L'invité hocha la tête.
— Oui, t'inquiète. Tu sais, je te l'avais dit dans mon premier message, mais j'ai pris beaucoup de temps avant de te l'avouer. Je voulais être sûr que je voulais le faire.
— Oui, je comprends. C'est normal. Et puis c'est souvent comme ça avec les hétéros.
— Tu penses que je reste hétéro ?
— Oui. Tu es curieux, tu veux essayer la fellation, mais comme tu m'as dit aussi : tout le reste ça t'intéresse pas. Être bi, c'est tout prendre. J'aime embrasser autant les hommes que les femmes, et faire l'amour avec eux – et par « faire l'amour », j'entends tout l'ensemble, des prélis au final. Une fellation « pour essayer », ça suffit pas.
— C'est une façon de voir les choses ; je suis plutôt d'accord avec, d'ailleurs.
— Et… ça te fait quoi, maintenant que tu es arrivé ?
— Comment ça ? Te sucer ?
— Oui.
— Ben je viens de te le dire : ça m'intéresse toujours.
— Oui, je comprends. C'est normal. Et puis c'est souvent comme ça avec les hétéros.
— Tu penses que je reste hétéro ?
— Oui. Tu es curieux, tu veux essayer la fellation, mais comme tu m'as dit aussi : tout le reste ça t'intéresse pas. Être bi, c'est tout prendre. J'aime embrasser autant les hommes que les femmes, et faire l'amour avec eux – et par « faire l'amour », j'entends tout l'ensemble, des prélis au final. Une fellation « pour essayer », ça suffit pas.
— C'est une façon de voir les choses ; je suis plutôt d'accord avec, d'ailleurs.
— Et… ça te fait quoi, maintenant que tu es arrivé ?
— Comment ça ? Te sucer ?
— Oui.
— Ben je viens de te le dire : ça m'intéresse toujours.
Le sourire d'Alex fut un peu plus marqué ; un sourire de bienveillance davantage que d'intérêt, au demeurant.
Après ces quelques secondes silencieuses, Adrien enchaîna :
Après ces quelques secondes silencieuses, Adrien enchaîna :
— D'ailleurs, puisqu'on en parle, je me disais que… on pourrait… en profiter que Amandine soit pas encore rentrée.
Les sourcils du bisexuel se levèrent : il ne s'attendait pas à ce que, à peine arrivé et même pas encore pleinement installé, il veuille tout de suite le mettre dans sa bouche !
Histoire de se faire monter un peu le sexe, le jeune homme lui répondit :
Histoire de se faire monter un peu le sexe, le jeune homme lui répondit :
— Eh bien… Pourquoi pas, oui. Je te l'ai déjà dit, mais quand tu m'as avoué ça, quand j'ai lu ton message… je l'ai trouvé super touchant. Ça m'a fait super plaisir, et même, ça m'a flatté que tu aies eu envie d'essayer avec moi. Et… ouais, ça m'a fait bander.
Adrien souffla du nez avec un sourire, en baissant la tête, avant de répondre :
— Je t'avoue que j'ai eu un peu peur quand même, que tu le prennes pas forcément bien.
— Pourquoi ? Il était poli, plutôt bien écrit, et toujours franc. Et comme j'apprécie les fellations par les mecs… Non, il était vraiment gentil.
— Pourquoi ? Il était poli, plutôt bien écrit, et toujours franc. Et comme j'apprécie les fellations par les mecs… Non, il était vraiment gentil.
La discussion se ponctuait de quelques silences : on sentait que, même désireux, Adrien avait du mal à lâcher la bride. Peut-être avait-il besoin de temps pour se détendre. Heureusement, Alex le laissait aller à son rythme.
Il le trouvait plutôt bel homme, par ailleurs. Un avis partagé par sa partenaire. Ça facilitait encore son désir d'être sucé. Puis Adrien lui demanda :
Il le trouvait plutôt bel homme, par ailleurs. Un avis partagé par sa partenaire. Ça facilitait encore son désir d'être sucé. Puis Adrien lui demanda :
— Dis-moi… Tu préfères quand c'est fait par les filles ou par les mecs ?
— Non, les deux ça me plaît autant. C'est différent, mais j'ai pas de « préférence ». Tant que je suis sucé, moi, je suis content ! ajouta-t-il avec légèreté.
— Ha ha ! C'est une façon de voir les choses. Et euh… tu préfères donner ou recevoir ?
— Pareil : j'aime les deux autant. Je suis pas compliqué : j'aime profiter de ce qu'on me donne et de ce que je peux donner.
