Du placo au plaisir : journal d’un chantier interminable
Chapitre 1
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Bi Orientation principale dans ce chapitre

Du placo au plaisir : journal d’un chantier interminable — Chapitre 1

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Du placo au plaisir : journal d’un chantier interminable

Chapitre 1

Je m'appelle Eléonore, j'ai 38 ans, et je vis avec ma famille dans un appartement lumineux du 11e arrondissement de Paris. Je suis mariée à Émilien, 40 ans, qui passe ses journées dans un open space du quartier de La Défense, rivé à son ordinateur pour coder et animer des réunions en visio. Nous avons un fils, Milo, 8 ans, un petit brun espiègle aux yeux noisette.
Je travaille de chez nous comme rédactrice freelance pour des magazines en ligne sur le bien-être et le lifestyle, ce qui me laisse la liberté de gérer mes deadlines entre deux lessives et mes séances de yoga. Je mesure 1 mètre 68, mon corps est fin et athlétique, sculpté par la course le long de la Seine et les salutations au soleil sur le parquet du salon. Ma poitrine, de taille moyenne et en forme de poire, épouse parfaitement mes mouvements. Mes cheveux châtain, foncé ondulent jusqu'à mes épaules, encadrant un visage où les rides légères autour des yeux trahissent mes éclats de rire plus que mes soucis. Pourtant, la vie parisienne ne nous convient plus. Le bruit constant des klaxons, des sirènes et des voisins qui claquent leurs portes à toute heure me ronge les nerfs. L'insécurité grandissante
C'est pour cela qu'il y a quelques mois, nous prenons la décision de déménager. Les discussions s'étirent tard le soir, après avoir couché Milo, autour d'une tasse de thé dans la cuisine encombrée. Émilien rêve d'un jardin pour bricoler, moi d'un espace pour respirer, et Milo d'un chien et d'aventures en pleine nature. Après pas mal de recherches – des nuits entières à scroller sur les sites immobiliers, à comparer les prix, les trajets, les écoles –, nous trouvons une ancienne ferme à rénover entre Bordeaux et Arcachon. Cela est un coup de cœur immédiat en la visitant.
Après l'achat vient un autre problème : notre vie reste encore pendant un temps sur Paris. Il faut rénover toute la bâtisse, et ce n'est pas simple, étant à des centaines de kilomètres de notre nouveau chez-nous. La ferme est un joyau brut, mais elle a besoin d'un sérieux lifting. (la toiture, L'isolation, les fenêtres, la plomberie, L'électricité, la cuisine, salles d'eau, etc...)
Les travaux commencent. Les entreprises spécialisées se succèdent, Émilien ne peut pas suivre sur place les avancements son travail le retient à la défense, c'est donc moi qui le fais. Je fais pas mal d'allers-retours.
Chaque mardi matin, je me rends sur le lieu des travaux. À 6 h 17 précises, je monte dans le TGV à Montparnasse, un café brûlant dans une main, mon sac à dos rempli d'affaires dans l'autre : ordinateur, chargeur, bloc-notes, plans roulés sous le bras, un pull en plus parce que la ferme est encore un courant d'air. J'ai pris l'abonnement Ouigo pour rentabiliser ; quatre-heures et demi plus tard, je descends en gare de Bordeaux-Saint-Jean, les jambes engourdies, mais l'esprit déjà sur le chantier. Un taxi m'attend. Et 30 minutes après, je pose mes affaires dans la petite location que j'ai louée à cinq minutes à pied de la ferme. C'est un studio minuscule au-dessus d'une boulangerie, odeur de croissants le matin, lit une place, kitchenette, douche étroite. Parfait. Je laisse mon sac, enfile mes baskets de chantier, attrape les plans, et je file.À 11 h 30, je pousse la grille rouillée de la ferme. Les artisans sont déjà là.
Je discute avec eux, négocie les délais choisis les matériaux sur place : la teinte exacte du crépi (une ocre claire qui réchauffe la pierre), la forme des poignées de porte (acier brossé, pas trop moderne), la disposition des prises dans la future cuisine. Je prends des photos, des vidéos, j'envoie tout à Émilien par WhatsApp. Il répond entre deux réunions :
— Parfait pour le crépi. Prends la version mate.
