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✦ caribonex Le début d'une saga familiale - Prélude à Liberta - XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Le début d'une saga familiale - Prélude à Liberta - — Chapitre 1 · 1658 - Fanch

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Le début d'une saga familiale - Prélude à Liberta -

Chapitre 1 · 1658 - Fanch

— 1658 – Bretagne - Château de Mihinic –
 
— Anthelme ! Anthelme ! Bon sang, Caradoc, ton fils est encore je ne sais où !
— Et d'un coup cela devient mon fils, c'est le nôtre je te le rappelle ma chère.
— Oui, n'empêche qu'il est encore par monts et par vaux ! Dire que tu veux qu'il devienne prêtre ! 
 — Il le sera, c'est la tradition, Gauthier reprendra le titre en tant qu'ainé, Anthelme la prêtrise et Vauquelin sera militaire.
 — Mon ami, je vous l'ai déjà dit vous devrez changer cet ordre.
 — Et voilà, ma chère épouse dès qu'on en parle je redeviens «votre ami» !
 — Parce que j'ai toujours raison, ce n'est pas parce qu'un vague aïeul l'a décidé que ce doit être ainsi, ne vois-tu pas qu'il a ton courage et ton entrain.
 — Mais c'est ainsi depuis près de ceux cent ans !  
 — Ah, humm maintenant regarde par le fenestron et dis-moi qui est encore à s'entraîner avec le Maistre d'armes de passage chez nous …
 — Hum… Bon, je verrai plus tard.
 
Assis à l'ombre d'un rocher, le visage tourné vers l'océan, l'esprit détendu, je laisse encore une fois vagabonder mes pensées et soudain, je repense à cette scène fondatrice de mon existence telle qu'elle m'a été rapportée par Maheut notre vieux chambellan. Je dis fondatrice car c'était à partir de là que, revenu de mon entraînement, le petit sourire sur le visage de ma mère, l'air un peu contrit de mon père   - sans parler de celui soulagé de Vauquelin ! – m'avaient renseigné sur la fin probable d'une certaine tradition.
En y repensant, cela n'avait pas dû être facile surtout avec mes grands-parents qui vivaient encore à l'époque. La vieille noblesse d'épée des de Minihic, férocement arc-boutée sur ses idées depuis l'octroi de notre premier titre en mil deux cent quatre-vingt-huit avait finalement abdiqué devant l'intelligence et le sens de la persuasion de ma mère issue elle d'une noblesse de robe (et discrètement marchande). Ainsi, désormais délivré de cette épée de Damoclès cléricale je n'avais plus eu besoin d'être aussi discret, même si c'était pourtant dans ma nature.  Fini les entraînements dans l'ombre, les longues courses nocturnes pour apprendre le camouflage et comprendre la patience des gardes-chasses ou encore les veillées avec les soldats des unités d'élite.  J'avais pu apprendre au grand jour avec les maitres, naviguer avec les corsaires, fréquenter mon grand-oncle ancien de toutes les escarmouches et avoir – un peu- moins à craindre en allant nager avec les contrebandiers pour apprendre de leurs ruses. Et évidemment commencer à fréquenter la gent féminine…
Le cri d'une mouette me tire de mes souvenirs et me ramène au présent puisqu'en réalité tout cela s'est passé il y a de longues années  et  j'ai désormais vingt ans. Je viens de passer Lieutenant et d'avoir une jolie breloque – et une nouvelle cicatrice - suite à la bataille des Dunes du mois de juin. Rencontre terrible mais décisive où, sous la direction de Turenne nous avons vaincu les Espagnols et leurs alliés. Combat durant lequel si j'ai pu participer à une action d'éclat puisque étant dans le corps des éclaireurs j'ai aussi été – encore bien plus qu'avant – écœuré par la folie des hommes et savoure donc ces quelques jours en espérant que la paix dont certains parlent  soit effective même si je sais que de nombreuses batailles attendent encore.
En attendant, je contemple Dunkerque au loin, cette cité qui grâce à nous est passée d'Espagnole le matin à Française le midi et finalement Anglaise le soir puisque remise à nos alliés.  À l'inverse de mes compagnons, je ne suis pas allé me défouler dans les bordels ni profité des fruits de la victoire comme certains qualifient le pillage. Je n'ai jamais agi ainsi, ce n'est pas dans ma nature et je préfère de loin la séduction et le rire à la rapine et à l'étreinte payante.
D'ailleurs si je suis assis là, c'est tout simplement que j'observe un groupe de paysannes venues ramasser le goémon. Leurs rires, leurs jeux sont la vie ; c'est cela que je veux protéger et non pas les appétits féroces de pouvoir. J'ai un vague projet de quitter le pays pour la Louisiane le jour où j'aurai assez d'argent et où les traversées ne seront pas un aller simple pour la mort avec les ravages de la guerre qui dure depuis mil six cent trente-cinq. Né plus tard je n'ai d'ailleurs jamais connu que cela et, comme tout le peuple du royaume j‘aimerais tant que cela cesse.
Enfin, là je vois les bras nus, les jupons relevés et je souris devant cette beauté simple si éloignée des artifices des salons. Le petit groupe remonte lentement vers moi, le fait que je sois seul et détendu et elles en groupe, fait qu'elles ne montrent aucune crainte. De plus je n'ai aucune arme – du moins apparente – et elles leurs outils tranchants donc si quelqu'un doit avoir peur ce serait plutôt moi !
Évidemment un groupe de jeunes filles qui rencontre un jeune homme seul et, sans me vanter, plutôt bien fait de sa personne, cela déclenche quelques remarques et bien des rires si, comme moi on a du répondant.
Elles sont cinq et nous passons un moment à échanger. Elles ont un peu de mal à me situer avec mes mains calleuses, de l'éducation et de la conversation et des yeux qui ont déjà vu bien des choses et nous passons un bon moment avant qu'elles ne partent. Toutes ?
Non, l'une d'elles reste, son sourire et ses yeux très clairs éclipsent les toutes premières lueurs du soleil couchant.
Fanch puisqu'elle se nomme ainsi doit avoir la quarantaine mais je la trouve fort jolie ; brune les cheveux noués en une courte tresse, les bras et les mollets brunis par le soleil de la plage, un corps fin et musclé par les durs travaux mais un sourire lumineux qui semble avoir la faculté de renvoyer le soleil. Sa vieille chemise d'homme nouée sur le côté laisse voir la naissance de sa gorge, un peu plus quand elle se penche et c'est fort excitant. Nous parlons et, comme je sais écouter, elle se lâche un peu et me confie des éléments sur sa vie difficile. Veuve de pêcheur comme bon nombre de femmes d'ici, elle est plutôt mal vue car ne peut avoir d'enfants et surtout est fille de la rebouteuse du village.
 — Ceci dit, si cela empêche les rencontres, cela me permet aussi de vivre mon existence, sans crainte des imbéciles locaux ; ils ont bien trop peur des sorts que ma mère aurait pu m'apprendre surtout celui de leur nouer l'aiguillette fait-elle dans un rire. Soudain sérieuse, elle me regarde et me demande :
 J'imagine que toi tu n'es pas trop sensible à cela non ?
 — Pas vraiment non, et encore moins quand je suis avec une jolie femme.
 — Pourtant je ne suis qu'une paysanne, loin des femmes des villes ou des salons.
 — C'est bien cela qui fait que tu es plus jolie qu'elles, plus vraie, plus forte, c'est comme comparer l'océan et un étang.
 — Tu sais bien parler.
 — C'est facile devant quelqu'un qui vous inspire.  
 — C'est surtout facile pour un noble.
 — Je ne suis que le second fils, l'aventurier de la fratrie.
 — Je sais je t'ai vu avec les pêcheurs de la lune sombre.
 — Joli nom pour les contrebandiers !
 — Je sais que tu n'es pas vraiment comme les autres, c'est cela qui me plait.
 — Tu aurais pu te nommer Franche !
 — L'avantage d'être plus libre que bien d'autres et de faire ce qui me plait.
 En disant cela elle me regarde intensément et ses yeux clairs semblent briller d'une lueur d'orage. Je tends doucement la main vers la sienne et la saisit. Elle est froide et parcourue de petites cicatrices, rançon d'un dur travail mais moi je les trouve fort jolies. Son autre main vient rejoindre la mienne et je fais pareil, réchauffant lentement les siennes. Quand elles sont chaudes, c'est elle qui interrompt ce moment et vient caresser ma joue dans un geste très doux. Nous regardons autour de nous, constatons que nous sommes seuls au monde et j'étends ma large cape sur le sol de la lande. C'est elle qui me pousse sur le tissu et je cède avec un sourire à sa beauté un peu rude mais si naturelle.
Nous nous embrassons doucement, savourant ce moment, cette douceur dont tous deux avons tristement perdu l'habitude. Je la serre contre moi, la réchauffant et profitant avec elle de l'abri que nous procure le rocher contre le léger vent du large. Elle me dévêt, ne fait aucune remarque sur mes cicatrices – neuves ou anciennes – et picore mon torse de petits baisers. Bon sang que c'est bon, cela me fouette les sangs et je l'embrasse un peu plus fort. Elle me tire contre elle et plus rien ne se trouve entre ses seins ronds et pleins contre moi. C'est délicieux et je me sens fort et vivant, oh si vivant !
Nos baisers deviennent un peu plus sauvages et quand nous reprenons haleine et qu'allongé sur le dos je la contemple, les cheveux bruns plus relâchés qui encadrent son visage fin coloré par le soleil déclinant, elle se débarrasse de son haut me dévoilant une superbe poitrine. Je souris, savoure cette beauté et puis caresse ces deux globes jumeaux pendant qu'assise sur moi, elle continue à faire grandir mon vit déjà bien tendu dans mes chausses. Ma bouche vient rapidement aider mes mains et je suce des tétons joliment dressés et aux couleurs ocres qui tranchent sur sa peau blanche. Elle gémit et redresse la tête vers le ciel, savourant mes suçons. J'applique bien les leçons apprises auprès d'autres conquêtes et me dit que contrairement à ce que les sermons nous disent sur le péché de chair, l'amour et le plaisir sont des dons qu'ils convient de donner et savourer sans honte. 
C'est donc sans honte, que je me défais de mes chausses et qu'elle enlève sa jupe et sa culotte, m'offrant la vue de son corps fin et musclé par les durs travaux de la mer et des champs.
Ma mémoire s'imprègne de ce moment, de ce partage si complice et je me repais de la vue. Un buisson sombre et l'amorce d'une fente rose attirent mon regard et surtout mes doigts pendant que les siens jouent déjà avec ma virilité. Ses caresses sont délicieuses et elle utilise mon excitation pour les rendre encore meilleures. Et puis, excitée elle aussi, elle s'installe sur moi et sa chaleur m'engloutit doucement au fur et à mesure qu'elle se laisse descendre sur ma verge. Ses mains posées sur ma poitrine, elle souffle, soupire, gémit mais ne cesse de me fixer, ses yeux brillants d'un feu intérieur qui me rend toute chose. Je sais que cette position n'est que peu usitée mais moi je l'adore et savoure la vision de cette jeune femme, sensuelle sylphide venue me dispenser l'amour. 
Je me plie un peu et bise ses tétons tout en caressant ses courbes, elle s'agite sur moi, mouvements générant des sensations qui nous font tous deux grimper encore et encore vers un plaisir qui s'annonce intense. Sa peau a un grain que je trouve particulier, alliance de douceur et de fermeté qui contribue à saturer lentement mes sens. Fanch monte et descend sur moi, les yeux désormais perdus dans le vague, elle halète, geint de plaisir, murmure des « encore, encore « qui me font me sentir puissant et enfin, elle crie et s'effondre sur moi. Son plaisir déclenche le mien et quand je tressaute en elle, chaque jouissance la fait se tendre et gémir de plaisir. Enfin, elle s'effondre sur moi, le souffle court mais mêlé au mien.
Nous restons de longs instants à savourer la sensation du corps de l'autre, à se repaître de sa respiration, à caresser délicatement les courbes et à respirer les embruns du large. Il fait très bon et, au bout d'un moment, nous nous levons et courrons nus vers l'océan qui n'est qu'à quelques dizaines de pas. Si ce n'est pas – et de loin - la première fois que je me baigne nu, c'est la première fois que je suis en si belle compagnie !    
Je manque d'ailleurs trébucher en courant dans le sable fin, tant je fixe ses courbes affolantes, elle me fait penser à une sirène munie de jambes, à l'aise hors et dans l'eau, naturelle et enjouée. Nous nous nettoyons de nos ébats et je constate qu'elle nage tout aussi bien que moi. Puis nous jouons un moment dans l'eau avant de nous laisser flottant en admirant le coucher de soleil. Je ne me lasse pas de cet incroyable spectacle de la nature et ne comprends pas que malgré ce miracle de la vie l'homme continue à se battre encore et toujours. 
Fanch me tire de ce minuscule instant de philosophie en s'accrochant à moi et nous nous retrouvons enlacés, bercés par la mer nourricière ce qui rapidement nous fait nous embrasser. Ensuite nous ressortons, courrons sur le sable en faisant voleter les grains autour de nous avant d de nous serrer sur ma large cape. Nos peaux sont un peu froides mais la passion nous ranime rapidement. Je lui propose de s s'allonger et viens embrasser son triangle sombre, elle est un peu surprise ayant si peu l'habitude d'être honorée ainsi mais se laisse aller devant les délices que lui procure ma langue. Elle a l'odeur de l'océan et ses petits soubresauts, assortis à ses mains qui caressent mes cheveux me remplissent du bonheur simple de lui donner du plaisir. Elle se laisse aller, savoure, pendant que je lèche passant la pointe de ma langue entre ses chairs roses et humides ; aspire ce bouton rose et gonflé, tout en caressant son corps, je maintiens ses fesses, pendant qu'elle se caresse un sein et appuie encore sur ma tête. Je la sens devenir de plus en plus humide, de plus en plus excitée. Elle se tend, marmonne des mots que je ne comprends plus, ses cuisses serrées sur moi, bon sang que c'est bon ! 
Et puis alors que j'ai introduit deux doigts en elle tout en suçant le bourgeon d'amour, elle pousse un long cri de plaisir avant de crisper ses mains sur moi, je la sens littéralement vibrer de plaisir avant qu'elle ne se relâche doucement. Au bout de quelques secondes ou de quelques éons, je ne sais plus vraiment, elle me tire vers elle et m'embrasse, semblant apprécier le goût de son plaisir sur mes lèvres et ma langue dans un long baiser.
Je réalise vaguement que la nuit est en train de tomber et que ce dernier orgasme l'a achevée. Je l'aide ensuite à se rhabiller, puis porte ses lourds paniers et la raccompagne chez elle. Elle vit dans une petite maison isolée, blanchie à la chaux et qui semble luire sous la lueur de la lune. La confort est sommaire, mais pour moi en ce moment c'est un très bel endroit et mon expression le lui prouve amplement. De ma musette j'extrais de quoi manger et après un rapide repas, je la porte au lit. Ses yeux embués montrent toute la difficulté de sa vie mais aussi sa force et sa résilience. À son tour, elle me regarde me déshabiller puis la rejoindre au lit. Nous nous serrons, et elle s'endort après avoir compris que je ne veux que lui offrir ma chaleur sans rien exiger de plus, comme deux êtres qui se soutiennent face à l'adversité. Après tout, demain est un autre jour.
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Photo de profil de Dad38
Dad38
3 janvier 2026 à 07:23
Un début des plus prometteurs, merci pour ce joli texte.
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Photo de profil de caribonex
caribonex
21 décembre 2025 à 22:18
Un grand merci à vous.
Vraiment ravi de voir qu'on peut explorer d'autres genres et prendre certaines directions dans les textes et que ce soit apprécié.
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Photo de profil de Jojo33bdx
Jojo33bdx
21 décembre 2025 à 12:34
Magnifique histoire qui change de la plupart des textes que l'on peut trouver ces derniers temps. Bravo et merci pour ce moment de lecture passionnant
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clar86
21 décembre 2025 à 11:06
Sublime départ.
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Photo de profil de Iznogood
Iznogood
21 décembre 2025 à 11:05
Quelle agréable surprise en ce dimanche matin de retrouver l'univers de Liberta avec cette suite en avant de l'arrière du temps 🔁 euh... bref ! 🤯 J'me comprends ! 😇

Ça fait vraiment plaisir en tout cas. 😊
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