— Tant mieux. Vaut mieux ça que quelqu'un d'hyper rigide… J'ai d'ailleurs l'impression d'être beaucoup moins… « ouvert » que toi.
— Mais non ! T'as tes préférences, et là tu vas découvrir quelque chose de nouveau, d'inhabituel ; c'est normal que tu sois un peu tendu. J'ai des amis gays et bis, et ceux qui ont eu des hétéros qui voulaient « tester », ils m'ont tous dit qu'ils étaient quasiment pareils que toi – avec plus ou moins de détente, mais toujours un peu intimidés.
— Non, les deux ça me plaît autant. C'est différent, mais j'ai pas de « préférence ». Tant que je suis sucé, moi, je suis content ! ajouta-t-il avec légèreté.
— Ha ha ! C'est une façon de voir les choses. Et euh… tu préfères donner ou recevoir ?
— Pareil : j'aime les deux autant. Je suis pas compliqué : j'aime profiter de ce qu'on me donne et de ce que je peux donner.
— Tant mieux. Vaut mieux ça que quelqu'un d'hyper rigide… J'ai d'ailleurs l'impression d'être beaucoup moins… « ouvert » que toi.
— Mais non ! T'as tes préférences, et là tu vas découvrir quelque chose de nouveau, d'inhabituel ; c'est normal que tu sois un peu tendu. J'ai des amis gays et bis, et ceux qui ont eu des hétéros qui voulaient « tester », ils m'ont tous dit qu'ils étaient quasiment pareils que toi – avec plus ou moins de détente, mais toujours un peu intimidés.
Il reprit :
— Je vais être honnête avec toi : j'en ai très envie. Mais c'est toi qui donneras le signal, quand tu seras bien prêt.
Adrien sourit légèrement. Puis il répondit :
— Ben… J'ai envie de commencer. Allons-y.
Ce fut au tour d'Alex de sourire, de manière plus prononcée. Alors il guida son invité jusqu'au canapé dans lequel il s'assit.
— Non, reste debout. J'ai envie de le faire comme ça.
— D'accord, si tu veux.
— D'accord, si tu veux.
En le voyant se mettre à genoux, il lui tendit un coussin.
À présent que les choses étaient en mouvement, Adrien avait moins peur. Le visage au niveau du pantalon, il laissa le jeune homme se déboutonner.
À présent que les choses étaient en mouvement, Adrien avait moins peur. Le visage au niveau du pantalon, il laissa le jeune homme se déboutonner.
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Commentaires ()
Plus exactement, j'ai récupéré ma certification, vu que je l'avais perdue après avoir fait supprimer plusieurs histoires^^ Peut-être que je serai publié un peu plus vite, du coup...
Je vois que tu es certifié, ce qui te donne loisir de modifier tes textes jusqu'à la veille de la publication. C'est un atout très intéressant.
J'ai écrit cette histoire assez rapidement, quasiment d'un seul jet, avec un peu de retouche derrière mais pas tant que ça pour le début. Je peux reconnaître le côté peut-être un peu trop "formel", je ne voulais pas trop traîner en descriptions, mais c'était peut-être justement aller trop vite. La nouvelle est déjà un peu longue pour son format, je ne voulais pas faire un roman entier.
D'un autre côté, pour avoir déjà eu à vivre des voyages pour rencontrer des gens y compris avec du sexe "garanti", il n'y a pas eu tant d'excitation que ça sur le moment, ça arrivait plutôt une fois sur place, et encore, à certains moments. C'est peut-être une question de sensibilité.
Merci en tout cas ! J'en prendrai compte pour d'autres histoires (sauf celles déjà envoyées, évidemment, c'est trop tard).
J'ai cru comprendre que tu apprécies les critiques "constructives", du coup, je ne vais pas me gêner un instant.
Au niveau forme, c'est bien écrit, bien lisible, agréable à la lecture. Je n'ai rien relevé à critiquer.
Sur le fond, l'histoire est sympa dans sa globalité. Mais, je vais être un peu plus dur pour le coup. Toute la première partie jusqu'à l'arrivée à la gare manque cruellement de sel à mon goût, de dynamisme. Oui, il est nécessaire d'expliquer la situation et tu le fais très bien. Mais, je ne ressens pas l'envie du personnage principal à y aller, ni son excitation à découvrir, ni ses doutes à cette rencontre ou encore de sa nervosité. En gros, je suis en manque de sensations.
La seconde partie, bien que timide, est plus agréable de moins point de vue. Là, on commence à ressentir quelque chose, cette gêne qu'a Adrien, cachant en même temps son envie qui ne se découvre qu'à la fin.
Malgré ma critique, j'ai aimé ton histoire, cette mise en place pour donner envie de lire la suite.