Vers 13 h, je retourne à la location. Je déjeune sur le pouce puis je m'installe à la petite table près de la fenêtre. J'ouvre mon ordinateur, je travaille. Articles à rendre, interviews à retranscrire, newsletters à rédiger. Le Wi-Fi est capricieux, mais ça passe. Dès que j'ai fini
je referme tout, je repars vers la ferme.Les avancées du jour me sautent aux yeux : un mur entièrement rejointoyé, les premières fenêtres posées, le sol de la grange dégagé. Je refais un tour, je valide, je note, je photographie. Parfois, je reste jusqu'au coucher du soleil, assise sur une palette, à regarder les ombres s'allonger sur les vignes voisines. Puis je rentre à pied, les baskets pleines de terre, le cœur léger.
Les semaines se succèdent, rythmées par le sifflet du TGV et le bruit du chantier chaque mardi, je descends du train, je pose mes affaires, et je rejoins le chantier où trois visages deviennent peu à peu familiers.
Les voix aussi. On passe du « bonjour madame » polie à des cafés partagés sur une caisse retournée. Joel, le plaquiste, 48 ans, cheveux grisonnants qui dépassent de la casquette, corps trapu taillé pour porter les plaques de placo sans broncher. Il a toujours une blague en réserve.
Renato, l'électricien, 46 ans, Portugais, accent chantant, gestes précis. Il arrive avec sa radio qui diffuse du fado en fond.
Jordan, 22 ans, apprenti de Renato, bras tatoués corps de rugbyman, sourire timide, mais franc
On forme une petite équipe. Mais les matériaux mettent du temps à arriver. Ce qui devait durer trois jours s'étire en semaines. Si le plaquiste n'a pas ses plaques, il ne peut pas fermer les cloisons ; si les cloisons ne sont pas fermées, l'électricien ne peut pas encastrer ; si les gaines ne sont pas posées, l'isolation attend. Un domino infernal.
Le vendredi, je reprends le train. 17 h 42, Bordeaux-Paris, wagon silencieux, je regarde les vignes défiler, les photos du chantier sur mon téléphone. Émilien m'attend à Montparnasse avec Milo qui court dans mes jambes.
— Alors, ça avance ?
Je soupire. « Oui… et non. »
Je lui montre les murs en pierre enfin secs, les premières cloisons qui montent, mais aussi les palettes vides là où devraient être les fenêtres.Ça dure comme ça, quelques semaines
Le mois de juin est là. Les deux premières semaines, il a plu pratiquement sans s'arrêter : ciel bas, gouttières qui débordent, terrain transformé en pataugeoire, chantier au ralenti
Puis, d'un coup, la pluie s'arrête. Le soleil revient, brutal, brûlant, et la chaleur du Sud-Ouest s'installe comme une couverture lourde. Avant de partir, j'ai prévu les tenues adéquates. J'ai rangé les jeans et les pulls dans la valise, ajouté deux robes légères : une en lin beige qui tombe juste au-dessus du genou, une autre en coton blanc à fines bretelles, fluide, celle que j'aime porter quand il fait trop chaud pour penser. Ce mardi-là, j'arrive à Bordeaux sous un ciel déjà blanc. Le taxi sent le cuir chaud. Studio-boulangerie, valise ouverte, robe beige enfilée direct. Je marche jusqu'à la ferme, le soleil tape sur mes épaules nues, l'air sent le pin et la terre séchée. Le chantier a repris son cours, et vite. Vraiment vite. Les matériaux bloqués sont enfin livrés : les fenêtres posées hier, les plaques de placo empilées, les gaines électriques tirées. Joel a monté trois cloisons en deux jours, Renato a fini le tableau général, Jordan a tout dégagé pour le sol.
Les pièces prennent forme. Je passe de l'une à l'autre, plans à la main, et je souris
L'après-midi, je reviens sur le chantier vers 15 h. Le soleil tape fort sur la ferme, pas un nuage, pas un souffle. Les ouvriers sont torse nu.
Je passe la surprise. Je reste là, un instant, les plans oubliés dans ma main. Je les regarde travailler. Le bruit des visseuses, le claquement des plaques, la poussière qui vole dans la lumière dorée. Et moi, je me perds un peu. Dans ce que je vois. Dans la chaleur. Dans le mouvement de leurs corps. Une petite excitation naît en moi, discrète, chaude, comme une vague lente.
Le soir, dans le studio, je skype avec Émilien. Milo est déjà couché.
« Ça avance bien, dis-je
Émilien sourit, fatigué.
« Bientôt, on y sera tous les trois. »
Je hoche la tête. « Bientôt. »
Je raccroche. Je reste assise sur le lit, robe blanche froissée, ventilateur qui brasse l'air tiède.
Le mercredi matin, je passe directement à la ferme après un café rapide à la boulangerie. Le soleil est déjà haut, mais l'air reste frais dans la cour. Joel a fini de poser les dernières plaques dans la chambre parentale ; Jordan tire les saignées pour les prises supplémentaires ; Renato, revenu tôt, teste le tableau électrique. Ça avance, vraiment. Je valide les hauteurs, note les ajustements, prends des photos. Mon cœur bat un peu plus vite quand Jordan descend de l'échelle, torse-nu, un sourire en coin :
— On sera prêts pour la peinture la semaine pro.
L'après-midi, je m'accorde un moment shopping. Je flâne dans les ruelles d'Arcachon, boutiques aux volets bleus, odeurs de sel et de crêpes. Je découvre une petite échoppe tenue par une femme aux cheveux blancs. Au milieu des étagères, une robe bleu foncé, motifs fleuris délicats, décolleté profond en V, courte, volante. Je l'essaie. Elle tombe parfaitement sur mes hanches, le tissu léger caresse mes cuisses. Je l'achète sans hésiter. De retour au studio, je me change : short en jean, débardeur blanc près du corps, baskets. Je repars vers le chantier. À mon arrivée, les trois sont là, en pause, assis sur le muret. Joel lève les yeux le premier. Son regard glisse, s'attarde dans mon décolleté
Je souris, fais mine de ne pas remarquer. Jordan, lui, détourne les yeux trop vite. Renato hausse un sourcil amusé.
Le soir, appel à Émilien.
Le jeudi matin, nouveau contretemps : le carrelage de la salle de bain est bloqué
Trois jours de retard minimum. Je passe des coups de fil, renégocie, peste un peu. À la pause de midi, je fais un petit tour à la ferme. Joël et Jordan déjeunent sur une bâche, sandwichs et bouteilles d'eau. Renato est parti donner un coup de main sur un autre chantier.
— Ça va, les gars ?
Jordan hoche la tête en mordant dans son sandwich. « On avance, mais putain, avec cette chaleur, ce n'est pas la joie. »
On discute encore un peu, puis je me lève.
— Je repasse ce soir. Avec une surprise pour vous.
Joël plisse les yeux, un sourire en coin. « Une surprise ? Allez, balance un indice ! »
Jordan rit doucement.
Je secoue la tête, taquine. « Patience, les gars. Vous verrez bien ce soir. »L'après-midi, je me repose un peu, puis je file faire deux-trois courses : un pack de bière, une bouteille de vin rosé bien frais, des olives, du bon pain, du saucisson tranché fin. De quoi improviser un apéro sur le chantier. 16 h 30. Je rentre au studio, me douche, me change. J'enfile la robe bleu foncé. Elle glisse sur ma peau comme une caresse. Le décolleté plonge, les fleurs dansent quand je bouge. Je mets une paire de talons nude, simple, élégants. Un trait d'eyeliner, un peu de gloss. Je me regarde dans le miroir.
Je quitte le studio, la porte claque doucement derrière moi.
Je marche d'un pas assuré, la robe bleu foncé flottant autour de mes cuisses, les talons qui claquent sur le bitume usé. Dans la rue principale, les regards se posent. Un vieux monsieur à la terrasse du café lève lentement sa tasse, les yeux plissés. Deux femmes devant la boulangerie se taisent en me voyant passer ; l'une murmure quelque chose, l'autre sourit, un peu d'envieuse. Un groupe d'ados sur des scooters ralentit, un sifflement discret fuse. Un couple à vélo me croise, la femme tourne la tête, l'homme aussi. Certains me dévisagent ouvertement, d'autres baissent les yeux trop vite. Ça me plaît. Ça me donne confiance. Une chaleur monte dans ma poitrine, descend plus bas. Je redresse les épaules, souris pour moi-même. Devant la grille de la ferme, je pousse le battant rouillé, le referme derrière moi d'un geste net. L'allée de gravier crisse sous mes talons, chaque pas résonne comme un tambour. La lumière rasante allonge mon ombre sur les murs de pierre. J'entre.
Jordan et Joël sont concentrés : Jordan visse une dernière plaque en hauteur, Joël aligne des outils sur une planche. La radio diffuse un vieux tube rock, volume trop fort, ça bourdonne.
Je tends la main, appuie sur le bouton. Silence soudain. Les deux se retournent.
— Surprise.
Les deux se figent, les yeux écarquillés. Joel laisse tomber la truelle qu'il tenait encore, un bruit sec sur le béton. Jordan reste la visseuse en l'air, comme suspendu. Le silence est si dense qu'on entend les cigales dehors. Je m'avance lentement, les talons résonnent dans la pièce vide.
Je pose mon sac sur la table de fortune (deux tréteaux, une planche), sors la bouteille de rosé frais, les verres en plastique, le pain, les olives, le saucisson.
— Je me suis dit qu'on méritait bien un petit apéro après tout ce boulot.
Joel retrouve la parole le premier.
— Ben merde alors… T'es… t'es sûre que c'est pour nous, ça ?
Jordan, la gorge nouée, hoche juste la tête.Je débouche la bouteille, le « ploc » résonne. Je sers trois verres. On trinque, on boit une gorgée. On parle deux minutes : la chaleur, le carrelage qui arrivera enfin lundi, la blague habituelle de Joël. Mais très vite, les mots s'espacent. Les regards se font plus lourds. Le rosé descend trop vite.Je pose mon verre.
Je fais un pas vers eux.
Un seul. C'est tout ce qu'il faut. Joël est le premier à bouger. Il s'approche, lentement, comme s'il craignait que je disparaisse. Sa main rugueuse effleure mon bras nu, remonte vers l'épaule. Jordan suit, juste derrière, respiration courte. Je sens leurs corps chauds, encore imprégnés de soleil et de sueur.
Je ne dis rien. Je n'ai pas besoin.
Joel glisse ses doigts dans mon décolleté, frôle la naissance de mes seins. Jordan, derrière moi, pose ses mains sur mes hanches, remonte la robe le long de mes cuisses. Le tissu léger remonte, découvre ma peau. Je frissonne, mais pas de froid. La robe tombe au sol d'un seul mouvement fluide. Je reste là, en soutien-gorge et en culotte en dentelle noire, talons aux pieds, au milieu des outils et de la poussière dorée du soir.Ils ne parlent plus.
Ils me regardent comme si j'allais m'envoler.
Et moi, je souris.
Je prends les devants. Je tends la main vers Joël, effleure son torse, descends.
Je me tourne vers Jordan, attire sa bouche contre la mienne. L'apéro est oublié.
Il n'y a plus que nous trois, la chaleur, et ce désir qui monte depuis des semaines, enfin libre.
Je m'accroupis lentement, les genoux sur le béton encore tiède, mes talons plantés dans la poussière. Devant moi, Joël et Jordan se regardent une seconde, comme pour se dire, « c'est vraiment en train d'arriver », puis leurs mains descendent d'un même mouvement. Les shorts de travail tombent lourdement, les ceintures claquent au sol. Les boxers suivent aussitôt. Deux sexes jaillissent, durs, tendus vers moi. Joël, épais, légèrement courbé vers le haut, la peau mate, une veine qui pulse sur le dessus.
Jordan, plus long, droit, la peau plus claire, le gland déjà luisant. Un « wouah » m'échappe, sincère, presque enfantin. Je les regarde, fascinée, un sourire en coin. Je tends les deux mains. Je les saisis en même temps, un dans chaque paume. La chaleur, la dureté, le léger tremblement sous mes doigts. Je commence de lents allers-retours, d'abord doux, presque timide, juste pour sentir leur poids, leur pulsation. Joël pousse un soupir rauque. Jordan ferme les yeux une seconde, se mord la lèvre. Je me penche. D'abord Joël. Je passe la langue sur toute la longueur, lentement, du bas jusqu'au gland. Il gémit, pose une main dans mes cheveux sans forcer. Je l'avale, aussi profondément que je peux, gorge ouverte, puis je ressors, lentement, en aspirant. Un filet de salive relie encore mes lèvres à lui quand je me tourne vers Jordan. Lui, je le prends plus vite, plus joueur.
Je le fais glisser sur ma langue, tournoie autour du gland, le prends jusqu'à sentir son goût salé au fond de ma gorge. Il pousse un « putain » étouffé. Je passe de l'un à l'autre, sans rythme fixe. Parfois je les suce en même temps, les deux glands qui se frôlent contre mes lèvres, ma langue qui navigue entre eux. Parfois je n'en garde qu'un en bouche et branle l'autre, fort, rapide, en cadence. Ma main libre descend sur mes seins, écarte le soutien-gorge, pince un téton. L'autre main alterne, serre, caresse, fait tourner le poignet. Le salon vide résonne : leurs souffles courts, les petits bruits humides de ma bouche, le claquement léger de mes talons quand je change d'appui.
Je continue, plus vite, plus profond, plus gourmande.
Je veux les sentir perdre pied, là, dans ce qui deviendra un jour notre salon.
Je sens leurs mains sous mes bras, fermes, décidées. Ils me relèvent doucement, comme si j'étais précieuse et brûlante à la fois. Deux pas en arrière, mes talons claquent sur le béton, et ils m'assoient exactement là où quelques minutes plus tôt, trônait le rosé et le saucisson : la planche sur les tréteaux. Le bois est encore tiède du soleil de l'après-midi. Joel s'agenouille aussitôt. Ses mains écartent mes cuisses sans brutalité, juste avec cette assurance tranquille qu'ont les hommes qui savent ce qu'ils veulent. Il écarte ma culotte sur le côté (il ne prend même pas la peine de l'enlever.), et sa bouche se pose sur moi. Sa barbe de trois jours pique délicieusement l'intérieur de mes cuisses et mes lèvres. Je pousse un gémissement instantané, rauque, qui résonne dans la pièce vide. Sa langue est large, chaude, précise : il commence par de longs coups lents, de bas en haut, puis se concentre sur mon clitoris, petits cercles rapides, puis plus lents, puis il aspire doucement.
Je m'agrippe au bord de la table, les ongles qui griffent le bois brut. Jordan, lui, a fait le tour. Il se tient debout devant moi, son sexe à hauteur de ma bouche. Je n'ai pas besoin qu'on me guide : je l'avale aussitôt, profondément, tandis que Joël continue son œuvre en bas. Les sensations se mélangent, se répondent : la langue experte de Joël qui me fait trembler, le goût de Jordan qui remplit ma gorge. Je gémis autour de lui, les vibrations le font frissonner ; il pose une main dans mes cheveux, l'autre sur mon épaule, comme pour se retenir de tomber. Le plaisir monte vite, trop vite. Joël glisse deux doigts en moi sans cesser de lécher, trouve immédiatement le point exact, appuie, tourne. Je me cambre, les jambes grandes ouvertes.
Ma respiration n'est plus que des hoquets. Jordan sort de ma bouche juste assez pour me laisser crier ; je jouis violemment, un long spasme qui me traverse de la pointe des pieds à la racine des cheveux, les cuisses qui tremblent, la voix brisée. Je n'ai pas encore repris mon souffle que Joël se redresse. se place entre mes jambes encore secouées de répliques. Il me regarde une seconde (dans les yeux, sérieusement, comme pour demander une dernière permission). Je hoche la tête, impatiente.Il me pénètre d'un seul mouvement, profond, sûr. Je pousse un « ah » rauque.
Il commence à bouger, lentement d'abord, puis plus fort, plus profond, le bruit de nos corps qui claquent résonne dans le futur salon. Jordan, à côté, caresse mes seins, pince mes tétons, se penche pour m'embrasser dans le cou, sur la bouche, partout où il peut.Je suis entre eux, comblée, ouverte, vivante comme jamais.
Joel accélère. Ses mains serrent mes hanches, ses coups de reins deviennent plus durs, plus profonds, plus rapides. Chaque poussée me soulève presque de la table ; le bois grince sous moi, mes seins bougent au rythme.
Je gémis sans retenue, la tête rejetée en arrière, les yeux mi-clos. Il grogne, la sueur coule sur son torse, dégouline sur moi. Je sens déjà une nouvelle vague monter quand il se retire d'un coup, le souffle court. Jordan prend sa place immédiatement. Il est plus jeune, plus impatient. Il me soulève légèrement les fesses pour trouver l'angle parfait et s'enfonce d'un seul trait, jusqu'au fond. Je pousse un cri étouffé. Il est plus long, il touche des endroits que Joel n'avait pas atteints. Il commence tout de suite fort, presque brutal, ses mains tatouées agrippées à mes cuisses. Je m'accroche à son avant-bras, mes ongles laissent des marques rouges sur sa peau. Le plaisir est différent, plus vif, plus électrique. Après quelques minutes où je ne suis plus qu'un tremblement continu, ils me retournent comme si je ne pesais rien. Je me retrouve à quatre pattes sur la table, les genoux sur le bois brut, les mains à plat.
Jordan se place derrière moi, une main sur ma nuque, l'autre sur ma hanche. Il me pénètre à nouveau en levrette, profondément, et reprend son rythme effréné. Chaque coup me fait avancer d'un centimètre sur la planche ; mes seins pendent, se balancent, mes gémissements résonnent contre les murs de pierre. Joel, devant moi, n'attend pas. Il se tient debout, son sexe encore luisant de moi devant mon visage. Je l'avale aussitôt, goulûment, jusqu'à la gorge. Il pose ses deux mains dans mes cheveux, guide doucement ma tête, accompagne le rythme que Jordan impose derrière. Je suis prise des deux côtés, remplie, secouée, comblée. Les bruits sont obscènes : le claquement de la peau de Jordan contre mes fesses, le bruit humide de ma bouche autour de Joël, mes gémissements étouffés. Jordan ralentit un instant, sort presque entièrement, puis revient d'un coup sec qui me fait hurler autour du sexe de Joël. Joël en profite pour se retirer, contourne la table en deux enjambées.
Jordan cède la place sans un mot. Joel me reprend en levrette, plus large, plus puissant. Il attrape mes cheveux comme une poignée, tire légèrement ma tête en arrière, me cambre encore plus. Ses coups sont profonds, réguliers, presque possessifs. Jordan, à présent devant moi, me présente son sexe luisant de moi ; je le prends en bouche avec avidité, goûtant mon propre goût sur lui.Je suis au centre, entre eux deux, traversée de part en part. Le plaisir monte encore, plus haut, plus violent. Je sens que je vais jouir à nouveau, plus fort, plus longtemps, et je sais qu'ils le sentent aussi.
Joël continue, ses mains toujours fermées sur mes hanches, ses coups profonds et réguliers. Je tremble déjà de partout. Jordan, devant moi, me tient la tête doucement, glisse dans ma bouche au même rythme. Je suis prise dans une vague continue, plus rien n'existe que leurs corps, leurs souffles, la chaleur qui monte. Le deuxième orgasme arrive brutalement : il me traverse comme un éclair, me fait crier autour de Jordan, mes jambes se crispent, mon ventre se contracte, je jouis si fort que des larmes perlent au coin de mes yeux. Joël grogne, sentant mes spasmes autour de lui, et accélère encore quelques secondes avant de se raidir. Il jouit profondément en moi, chaud, abondant, un râle rauque qui résonne dans la pièce vide. Jordan, lui
Se branle deux fois et éjacule sur mes seins, longues traînées blanches qui coulent sur ma peau moite. Le silence tombe, seulement nos respirations lourdes et les cigales dehors. Je reste un instant à quatre pattes, tremblante, comblée, le cœur qui cogne. Puis je me redresse lentement, descends de la table. Mes jambes flageolent.
On se regarde. On sourit, un peu de gênés, un peu fiers.
