00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
✦ Mrnestpasla Vivre, tout simplement XSTORY
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Vivre, tout simplement — Chapitre 4 · Vêlage

15 minutes
2.4k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteur

Photo de profil de Mrnestpasla
Mrnestpasla
Histoires publiées
20
Abonnés
60
J'aime cumulés
3.7k

Vivre, tout simplement

Chapitre 4 · Vêlage

   Assez naturellement, sans même se concerter, nous avons choisi de ne pas dormir ensemble. Et ça ne m'a pas manqué. Chacun son espace, chacun choisit le moment où il a envie, besoin, d'être avec l'autre ou de se retrouver seul. Avec n'importe qui d'autre, j'aurais pu craindre que Cédric ne sache plus se tenir, mais il n'en est rien. Il est égal à lui-même : tendre, charmant, bienveillant. Quelques jours après ce pique-nique devenu câlin, nous n'avons toujours pas été intimes. Je crois que nous aimons, tous les deux, laisser grandir l'envie. Car je devine son désir dans des coups d'œil que je surprends, dans des sourires discrets qui lui échappent. Et je ne cache pas le mien. Par des petits mots, par des compliments choisis, par des allusions discrètes, je lui fais savoir que le désir est là. Ce jeu m'émoustille si fort qu'il est bien rare que je ne me caresse pas chaque soir, parfois plusieurs fois, seule dans mon lit.
   Cédric adore dormir dans des draps propres et les change presque deux fois par semaine. La douceur et la fraicheur du coton est un délice lorsque mon corps brûle et sue, lorsque mon intimité s'embrase et s'inonde. Par jeu, je lui ai demandé s'il voulait arrêter de mettre un boxer sous son jogging du soir. Ce jogging que je trouvais rédhibitoire jusqu'à présent alimente désormais mes fantasmes : je devine sous le tissu souple l'objet de mon plaisir qui bouge, libre, doux, chaud.
   En échange, il m'a suggéré de ne plus porter de soutien-gorge sous mes t-shirts et mes débardeurs quand je me lève le matin… Et depuis, j'adore surprendre son regard qui se perd un peu trop bas. Je réveille son désir le matin, il embrase le mien le soir. Cette situation délicieuse, j'ai l'impression que chacun de nous a décidé de la faire durer le plus longtemps possible.
   Dans notre quotidien, rien ne semble avoir changé. Nous ne nous faisons aucune allusion sexuelle, nous n'avons pas de petits noms mignons, nos contacts physiques sont rares et chastes. Mais il y a une tension sous-jacente qui me donne chaud.
   De plus en plus, j'essaye de participer aux travaux de la ferme. Je n'imaginais pas tout ce qu'il y a à faire. Il n'y a même pas vraiment de week-end. Il y a seulement des jours moins chargés que d'autres et Cédric travaille seul la plus grande partie de l'année. Je ne sais pas comment c'est possible. La météo dicte sa loi, le rythme des bêtes aussi, le rythme des saisons, le matériel à entretenir, la vie quotidienne à gérer… Et puis la compta, les cotisations des coopératives, des syndicats, acheter les engrais, les semences, la nourriture des bêtes, se conformer aux réglementations qui changent régulièrement… Je fais ce que je peux. J'aime nourrir les bêtes, j'aime leur odeur, la chaleur qu'elles dégagent. Quand on rentre dans l'étable, c'est comme si vous changiez d'univers. Tous les sens sont stimulés d'une façon nouvelle. Je me souviens des quelques nuits passées là avant que Cédric ne me trouve. Peut-être que les vaches aussi. L'une d'elle a l'habitude de me suivre dès que je rentre dans le bâtiment.
   Cédric me prévient que 8 des vaches vont vêler dans les jours à venir. Vêler ? C'est quoi ?
-              Mettre bas.
-              Ouah ! Je pourrais être là ?
-              Si tu veux. C'est pas le truc le plus ragoutant qui soit et ça prend plusieurs heures.
-              Je suis costaud, tu sais.
-              Je sais.
   Cédric me dit qu'il faudra mettre des vêtements confortables et qui ne craignent rien. J'ai envie de rire : depuis 3 mois et demi que je suis chez Cédric, il ne me reste que ma petite robe à fleurs et quelques sous-vêtements en dentelle. Tout le reste, c'est avant tout des affaires pratiques, confortables, pas sexy dont la moitié que j'ai piqué à Cédric. Sans jamais le lui demander mais je crois qu'il aime bien me voir porter ses sweat-shirts et ses jeans que je retrousse jusqu'à ce que je les coupe pour en faire des shorts. Je vois bien qu'il reconnaît ses affaires mais il ne m'a jamais rien dit. Je le soupçonne même de me donner des affaires exprès : j'ai déjà retrouvé certain de ses t-shirts dans ma pile de linge ainsi que deux de ses boxers que j'aime porter quand je me caresse.
   Cédric a installé deux webcams à infrarouge dans l'étable. Il me prévient que les vaches montrent des signes de vêlage imminent. Il me conseille de garder mes vêtements près du lit. Et ça ne manque pas. Il est plus de 3h du matin quand il cogne à ma porte. C'est maintenant. Il n'attend pas ma réponse et je l'entends descendre les escaliers avant même que j'ai pu repousser la couette.
Je saute dans mes fringues et traverse la maison laissée allumée. Je trottine vers l'étable où la lumière brille. J'entends quelques meuglements inhabituels. Devant l'étable, un fourgon que je n'ai jamais vu est garé. Je trouve Cédric et un homme d'une quarantaine d'année qui discutent. C'est à peine s'il se présente : Laurent, vétérinaire. Derrière eux, quelques vaches sont isolées.
