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✦ tounet777 L'éleveur de chèvres XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Gays Orientation principale dans ce chapitre

L'éleveur de chèvres — Chapitre 1

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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L'éleveur de chèvres

Chapitre 1

Chapitre 1
J'ai tout plaqué. Vraiment tout.
L'appartement du Marais, le job qui payait les sorties et les restos trop chers, les potes qui disaient « t'es jeune, profite », les nuits blanches à faire défiler Grindr en attendant un message qui ne viendrait jamais… et surtout, surtout, Bertrand. Trois ans. Trois ans où j'ai cru que c'était pour la vie. On regardait des annonces plus grandes, on parlait d'adoption, de mariage. Et puis un soir de septembre, il a posé ses clés et il a dit : « Mathieu, je t'aime… mais je ne suis plus amoureux. » Sans cris, sans scène. Il a fait sa valise, m'a embrassé sur le front et il est parti. J'ai passé la nuit par terre dans le salon à fixer la place vide sur le canapé, et j'ai compris que plus rien n'avait de sens.
Le lendemain, j'ai tapé « ferme à vendre » dans Google et je suis tombé sur l'annonce : vieille exploitation caprine dans le Gard, 70 bêtes, maison en pierres, ouvrier resté sur place. J'ai appelé. J'ai pris le TGV. J'ai signé. Ma mère a hurlé, mon père a soupiré, comme d'habitude. Ils ne comprenaient pas que je n'enterrais pas ma vie ; je la recommençais.
Quand je suis arrivé, début février, le mistral soufflait fort. J'avais encore mon manteau trop chic et mes baskets qui prenaient la boue comme une insulte. Fabien était là, dans la cour, en train de charger des bottes de paille sur la remorque. Torse nu malgré le froid, juste un vieux jean élimé et des bottes. Le soleil cognait sur sa peau dorée, et là… j'ai vu. Une toison brune, dense mais parfaitement entretenue, qui descendait en pointe depuis ses pecs jusqu'au-dessous de la ceinture, soulignant chaque muscle sans jamais cacher la définition. Des abdos taillés, des poils juste assez fournis pour donner envie d'y passer la main, pas un poil de trop, pas un poil de moins. Barbe de trois jours, cheveux bruns en bataille, et ces yeux bleus, presque trop clairs, qui m'ont cloué sur place.
Il s'est arrêté net, a planté sa fourche dans une botte de paille et m'a détaillé sans se gêner. Lentement. De haut en bas. Puis il a souri. Un sourire en coin, un peu carnassier.
— Alors… c'est toi qui remplaces le vieux ?
J'ai hoché la tête, la gorge sèche.
— Mathieu. Salut.
Il a essuyé ses mains sur son jean, a fait deux pas vers moi, et m'a tendu une paluche immense, brûlante, calleuse. Ses avant-bras poilus, eux aussi impeccablement entretenus, ont capté la lumière quand il a serré ma main.
— Fabien. Bienvenue au bout du monde, patron.
Sa poignée a duré une seconde de trop. Ses yeux n'ont pas lâché les miens. Et moi, pour la première fois depuis que Bertrand était parti, j'ai senti mon cœur cogner pour une raison qui n'avait rien à voir avec la douleur.
J'ai souri. Un vrai sourire.
— Montre-moi les chèvres, alors. Faut que je commence quelque part.
Il a ri, un rire grave qui a résonné dans toute la cour comme une promesse.
— Ça va être long, Parisien. Très long.
Les premiers jours ont été un désastre magnifique.
Je renversais les seaux de lait, je laissais les chèvres sortir par des portails mal fermés, je confondais les compléments alimentaires, je me prenais les pieds dans les cordes et, cerise sur le gâteau, j'ai réussi à coincer la trayeuse électrique en essayant de « faire plus vite ». Fabien me regardait faire, les bras croisés sur sa poitrine poilue, la mâchoire serrée. Je voyais bien que ça le démangeait de m'envoyer chier, mais il se contentait de soupirer, de réparer derrière moi et de marmonner des « c'est pas grave » qui sonnaient faux. Le soir, il rentrait chez lui, à cinq kilomètres dans une petite maison qu'il louait au village, et moi je restais seul avec mes bleus et ma culpabilité.
Un vendredi, après une journée particulièrement chaotique (j'avais oublié de fermer la porte du parc des chevreaux, ils avaient bouffé la moitié du potager), j'ai craqué.
— Fabien… reste ce soir. Je fais à manger. C'est la moindre des choses, tu passes ta vie à rattraper mes conneries.
Il a haussé un sourcil, surpris, puis a hoché la tête.
— OK. Mais je préviens : je bois pas du vin bio à quarante balles la bouteille.
J'ai ri.
— J'ai trouvé une caisse de côtes-du-rhône à 4,50 € chez le caviste du village. Ça ira ?
Il a souri. Vraiment souri, cette fois.
On a fini tard. J'avais fait une daube provençale qui mijotait depuis midi (ma seule recette qui tient la route). On s'est installés à la grande table en chêne, deux assiettes fumantes, la bouteille qui descend vite, la cheminée qui crépite. Dehors, le mistral s'était calmé ; on n'entendait plus que le tic-tac de l'horloge et le bruit des couverts.
On a parlé bouffe, puis chèvres, puis on a dérivé.
— Trente et un ans, il a dit en remplissant nos verres. Et toi ? T'as l'air d'avoir à peine sorti de l'école.
— Vingt-cinq. Presque vingt-six.
Il a sifflé entre ses dents.
— Putain, gamin. T'es sûr que t'as pas fugué ?
J'ai ri.
— Non, j'ai juste… eu besoin de changer d'air.
Il m'a regardé longuement, ses yeux bleus posés sur moi sans détour.
— L'ex, hein ?
J'ai hoché la tête. Pas besoin d'en dire plus ; il avait compris.
— Bertrand, c'était son prénom. Trois ans. Il est parti en septembre.
Fabien a bu une gorgée, pensif.
— Moi, les histoires longues… ça me connaît pas trop. Dans le coin, y a pas grand-chose à se mettre sous la dent. Les meufs du village, je les ai toutes essayées avant mes vingt-cinq ans. Depuis, c'est Tinder à cinquante bornes à la ronde ou rien. Il a ri. -Et encore, faut avoir du réseau.
Je l'ai regardé, un peu étonné.
— Toi, avec ton physique, tu galères ?
Il a haussé les épaules, faussement modeste.
— Disons que je suis difficile. Et que je m'ennuie vite.
Un silence. Il a tourné son verre entre ses doigts, puis m'a regardé en coin, un sourire moqueur aux lèvres.
— Et toi, Parisien… t'es toujours sapé comme si t'allais à un vernissage. Même ton vieux jogging gris, on dirait du cachemire. Tu comptes rester combien de temps avec nous, les ploucs ?
J'ai baissé les yeux sur mon pull en laine mérinos gris perle, effectivement un peu trop chic pour une ferme.
— Je reste. Définitivement.
Il a penché la tête, amusé.
— T'es sérieux ?
— Oui.
Il a reposé son verre, s'est penché en avant, les avant-bras sur la table. La lumière de la lampe faisait briller les poils sombres sur sa poitrine, visibles sous les trois boutons ouverts de sa chemise à carreaux.
— T'es vraiment barré, Mathieu. Mais… j'aime bien les barrés.
Son regard a glissé sur moi, lentement. Pas provocant. Juste… curieux. Très curieux. J'ai senti la chaleur monter dans la pièce, et ce n'était pas que la cheminée.
— Encore un verre ? j'ai demandé, la voix un peu rauque. Il a souri. Lentement.
— Ouais. Et après… tu me feras visiter le reste de la maison. Faut bien que je sache où ranger mes affaires si je dois continuer à te sauver la mise tous les jours.
Je pose mon verre, la gorge un peu sèche. -Bon… je te fais faire le tour, si tu veux.
Fabien se lève, s'étire, et déjà sa main se pose entre mes omoplates pour me pousser doucement vers le couloir. Il touche tout le temps : une tape, un coude, un bras passé sur l'épaule. Pour lui c'est rien, pour moi c'est tout.
On passe vite par la cuisine (il ouvre deux placards, rigole en voyant mes casseroles en cuivre). -T'as dévalisé la boutique de grand-mère ou quoi ?