Reprends mon verre de rosé comme si de rien n'était. Joël se ressert, Jordan attrape le sien. On trinque, maladroits. Joël rompt le silence, la voix rauque mais déjà revenue à sa blague habituelle :
— Bon… Si c'est ça les surprises, on va faire exprès de faire traîner le chantier, hein. Y a plus urgent que l'enduit, tout à coup. Jordan éclate de rire, hoche la tête avec vigueur.
— 100 % d'accord. On peut même commander le carrelage en mars prochain, si tu veux. Je bois une gorgée de rosé, le liquide frais descend dans ma gorge brûlante. Je les regarde tour à tour, un sourire en coin, et je joue le jeu :
— Franchement… Je ne suis pas contre un peu de retard, tout compte fait. On rit tous les trois, un rire complice, léger, presque innocent.
On reste là, nus ou presque, à finir la bouteille, à parler de tout et de rien, comme si c'était la chose la plus naturelle du monde.
On finit la bouteille, les olives, les dernières tranches de saucisson. Le ciel est passé du rose au violet profond. Les cigales se sont tues. Joël éteint les lampes de chantier, Jordan ramasse les outils épars. On se rhabille en silence, presque timidement, comme si remettre les vêtements remettait aussi une distance. Un dernier regard, un dernier sourire complice, un « à demain » un peu rauque. Je sors la première. L'air du soir est frais sur ma peau encore brûlante. Je marche jusqu'au studio.
Douche. Longue, très chaude, presque trop. Je reste sous l'eau jusqu'à ce que la vapeur efface la poussière, la sueur, les traces de leurs mains. Je me savonne lentement, je sens encore leurs corps sur moi, en moi. Un frisson me parcourt malgré l'eau brûlante. Je mange sur le coin de la table.
J'appelle Émilien. Il décroche tout de suite, la voix fatiguée, mais contente.
— Salut toi. Alors, ça avance ?
Je m'assois sur le lit, encore en serviette, les cheveux mouillés.
— Oui, ça avance bien. Les cloisons sont presque toutes posées, l'électricité est tirée, les fenêtres sont en place. On voit vraiment la maison maintenant.
Je marque une pause.
— Par contre, le carrelage italien est toujours bloqué… et avec les retards précédents, je pense qu'on est plutôt fin août, voire début septembre pour la remise des clés. Peut-être même un peu plus.
Il soupire, mais pas fâché.
— Bon… Tant que c'est solide. Et toi, tu tiens le coup avec tous ces allers-retours ?
Je souris dans le vide.
— Oui. Ça va. Je gère.
On parle encore cinq minutes puis je raccroche.
Je lâche la serviette, m'allonge nue sur le drap frais.
Mon corps est lourd, délicieusement lourd.
Je ferme les yeux.
Je m'endors en quelques secondes, épuisée par cette fin d'après-midi.
Les semaines glissent comme dans un rêve un peu flou, un peu trop chaud.Juillet arrive, puis août. Le chantier avance, vraiment : les sols sont posés, la cuisine prend forme, les peintures démarrent. Mais chaque fois qu'un poste est presque fini, un nouveau retard surgit. Le fournisseur de robinetterie est en rupture, l'enduit extérieur attend une météo parfaite qui ne vient jamais, les portes intérieures sont bloquées en Italie « pour trois jours » qui deviennent trois semaines. Officiellement, on râle. Officieusement, personne ne râle vraiment.
Joël, Jordan et moi, on a trouvé notre rythme.
Selon l'humeur. À 17 h 30, quand le soleil commence à décliner et que la chaleur devient douce, les outils se posent d'eux-mêmes. La porte de la grange se ferme, la radio reste éteinte. On s'offre des « pauses méritées » sur la table de fortune, sur un tas de couvertures dans la future chambre, parfois même contre le mur de pierre encore tiède. Il y a des jours où c'est rapide et urgent, presque sauvage. D'autres où c'est lent, presque tendre : Joël qui me prend en missionnaire en me regardant dans les yeux, Jordan qui me caresse les cheveux pendant que je le prends en bouche. Parfois, ce sont les deux en même temps, parfois l'un regarde, se caresse, attend son tour. On ne parle jamais vraiment de ce que c'est. On n'a pas besoin. On sait juste que ça nous fait du bien que ça rend les retards supportables, presque désirables. Le vendredi soir, quand je reprends le train pour Paris, je suis fatiguée, les lèvres gonflées, des marques discrètes sous les vêtements.
Je dors comme une pierre dans le TGV, un sourire au coin de la bouche. Émilien me récupère à Montparnasse.
— Alors, toujours du retard ?
Je soupire, faussement désolée.
— Toujours… Mais ça va finir par se débloquer. Un jour.
Et je sais, au fond de moi, que ce jour-là, quand la dernière couche de peinture sera sèche et que les clés seront enfin dans ma main, quelque chose me manquera.
Après des mois de cette aventure
La maison est enfin terminée. Les clés dans ma main, brillantes et neuves, marquent la fin d'un chapitre. Les peintures sèchent, les meubles arrivent en camion, et un week-end chargé de cartons, Émilien et Milo débarquent pour de bons. On prend nos marques dans cette nouvelle maison et cette nouvelle vie. Milo court partout, son rire résonne dans les pièces hautes de plafond. Il a eu son chien : un labrador chocolat qu'ont à appeler Biscotte, qui aboie joyeusement dans le jardin, creuse des trous dans le potager naissant, et suit Milo comme une ombre espiègle. Émilien, lui, a découvert ses nouveaux bureaux sur Bordeaux : un espace coworking lumineux avec vue sur la Garonne, où il code toujours, mais avec moins de visios et plus de pauses-café en terrasse. Il reste en contact avec Paris, des appels sporadiques, mais il respire mieux ici, les traits moins tirés, le sourire plus fréquent. Pour moi, Eléonore, la transition est fluides.
Je travaille toujours freelance, mais maintenant sur la terrasse ombragée, avec le chant des oiseaux en fond sonore. Et je suis restée en contact avec Joël et Jordan. On se retrouve de temps en temps, discrets : un après-midi volé
Ce n'est pas tous les jours, mais assez pour que le frisson reste vivant, un secret qui pimente les journées ordinaires.
Une nouvelle vie s'installe pour nous dans le Sud-ouest. Puis, quelques mois plus tard, une autre surprise arrive. Je me sens fatiguée, nauséeuse, un retard de règles. Le test est positif : je suis enceinte. Mon cœur bat la chamade, un mélange de joie et de panique. Émilien saute de joie quand je lui annonce, me serre contre lui, parle déjà d'une petite sœur pour Milo, d'une chambre à aménager. Mais dans le silence de mes pensées, la question tourne, insistante, comme un bourdonnement : de qui est-ce ? Je pose une main sur mon ventre encore plat, je ferme les yeux une seconde.
Émilien, Joël ou Jordan.
Un jour, peut-être, je le saurai.
Ou peut-être pas.
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Photo de profil de mozart
mozart
14 juin 2026 à 16:48
Merci pour cette excellente histoire.
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Photo de profil de planplan42
planplan42
5 avril 2026 à 14:47
Très belle histoire
Soyez respectueux
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Photo de profil de océane.25
océane.25
30 mars 2026 à 15:08
Une suite serait superbe.
Soyez respectueux
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Patpat64
5 janvier 2026 à 21:49
Très belle histoire bien racontée. Merci
Soyez respectueux
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Photo de profil de Diablessee
Diablessee
25 décembre 2025 à 10:39
Très belle histoire j'espère qu'on aura une suite
Soyez respectueux
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Photo de profil de CANON66
CANON66
23 décembre 2025 à 12:57
Une suite où le mari découvre son cocufiage et en profite pour offrir sa femmes à d'autres hommes !
Soyez respectueux
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Photo de profil de Jacques du Canada
Jacques du Canada
23 décembre 2025 à 04:44
Et les gros problèmes sont arrivés.
Plus de maison, plus de campagne, un des deux enfants une semaine sur deux, plus de projets avec l’être supposément aimé mais deux bons amants qui eux ont à date leurs propres vies.
Excellente histoire!
Soyez respectueux
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Photo de profil de Jojo33bdx
Jojo33bdx
22 décembre 2025 à 19:55
Très belle histoire à la fois sensuelle et torride
Soyez respectueux
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Photo de profil de océane.25
océane.25
22 décembre 2025 à 17:13
Excellent récit très excitant et plein de douceur.
Soyez respectueux
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