-              Pas de soucis à se faire, dit Laurent. Tout se passe bien. On en a pour 4 à 6 heures et on vérifiera l'état des veaux quand ils arriveront.
-              Merci Laurent. Va te coucher. Je t'appelle dès que les veaux sont là.
-              Tu connais la suite de toute façon. N'hésite pas. Je garde le téléphone allumé.
   Laurent retourne à son fourgon et nous laisse tous les deux. Cédric se tourne vers moi, me demande si ça va. La seule chose que je me dis, c'est que Laurent vient de nous laisser seuls… Avec huit vaches sur le point de vêler, huit veaux sur le point de naître… Au milieu de la nuit. 
   Une vague de panique me parcourt mais Cédric semble calme. Il fait le tour des bêtes. Je sens son expertise, sa maîtrise de la situation. 
   Les heures passent et je me calme tandis je m'habitue à la situation. La sérénité de Cédric me rassure. J'ai fait du café dans un thermos. À 5h, un premier veau est arrivé. Avant 6h, deux autres étaient là. Quand Laurent est revenu vers 7h, 6 veaux étaient nés et les pattes des deux derniers étaient visibles. À 8h, tous les veaux avaient été auscultés, presque toutes les délivrances étaient faites. À 10h, nous prenions tous un café avec des croissants sur la terrasse de la cuisine. J'avais dû aider parfois, pour les mises bas et les délivrances. Mon sweat était souillé, mon jean (enfin, le jean de Cédric) était tâché de fluides dont je préférais ignorer la nature et mes baskets étaient couvertes de boue et de bouse. Bizarrement, rien de tout ça ne me dérangeait. Cédric était bien moins sale. Comment avait-il fait, c'était un mystère pour moi. Laurent, qui portait une combinaison, des bottes, des gants et un masque avait tout simplement l'air de n'avoir pas participé alors que je l'avais vu enfiler un bras entier dans le vagin d'une vache…
À tous égards, j'avais l'impression que cette expérience m'avait changée. Impossible de dire comment ou en quoi mais je me sentais calme, responsable… Plus adulte que le lendemain de mes 18 ans, plus adulte qu'hier.
   Laurent est reparti après avoir rempli tout un tas de papier avec Cédric. Alors que nous regardions son fourgon s'éloigner, Cédric s'est tourné vers moi et a éclaté de rire, comme s'il me découvrait en petite souillon alors que nous avons traversé chaque minute de cette nuit ensemble. Mais lui était le professionnel concentré là où j'étais la touriste émerveillée.
-              Je crois que tu as besoin d'une douche.
Un peu vexée par son rire, un peu chamboulée par la nuit, je réponds du tac au tac.
-              Tu crois ? Je pue, j'ai de la boue et je ne sais quoi jusque dans les cheveux, je suis presque sûre que mes baskets sont foutues, j'ai pas dormi, je ne me suis pas brossé les dents, ça me gratte partout. Et ça te fait rire.
   Et tout en pestant, je retire mes baskets, mon sweat, mon jean. Je n'ai même pas fait gaffe mais me voilà en chaussettes, culotte en coton et brassière sur les graviers de la cour. Cédric me regarde, un sourire doux traverse son visage. D'un coup, je fonds devant ce mec que je crois bien que j'admire.
-              T'as vu ces petits veaux, comme ils sont mignons. J'avais envie de leur faire des câlins.
-              J'ai vu. Et tu as assuré. Allez viens, on va se reposer.
   Il ramasse mes fringues et s'avance vers la maison. Je le suis et il ne faut que deux pas pour réaliser que retirer mes baskets sur les graviers était une mauvaise idée. Cédric revient et me soulève comme si je ne pesais rien. Mon désir a décollé au même moment que mes pieds du sol.
-              J'ai peut-être besoin d'une douche mais toi aussi.
-              Ok, mais toi d'abord.
-              On verra.
   Il me dépose devant la salle de bain du rez-de-chaussée et avant qu'il n'ait le temps de s'esquiver, je le retiens par la manche.
-              Tu veux venir ?
   Je vois son sourire et je n'ai même pas besoin de sa réponse. Je le tire jusque dans la pièce et l'aide à se déshabiller. Nous voilà tous les deux en sous-vêtements. Il se penche doucement vers mon visage et ses lèvres se posent sur les miennes. Son baiser m'envoute au point que je ne réalise pas que ma brassière a disparu, que ses mains sont sur ma nuque, qu'il ma soulevée de terre et que nous sommes dans la douche. Je sens sa peau contre la mienne, son torse contre mes seins, mes cuisses autour de ses hanches tandis que ses mains tiennent mes fesses.
   Derrière son dos, j'essaye d'enlever mes chaussettes mais c'est un échec et j'abandonne rapidement, trop absorbée par notre étreinte.
Mon esprit s'égare à notre pique-nique, dernière fois où nous avons été intimes. Mon corps se souvient de toutes ces journées, ces semaines presque, de tensions intimes qui nous amènent à ce moment. Et je sens mon intimité brûlante, incandescente, trempée. Je réalise que je porte toujours ma culotte et lui son boxer. Plaquée contre le mur tandis qu'il me porte, j'attrape le mitigeur et la douche nous arrose. D'abord froide, me faisant pousser un petit cri tandis que je me blottis contre lui jusqu'à ce que l'eau se réchauffe. Nous sommes trempés, nos sous-vêtements aussi. Avec la fraicheur initiale de l'eau, mes tétons sont saillants, durs ; mes seins fermes et remontés. Son torse couvert de chair de poule tandis que ses tétons s'assombrissent. Je les suçote, les mordille, aspire l'eau qui les recouvre.