Puis le salon. Il se laisse tomber de tout son long sur le vieux canapé en cuir, bras écartés, jambes ouvertes, et tape le coussin à côté de lui.
— Viens t'asseoir deux secondes, patron. Viens voir si c'est confortable, ton truc.
Je m'approche, hésite. Il insiste d'un mouvement du menton. -Allez, viens, j'te mange pas.
Je m'assois au bord, raide. Il rebondit deux-trois fois, le cuir craque.
— Pas mal. Un peu mou, mais ça ira pour regarder le foot quand on aura enfin la télé. Il me donne un petit coup d'épaule. -Détends-toi, t'es pas au garde-à-vous.
On monte à l'étage. Salle de bains, chambre d'amis (il jette un œil, grimace en voyant le matelas nu), puis ma chambre. Le grand lit king size, draps blancs, couette épaisse. Il siffle doucement.
— Putain, c'est pas mal ici.
Je regarde mon portable : 2h21. Je me racle la gorge.
— Fabien… il est vraiment tard. Tu veux pas rester dormir ici ce soir ? Plutôt que de reprendre la route ? Y a largement la place, et t'as bu…
Il me regarde une seconde, surpris que je le propose, puis hausse les épaules avec son sourire tranquille.
Ouais, si ça te dérange pas. J'avoue que j'ai pas trop envie de conduire là.
Je hoche la tête, un peu trop vite. -Bien sûr que non.
Il regarde le lit, puis moi.
— Bon ben… je dors là alors. On va pas se battre pour un drap à cette heure-là.
Je rougis jusqu'aux oreilles. Il le voit, rigole doucement.
— T'inquiète, Parisien. De toute façon j'ai l'habitude de dormir à poil, mais je ferai un effort, je garderai le caleçon. J'suis pas un sauvage.
Il me donne une tape bourrue sur l'épaule.
— Allez, va te laver les dents. Moi j'vais pisser et j'arrive.
Je file à la salle de bains comme si ma vie en dépendait. Quand je reviens, il est déjà allongé côté fenêtre, caleçon noir, torse nu, bras derrière la tête. La toison brune monte et descend doucement avec sa respiration. Il a laissé la lampe allumée pour moi.
— J'ai pris le côté froid, comme ça tu râles pas, grogne-t-il, les yeux déjà fermés.
Je me glisse sous la couette, à bonne distance, raide comme une planche.
— Bonne nuit…
Il marmonne un « Dors, Parisien » d'une voix rauque, et en deux minutes il dort.
Moi je fixe le plafond, le cœur qui tambourine, en essayant de ne surtout pas penser à la chaleur de son corps à quelques centimètres.
Le noir est presque complet, juste cette lame de lune qui glisse entre les volets et pose un trait argenté sur le parquet.
J'ai viré mon t-shirt il y a une heure, il faisait trop chaud. Je suis en short de coton fin, torse nu, les bras collés au corps. Fabien, lui, a carrément balancé la couette au pied du lit. Il dort sur le dos, puis se retourne vers moi d'un seul coup.
Son bras tombe lourdement sur mon ventre, doigts écartés, paume brûlante posée à plat sur ma peau nue. Il soupire, se rapproche. Son genou s'insinue entre mes cuisses, les écarte un peu. Et là je sens.
Son caleçon est remonté sur sa cuisse gauche ; l'élastique a lâché. Sa queue en sort complètement, épaisse, longue, lourde, posée contre ma hanche. Elle est chaude, presque brûlante, la peau douce et la veine gonflée qui palpite doucement à chaque battement de son cœur. Le bout effleure ma peau, juste au-dessus de la ceinture de mon short.
Je me fige. Je n'ose plus respirer. Sa main glisse un peu plus bas sur mon ventre, ses doigts frôlent le bord de mon short. Sa barbe râpe mon épaule quand il pose son front contre moi, comme s'il me serrait dans son sommeil.
Et puis ça arrive. La chaleur de sa queue contre ma peau, le poids, l'odeur… mon corps réagit tout seul. Je sens le sang affluer, mon short se tendre, ma propre bite durcir en quelques secondes, se dresser contre le tissu. Je panique. S'il bouge encore un peu, s'il ouvre les yeux, il va forcément la sentir contre sa cuisse ou son bras.
Je reste figé, le souffle bloqué, la gorge en feu. Je prie pour qu'il ne se réveille pas. Je prie pour qu'il ne sente pas que je bande comme un âne à cause de lui.
Sa respiration reste profonde, régulière. Il ne bouge plus. Sa queue est toujours là, posée sur moi, énorme et tranquille. La mienne pulse, douloureuse, coincée dans mon short, à quelques centimètres de la sienne.
Je ferme les yeux très fort. Je compte jusqu'à l'infini. Je suis torse nu, en short, la bite dure comme jamais, collé à l'homme le plus hétéro de la planète qui dort contre moi sans se douter de rien.
Je suis en enfer. Et je n'ai jamais eu aussi chaud, aussi peur, et aussi envie de toute ma vie.
Fabien remue. Un grognement sourd, à moitié endormi. Son bras se resserre autour de ma taille, comme s'il me ramenait contre lui dans son rêve. Sa main glisse encore un peu plus bas, les doigts s'accrochent presque au bord de mon short.
Je sens sa queue bouger contre ma hanche, se soulever légèrement, encore molle mais plus lourde, plus chaude. Il inspire profondément, sa barbe râpe mon épaule quand il tourne la tête. Ses lèvres effleurent ma peau, juste un souffle.
Il marmonne quelque chose d'incompréhensible, une syllabe rauque. « …t'fous pas… » Sa voix est pâteuse, à peine consciente.
Je suis pétrifié. Ma bite est tellement dure que ça fait mal, coincée dans le tissu, à deux centimètres de sa cuisse. S'il se rapproche encore, il va la sentir. Il va comprendre.
Il ouvre à moitié les yeux. Un instant. Pas plus. Ses paupières lourdes, le regard flou, il me voit… ou plutôt il me sent. Il sent la chaleur, le corps contre le sien. Il fronce les sourcils, comme s'il essayait de se rappeler où il est.
Puis il referme les yeux. Un soupir. Son bras reste autour de moi. Sa main ne bouge plus. Sa queue non plus. Il se rendort, la respiration plus lente, plus profonde. Je reste là, le cœur qui cogne si fort que j'ai peur qu'il l'entende dans sa poitrine. Il ne sait pas. Il ne sait rien. Il dort encore.
Et moi, je suis toujours là, torse nu, la bite dure, son bras autour de moi, sa queue posée sur ma peau, à attendre que le jour se lève et que tout redevienne normal.
Fin du chapitre 1.
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theodule_15
2 mai 2026 à 03:15
Si cette histoire m'a plu? C'est terribles en dessous de mes émotions, disons qu'elle me rend fou ! Complètement fou d'excitation, d'envies ... Envie d'être Mathieu ou Fabien. A choisir j'aimerais encore plus être Fabien... Dans cette histoire il y a tout ça a quoi je rêve, tout ce que j'aime, tout ce qui m'excite...
Merci auteur, je t'embrasse partout ....
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de vincentdugard60
vincentdugard60
3 avril 2026 à 16:10
c'est plutôt excitant merci
Soyez respectueux
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Utilisateur supprimé
8 mars 2026 à 18:02
Torride,encor...
Soyez respectueux
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bruno57950
7 mars 2026 à 11:55
magnifique!!!!!
Soyez respectueux
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Photo de profil de Stephane269
Stephane269
26 février 2026 à 00:47
Pour ceux qui sont pressés de connaitre la suite de cette magnifique histoire, elle est sur un autre site, en 7 ou 8 épisodes.
Soyez respectueux
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Séby38
25 février 2026 à 19:20
magnifique début histoire hâte de connaitre la suite
Soyez respectueux
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Photo de profil de RV77130
RV77130
24 février 2026 à 17:16
Ce début m’a bien plus vite la suite
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Stephane269
Stephane269
24 février 2026 à 15:40
Si cette histoire m'a plu? C'est terribles en dessous de mes émotions, disons qu'elle me rend fou ! Complètement fou d'excitation, d'envies ... Envie d'être Mathieu ou Fabien. A choisir j'aimerais encore plus être Fabien... Dans cette histoire il y a tout ça a quoi je rêve, tout ce que j'aime, tout ce qui m'excite...
Merci auteur, je t'embrasse partout ....
Soyez respectueux
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