   Ma culotte trempée plaquée contre son boxer, je le sens bouger son bassin. Je sens son membre rigide et gonflé presser contre mon intimité avide et gourmande, son gland pousser contre mon clitoris, le coton gorgé d'eau atténuant la puissance de la caresse mais la rendant plus douce, plus délicieuse. Mes bras autour de son cou, ses mains sous mes fesses, je me plaque contre lui. La paroi fraiche dans mon dos, l'eau chaude sur nos corps, sa vigueur entre mes cuisses, le goût de l'eau qui se mêle à sa sueur de la nuit, l'odeur de nos corps qui se confond avec celle de l'étable… Tous nos sens sont en éveil, sollicités, stimulés.
-              J'ai envie que tu me prennes. Mais je t'interdis de me poser.
   Je le murmure à son oreille comme un secret. Ses mains agrippent ma culotte et avec une aisance à laquelle je ne m'attendais pas, il la déchire. Comme une décharge électrique, mon désir et mon excitation explosent tandis que le coton cède. Avec mes cuisses et mes pieds, je parviens, maladroitement, à baisser son boxer. Ma culotte tient encore autour de ma taille par l'élastique qui n'a pas cédé tandis que les lambeaux pendent à mes cuisses et mes fesses. Je sens mes grandes lèvres béantes qui l'accueillent, le réclament. Je réalise à quel point je mouille tandis que son membre glisse sur mon clitoris.
   J'envie de lui en moi, de le sentir me pénétrer. Je réajuste ma position, me redresse comme je peux et le positionne juste là, juste à l'entrée de mon plaisir. Le temps s'arrête quelques secondes. Je redresse son visage et plonge mon regard dans ses yeux. J'y vois du désir, de la tendresse, du respect, de l'amour peut-être. Pas un amour stupide et possessif, un amour qui souhaite mon bonheur, ma liberté. Un amour qui marche main dans la main avec l'amitié. Je le sais, je le sens.
   Et doucement, millimètre par millimètre, je me laisse descendre sur lui. Lui comme moi, nous savourons, partageons chaque sensation. Son regard ne quitte pas le mien et tout ce que j'y vois, c'est du plaisir. Je sens en moi son sexe, je sens les reliefs de son gland, je sens son ventre glisser contre le mien. J'entends son souffle et ses gémissements à mesure qu'il disparait en moi.
Je ne peux plus descendre. Il est aussi loin en moi que possible, il me remplit délicieusement et je l'entoure avec douceur.
-              Tu me fais tellement d'effet !
-              Montre-moi.
-              Comment veux-tu ?
-              Doucement.
   Me plaquant contre les carreaux de la douche, il bouge son bassin lentement. Je m'enroule autour de lui comme une panthère sur une branche tandis que je le sens aller et venir en moi. Il me serre dans ses bras et sa puissance brute m'excite. Il ne m'a toujours pas reposée au sol et je devine toute sa virilité dans la façon dont il me garde collée au mur. J'aime sentir sa force, sa puissance. Elles me rassurent au lieu de me menacer. Elles ne me dominent pas, elles me protègent. Elles ne m'écrasent pas, elles m'élèvent. J'ai envie de les sentir plus fort, plus intenses.
-              Plus fort.
   Il accélère, ses vas et viens deviennent plus profonds. Je le sens si bien, si loin en moi. Je me resserre autour de lui et il gémit.
-              Ooooh, Julie.
   Ses lèvres trouvent les miennes et m'embrassent. Je trouve sa lèvre inférieure et la mord doucement. Il intensifie encore. Ses coups de reins deviennent presque percussifs, je sens contre mon périnée ses testicules à chaque fois qu'il est au fond de moi. Je le mord plus fort et il me prend, totalement, sans faux semblant. Je gémis autour de sa lèvre, je le sens s'essouffler sous l'effort et le plaisir. Je m'agrippe à lui de peur de tomber. Le plaisir qui monte annihile mes forces tout en me donnant une puissance inconnue à le garder prisonnier de mes bras, de mes cuisses. Et soudain, chacun des mouvements de son bassin est une décharge, un choc, un spasme qui prend possession de moi, de mon corps, de mon sexe, de mon esprit. Je ne suis plus que plaisir, jouissance, orgasme. Je l'entends gémir et crier son plaisir tandis que ma respiration est comme coupée. Mes bras, mes jambes se crispent autour de lui tandis que ma tête bascule en arrière contre la paroi dans un cri silencieux. Je ne sais pas si c'est lui oui moi qui râlons comme des bêtes. Mes sens se confondent.
   Quelque part loin, je le sens ralentir, je sens son sexe cesser de bouger en moi, je sens son sperme qui s'écoule de moi, je sens son visage contre le mien. Mes jambes tremblent tandis qu'il me repose doucement au sol. Je vois que ses bras tremblent aussi. Mon front se pose naturellement sur son torse tandis que l'eau coule sur mon dos. Je vois sa verge encore parcourue de spasmes, luisante, un long filet de sperme coulant du bout du gland. Doucement, ses bras passent autour de mes épaules, les miens autour de sa taille. Je sens contre mon bas ventre les spasmes de son membre et je trouve ça sexy.
   Il ne dit rien et attrape le pommeau de douche pour faire couler l'eau sur moi, sur mon corps. Son autre main masse mes épaules, ma nuque. Je ne sais pas pourquoi mais je sens des larmes monter. Une sorte de nostalgie m'envahit mais dans ses bras, je me sens à l'abri.
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier
Fin du livre
Vous avez atteint la fin de ce livre.
Une suite est prévue prochainement. Restez à l'affût !

Commentaires ()

Passer le commentaire
Photo de profil de Erotismelitteraire
Erotismelitteraire
13 septembre 2026 à 23:34
J'aime beaucoup cette histoire et la douceur qui s'en dégage
Soyez respectueux
Répondre

Histoires similaires

✦ Anthynéa L'auto-stoppeur XSTORY
L'auto-stoppeur
Chapitre unique
Par Anthynéa
150
3
18.3k
Hétéro
✦ Liseo Dans mes montagnes XSTORY
Dans mes montagnes
Chapitre 2
Par Liseo
151
8
14.1k
Hétéro
✦ Jane Does La lectrice XSTORY
La lectrice
Chapitre 2
Par Jane Does
62
1
3.4k
Hétéro
✦ stl6739 La honte XSTORY
La honte
Chapitre unique
Par stl6739
196
11
24.9k
Hétéro
✦ barbatruc Jura, hérisson et photographie XSTORY
Jura, hérisson et photographie
Chapitre 2
Par barbatruc
195
0
4.7k
Hétéro
✦ Lapetitevacanciere La première journée de vacances XSTORY
La première journée de vacances
Chapitre 1
Par Lapetitevacanciere
193
6
39.5k
Hétéro
✦ Yklips Histoire ordinaire entre deux SMS XSTORY
Histoire ordinaire entre deux SMS
Chapitre 2
Par Yklips
136
5
5.5k
Hétéro
✦ croquant29 Amanda et Julien XSTORY
Amanda et Julien
Chapitre 2
Par croquant29
177
3
6.9k
Hétéro
✦ Jojo33bdx Clara et le chic type XSTORY
Clara et le chic type
Chapitre 3
Par Jojo33bdx
85
2
7.9k
Hétéro

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio